Le Groupe de la Banque africaine de développement et l’Agence française de développement mobilisent près de 2,4 milliards d’euros pour l’énergie, l’emploi et l’agriculture

Le Groupe de la Banque africaine de développement et l’Agence française de développement mobilisent près de 2,4 milliards d’euros pour l’énergie, l’emploi et l’agriculture

Le Groupe de la Banque africaine de développement et l’Agence française de développement (AFD) ont organisé le 23 janvier 2025 à Abidjan, une réunion d’échange sur le renforcement de leurs investissements conjoints et un meilleur alignement sur les priorités de développement de l’Afrique. De hauts responsables des deux institutions ont précisé à cette occasion, leurs priorités communes dans les secteurs à fort impact : l’énergie (notamment dans le cadre de l’initiative Mission 300), l’emploi et les compétences, l’entrepreneuriat, l’eau et l’agriculture. Ils se sont également engagés à accélérer la mise en œuvre de leur partenariat de cofinancement qui a déjà mobilisé près de 2,4 milliards d’euros. Ces discussions, qui se sont déroulées au siège de la Banque, alimenteront directement les négociations prévues dans le cadre d’un nouvel accord de partenariat. La vice-présidente du Groupe de la Banque africaine de développement chargée du Développement régional, de l’Intégration et de la Prestation de services, Nnenna Nwabufo, a indiqué que le partenariat était entré dans une phase décisive, l’accord de partenariat actuel pour la période 2021-2026 arrivant à son terme. Mme Nwabufo et Adama Mariko, directeur exécutif de l’AFD chargé de la mobilisation, des partenariats et de la communication, ont également convenu d’accélérer la mise en œuvre des projets. « Nous disposons d’un solide pipeline d’opportunités, a déclaré Mme Nwabufo. En nous concentrant davantage sur quelques secteurs à fort impact et en passant plus rapidement du stade de projet dans le pipeline à celui de la mise en œuvre, nous pouvons accroître considérablement notre impact commun au profit des populations africaines. » Elle a ajouté que l’orientation stratégique proposée par la Banque place les partenariats au cœur des efforts visant à mobiliser des capitaux à grande échelle, à exploiter le dividende démographique de l’Afrique et à construire des infrastructures résilientes au climat. M. Mariko a déclaré que la réunion a rehaussé les ambitions pour la prochaine phase de la coopération. « Ce travail approfondi est intervenu à un moment stratégique, coïncidant avec la transition à la tête de la Banque africaine de développement et la dernière année de l’accord-cadre de partenariat, a déclaré M. Mariko. Nous avons réaffirmé nos secteurs prioritaires, en particulier, l’entrepreneuriat, l’emploi, la formation professionnelle et l’agriculture et exploré les possibilités de collaboration sur des initiatives clés, telles que la Nouvelle architecture financière africaine. » La réunion a également permis de discuter des possibilités de cofinancement à court terme et des actions prioritaires pour débloquer les projets déjà en cours. Au-delà du financement, les participants ont exploré le renforcement de la collaboration institutionnelle, notamment par des échanges de personnel et une coordination plus étroite entre les équipes régionales et sectorielles. BAD

Les challenges de l’inclusion financière rurale aujourd’hui en Afrique et comment les dépasser

Les challenges de l’inclusion financière rurale aujourd’hui en Afrique et comment les dépasser

TRIBUNE ECO. A l’échelle du continent, l’agriculture contribue à hauteur de 32 % au PIB africain et emploie 65 % de la main-d’œuvre, selon la Banque mondiale. Pourtant, les acteurs qui soutiennent ce secteur, petits exploitants agricoles, entrepreneurs ruraux et coopératives, comptent parmi les communautés les plus exclues financièrement du continent. Selon les données de l’Union Internationale des Télécommunications (UIT), en 2024, l’usage d’Internet atteignait 57 % dans les zones urbaines africaines, contre seulement 23 % dans les zones rurales, soit le plus grand écart urbain-rural au monde. Cette connectivité limitée, combinée à l’isolement géographique et à une faible littératie financière, se traduit par des millions d’agriculteurs ayant peu ou pas d’accès au crédit formel ou aux services financiers classiques. Faute de crédits abordables et fiables, de nombreux agriculteurs peinent à investir dans l’irrigation, le matériel essentiel, les semences oules fertilisants. Les fluctuations économiques persistantes, notamment une inflation qui renchérit le coût des intrants et la volatilité des prix de vente, érodent davantage des marges déjà très faibles. Et lorsque les capacités locales de transformation sont limitées, les producteurs sont contraints de vendre leurs matières premières à des prix plus bas, perdant ainsi toute la valeur ajoutée. Sans épargne suffisante ni assurance, une seule inondation, une sécheresse ou un choc de prix peut anéantir des années d’efforts, compromettant profondément les moyens de subsistance et le développement rural sur l’ensemble du continent africain. Pour relever ce défi, l’inclusion financière en zones rurales doit aller bien au-delà de l’accès à un compte ou à un crédit. Elle doit avant tout renforcer la résilience des populations. C’est précisément sur cet enjeu que les institutions de microfinance interviennent aujourd’hui, en réinventant l’avenir de l’inclusion financière rurale à travers le continent. Réinventer l’inclusion financière rurale : le cas du modèle High-Tech, High-Touch d’Advans Les banques traditionnelles ont longtemps eu du mal à servir les populations rurales en raison des coûts opérationnels élevés, de l’isolement des communautés et de la nature informelle des revenus agricoles. L’essor de la finance digitale n’a pas fondamentalement changé cette situation, car peu d’agriculteurs disposent encore d’un accès fiable à Internet. Avec une augmentation de 26 % de ses crédits agricoles en seulement un an, Advans, groupe de microfinance de premier plan actif dans plusieurs pays africains, a rapidement pris conscience de ce potentiel et adopté une approche High-Tech, High-Touch en zones rurales. Tout d’abord, en s’associant avec des coopératives et des associations villageoises, Advans a construit un modèle basé sur la proximité et les relations en présentiel, pour informer, éduquer et partager les risques. La technologie a ensuite été introduite progressivement afin de faciliter les transactions et le remboursement des prêts, ainsi que pour proposer des crédits scolaires. Cette expansion est portée par des innovations digitales adaptées aux réalités rurales. Par exemple, au Ghana, Mobibank, une plateforme USSD, est devenue le principal canal de remboursement des crédits ruraux, permettant aux clients d’effectuer des transactions sans accès à Internet. En Côte d’Ivoire, Advans Mobilité propose des fonctionnalités de banque mobile permettant aux agriculteurs de consulter leurs soldes et de gérer leurs finances via des téléphones non connectés comme des GSM. En Afrique rurale, les coopératives se révèlent être les principaux intermédiaires entre les institutions de microfinance, comme Advans, et les communautés. En Côte d’Ivoire, par exemple, les producteurs de cacao peuvent développer leurs plantations grâce à des prêts garantis par leurs coopératives et au soutien d’Advans Côte d’Ivoire. L’histoire d’Hervé l’un de ces agriculteurs, illustre comment les institutions financières peuvent s’appuyer sur des groupes communautaires déjà existants. « À travers les 700 coopératives et associations villageoises (AVEC) avec lesquelles nous collaborons, nous touchons et servons près de 40 000 agriculteurs ; non seulement dans la filière cacao, mais aussi de plus en plus dans des activités agricoles variées telles que le maïs, l’ananas, la mangue ou encore le riz. Nous explorons également d’autres chaînes de valeur », a déclaré Albert Dah, Directeur Agricole chez Advans Côte d’Ivoire. L’impact de cette approche collaborative se constate également au Ghana voisin, où Advans a travaillé avec des coopératives de femmes dans la filière du karité, en offrant à la fois du financement et de l’éducation financière. En deux ans, plus de 2 000 responsables de coopératives ont été formées à la gestion financière et à l’épargne, permettant à leurs membres de réinvestir les bénéfices, de renforcer leurs activités et de gagner en autonomie financière. Face au changement climatique : renforcer la résilience agricole Le défi du développement rural est aujourd’hui indissociable de celui du changement climatique. La hausse des températures, les précipitations imprévisibles et les inondations perturbent la production à travers le continent. En Côte d’Ivoire, premier producteur mondial de cacao, la production de la campagne 2024/25 est estimée à 1,7 million de tonnes en raison du stress thermique, de la sécheresse et des ravageurs. En Tunisie, la sécheresse prolongée et la rareté de l’eau menacent des cultures clés telles que les olives et les dattes. Le changement climatique n’est pas seulement une menace environnementale, c’est aussi une menace financière. Pour les agriculteurs, il se traduit par des revenus instables et un risque d’endettement accru. Pour les prêteurs, il exige de nouveaux outils pour protéger à la fois les moyens de subsistance et la solidité des portefeuilles. Les institutions de microfinance apparaissent comme des acteurs essentiels de la résilience face au changement climatique. Advans Tunisie, par exemple, a développé un crédit individuel appelé « Crédit Saba » permettant aux petits exploitants agricoles d’emprunter jusqu’à 13 000€, avec un plan de remboursement flexible adapté à la saisonnalité de leurs activités et de leurs flux de trésorerie, ainsi qu’une période de grâce en cas d’événement climatique extrême. En conséquence, plus d’un client tunisien sur deux déclare se sentir mieux préparé à un choc climatique futur grâce à son prêt Advans, et 30 % évoquent l’achat et l’installation de systèmes d’irrigation1. Le financement agricole représente désormais un tiers du portefeuille d’Advans Tunisie. Advans Côte d’Ivoire adopte une approche globale pour aider les agriculteurs à s’adapter aux

Sénégal: Bassirou Diomaye Faye invite à faire de l’agriculture un secteur attractif pour la jeunesse africaine

Sénégal: Bassirou Diomaye Faye invite à faire de l’agriculture un secteur attractif pour la jeunesse africaine

Le Président Bassirou Diomaye Faye a appelé, mardi 01 septembre, à faire de l’agriculture un secteur attractif pour la jeunesse africaine et le moteur d’une renaissance africaine fondée sur la souveraineté, l’innovation et le développement partagé. S’exprimant lors de la cérémonie d’ouverture du 19ᵉ Forum africain des systèmes alimentaires à Diamniadio, le chef de l’Etat sénégalais « a insisté sur la nécessité d’investir massivement dans la modernisation de l’agriculture, la maîtrise de l’eau, la transformation locale, le développement des chaînes de valeur », indique la présidence sénégalaise un communiqué. Dans son allocution, devant son homologue, Son Excellence Paul Kagame, Président de la République du Rwanda, et de nombreuses hautes personnalités africaines et internationales, il a également souligné l’importance du commerce intra-africain, de l’innovation et la digitalisation. Et rappeler que « l’Afrique détient 65% des terres arables mondiales, une jeunesse créative et une richesse hydrique considérable ». Autant d’atouts qui, selon Bassirou Diomaye Faye, font de l’Afrique « la clé de sa propre souveraineté alimentaire et un acteur majeur pour nourrir le monde ». Martin Kam

Mali: une croissance de 5% attendue en 2025, portée par le lithium et l’agriculture (FMI)

Mali: une croissance de 5% attendue en 2025, portée par le lithium et l’agriculture (FMI)

Le Fonds monétaire international (FMI) prévoit une croissance de 5% au Mali en 2025, soutenue par la performance de l’agriculture, le démarrage de l’exploitation du lithium et la progression des services, selon un communiqué publié jeudi soir à l’issue d’une mission du FMI à Bamako. Malgré un contexte difficile marqué par l’insécurité, des inondations et la baisse de l’aide extérieure, le FMI salue la résilience de l’économie malienne, dont la croissance était estimée à 4,7% sur les deux dernières années. La première mine de lithium, exploitée par une entreprise chinoise dans le sud du pays, a été inaugurée fin 2024, alors que la seconde, portée par un opérateur britannique, doit prochainement entrer en production, renforçant ainsi les perspectives de croissance. Le FMI met, par ailleurs, en garde contre les effets négatifs de la réduction de l’aide internationale et des perturbations dans le secteur aurifère, tout en appelant à des réformes structurelles pour préserver la stabilité macroéconomique, réduire les incertitudes et renforcer la transparence. MAP

Le Burundi s’ancre dans une nouvelle dynamique régionale pour moderniser son agriculture

Le Burundi s’ancre dans une nouvelle dynamique régionale pour moderniser son agriculture

Le gouvernement burundais et la Banque africaine de développement ont lancé le 20 mai 2025, à Bujumbura la composante Burundi du Projet intégré de développement Burundi-Rwanda (BRIDEP). Le projet vise à améliorer la production agricole, les liaisons de transport transfrontalières et à faciliter les échanges commerciaux entre les deux pays voisins d’Afrique de l’Est. L’atelier technique de lancement a réuni les principaux acteurs institutionnels, techniques et financiers de la composante nationale du projet. Il avait notamment pour but d’harmoniser le niveau d’information et de présenter les grandes orientations de la composante burundaise. « Le lancement de ce projet est une étape cruciale pour la suite de sa mise en œuvre, qui constitue un jalon historique dans l’engagement du Burundi vers un développement durable, inclusif et intégré », a déclaré Diomède Ndayirukiye, secrétaire permanent au ministère burundais de l’Environnement, de l’Agriculture et de l’Elevage. « En valorisant notre potentiel irrigable, en dynamisant l’agro-industrialisation et l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes, en renforçant la résilience face aux changements climatiques, et en favorisant l’intégration régionale à travers des infrastructures modernes, nous ouvrons la voie à une transformation profonde de notre agriculture », a-t-il ajouté. Le Projet intégré de développement Burundi-Rwanda, dans sa composante burundaise, se positionne comme un levier stratégique de transformation rurale et de réduction durable de la pauvreté. Déployé dans neuf provinces à fort potentiel agro-économique – de Kirundo à Cibitoke en passant par Gitega, Muyinga et Kayanza – il intervient au cœur des territoires où se joue l’avenir de la souveraineté alimentaire et de l’inclusion économique. Des semences améliorées seront ainsi fournies pour exploiter 24 000 hectares de terre et des techniques agricoles adaptées au climat seront dispensées aux producteurs. Aussi 40 centres d’élevage privés vont relancer des souches performantes de porcs et volailles. Par ailleurs, 6 000 hectares de marais et 18 000 hectares de bassins versants seront réhabilités. Cette transformation du territoire sera appuyée par une révolution numérique : la géolocalisation de 120 000 ménages leur donnera accès à une plateforme digitale centralisant intrants, financements et débouchés. Enfin, les infrastructures stratégiques du projet comprennent la construction du tout premier poste frontalier à guichet unique à Akanyaru Haut – un outil de fluidité commerciale mais aussi d’intégration concrète – et la création de deux agropoles pilotes à Cibitoke et Karuzi. Ces pôles, fruits d’un partenariat public-privé, symboliseront ainsi l’entrée de l’agriculture burundaise dans un âge industriel. La composante burundaise du BRIDEP capitalisera sur le fort potentiel agricole de la plaine de la Ruzizi en investissant dans des chaînes de valeur stratégiques, notamment celle du maïs. « L’agriculture est le cœur battant de l’économie burundaise, et lorsqu’elle est structurée, soutenue et modernisée, elle devient un puissant levier de transformation », a indiqué Pascal Yembiline, responsable pays de la Banque africaine de développement au Burundi. Pour lui, le choix des sites telles que la plaine de la Ruzizi par le projet ne relève pas du hasard. Cette zone fertile est aussi un symbole de potentiel inexploré. « À travers le Projet, la Banque est fière d’accompagner la vision ambitieuse du gouvernement du Burundi, en ciblant la plaine pour générer des emplois, renforcer les capacités des acteurs locaux et améliorer durablement les conditions de vie de milliers de ménages ruraux. C’est là toute la force de notre engagement : bâtir, ensemble, une agriculture résiliente, inclusive et tournée vers l’avenir », a soutenu M. Yembiline. Pour Pascal Sanginga, responsable régional du secteur Agriculture et Agro-industrie au bureau Afrique de l’Est du Groupe de la Banque, le projet incarne une nouvelle génération de projets à fort impact que la Banque entend promouvoir. « La Banque africaine de développement a pleinement adopté l’intégration régionale comme axe stratégique d’innovation. Avec le BRIDEP, il s’agit de mettre en synergie les ambitions des pays membres autour de solutions concertées. Ce projet est une opportunité majeure pour le Burundi et un modèle structurant dont la Banque est fière d’assurer le soutien, tant technique que financier », a-t-il affirmé. Avec une enveloppe de 152 millions de dollars américains, la composante burundaise du projet s’impose comme un levier structurant du développement agricole national et régional. Fort du leadership du Groupe de la Banque africaine de développement, qui concentre plus de la moitié des financements, et d’un cofinancement solide du Fonds international de développement agricole (FIDA), le projet s’appuiera également sur un engagement affirmé du gouvernement burundais et une participation active des populations bénéficiaires. Sa mise en œuvre durera six ans (2024-2029).

Congo-Agriculture : Denis Sassou-N’guesso vit une démonstration agricole

Congo-Agriculture : Denis Sassou-N’guesso vit une démonstration agricole

Le Président de la République, Denis Sassou-N’Guesso, a visité le 25 mars 2025, la Zone agricole protégée (ZAP) de Kimbenza N’Diba dans le département de la Bouenza, où il a exhorté les producteurs à plus d’efforts dans la culture du maïs. Il a de ce fait demandé aux agriculteurs de fournir plus d’efforts en cultivant sur de grandes superficies parce que disposant de terres et de tracteurs mis à leur disposition par le gouvernement, a-t-il dit aux 20 groupements de Kimbenza N’Diba. Une démonstration agricole Avant cette exhortation, Denis Sassou-N’Guesso a assisté à une démonstration de la récolte du maïs par une moissonneuse batteuse.Le maïs récolté a été planté en fin novembre dernier sur 60 ha. Il reste à planter 40 ha sur les 100 ha qui couvrent la ZAP de Bouansaqui sera étendue à 500 ha pour regrouper les agriculteurs de tous les villages environnants. Le président Sassou-N’Guesso, toujours à Bouansa, s’est également rendu au Centre d’exploitation des machines agricoles (CEMA) où sont soigneusement rangés des dizaines de tracteurs neufs de marque chinoise FM World WD 1504. Ces tracteurs sont mis, à faibles coûts, à la disposition des agriculteurs. La visite de Loudima Le Président de la République, Denis Sassou-N’Guesso a ensuite visité, le 24 mars 2025,l’Agri-hub de la société Eni, de Loudima. C’est une usine de production de farine de manioc de la société chinoise Sheng-Sheng et la Zone agricole protégée (ZAP) de Mouindi de 400 hectares, engagées dans les cultures de manioc et du maïs. La ZAP de Mouindi, localisée à environ 80 km de Loudima, a aussi reçu le chef de l’Etat qui afélicité les acteurs de cette vaste ZAP de jeunes et d’adultes, pour leur abnégation et leur engagement dans le travail de la terre. Il a de ce fait procédé au lancement de la campagne de planting du manioc, en mettant en  terre les boutures de manioc. Il est à souligner que les 400 ha de la ZAP de Mouindi sont destinés au manioc et au maïs, soit 200 ha chacun. Le chef de l’Etat a fait savoir à tout le monde sur les lieux que le gouvernement s’emploie à raccorder Mouindi et sa ZAP au réseau électrique national avant de parler de l’adduction d’eau potable, par des forages, dans la localité. Le Président de la république a poursuivi sa descente, ayant droit à une visite guidée de l’Agri-hub à partir duquel Eni prévoit une production annuelle de 30.000 tonnes d’huiles végétales destinées au bio raffinage. Cette production de 30.000 tonnes d’huiles végétales, à base de soja ou de tournesol, est destinée à être transformée en biocarburants dans les bioraffineries italiennes d’Enilive, la filiale d’Eni dédiée à la mobilité durable. La stratégie d’Eni prévoit d’augmenter sa capacité de production actuelle d’environ 1,1 millions de tonnes à plus de 3 millions de tonnes d’ici 2026, et de dépasser les 5 millions de tonnes d’ici à 2030. Le projet a ciblé 100.000 hectares de terres. Les cultures couvrent à ce jour, une superficie de plus de 15.000 ha et devra passer à 40.000 ha avec des augmentations prévues dans les années à venir. Cela offrira des avantages aux agriculteurs locaux concernés. L’Agri-hub d’Eni à Loudima est également capable de valoriser les sous-produits industriels convertis en aliments de bétail ou en engrais pour le marché local. Selon un agent, la société assure aux agriculteurs locaux le partage des compétences, la fourniture des outils et services nécessaires à la culture, ainsi que l’accès au marché pour les productions destinées à l’extraction de l’huile végétale, en garantissant leur collecte et leur transport vers les agri-hubs. Dans le but de promouvoir la mécanisation, plus de 250 équipements agricoles modernes ont déjà été fournispour la réussite de ce projet. Il s’agit des tracteurs, des moissonneuses batteuses et d’autres machines. L’agri-hub sera officiellement mis en service le 28 mars prochain. Pour intégrer la République du Congo dans la chaîne de valeur des biocarburants, Eni a créé la société Eni Natural Energies Congo SAU en novembre 2024. Société Sheng-Sheng pour la Technologie Agricole au Congo (SSPTAC) Le chef de l’Etat a ensuite  visité l’usine de la Société Sheng-Sheng pour la Technologie Agricole au Congo (SSPTAC), spécialisée dans la production de la farine de manioc. La SSPTA à capitaux chinois, prévoit un investissement de 30 millions de dollars US pour la production de cette denrée. Selon ses responsables, elle possède plus de 5000 hectares de terres agricoles à Loudima. Le projet est divisé en trois phases, pour un investissement total prévu de 30 millions USD, couvrant une superficie de plus de 50.000 hectares. L’usine dispose de lignes de production de farine de manioc, avec une capacité de 18.000 tonnes par an. Créée en 2021, la SSPTAC a mis en place un canal d’approvisionnement en matières premières de manioc combinant les plantations propres et l’achat auprès des producteurs locaux. Le projet prévoit l’achat de 20.000 tonnes de manioc frais chaque année. Le manioc, aliment de base des Congolais, est déjà commercialisé par cette société sous forme de farine, en sac de 2kg , de 5 kg  et de 25kg, à faibles coûts, soit respectivement 11.000 FCFA, 3500 F CFA et 2000 F CFA. Florent Sogni Zaou

Congo/Agriculture : Denis Sassou N’Guesso affiche sa volonté de transformer chaque district en pôle agricole

Congo/Agriculture : Denis Sassou N’Guesso affiche sa volonté de transformer chaque district en pôle agricole

Chaque district du Congo deviendra, sous peu, un pôle agricole. Denis Sassou N’Guesso a réaffirmé cette ambition alors qu’il visitait la zone agricole protégée de Mouindi, à près de 100 km de Nkayi, dans le département de la Bouenza, ce 24 mars 2024. A l’occasion, il a planté des boutures de manioc, en compagnie de quelques membres du gouvernement. Au deuxième jour de sa visite de travail dans le département de la Bouenza, le président Denis Sassou N’Guesso a donné un contenu agropastoral à son séjour. Visitant la Zone agricole protégée de Mouindi, le président de la République a procédé au planting des boutures du manioc, avant d’appeler la population de Bouenza, notamment, les jeunes à s’investir pleinement dans l’agriculture. « Un peuple qui ne produit pas ce qu’il consomme n’est pas un peuple libre… », a-t-il rappelé. « Mais, nous sommes un peuple libre et nous allons produire ici au Congo ce que nous consommons, surtout dans l’agriculture », a précisé le chef de l’Etat devant les membres des coopératives constituant la ZAP. Denis Sassou N’Guesso, s’est aussi réjoui de la mise en application de sa directive lancée lors de la campagne pour l’élection présidentielle de 2021. « J’avais pour thème principal, l’agriculture au sens large. Et je commence à voir, un peu partout dans le pays, les populations se sont levées pour appliquer cette directive du président de la République au sujet de l’agriculture », a-t-il déclaré. Comblé par le travail qu’il a vu, Denis Sassou N’Guesso a s’est engagé à transformer chaque district du Congo en pôle agricole. « … Je dois dire aujourd’hui que chaque district du Congo doit être un pôle agricole : 86 districts dans le pays, c’est 86 pôles agricoles. J’avais déjà dit que ce sera aussi une espèce d’émulation des départements. », a poursui le chef de l’état congolais. Pour matérialiser cette ambition, le président congolais a évoqué l’organisation d’une grande foire agricole aux environs de Brazzaville : tous les districts et départements viendront y présenter leurs productions agricoles. Cette directive est déjà donnée au premier ministre et au ministre de l’agriculture, a précisé Denis Sassou N’Guesso qui a appelé la population de Mouindi à plus d’abnégation au travail. « Je crois qu’ici, à Mouindi, dans le département de la Bouenza, vous êtes déjà en avance et vous ne serez pas les derniers », a-t-il exhorté. Félicitant les jeunes de Mouindi pour leur engagement dans l’activité agricole, Denis Sassou N’Guesso a insisté sur le bienfondé du centre d’Aubeville qui est en construction. « … nous sommes en train d’ériger un centre à Aubeville pour rassembler les jeunes de Brazzaville comme de Pointe-Noire et ailleurs, pour faire comme vous les jeunes d’ici [Mouidi]… » Ce centre permettra d’insérer et de réinsérer « les jeunes délinquants qui sont en train de faire du désordre à Brazzaville et à Pointe-Noire en semant la violence et la désolation dans les quartiers populaires de ces villes. Je pourrais même dire d’ailleurs », a expliqué Denis Sassou N’Guesso. Terminant son adresse à la population, le chef de l’Etat a appelé les jeunes à plus d’optimisme. « Le gouvernement appuiera toujours vos actions et vous le voyez vous-mêmes. Le premier ministre et le ministre de l’agriculture sont présents… », a conclu Denis Sassou N’Guesso.. Wilfrid Lawilla D.

Maroc. Les exportations du secteur aéronautique bondissent de 17,6% à fin mai

Maroc. Les exportations du secteur aéronautique bondissent de 17,6% à fin mai

Les exportations marocaines ont progressé de +4,4%, soit +8,02 milliards de dirhams (MMDH) au terme des cinq premiers mois de l’année 2024, a annoncé l’Office des changes. Selon les chiffres publiés par l’institution publique dans son récent bulletin sur les indicateurs mensuels des échanges extérieurs, elles se sont établies à 191,73 MMDH à fin mai contre 183,70 MMDH durant le même mois de l’année 2023. Dans le détail, les exportations du secteur de l’aéronautique se sont chiffrées à 10,68 MMDH à fin mai 2024 contre 9,08 MMDH une année auparavant. Comparativement à la même période de l’année écoulée,  elles ont enregistré une croissance de 17,6% équivalant à +1.596MDH. Cette évolution est justifiée par l’accroissement des ventes du segment de l’assemblage de +27,8% (+1,50 MMDH) à 6,9 MMDH. Elle s’explique aussi par la légère hausse des exportations du segment de l’EWIS de +2,2% (+80 MDH) à 3,7 MMDH, d’après l’Office. En hausse de 12% (+7,23 MMDH) à plus de 67,46 MMDH contre 60,23 MMDH durant la même période de l’année précédente, les exportations de l’automobile se sont de leur côté également envolées. Cette performance s’explique par l’accroissement des ventes du segment de la construction de 11,7 % (+3,08 MMDH) à 29,3 MMDH contre 26,27 MMDH un an auparavant, de 11% du segment du câblage (+2.349MDH) à 23,68 MMDH au lieu de 21,33 MMDH et de 21,9% du segment de l’intérieur véhicules et sièges (+709MDH) à 3,94 MMDH au lieu de 3,23 MMDH. Egalement en hausse, les exportations des phosphates et dérivés ont pour leur part progressé de 5,3% (+1,61 MMDH) à 32 MMDH contre 30,39 MMDH un an plus tôt, a en outre fait savoir l’Office dans son bulletin. Selon la même source, cette évolution s’explique par la progression des ventes des engrais naturels et chimiques de +7,3% (+1,61 MMDH) à 23,63 MMDH (au lieu de 22,01 MMDH, un an auparavant) et des phosphates de +23% (+627 MDH) à 3,35 MMDH (contre 2,72 MMDH). Cette hausse est cependant atténuée par la baisse des ventes de l’acide phosphorique de 11,2% (-631MDH), à 5,02 MMDH au lieu de 5,65 MMDH au terme de la même période de l’année dernière, a fait remarquer l’Office. Dans son bulletin sur les indicateurs mensuels des échanges extérieurs, l’Office fait en revanche état de la baisse des ventes des secteurs de l’électronique, du textile ainsi que de l’agriculture et agro-alimentaire. En ce qui concerne les exportations du secteur de l’électronique et l’électricité, les chiffres montrent qu’elles ont accusé un recul de 6,7% (-492 MDH), chutant à 6,89 MMDH à fin mai dernier contre 7,38 MMDH durant la même période de 2023. Cette contre-performance s’explique par la baisse des ventes des composants électroniques de 23% (-757 MDH) à 2,53 MMDH contre 3,29 MMDH un an auparavant et des sièges, meubles, matelas et articles d’éclairage  qui ont dégringolé de 42,9% (-12 MDH) passant de 28 MDH en mai 2023 à 16 MDH au terme des cinq premiers mois de 2024. « Cette baisse est contrebalancée par la hausse des exportations des appareils pour la coupure ou la connexion des circuits électriques (+107 MDH) », a cependant noté l’institution, indiquant qu’elles ont bondi de 16,2% à 766 MDH au lieu de 659 MDH, il y a un an. En recul de 4% (-830 MDH), les ventes du secteur textile et cuir se sont établies à 19,87 MMDH au lieu de 20,70 MMDH enregistrés un an auparavant. Ce recul est tributaire, principalement, de la baisse des ventes des chaussures de 12,9% (-183 MDH) à 1,23 MMDH au lieu de 1,41 MMDH, des vêtements confectionnés de 3,6% (-494 MDH) à 13,17 MMDH (au lieu de 13,66 MMDH) et de 1,5% des articles de bonneterie (-56 MDH) à 3,76 MMDH (contre 3,82 MMDH). Concernant le secteur de l’agriculture et agro-alimentaire, ses exportations se sont repliées de 0,7% (-313 MDH), passant de 42,03 MMDh à fin mai 2023 à 41,72 MMDH à fin mai 2024, suite au recul des ventes de l’industrie alimentaire de 2,2%(-406 MDH) à 18,36  MMDH et de l’agriculture, sylviculture, chasse de 0,1% (-32 MDH) à 22,26 MMDH. Signalons cependant que « ce recul est atténué par la hausse des ventes de l’industrie tabac (+124MDH) », comme le fait remarquer l’Office dans son bulletin précisant qu’elles ont progressé de +32,5% à fin mai 2024 (124 MDH) pour s’établir à 506 MDH au lieu de 382 MDH un an auparavant. Alain Bouithy