RDC : “Il est grand temps que les responsables paient”l

RDC : “Il est grand temps que les responsables paient”l

Au Congo, il est très difficile pour les victimes de violences sexuelles d’obtenir justice et réparation. La clinique juridique de Panzi et le Mouvement des survivantes les appuient pour tenter d’y parvenir. En juillet 2018, la Haute cour militaire congolaise a confirmé en appel le jugement condamnant à la prison à vie le député provincial du Sud-Kivu, Frédéric Batumike et onze membres de sa milice, reconnus coupables du viol de 42 mineures de la région de Kavumu, au nord-ouest de Bukavu. Le récit de ce dont ils ont été reconnus coupables soulève le cœur. Le député donnait ordre à sa milice de kidnapper et de violer des filles très jeunes leur assurant que le sang de l’hymen leur fournirait une “protection magique”. Au milicen, il était dit que plus l’enfant violée était jeune, plus il récupérait ses “forces de vie”. Au moins deux enfants n’y ont pas survécu. “Ils les amenaient dans la brousse, dans les champs où ils commettaient leur forfait. Et le lendemain, les parents trouvaient les enfants dans un état critique”, se remémore Sifa Naweza Ntamwenge. La psychologue clinicienne, qui travaille pour l’association Les Enfants de Panzi et d’ailleurs, a assisté ces enfants lors des procès de Kavumu. Mais pour un Batumike condamné, légion sont les dirigeants, militaires, miliciens ou civils qui, jamais, ne répondront en justice d’actes qui ont détruit, physiquement et psychologiquement des femmes, des enfants et des hommes, fait exploser des familles et détruit des communautés. L’impunité de ces crimes est un fléau que Denis Mukwege, médecin-directeur de l’hôpital de Panzi et co-lauréat du prix Nobel de la paix en 2018 avec Nadia Murad, ne cesse de dénoncer. “Il a dénoncé l’utilisation du viol comme arme de guerre parce qu’il a réalisé que c’était prémédité et réfléchi”, pointe le Pr Guy-Bernard Cadière, qui vient opérer plusieurs fois par an à Panzi… Lire la suite sur La Libre Afrique

France: 8 ans de prison requis contre Koffi Olomidé

France: 8 ans de prison requis contre Koffi Olomidé

Huit ans de prison ferme ont été requis lundi contre la star de la rumba congolaise Koffi Olomidé, jugé devant la cour d’appel de Versailles, en région parisienne, pour agressions sexuelles et séquestration de quatre de ses anciennes danseuses lors de tournées en France, des accusations dont il s’est vivement défendu. A 65 ans, le chanteur franco-congolais à la renommée internationale s’est pour la première fois expliqué en public sur les charges qui pèsent sur lui, alors qu’il n’avait pas assisté à son premier procès en 2019.  Il avait été condamné en première instance à deux ans de prison avec sursis pour « atteinte sexuelle » sur l’une des jeunes femmes, déclarée mineure au moment des faits, et relaxé pour l’essentiel des autres charges. Le ministère public, qui avait requis sept ans d’emprisonnement ferme, avait fait appel.  Lundi, l’accusation a demandé de revenir sur le « naufrage » du premier jugement et de reconnaître coupable cet « homme puissant », star internationale qui vit désormais en France.  Les quatre plaignantes, assises au premier rang, ont déposé plainte entre 2007 et 2013, accusant Koffi Olomidé de les avoir enfermées dans un pavillon gardé près de Paris, lors de ses tournées françaises entre 2002 et 2006, et de les avoir forcées à avoir des relations sexuelles avec lui, de façon régulière pour certaines.  Depuis, aucune n’est retournée au Congo par « peur » des conséquences face à une star qu’elles surnommaient avant l’affaire le « président ».  A la barre, Koffi Olomidé – pull clair sous une grande veste marron – balaie l’accusation de séquestration, assurant qu’elles « allaient sur les Champs-Elysées » et que parfois « elles demandaient qu’on les accompagne », alors qu’elles ont affirmé à l’instruction qu’elles étaient escortées contre leur gré.  – « Droit de regard » –  Le chanteur a cependant reconnu qu’il avait un « droit de regard » sur leurs sorties, plaidant qu’il devait vérifier qu’elles ne cherchaient pas à rester en France à l’issue de la tournée.  Les plaignantes avaient raconté pendant l’enquête s’être finalement échappées du logement en juin 2006 avec une corde de drap après avoir endormi les gardes à l’aide de somnifères.  « C’est du cinéma, ça, Madame », a assuré à la barre le chanteur, de son nom d’origine Antoine Agbepa Mumba. « Le retour au Congo était imminent, elles savaient qu’on allait repartir au Congo », elles voulaient donc rester en France à tout prix, a-t-il affirmé.  Dans leur récit au juge d’instruction, les quatre jeunes femmes avaient accusé le chanteur de les faire venir parfois à l’hôtel, parfois en studio d’enregistrement, pour les forcer à avoir des rapports sexuels avec lui.   « C’est faux, c’est tout faux », « à aucun moment je n’étais seul avec ces filles », s’est écrié à la barre M. Olomidé. « Comment vous pouvez faire l’amour dans un studio ? J’hallucine! Il y a des ingénieurs du son, il y a des assistants… », a-t-il lancé.  Il a aussi rejeté les accusations de mauvais traitements, soulignant avoir « des danseuses qui gagnent 600 euros » par tournée.  A la barre, les parties civiles ont déclaré avoir été forcées à subir des relations sexuelles « plusieurs fois » puis « trois fois par semaine » pour l’une ou « trois ou quatre fois dans le mois » pour une autre.  « Je me suis laissé faire, mais je n’avais pas envie », a expliqué l’une d’elles, son avocat Me David Desgranges parlant d’ »emprise » du chanteur sur ses troupes.  « Il n’y a absoluement aucun élément matériel accréditant les dires des plaignantes », a estimé dans sa plaidoirie Me Antoine Vey, avocat du chanteur, plaidant la relaxe.  Le jugement a été mis en délibéré au 13 décembre.  Koffi Olomidé a déjà été condamné, en RDC en 2012, pour violence, et avait été expulsé du Kenya en 2016 pour avoir donné un coup de pied à l’une de ses danseuses.  Avec AFP

RDC/France: Koffi Olomidé sera jugé le 25 octobre prochain pour agressions sexuelles

RDC/France: Koffi Olomidé sera jugé le 25 octobre prochain pour agressions sexuelles

La star congolaise Koffi Olomidé sera finalement jugée le 25 octobre prochain pour agressions sexuelles contre quatre de ses anciennes danseuses, après que son procès en appel ait été reporté de six mois en France. Sur demande des parties civiles qui invoquent des problèmes de garde d’enfant, le procès prévue lundi 12 avril a été reporté cette fois de six mois supplémentaires, selon RFI qui rapporte cette information dans son édition d’avant-hier. Selon la radio française « les parties civiles craignaient aussi que Koffi Olomidé, qui n’a jamais répondu aux convocations de la justice, s’y soustraie une nouvelle fois en invoquant la crise sanitaire », soulignant que l’audience est donc renvoyée au 25 octobre prochain à la cour d’appel de Versailles, dans l’espoir que le Covid ne sera plus un obstacle. Pour rappel, en octobre dernier, déjà, le procès du roi de la rumba congolaise « avait été reporté de six mois parce que son avocat avait une autre affaire aux assises ». Adrien Thyg

Agressions sexuelles présumées: Koffi Olomidé reste sous la menace de la justice française

Agressions sexuelles présumées: Koffi Olomidé reste sous la menace de la justice française

Le moins que l’on puisse dire, c’est que Koffi Olomidé n’en a visiblement pas encore fini avec la justice française. En effet, le patron de l’orchestre Quartier Latin a été renvoyé le 31 janvier en correctionnelle par une juge d’instruction de Nanterre pour atteintes sexuelles avec violence, contrainte, menace ou surprise par personne ayant autorité, et pour séquestrations, a appris l’AFP de source judiciaire. Rappelons que l’artiste congolais est poursuivi « pour des faits qui se seraient déroulés notamment dans un pavillon d’Asnières-sur-Seine (région parisienne) que l’artiste louait et où il hébergeait ses danseuses en marge de concerts ou d’enregistrements dans l’Hexagone », selon une information relayée par l’AFP. La star de la rumba congolaise « devra également comparaître pour avoir facilité l’entrée et le séjour irrégulier en France des quatre plaignantes, toutes congolaises, et pour les avoir fait travailler illégalement en les sous-payant ou en les privant même de toute rémunération », ajoute la même source. Adrien Thyg