FP2030 annonce l’ouverture d’un nouveau bureau à Abuja pour desservir l’Afrique du nord, de l’ouest et centrale

Family Planning 2030 (FP2030), le partenariat mondial pour la planification familiale qui a lancé sa deuxième décennie en 2021, a annoncé aujourd’hui l’emplacement d’un bureau très attendu en Afrique de l’Ouest : à Abuja au Nigéria. Le pôle basé à Abuja sera hébergé par le Population Council Nigeria et desservira l’Afrique du Nord, de l’Ouest et centrale. Le Population Council travaille avec le gouvernement nigérian et les organisations de santé au Nigeria depuis plus de cinq décennies. Le Population Council Nigeria vise à répondre aux besoins des populations à risque, notamment les adolescentes et les jeunes femmes, et à promouvoir l’accès à des services de qualité en matière de santé sexuelle et reproductive, de santé maternelle et de planification familiale. Le pôle d’Afrique du Nord, de l’Ouest et centrale de FP2030 est l’un des quatre nouveaux pôles qui seront lancés cette année, en plus du pôle d’Amérique du Nord et d’Europe. Un deuxième pôle africain est également lancé aujourd’hui à Nairobi, au Kenya, et travaillera à renforcer l’accès à la planification familiale et à la santé et aux droits sexuels et reproductifs en Afrique orientale et australe. Les deux autres pôles seront situés en Asie et en Amérique latine ; chaque pôle coordonnera et soutiendra les activités spécifiques aux pays, tout en reliant ces efforts à un solide réseau régional et mondial. Les deux pôles africains seront dirigés par une directrice générale ou un directeur général qui sera en place d’ici le 1er juillet et qui supervisera la stratégie et l’engagement. En outre, le personnel basé à Washington DC commencera à transférer son portefeuille de travaux au personnel du pôle régional à mesure qu’ils arriveront. Les deux pôles régionaux en Afrique devraient être pleinement opérationnels au troisième trimestre de 2022. Le Dr Samukeliso Dube, directrice exécutive de FP2030, et Harriet Birungi, vice-présidente des programmes internationaux du Population Council, ont officiellement lancé le nouveau pôle dans une annonce vidéo et ont exposé leur vision du travail du nouveau pôle en ce qui concerne la planification familiale en Afrique. « En nous appuyant sur les forces et les réussites de FP2020, nous accélérons les progrès qui garantissent que nos efforts sont dirigés par les pays et restent connectés à l’échelle mondiale, » a déclaré le Dr Dube. « Nous savons qu’avec le Population Council Nigeria comme partenaire hôte, nous sommes très bien placés pour réussir. » L’organisation hôte a été choisie au terme d’un processus de sélection rigoureux et transparent mené par les membres du Groupe de surveillance de la transition de FP2030. Le Population Council Nigeria est une organisation bien établie et respectée dont la mission est conforme aux valeurs de FP2030. Le fait que le pôle soit basé à Abuja et au sein du Population Council Nigeria permettra aux partenaires régionaux de FP2030 de mieux collaborer avec le réseau FP2030 et d’y accéder, et contribuera à renforcer les relations entre les pays membres. « Le Population Council travaille depuis près de 70 ans à résoudre les problèmes critiques de santé et de développement liés à la planification familiale, à la santé reproductive et à la violence sexiste », a déclaré Harriet Birungi, vice-présidente des programmes internationaux du Population Council. « Nous sommes engagés et profondément honorés d’avoir été choisis comme organisation hôte du pôle d’Afrique du Nord, de l’Ouest et centrale de FP2030 et de collaborer avec la Fondation pour les Nations unies dans son objectif ambitieux de garantir que des millions de filles et de femmes ont accès à l’utilisation de la contraception moderne. » Ce pôle régional d’Afrique du Nord, de l’Ouest et centrale couvrira 30 pays de la région et, comme les autres pôles régionaux, il comprendra des agents de liaison pour l’engagement des pays, les partenariats avec les jeunes, le plaidoyer et la responsabilisation, les pratiques de planification familiale à haut impact, ainsi que la collecte de fonds et la communication. Il fournira aux partenaires de FP2030, un soutien dans la région en ce qui concerne le développement de leurs engagements dans le cadre de FP2030, ainsi qu’un soutien technique dans des domaines spécifiques à travers le spectre du plaidoyer, notamment en ce qui concerne les besoins des jeunes, les services et la préparation aux crises humanitaires, et l’intégration de la santé. Marie Ba, directrice exécutive de l’Unité de coordination du partenariat de Ouagadougou (UCPO), a salué le lancement d’un nouveau pôle FP2030 en Afrique de l’Ouest et a déclaré que « FP2030 et l’UCPO ont constitué un long partenariat de collaboration, construisant ensemble un réseau de planification familiale plus fort en Afrique. Le fait d’avoir un bureau de FP2030 à Abuja ne fera que renforcer cette collaboration, et nous nous réjouissons de poursuivre notre travail ensemble. » Un autre objectif clé de ce pôle régional consistera à galvaniser une plus grande collaboration et coordination entre les partenaires de la région, ce qui a été l’un des rôles de longue date de FP2030. Toutefois, il est attendu que ces réseaux deviennent encore plus forts avec le soutien du bureau du pôle régional. Le but ultime est de connecter ces réseaux régionaux plus forts à un mouvement mondial pour la planification familiale. « Notre objectif est de favoriser un processus d’engagement véritablement dirigé par les pays, non seulement en veillant à ce que les pays puissent fixer leurs propres objectifs, mais aussi en facilitant l’établissement de connexions meilleures et plus cohérentes avec les autres partenaires du FP2030 dans la région, créant ainsi des programmes et des mécanismes de responsabilité plus solides », a déclaré le Dr Dube. « Nous estimons que les pôles régionaux mettent les pays et les partenaires régionaux aux commandes pour la définition de l’agenda, le suivi des progrès et la collaboration ». Le Dr Dube s’est également entretenue avec Halima Shariff, directrice d’Advance Family Planning, Tanzanie, dans le dernier épisode de The Pulse of Family Planning with Dr. T sur l’avenir de la planification familiale. The Pulse réunit des experts et des militants de la planification familiale du monde entier pour discuter de la santé sexuelle et reproductive avec le Dr Tlaleng Mofokeng, rapporteuse spéciale des Nations unies sur le droit à la santé. Le
Le passage à une économie plus numérique aurait d’immenses retombées positives pour la région MENA

L’économie numérique pourrait avoir d’immenses retombées positives dans les pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord (MENA), souligne la Banque mondiale dans un nouveau rapport sur « Les avantages du numérique pour les pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord : L’adoption des technologies numériques peut accélérer la croissance et créer des emplois ». Selon le document rendu public récemment, l’adoption universelle des technologies numériques dans les pays de la région MENA pourrait procurer d’immenses bénéfices socioéconomiques, avec à la clé plusieurs centaines de milliards de dollars chaque année et la création de nombreux emplois qui font aujourd’hui défaut. «Les bénéfices du passage à une économie plus numérique sont exponentiels », affirme Ferid Belhaj, vice-président de la Banque mondiale pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord qui appelle ainsi les gouvernements à faire tout ce qui est en leur pouvoir pour éliminer les obstacles qui freinent cette transition. Et d’ajouter : « Les gains seront d’autant plus importants que la transition est rapide ». Comme le soutiennent les auteurs dudit rapport, l’utilisation généralisée de services numériques tels que l’argent mobile et les paiements dématérialisés est susceptible de stimuler fortement la croissance économique. D’après les explications de la Banque mondiale, cet effet d’expansion est dû principalement au fait que « les technologies numériques réduisent les coûts d’information qui entravent les transactions économiques ». Comme le fait remarquer l’institution de Bretton Woods dans un communiqué, « ces coûts sont d’autant plus faibles que les utilisateurs sont nombreux ». D’après les projections des auteurs du rapport, la numérisation complète de l’économie pourrait entraîner une augmentation du PIB par habitant d’au moins 46% sur 30 ans. Ce qui, soutiennent-ils, représenterait à long terme un gain estimé à au moins 1.600 milliards de dollars pour la région. Il ressort ainsi de ces projections que le gain de PIB par habitant s’élèverait à près de 300 milliards de dollars dès la première année, selon la Banque mondiale. L’institution financière internationale précise que « les gains de croissance seraient plus marqués dans les pays à faible revenu, où ils atteindraient au moins 71%, sachant qu’ils découlent de la réduction de la fracture numérique et que celle-ci est moins prononcée dans les pays à revenu élevé ». La Banque mondiale indique en outre que l’adoption universelle des technologies numériques permettrait de doubler le taux d’activité des femmes, avec une hausse d’environ 20 points de pourcentage sur une période de 30 ans. Ce qui devrait se traduire par une progression du nombre de femmes actives de 40 à 80 millions. L’autre bénéfice du passage à une économie plus numérique est qu’«une transformation numérique créerait des emplois dans une région où le taux de chômage atteint un niveau inacceptable, en particulier chez les jeunes et les femmes », selon Ferid Belhaj. Le rapport note à ce propos que l’emploi dans le secteur manufacturier augmenterait d’au moins 5% sur 30 ans, avec à la clé 1,5 million d’emplois supplémentaires sur cette période, soit une moyenne de 50.000 nouveaux emplois chaque année. Selon les projections, le chômage frictionnel, ou chômage «naturel», pourrait passer de 10 à 7% sur une période de six ans (ce qui correspond à une diminution du nombre de chômeurs de 12 à environ 8 millions), et disparaître dans 16 ans. La Banque mondiale estime que « le temps requis pour concilier les offres et les demandeurs d’emploi est considérablement réduit par l’utilisation des technologies comme le courrier électronique, les plateformes de recherche d’emploi ou de réseau professionnel, qui facilitent la recherche d’emploi et le processus de candidature ». Abordant la question de la réticence envers le recours aux technologies numériques pour les transactions financières observée dans la région, la Banque mondiale soutient que cela « est probablement imputable au manque de confiance de la société à l’égard de l’administration publique et des sociétés commerciales » et aux réglementations qui compliquent la transformation numérique. Pour accroître l’offre et l’utilisation de l’argent mobile et des paiements numériques, à titre d’exemple, l’organisme international préconise notamment d’ouvrir davantage le marché des télécommunications à la concurrence ». Ce qui aurait l’avantage d’améliorer l’inclusion financière en élargissant l’accès aux comptes courants. Autre mesure suggérée : « Mettre en place un cadre réglementaire plus solide et propice au développement de l’e-commerce, notamment en ce qui concerne les systèmes de signature électronique, la protection de la confidentialité des données et la cybersécurité ». Enfin, plus généralement, la Banque mondiale estime qu’il « est essentiel de prioriser les réformes indispensables à la généralisation des paiements dématérialisés pour accélérer la transformation digitale de l’économie dans la région MENA ». Alain Bouithy
Samir Lebbar nommé PDG de Procter & Gamble pour l’Afrique du Nord, en charge des opérations en Égypte, Maroc et Algérie depuis février 2021

Procter & Gamble a nommé Samir Lebbar PDG pour l’Afrique du Nord, en charge des opérations en Égypte, Maroc et Algérie depuis Février 2021. Sur la lancée de sa brillante carrière, Samir Lebbar est le premier Marocain à occuper cette fonction depuis la création du Groupe P&G North Africa réunissant les trois pays. Auparavant, depuis 2019, Samir Lebbar occupait le poste de Senior Vice-président des ventes, et de la stratégie des marchés pour la région Asie-Pacifique, Moyen-Orient et Afrique. Avant cela, il a également dirigé plusieurs fonctions régionales et globales de premier plan, dont la direction des opérations de distribution globale entre 2013 et 2015. En 2011, Samir Lebbar retrouve le Maroc en tant que Directeur des ventes pour l’Afrique du Nord-Ouest, basé à Casablanca. Pendant presque trois ans, il œuvre avec succès à la croissance et la rentabilité de cette région. Entre 2006 et 2011, Samir Lebbar avait connu une brillante carrière à Genève où il a été à la tête de l’unité commerciale Snacks pour la région CEEMEA (Europe Centrale et de l’Est, Moyen-Orient, Afrique), avant de prendre la direction des Opérations de distribution, toujours pour la région CEEMEA. Samir Lebbar a rejoint le groupe Procter & Gamble en 1999. Jusqu’en 2006, il occupait plusieurs fonctions au département commercial au Maroc. Samir Lebbar est titulaire d’un diplôme d’ingénieur en génie logiciel, et fait partie de la première cohorte de l’Université Al Akhawayn.
La croissance de l’Afrique du Nord devrait atteindre 4% en 2021 et 6% en 2022

L’Afrique du Nord pourrait rapidement retrouver son niveau d’avant-pandémie si les risques sanitaires et les incertitudes à l’échelle mondiale sont éliminés, souligne un nouveau rapport de la Banque africaine de développement (BAD) assurant que les perspectives de relance sont meilleures que dans les autres régions d’Afrique. Selon Les Perspectives économiques en Afrique du Nord 2021 de l’institution financière panafricaine, « la croissance de la région devrait ainsi atteindre 4% en 2021 et 6% en 2022 ». Elle a été en moyenne négative en 2020, à -1,1% avec une baisse de -5,1 points de pourcentage par rapport à 2019. Dans son rapport, la Banque africaine indique que la rapidité de la reprise devrait être, en partie, induite par le rebond des prix du pétrole en Algérie et en Libye et du tourisme en Egypte, au Maroc et en Tunisie. Selon le document présenté mercredi dernier, « la reprise devrait être également soutenue par l’amélioration de la production, la distribution de vaccins et la reprise chez les partenaires commerciaux européens. Mais à en croire les auteurs dudit rapport, le retour de la croissance devrait être accompagné d’une rapide augmentation de l’endettement des Etats. La Banque africaine rappelle à ce propos qu’entre 2010 et 2020, la dette publique de l’Algérie a bondi de 10,5% à 53,1% de son PIB. Ce même ratio est passé de 69,6% à 90,2% en Egypte, 43,9% à 59,5% en Mauritanie, 49% à 76,1% au Maroc et 39,2% à 87,6% en Tunisie. Comme on s’en doute, la crise sanitaire liée à la Covid-19 a provoqué la hausse des dépenses budgétaires imprévisibles au cours de l’année écoulée, rappelle également l’institution financière dans son rapport. Cette augmentation visait à « limiter les multiples répercussions de la crise, la baisse des recettes fiscales résultant de l’arrêt des activités économiques et l’interruption des flux d’investissement étrangers », poursuit la Banque africaine. Notons que les pays d’Afrique du Nord ont adopté des stratégies d’endettement différentes afin de couvrir leurs besoins de financement. Il est ainsi ressorti que « certains, comme l’Algérie et la Libye, ont privilégié le recours à l’endettement intérieur alors que la Mauritanie et la Tunisie ont massivement opté pour l’endettement extérieur. L’Egypte et le Maroc se sont endettés des deux côtés », fait savoir la BAD. Dans ses nouvelles perspectives économiques en Afrique du Nord, la Banque africaine relève deux changements majeurs dans la structure de la dette globale en Afrique du Nord. Le premier changement fait état d’une forte augmentation de la dette en devises étrangères qui a bondi de 88% entre 2015 et 2020. Ce qui, évidemment, expose les pays à un risque de change plus important. Le deuxième changement fait ressortir « un accroissement des créances privées, liées notamment aux émissions d’obligations souveraines sur les marchés internationaux avec des taux d’intérêt moyens plus élevés et des maturités moins longues », constate la BAD. Qu’à cela ne tienne, et selon les prévisions des auteurs de ce rapport, les niveaux d’endettement régionaux devraient rester soutenables à court terme. En revanche, « à l’horizon 2025, ils avoisineront 100% du PIB en Algérie et Tunisie, serait circonscrits dans une fourchette de 77-78% du PIB en Egypte et au Maroc et de 57,9% en Mauritanie », souligne le rapport de la Banque africaine. Il est important de préciser que ces taux d’endettement ne tiennent pas compte des difficultés financières de bon nombre d’entreprises publiques nord-africaines, qui pourraient se transformer, à terme, en engagements budgétaires à travers des garanties de l’Etat, souligne le rapport de la BAD. La situation sanitaire n’étant pas encore totalement maîtrisée, et dans la perspective de riposter à la crise et soutenir la relance, l’institution panafricaine estime à plus de 180 milliards dollars américains les besoins financiers de la région sur la période 2021-2023. La situation actuelle étant ce qu’elle est, la Banque africaine estime, par ailleurs, capital d’optimiser l’efficacité de la dette publique et d’en maximiser l’impact sur les populations. « Si les pays utilisent les fonds de manière transparente et efficace pour financer des investissements productifs dans les infrastructures ou pour relancer leur économie, ils pourront facilement rembourser leur dette », explique-t-elle. Pour la BAD, les pays de la région devraient mobiliser davantage de ressources intérieures pour combler leur besoin de financement, restructurer les entreprises publiques déficitaires, favoriser les emprunts concessionnels aux maturités plus longues et lutter efficacement contre les flux financiers illicites. En plus de ces actions, elle estime impératif d’investir dans l’économie numérique, de soutenir l’accès au financement et le renforcement des capacités des petites et moyennes entreprises et d’approfondir les marchés obligataires nationaux. Cela devrait stimuler la reprise économique à court terme, soutient l’institution panafricaine. Outre ces recommandations, à long terme, la BAD exhorte les pays de la région à adopter « des réformes favorisant la diversification de l’économie et des marchés, l’innovation technologique et la création d’emplois à grande échelle ainsi que la diversification des exportations, l’investissement dans des infrastructures publiques pour atténuer les disparités régionales et soutenir une croissance inclusive », souligne ledit rapport qui préconise, par ailleurs, l’approfondissement de l’intégration régionale dans le cadre de l’accord sur la Zone de libre-échange continentale africaine. Alain Bouithy
Pleins feux sur l’intégration des économies de l’Afrique du Nord dans le cadre de la ZLECAf
Lors du Forum de Rabat, les intervenants ont souligné la nécessité pour l’Afrique d’unir ses forces, afin de progresser dans r la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) pour que celle-ci puisse contribuer pleinement au développement et à la transformation du continent. Dans le cadre de son nouveau programme One Trade Africa, le Centre du commerce international (ITC) a organisé le Forum de Rabat en partenariat avec le Secrétariat Général de l’Union du Maghreb Arabe (UMA), sous l’égide du Gouvernement du Royaume du Maroc et avec le soutien des ministères du commerce de l’Egypte et des pays membres de l’UMA, à savoir l’Algérie, la Libye, le Maroc, la Mauritanie et la Tunisie. Les conférenciers ont mis en évidence la complémentarité des économies de l’Afrique du Nord et ont exprimé la volonté commune d’augmenter le flux des échanges entre les pays d’Afrique du Nord et garantir une amélioration de l’accès aux marchés à l’échelle du continent. Comme l’a souligné Son Excellence M. Taieb Baccouche, Secrétaire général de l’Union du Maghreb Arabe, il est plus que jamais nécessaire pour les États du Maghreb de s’engager concrètement dans l’organisation d’une intégration régionale effective. Force est de constater que malgré les divers atouts dont dispose la région et qui offrent l’occasion d’approfondir le développement tant souhaité, le commerce intra-maghrébin représente aujourd’hui moins de 5 % des échanges et le coût de cette faible intégration est évalué, pour chacun des pays, à la privation de 2 à 3% du PIB annuel, révèle M. Baccouche. Selon Son Excellence Moulay Hafid El Alami, Ministre de l’Industrie, du Commerce, de l’Economie verte et du Numérique du Royaume du Maroc, « la mise en place de la ZLECAf devrait accélérer l’intégration de nos marchés nationaux respectifs et le développement des chaines de valeurs continentales, de manière à mettre en exergue les complémentarités entre nos économies, stimuler les échanges intra-africains et favoriser le positionnement de chacun des pays membres dans les chaines de valeurs régionales, continentales et mondiales ». La ZLECAf permettra ainsi d’augmenter le commerce intra-africain de 52 % d’ici 2022, en vue de créer un meilleur environnement macro-économique pour les MPME qui représentent plus de 80 % des entreprises du continent et de contribuer à un gain en bien-être estimé à 16,1 Mds US$, rapporte S.E le Ministre El Alami. Par ailleurs, Mme Coke-Hamilton, directrice exécutive de l’ITC, a affirmé que l’opérationnalisation de la ZLECAf devrait remodeler et transformer les pays africains en accélérant la croissance, en diversifiant les exportations et en attirant les investissements. En effet, lors du panel de haut niveau, Mme Lilia Hachem Naas, cheffe du Bureau pour les pays arabes de l’ITC, a rappelé que l’intégration maghrébine, jalon essentiel du processus d’intégration continental, présente d’énormes opportunités en termes de croissance et d’emploi. Le panel a reconnu le rôle majeur que jouent les micro, petites et moyennes entreprises (MPME) dans l’économie, notamment en termes de création d’emplois et d’augmentation du commerce transfrontalier. Toutefois, ces MPME continuent de faire face à diverses contraintes, dont l’accès à l’information et à l’intelligence commerciale, l’accès aux marchés et l’accès au financement. Ce dernier demeure un aspect critique qui freine la croissance des petites entreprises. En effet, Afreximbank affirme que 40 % des MPME dans les pays en voie de développement rencontrent des difficultés d’accès au financement, ce qui nécessite des solutions innovantes et adaptées aux besoins de ces entreprises. Pour pallier ces difficultés, il faut non seulement offrir un meilleur accès aux financements mais également encourager les investissements, accroître la dissémination et l’accès à l’information et créer un environnement favorable qui permet au secteur de se développer et de mener à bien ses affaires. Le panel a également reconnu que le processus d’opérationnalisation de la ZLECAf en Afrique en est à ses débuts. Des expériences similaires de créer et faire fonctionner efficacement des espaces économiques commun, tels que l’UEMOA, la CEDEAO ou encore l’Union européenne, ont pris beaucoup de temps. Selon l’exemple de l’Union européenne, l’intégration est un processus à long terme qui requiert une vision, une volonté politique, de la résilience et surtout qui doit d’engendrer des bénéfices concrets pour tous les acteurs, et notamment pour le secteur privé. Parmi les recommandations énoncées dans la « Déclaration de Rabat », figurent la nécessité d’œuvrer ensemble en faveur de la réduction des barrières au commerce, de l’harmonisation des législations, de l’opérationnalisation des corridors commerciaux et de l’amélioration de la connectivité routière, ferroviaire, maritime et aérienne entre les pays de l’Afrique du Nord, d’une transformation digitale du continent, et enfin, d’une revitalisation de l’Union du Maghreb Arabe. Les pays participants ont suggéré de mettre en place un Comité consultatif régional, composé des pays membres de l’UMA et de l’Egypte, qui assurera le suivi annuel et évaluera les progrès de l’opérationnalisation de la ZLECAf en Afrique du Nord.
Trend Micro lance sa plateforme de défense Vision OneTM
Trend Micro Incorporated, leader mondial en matière de cybersécurité, a annoncé aujourd’hui le lancement de sa nouvelle plateforme de sécurité Vision OneTM. Apportant une réponse efficace à la surcharge d’alertes de sécurité et aux contraintes de ressources, cette plateforme évolutive repose sur des capacités de détection et de remédiation étendues (XDR). Ses nouvelles fonctionnalités et sa console unifiée permettent aux équipes sécurité de bénéficier d’une visibilité optimale et de réagir plus rapidement à l’ensemble des menaces. Qu’elles disposent d’un SOC ou s’appuient sur des équipes de sécurité débordées pour gérer les fonctions du SOC, les entreprises tentent de faire face à des menaces furtives et sophistiquées avec des outils cloisonnés et des alertes disparates. Grâce au lancement en 2019 de la première solution XDR du marché, Trend Micro a permis à des centaines d’entreprises d’identifier et de réduire les risques en corrélant les alertes dans l’ensemble de l’infrastructure informatique. Aujourd’hui, avec Trend Micro Vision One, la société résout des problèmes de sécurité plus complexes grâce à une solution XDR améliorée, une nouvelle visibilité des risques, de nouvelles intégrations de tiers et une réponse simplifiée aux menaces à travers les différentes couches de sécurité. «L’année dernière, les piles informatiques sont devenues de plus en plus complexes et les environnements de toute la région se sont fortement hybridés », a déclaré le Dr Moataz bin Ali, vice-président et directeur général de Trend Micro pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord.» L’XDR connecte tous les aspects de l’infrastructure, du courrier électronique et des points d’extrémité aux charges de travail et aux réseaux dans le cloud. Trend Micro Vision One rassemble ces capacités dans une vue globale de l’environnement entier, débarrassant ainsi les équipes de sécurité de la surcharge d’alertes et leur fournissant un suivi riche et contextuel qui leur permet de traquer et de contenir les menaces d’une manière plus efficace. Vision OneTM aide à renforcer l’expertise des équipes de sécurité, permettant ainsi aux entreprises d’améliorer leur efficacité. Grâce à cette nouvelle plateforme, elles sont capables d’analyser plus rapidement les incidents de sécurité, d’identifier les modèles de menaces critiques et les attaques complexes, et de mettre au point des stratégies de défense adaptées. En mesure d’évaluer de manière proactive les risques de sécurité potentiels, elles maîtrisent également mieux leur posture de sécurité. Selon Gartner, Innovation Insight for Extended Detection and Response, réalisée en mars 2020 « Deux des plus grands défis auxquels les acteurs de la sécurité doivent faire face, sont le recrutement et la fidélisation d’experts en sécurité techniquement compétents, ainsi que la mise en place d’opérations de sécurité permettant la configuration et le maintien d’une posture défensive fiable et évolutive via des capacités de détection et de remédiation rapides. Or les organisations sont bien souvent submergées par la convergence de ces deux problématiques. » La plateforme Vision OneTM propose les avantages suivants : • Visibilité et renseignements sur les menaces : grâce au modèle de détection multicouches et à la visibilité des risques de sécurité s’appuyant sur les laboratoires de recherche Trend Micro Research, les entreprises détectent les attaques complexes et les éléments de risques spécifiques qui échappent aux solutions cloisonnées. De nouvelles informations sur l’utilisation des applications SaaS, leur niveau de risque et leur évolution dans le temps sont également disponibles. • Capteurs configurés sur mesure : intégration native des capteurs logiciels avec la sécurité Trend Micro sur les couches de sécurité critiques. • Adaptation à l’infrastructure existante : mise à disposition d’API prêtes à l’emploi avec les solutions tierces existantes déjà utilisées pour compléter les workloads. • Administration simplifiée : possibilité d’ajuster les politiques de sécurité et de piloter les actions de remédiation à travers l’ensemble des couches de sécurité à partir d’une console d’administration unique. Au-delà de la sécurité en profondeur apportée par Vision OneTM, les clients peuvent facilement connecter la plateforme aux autres technologies de sécurité en place, comme les solutions tierces de protection des Endpoints, les SIEM ou les SOAR, dont notamment Fortinet, Microsoft Sentinel et Splunk. Les clients qui adoptent cette technologie vont saisir l’occasion qui se présente de l’intégrer au-delà des plates-formes SIEM et SOAR, avec des solutions telles que les pare-feu, les solutions de billetterie et la gestion des identités et des accès. Ce nouveau blog d’IDC est issu d’un briefing préalable au lancement et donne plus de détails sur la nouvelle plateforme Trend Micro.
La pandémie menace d’aggraver l’extrême pauvreté dans la région MENA

Les pays de la région Moyen Orient et Afrique du Nord (MENA) doivent agir sans délai pour inverser la tendance à l’aggravation de l’extrême pauvreté, a insisté la Banque mondiale dans un nouveau rapport sur«La pauvreté et la prospérité partagée ». Selon le rapport rendu public récemment, « le taux d’extrême pauvreté dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord a connu une nouvelle hausse, pour presque doubler entre 2015 et 2018 ».Il est passé de 3,8% en 2015 à 7,2% en 2018, a affirmé l’institution internationale rappelant que cette hausse s’ajoute à une première augmentation de 2,3% enregistrée avant 2015. Plus grave encore, « le taux actuel de pauvreté dans la région MENA pourrait atteindre 7,9%, dans un contexte où les conséquences de la pandémie de Covid-19 viennent aggraver les effets des conflits et des dérèglements climatiques », a estimé la Banque mondiale faisant savoir que la pandémie menace de précipiter au moins 3 millions de personnes de plus dans l’extrême pauvreté. L’institution de Washington rappelle par ailleurs que des projections récentes montrent qu’à court terme, « l’aggravation de la pauvreté pourrait être encore bien pire, et même aller jusqu’à multiplier par deux le nombre de pauvres dans certains pays ». A en croire la Banque mondiale, l’augmentation du taux d’extrême pauvreté dans cette partie du monde résulte principalement des répercussions des conflits qui perdurent en Syrie et au Yémen. Mais pas seulement. Dans des propos cités dans un communiqué de l’institution financière, Ferid Belhaj, vice-président de la Banque mondiale pour le Moyen Orient et l’Afrique du Nord, note que «ces nouvelles données peu réjouissantes nous rappellent comment les conflits, le changement climatique et les problèmes de gouvernance – auxquels s’ajoute à présent la pandémie de Covid-19 – combinent leurs effets pour détruire des vies, les moyens de subsistance des populations et la prospérité de la région tout entière ». Comme il l’a promis, l’institution continuera d’aider les pays de la région MENA à arrêter la propagation de la maladie et à protéger et prendre soin de leurs populations. Ace propos, Nadir Mohammed, directeur régional de la Banque mondiale pour la croissance équitable, les finances et les institutions au Moyen-Orient et Afrique du Nord, partage le constat que «la pandémie entraîne dans la pauvreté des groupes de personnes qui avaient jusqu’ici été relativement épargnées et qui sont aujourd’hui frappées de plein fouet, à savoir les habitants des zones urbaines et les petits entrepreneurs informels ». Par ailleurs, « le chômage, déjà exceptionnellement élevé avant la pandémie de Covid-19, s’est encore aggravé, ce qui réduit d’autant plus les perspectives d’emploi déjà trèslimitées des jeunes et des femmes de la région », poursuit-il notant que les résultats d’enquêtes menées par téléphone montrent que les familles sont désormais contraintes de puiser dans leurs économies et que l’insécurité alimentaire progresse. Mis à part l’effondrement des cours du pétrole, qui exacerbe aussi les problèmes structurels sous-jacents des pays de la région et touche tous les aspects de leurs économies, « la pandémie a creusé les inégalités déjà présentes dans la région ». En effet, il a exposé « les vulnérabilités des systèmes sociaux, politiques et économiques, ce qui contribue à amplifier les effets de la pandémie elle-même », a fait savoir la Banque dans son communiqué tablant sur un coût pouvant se chiffrer à environ 3,7 % du PIB régional de 2019, soit quelque 100 milliards de dollars. Pour faire face au coronavirus, la Banque mondiale rappelle qu’elle a mis en place un plan de riposte en plusieurs phases dans la région MENA s’inscrivant dans le cadre plus général de sa riposte mondiale, mais aussi de sa stratégie régionale. Il estsouligné qu’« au cours de la première phase, la Banque apporte son aide aux systèmes de santé publique et d’aide sociale d’urgence pourl’achat des produits nécessaires, l’amélioration de la surveillance et le renforcement des capacités sanitaires », a-t-elle expliqué sur son site web. Dans ce cadre, l’institution de Washington a ainsi « débloqué près de 700 millions de dollars pour aider les pays à faire face à leurs besoins les plus urgents, notamment en mettant en place sept nouvelles opérations et en réorientant les financements de dix projets en cours », selon la même source. Outre l’aide au renforcement des dispositifs de protection sociale des pays de la région, notamment par le biais de transferts monétaires aux plus vulnérables et de programmes d’appui aux petites entreprises, « la Banque mondiale aide les gouvernements à étendre la portée des programmes de transferts monétaires et les publics visés, en vue d’orienterles fonds vers les ménages les plus vulnérables et ceux qui risquent d’avoir perdu leur emploi ou leurs sources de revenus », a-t-on ajouté. Au niveau mondial, pour la première fois depuis plus de vingt ans, les auteurs du rapport prévoient que le taux d’extrême pauvreté devrait augmenter en 2020. Selon la Banque mondiale, « la pandémie risque d’entraîner entre 88 et 115 millions de personnes supplémentaires dans l’extrême pauvreté cette année et jusqu’à 150 millions d’ici à 2021, en fonction de la gravité de la récession économique ». Elle précise que l’extrême pauvreté, dont le seuil est fixé à moins de 1,90 dollar par jour, devrait ainsi toucher entre 9,1 % et 9,4 % de la population mondiale en 2020, soit un retour en arrière de l’ordre du taux de 9,2 % enregistré en 2017, peut-on lire. Alain Bouithy
Tanger, la perle du Nord, prête à accueillir son joyau qu’est le plus grand Centre Hospitalier Universitaire d’Afrique du Nord

Les travaux de construction du Centre Hospitalier Universitaire (CHU) de Tanger, situé à Gzenaya, arrivent à terme suite à l’excellent travail de plus de 1200 ouvriers rompus à la tâche et ce, depuis septembre 2015, date du lancement du projet par le Roi Mohammed VI. Ce futur CHU de Tanger, pour lequel près de 2,33 milliards de Dirhams a été investie aura une capacité de plus de 800 lits et sera doté d’importants équipements médicaux de pointe, dont un scanner de très haute qualité importé d’Allemagne ainsi que d’autres appareils du même type, ont déjà été livrés. Il sera composé d’un pôle Mère-Enfant, d’un pôle Médico-chirurgical, d’un bloc opératoire comportant 15 salles chirurgicales centrales et d’une salle de brûlés graves, des pôles d’excellence (urgences, trauma center), d’un laboratoire central, d’une unité de télémédecine, des services de formation, d’un centre de simulation, et d’autres dépendances administratives et techniques. Construit sur un terrain de 23 hectares, dont 89 072 m² couverts, il sera destiné à renforcer l’offre de soins dans le Nord du Maroc et allégera la pression qui s’intensifie en ce temps de la COVID-19 sur les hôpitaux de la région. Ce CHU de troisième génération pourrait être livré avant la fin du mois d’octobre 2020 ce qui permettra de soulager les autres hôpitaux de la région, surtout en ces temps de crise sanitaire de la COVID-19 et également aux Tangéroises et Tangérois de se soigner sans être obliger d’aller au-delà de leur région. Ainsi, son entrée en service contribuera grandement au développement de l’infrastructure hospitalière dans la région, permettant à faire de celle-ci un pôle d’excellence médicale nationale. Une bonne nouvelle pour les citoyens du Nord du Maroc, les patients et tous ceux qui ont des proches malades n’auront plus à se déplacer très loin pour se faire soigner ou rendre visite à leurs parents hospitalisés. Une fierté aussi pour le Maroc qui se dote d’un CHU des plus modernes. Mais ce n’est pas tout, Rabat s’apprête à accueillir son nouveau Centre Hospitalier Universitaire Ibn Sina qui sera le plus grand d’Afrique avec une capacité de 3000 lits et comprenant également un musée sur la médecine, une tour de plusieurs étages (148 m de hauteur), un parc/jardin et un parking. De quoi faire taire les dirigeants algériens qui, depuis leur indépendance en 1962 et les ressources gazières et pétrolières à disposition, n’ont jamais pu construire un hôpital ou une infirmerie, puisque ceux existant date de l’ère coloniale. Par contre la Grande Mosquée d’Alger sera inaugurée en grande pompe en novembre 2020, elle qui a englouti près de deux milliards d’Euros, laissant les Algériennes et Algériens dans la misère sanitaire, social et économique. Farid Mnebhi.