Des perspectives mitigées pour la production de blé en Afrique du Nord

Les prévisions pour 2025 à l’échelle mondiale restent globalement inchangées La production mondiale de blé en 2025 devrait s’élever à 795 millions de tonnes, ce qui correspond à la production de l’année précédente, selon les dernières prévisions de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). En mai, « les prévisions restent globalement inchangées par rapport au mois précédent, seuls des ajustements mineurs ayant été apportés pour tenir compte de facteurs météorologiques », a estimé l’agence onusienne dans son nouveau Bulletin sur l’offre et la demande de céréales. Selon les prévisions de la FAO, les perspectives sont mitigées en Afrique du Nord. D’après le document publié en début de ce mois, « le Maroc connaît une récolte inférieure à la moyenne, l’Algérie prévoit une récolte de blé proche de la moyenne, et l’Egypte (où l’irrigation est très utilisée) devrait enregistrer une production moyenne ou bien supérieure à la moyenne ». Il est à noter que la production totale de maïs en Afrique du Sud connaît une légère révision à la hausse en mai. L’institution l’impute à la « constance des conditions météorologiques favorables depuis le début de l’année ». Elle prévoit ainsi « un relèvement de la récolte en 2025 après la production de 2024 qui avait été réduite par le temps sec ». Le Maroc connaît une récolte inférieure à la moyenne, selon la FAO Il ressort dudit rapport que les prévisions de production de blé dans l’Union européenne ont été légèrement revues à la hausse ce mois-ci, suite à l’amélioration des conditions météorologiques dans les pays du Sud qui ont soutenu les prévisions de rendement global. Après le creux observé au terme de l’année écoulée, l’organisation internationale s’attend ainsi à un fort rebond de la production en 2025. Elle prévient toutefois que la sécheresse, qui touche les régions septentrionales fait peser un léger risque de dégradation des rendements. La FAO revoit également à la hausse ses prévisions de production concernant le Royaume-Uni, la Grande-Bretagne et l’Irlande du Nord qui se rapproche de la moyenne quinquennale, constatant cependant que « les températures anormalement chaudes du mois d’avril ont soulevé quelques inquiétudes sur les rendements potentiels ». A cause des conditions météorologiques défavorables et de la réduction des superficies, les prévisions concernant la Fédération de Russie restent identiques. Quand bien même les perspectives concernant le blé tablent toujours sur une production inférieure à la moyenne, du fait des effets du conflit, les précipitations du mois d’avril ont contribué à améliorer les conditions de culture dans certaines régions d’Ukraine, fait remarquer la FAO. De l’avis de l’agence, les perspectives de production en Amérique du Nord restent proches de celle de l’année dernière. «Aux Etats-Unis d’Amérique, les craintes de sécheresse persistent, ce qui devrait maintenir la production totale de blé à un niveau légèrement inférieur à celui de 2024», estime-t-elle. En dépit du fait que le temps chaud et sec observé en Inde a entraîné une révision à la baisse des prévisions de production nationales, l’institution «s’attend toujours à ce que 2025 soit l’année d’une récolte de blé record en Asie et revoit légèrement à la hausse les prévisions de production du Pakistan. En mai, les prévisions de production de blé en République islamique d’Iran et en Turquie restent inférieures à la moyenne, annonce la FAO. Si les prévisions de production dans l’hémisphère Sud sont légèrement revues à la hausse, l’institution s’attend en revanche à ce que la production de blé recule par rapport à 2024 en Australie, bien qu’elle reste supérieure à 30 millions de tonnes. Alain Bouithy
Des perspectives de croissance modérée pour la région Moyen-Orient et Afrique du Nord en 2025, malgré un climat d’incertitude

Selon le dernier rapport de la Banque mondiale sur la situation économique au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, intitulé Changer de vitesse : le secteur privé comme moteur de la croissance dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord, la région devrait enregistrer une croissance modeste de 1,9 % en 2024, suivie d’une progression modérée à 2,6 % en 2025. Ces perspectives restent soumises à une grande incertitude en raison de l’évolution rapide de l’environnement mondial. La croissance observée dans les pays exportateurs de pétrole s’explique par la levée progressive des restrictions sur la production. Dans les pays importateurs, le rebond attendu devrait être soutenu par une reprise de la consommation, portée par le ralentissement de l’inflation, ainsi que par de meilleures performances du secteur agricole dans certaines économies. Les prévisions restent néanmoins assombries par un niveau élevé d’incertitude, alimentée par les conflits en cours, les chocs climatiques extrêmes, les fluctuations des marchés pétroliers et l’évolution de la conjoncture politique mondiale. Cette incertitude est aggravée par l’impact potentiel des dynamiques commerciales volatiles sur la croissance et l’inflation à l’échelle mondiale. Le rapport souligne par ailleurs que les conflits risquent de compromettre des décennies de progrès économique, avec des effets durables sur le développement. Le rapport examine le rôle central du secteur privé dans la relance de la croissance, la création d’emplois et la stimulation de l’innovation. L’absence d’un secteur privé dynamique freine la croissance dans la région MENA. Le rapport souligne le manque de dynamisme du secteur privé dans la région MENA. La croissance de la productivité du travail a diminué dans de nombreux pays, tandis que les niveaux d’investissement et d’innovation des entreprises restent faibles. Les marchés sont peu marqués par l’entrée ou la sortie de nouvelles entreprises. Un écart important subsiste également entre un petit secteur formel et un large secteur informel, avec des niveaux de productivité très disparates. Par ailleurs, la participation des femmes dans le secteur privé demeure limitée. « La région continue de sous-utiliser son capital humain, les femmes étant largement exclues du marché du travail. Les entreprises ont tout à gagner à promouvoir les femmes à des postes de direction, car elles ont tendance à recruter davantage de femmes à leur tour, explique Ousmane Dione, vice-président de la Banque mondiale pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord. Réduire les inégalités entre les sexes en matière d’emploi pourrait permettre d’augmenter le revenu par habitant d’environ 50 % dans une économie type de la région MENA. » Les gouvernements et les entreprises ont des rôles complémentaires à jouer pour favoriser le développement d’un secteur privé plus dynamique. Les autorités publiques peuvent stimuler les performances du secteur privé en renforçant la concurrence sur les marchés, en améliorant l’environnement des affaires et en investissant dans la collecte et l’accessibilité des données. « Un secteur privé performant est essentiel pour promouvoir une croissance durable et la prospérité dans la région, souligne Roberta Gatti, économiste en chef de la Banque mondiale pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord. Pour concrétiser ce potentiel, les gouvernements doivent pleinement assumer leur rôle de garants de marchés concurrentiels. » De leur côté, les entreprises peuvent renforcer leurs capacités en adoptant de meilleures pratiques de gestion. La mobilisation du potentiel inexploité des entrepreneures et des travailleuses pourrait constituer un moteur important de croissance. Le rapport souligne qu’un avenir plus prometteur est à portée de main pour le secteur privé de la région MENA, à condition que les gouvernements redéfinissent leur rôle et que les entreprises investissent dans les talents et les mobilisent de manière plus efficace. BM
Casablanca: Les gouvernements et les parties prenantes réaffirment leur engagement à coopérer dans toute l’Afrique du Nord et l’Afrique centrale et de l’Ouest pour mettre fin à la traite des êtres humains et aider les victimes

Les gouvernements des principales routes migratoires d’Afrique du Nord, d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique centrale ont réaffirmé leur engagement à renforcer leur coopération dans la lutte contre la traite des êtres humains et à consolider les mécanismes de protection des victimes lors d’un Forum interrégional de haut niveau organisé par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) les 7 et 8 avril à Casablanca dans le cadre du Programme régional de développement et de protection (RDPP). Pendant deux jours, les acteurs politiques et opérationnels ont échangé les meilleures pratiques, les défis émergents, et ont exploré des pistes pour une coopération inter et intra-régionale plus efficace sur l’identification, l’assistance aux victimes et les solutions à long terme – ainsi que l’intersectionnalité de la traite des enfants et l’analyse des données étant les principaux thèmes transversaux. Le forum a favorisé avec succès les synergies entre les pays d’origine, de transit et de destination, en promouvant la coopération interrégionale sur l’identification, la protection et les mécanismes d’orientation des victimes. L’événement a permis de présenter le protocole d’accord signé entre le gouvernement du Maroc et le gouvernement de la Côte d’Ivoire, ainsi que le plan d’action bilatéral signé, d’une durée de deux ans renouvelable, pour favoriser la coopération transfrontalière en matière de lutte contre la traite des êtres humains entre les deux pays. Le plan d’action signé le 8 avril au ministère de la justice du Maroc et en présence de la délégation de la Côte d’Ivoire se concentre sur le renforcement de la coopération dans la lutte contre la traite des êtres humains par le biais d’activités conjointes de renforcement des capacités, d’échanges juridiques et d’une mise en œuvre coordonnée. De 2025 à 2026, les deux pays organiseront des ateliers techniques et des visites d’étude afin de partager leurs expériences en matière de collecte de données, de soutien aux victimes, de mécanismes d’orientation et de procédures normalisées. Ils échangeront également des législations nationales, des accords bilatéraux, des décisions de justice et du matériel de sensibilisation pour soutenir les droits des victimes. « Nous considérons les travaux de ce forum comme une opportunité de concertation commune afin d’établir un réseau régional et une coopération bilatérale entre nos pays, nous permettant d’adopter des partenariats pratiques et d’échanger diverses expériences pour optimiser la protection des victimes dans les parcours migratoires et élaborer des recommandations », a déclaré M. Hicham Mellati, directeur des affaires pénales, des grâces et du suivi de la criminalité, et coordinateur de la Commission nationale de coordination des mesures de lutte et de prévention de la traite des êtres humains au Maroc. « L’Union européenne reste fermement engagée dans la lutte contre la traite des êtres humains sous toutes ses formes », a déclaré Mme Isabelle Wahedova, chargée de programme “Migration” à la délégation de l’Union européenne au Maroc. « Dans le cadre de notre travail au sein de l’UE et de nos actions extérieures, nous soutenons les approches centrées sur les victimes qui placent la dignité, la sécurité et les besoins des victimes au cœur de toutes les interventions. Nous croyons au renforcement des cadres juridiques et institutionnels, à l’amélioration de la coopération transfrontalière et au développement des capacités des acteurs de première ligne.» « La traite des êtres humains est une violation profonde de la dignité et des droits de l’homme. Ce forum nous rappelle que derrière chaque statistique se cache une personne, souvent isolée, ignorée et ayant besoin d’une protection coordonnée. En renforçant la coopération régionale et les voies d’orientation, nous ne construisons pas seulement des systèmes, nous réaffirmons notre responsabilité collective de veiller à ce qu’aucune victime ne soit laissée pour compte », a déclaré M. Johann Barbé, chargé de programmes et chef adjoint de la mission de l’OIM au Maroc. Le forum a réuni 45 participants représentant les gouvernements d’Egypte, de Libye, de Mauritanie, du Maroc, du Niger, de Tunisie, de Côte d’Ivoire, des représentants de l’UE, de l’Union africaine, des organisations de la société civile et des organisations internationales, notamment le Fonds international d’urgence pour les enfants des Nations Unies (UNICEF), le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) et l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC). Les recommandations concrètes issues de l’événement seront mises en œuvre dans le cadre du RDPP afin de poursuivre et d’optimiser les efforts à long terme pour une coopération collective et interrégionale visant à mettre fin à la traite des êtres humains et à aider les victimes le long des routes migratoires d’Afrique du Nord. Le forum a été rendu possible grâce à la phase VI du RDPP NA, financée par l’Union européenne, via la Direction générale des migrations et des affaires intérieures et le ministère italien de l’Intérieur – Département des libertés civiles et de l’immigration. OIM
Lancement de la chaîne de télévision CNB, la première dédiée à l’Afrique du Nord et au Grand Maghreb

CNB, la première chaîne de télévision familiale, généraliste et de divertissement dans la région Nord-Afrique et Maghrébine, annonce qu’elle commence la diffusion en langue Arabe dès le premier jour du mois du Ramadan. La chaîne de télévision « présente une programmation exclusive afin de mettre en avant un contenu innovant et diversifié qui répond aux attentes des téléspectateurs de toute la région, notamment le Maroc, la Mauritanie, l’Algérie, la Tunisie, la Libye et l’Egypte », a-t-elle indiqué dans un communiqué. Selon la même source, la nouvelle chaîne s’appuie sur une vision éditoriale créative et innovante, qui prend en considération les spécificités de chaque pays de la région. CNB se veut une plateforme généraliste, qui englobe le divertissement, la culture et un contenu familial couvrant les intérêts de tous les membres de la famille. Il est à noter que la programmation de la chaîne comprend un ensemble diversifié de programmes de divertissement et de shows exclusifs, dont des magazines, caméra cachée, plateaux sportifs, ainsi que des émissions destinées à la femme, la cuisine et la santé, a-t-on en outre annoncé. En plus de productions dramatiques et comiques de qualité avec la participation d’une élite d’acteurs, CNB attire également des acteurs de médias et des artistes de renom venant de l’Afrique du Nord pour conduire ses différents programmes, en exposant et traitant des sujets intéressants et innovants, afin d’enrichir la scène médiatique dans la région. Enfin, la diffusion de CNB sera disponible dans la région de l’Afrique du Nord et du Grand Maghreb sur les satellites Nilesat et Eutelsat sur la fréquence 12645 Horizontale, FEC 7/8 et un taux de symbole 27500. Patricia Engali
Les exportations de Moscou vers l’Afrique du Nord en forte hausse : +31 % en 2024

Les exportations industrielles de la ville de Moscou vers l’Afrique du Nord ont connu une croissance spectaculaire de 31 % entre janvier et août 2024. Cette dynamique, portée par les produits médicaux et pharmaceutiques, illustre le renforcement des relations économiques avec cette région et partenaire clé. Les exportations industrielles de Moscou vers les pays d’Afrique du Nord ont bondi de 31 % au cours des huit premiers mois de 2024, selon Maxime Liksoutov, adjoint au maire de Moscou chargé des transports et de l’industrie. Cette augmentation reflète la capacité des fabricants moscovites à s’adapter aux évolutions du marché mondial et à élargir leurs partenariats économiques dans des régions stratégiques. «Conformément aux instructions de Sergueï Sobianine [maire de Moscou], nous favorisons activement le développement des relations commerciales et économiques avec les pays amis. Grâce à ce soutien, nos industriels ont doublé leurs exportations de produits… Lire la suite sur RT en français
HWPL célèbre 10 ans de paix mondiale : L’Afrique du Nord au cœur des commémorations

L’organisation internationale HWPL marque une décennie d’engagement pour la paix avec des célébrations dans 122 pays. L’Afrique du Nord se joint à cet élan, démontrant l’impact croissant du mouvement dans la région et son rôle crucial dans la promotion de l’harmonie mondiale. Depuis le 18 septembre 2024, le 10e anniversaire du Sommet mondial pour la paix d’HWPL est célébré en Corée du Sud et à travers le monde. Sous le thème « Créer une communauté mondiale pour la paix à travers la collaboration régionale », cet événement commémore une décennie d’engagement des dirigeants et des citoyens pour la paix, tout en élaborant des stratégies futures. Heavenly Culture, World Peace, Restoration of Light (HWPL), ONG internationale affiliée à l’ECOSOC des Nations Unies, compte aujourd’hui 500 000 membres dans 170 pays et collabore avec 1 014 organisations dans 105 pays. Le 26 septembre 2024, une diffusion spéciale via Zoom a rassemblé 41 personnalités influentes de Tunisie, d’Algérie et du Maroc, prolongeant les célébrations mondiales. Le président d’HWPL, Man-hee Lee, a prononcé un discours percutant sur l’unité religieuse et la paix mondiale : « La division des religions a été à l’origine d’énormes pertes en vies humaines. Les religions doivent prendre l’initiative du dialogue et de la compréhension. Nous devons travailler ensemble pour créer un monde de paix et le laisser en héritage aux générations futures. C’est ainsi que nous accomplissons notre mission de lumière qui apporte la vie au village planétaire. Ce n’est que par l’amour et la paix que le monde peut devenir un. » Mme El-Khadiri, présente pour la première fois à un événement HWPL, a exprimé son soutien enthousiaste à la mission de l’organisation. Elle a déclaré : « Les efforts de HWPL pour promouvoir la paix mondiale sont admirables. J’encourage vivement le public à se joindre à HWPL dans cette noble cause. Il est crucial d’inclure la Palestine dans nos réflexions sur la paix globale, soulignant la nécessité d’une approche inclusive dans la résolution des conflits internationaux. » À la fin de l’événement, M. Bouithy a partagé une réflexion profonde : « J’admire beaucoup le président de HWPL. En tant que chef religieux et vétéran de guerre, il a vécu des expériences uniques. C’est impressionnant de voir comment il utilise ces expériences pour travailler à la paix dans le monde. Son parcours et ses efforts pour la paix sont vraiment inspirants. J’invite tout le monde à contribuer aux activités de HWPL. C’est une occasion pour nous tous de participer à cette noble cause pour la paix mondiale. » Les témoignages de Hafsa Draoui du Maroc et de M. SAVADOGO du Mali ont apporté une perspective africaine cruciale. Ils ont partagé leurs expériences transformatrices suite à leur formation au sein de l’organisation, soulignant l’acquisition de compétences précieuses et la mise en œuvre d’actions concrètes dans leurs pays respectifs. Hafsa Draoui a notamment déclaré : « La formation HWPL m’a donné les outils pour devenir un véritable agent de changement dans ma communauté. J’ai pu mettre en place des initiatives locales qui ont un impact réel sur la promotion de la paix. » SAVADOGO a ajouté : « Grâce à HWPL, j’ai compris que la paix n’est pas seulement un concept abstrait, mais quelque chose que nous pouvons activement construire au quotidien. Cette expérience a renforcé ma détermination à œuvrer pour la paix au Mali et au-delà. » Ce 10e anniversaire marque non seulement une célébration, mais aussi le lancement d’initiatives novatrices en Afrique du Nord. HWPL s’apprête à déployer une série de programmes visant à mobiliser une nouvelle génération de bâtisseurs de paix, notamment des ateliers de formation, des forums de dialogue interreligieux et des projets communautaires. Le 10e anniversaire du Sommet mondial pour la paix d’HWPL représente une opportunité unique de participer à un mouvement global pour la paix. Que vous soyez leader communautaire, activiste ou citoyen concerné, votre contribution est essentielle pour façonner un monde plus harmonieux.
Le Système panafricain de paiement et de règlement (PAPSS) étend sa présence en Afrique du Nord avec l’adhésion de la Banque Centrale de Tunisie comme que treizième membre
Le Système panafricain de paiement et de règlement (PAPSS) est heureux d’annoncer l’entrée de la Banque centrale de Tunisie (BCT) dans son réseau en tant que treizième banque centrale membre, renforçant ainsi son engagement à promouvoir des services de paiement transfrontaliers fluides et à améliorer l’intégration financière à travers le continent africain. Le PAPSS, conçu par la Banque Africaine d’Import-Export (Afreximbank) en collaboration avec l’Union africaine et le Secrétariat de la ZLECAf, facilite le règlement en temps réel des échanges et des paiements intra-africains, en monnaies africaines, sur l’ensemble du continent. En réunissant les banques centrales de toute l’Afrique, le PAPSS cherche à résoudre les problèmes que rencontrent les entreprises et les particuliers africains pour accéder à des services de paiement transfrontaliers efficaces et rentables. L’adhésion de la Banque centrale de Tunisie au PAPSS témoigne de sa détermination à promouvoir la croissance économique et le développement dans le pays et dans la région. Cette collaboration à valeur ajoutée permettra aux entreprises et aux citoyens tunisiens de bénéficier d’une meilleure efficacité des paiements, d’une réduction des coûts de transaction et d’un plus grand nombre d’opportunités de commerce et de paiement dans le cadre d’échanges avec d’autres pays africains. Commentant cette réalisation historique, S.E. M. Marouane El Abassi, Gouverneur de la Banque centrale de Tunisie a déclaré que l’inclusion de la BCT dans le système PAPSS démontre l’engagement du pays en faveur de l’intégration régionale dans le continent africain au niveau économique et financier. Il a ajouté que cette initiative soutient les efforts du gouvernement, déployés par le ministère du Commerce, pour intégrer la Tunisie dans la ZLECAf. En 2022, la BCT a également rejoint le Système interarabe de paiement et de règlement (BUNA), dans la continuité de son engagement en faveur des priorités stratégiques du pays. Par ailleurs, M. El Abassi a appelé les banques et la Poste à adhérer à ce mécanisme alternatif efficace et rentable pour mieux accompagner les opérateurs économiques tunisiens dans leurs transactions à travers le continent africain. Il a souligné l’importance d’ouvrir de nouvelles opportunités commerciales avec l’Afrique et d’élargir la présence de la Tunisie sur ce marché prometteur. Pour sa part, Mme Ben Rejeb, Ministre du Commerce et du Développement des exportations, a souligné l’importance de rejoindre une plateforme qui peut faciliter l’intégration dans le secteur formel, améliorer les exportations intra-africaines et réduire les coûts de transaction et les délais de traitement. « Nous sommes ravis d’accueillir la Banque centrale de Tunisie dans le réseau PAPSS en tant que première banque centrale à rejoindre le système dans la région de l’Afrique du Nord », a déclaré le Dr George Elombi, Vice-président exécutif d’Afreximbank. « Le Système panafricain de paiement et de règlement (PAPSS) continue d’attirer de plus en plus de pays et nous constatons une confiance accrue parmi les Africains en leurs propres capacités et leur potentiel pour impulser le développement du continent par leurs propres initiatives. Au niveau d’Afreximbank, nous sommes convaincus que le PAPSS révolutionnera le paysage des paiements en Afrique, pour le plus grand bénéfice de nos populations. Nous exprimons notre sincère gratitude à la Banque centrale de Tunisie pour sa confiance et sa décision de rejoindre le réseau PAPSS, étant donné que celle-ci représente une étape importante vers la réalisation de nos objectifs communs ». Le Directeur Général du PAPSS M. Mike Ogbalu III. a abondé dans le même sens que Dr Elombi, soulignant l’importance de l’adhésion de la Banque centrale de Tunisie au PAPSS. « Nous sommes ravis d’accueillir la Banque centrale de Tunisie en tant que treizième membre et première banque centrale d’Afrique du Nord. Leur adhésion met en évidence la reconnaissance croissante du rôle transformateur du PAPSS dans la simplification des paiements transfrontaliers sur le continent. Le PAPSS continue d’élargir sa base de membres et nous sommes encouragés par l’engagement des banques centrales à faciliter les flux commerciaux et d’investissement en Afrique. Cela représente un autre jalon vers la réalisation de nos aspirations collectives pour un marché africain intégré ». La Banque centrale de Tunisie a décidé de rejoindre le PAPSS selon le modèle de règlement bancaire commercial introduit l’année dernière lors des Assemblées annuelles d’Afreximbank à Accra, au Ghana. En adoptant ce modèle, la BCT préservera ses réserves de devises et favorisera l’utilisation du Dinar tunisien pour les paiements transfrontaliers avec le reste de l’Afrique. Cette décision stratégique augmentera sans aucun doute la valeur de sa monnaie dans un avenir proche et réduira de manière considérable sa dépendance à l’égard des devises étrangères. Avec cette adhésion de la BCT, les banques commerciales tunisiennes peuvent désormais entamer leur processus d’intégration au système PAPSS. L’équipe d’experts du PAPSS est pleinement préparée à assister et accompagner les banques tunisiennes dans le succès de ce processus. Lancé il y a deux ans, le PAPSS n’a cessé d’étendre sa présence en Afrique, s’implantant désormais dans quatre régions. Son réseau comprend 13 banques centrales, dont 6 dans la zone monétaire de l’Afrique de l’Ouest (ZMAO) (Nigeria, Ghana, Guinée, Gambie, Libéria et Sierra Leone), 3 en Afrique de l’Est (Kenya, Rwanda et Djibouti), 3 en Afrique de l’Est (Kenya, Rwanda et Djibouti). Afrique australe (Zimbabwe, Zambie et Malawi) et 1 en Afrique du Nord (Tunisie). En outre, davantage de banques centrales rejoignent la plateforme tout au long de l’année en cours.
Les envois de fonds des migrants à destination du Moyen-Orient et Afrique du Nord continuent de chuter

Les remises migratoires vers les pays du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord continuent de baisser, a annoncé récemment la Banque mondiale. L’analyse de l’évolution des données suggère un recul d’environ 5,3%, selon les estimations de la dernière note d’information sur les migrations et le développement publiée par l’institution financière internationale. En effet, d’après l’institution de Bretton Woods, « les envois de fonds des migrants à destination du Moyen-Orient et Afrique du Nord poursuivent leur tendance à la baisse et devraient s’établir à 61 milliards de dollars en 2023 ». La baisse des remises migratoires « est imputable principalement à une chute des flux vers l’Égypte, où un écart important entre le taux de change officiel et le marché parallèle s’est probablement traduit par la non-comptabilisation d’une grande partie des transferts d’argent », a-t-elle expliqué. L’organisation basée à Washington affirme cependant que «la hausse des envois de fonds vers les pays du Maghreb a en partie compensé cette baisse», précisant que les frais d’envoi pour un montant de 200 dollars s’élevaient à 5,9% en moyenne au deuxième trimestre de 2023. Elle assure par ailleurs que « les remises migratoires vers le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord devraient renouer avec une croissance de 2,1% en 2024, à la faveur du redressement anticipé des flux vers l’Égypte». A l’échelle internationale, les envois de fonds vers les pays à revenu faible et intermédiaire auraient augmenté de 3,8% en 2023. Ils marquent ainsi le pas par rapport aux fortes hausses enregistrées ces deux dernières années, a fait remarquer la Banque mondiale dans sa note alertant sur le risque d’une baisse des revenus réels des migrants en 2024 dans un contexte mondial marqué par l’inflation et de faibles perspectives de croissance économique. La résilience des marchés du travail dans les économies avancées et les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) ayant préservé la capacité des migrants à envoyer des fonds dans leur pays d’origine, les envois de fonds vers les pays à revenu faible et intermédiaire auraient alors atteint 669 milliards de dollars en 2023, selon l’institution. Poursuivant son analyse de l’évolution des envois de fonds au niveau des régions de destination, la Banque mondiale rapporte « une hausse des remises migratoires vers l’Amérique latine et les Caraïbes (8 %), l’Asie du Sud (7,2 %), l’Asie de l’Est et le Pacifique (3 %), et l’Afrique subsaharienne (1,9 %) ». Les transferts d’argent vers l’Europe et Asie centrale ont de leur côté fléchi de 1,4%, alors qu’elles avaient connu un boom de plus de 18 % en 2022, a-t-elle noté. Selon la note d’information de l’institution, les Etats-Unis restent la principale source d’envois de fonds des migrants citant comme principaux pays bénéficiaires cette année : l’Inde (125 milliards de dollars), le Mexique (67 milliards de dollars), la Chine (50 milliards de dollars), les Philippines (40 milliards de dollars) et l’Égypte (24 milliards de dollars). La même source ajoute que « les pays dans lesquels le poids des remises migratoires en pourcentage du produit intérieur brut (PIB) est particulièrement élevé – signe de l’importance de la contribution de ces fonds au financement des déficits du compte courant et des finances publiques – sont le Tadjikistan (48% du PIB), les Tonga (41%), le Samoa (32%), le Liban (28%) et le Nicaragua (27%). Enfin, tenant compte des tendances à la baisse de l’activité économique mondiale, la Banque mondiale s’attend à ce que la croissance des transferts d’argent vers les pays à revenu faible et intermédiaire ralentisse encore en 2024. Selon les projections de l’organisation, elle devrait s’établir à 3,1% en raison du ralentissement de la croissance économique et de l’essoufflement des marchés de l’emploi dans plusieurs pays à revenu élevé. A en croire l’institution, « la volatilité des prix du pétrole et des taux de change, ainsi qu’un coup de frein plus marqué que prévu dans les économies à revenu élevé sont autant de risques susceptibles de dégrader ces prévisions ». Alain Bouithy