Speak Up Africa stimule l’implication des entreprises privées pour intensifier les efforts visant à éradiquer le paludisme en Afrique

En marge de l’Africa CEO Forum, Speak Up Africa, en partenariat avec le Partenariat RBM, l’Alliance des leaders africains contre le paludisme (ALMA) et Malaria No More UK, a lancé le chapitre francophone de sa campagne « Changez l’histoire » et dévoilé un nouveau rapport, « Changez l’histoire, sauvez des vies : le rôle du secteur privé dans l’éradication du paludisme »… La campagne vise à amplifier les voix des femmes et des filles et à mobiliser le secteur privé africain pour accélérer l’élimination du paludisme. Avec la 8ème reconstitution des ressources du Fond mondial à venir et l’augmentation des déficits de financement, 2025 représente un moment critique pour débloquer de nouvelles ressources et accroître l’impact. « C’est le moment de co-investir pour l’impact, parce que quand le secteur privé africain prend les devants, le monde y prête attention », a déclaré le Dr Michael Adekunle Charles, Directeur du Partenariat RBM pour mettre fin au paludisme. « Le Fond mondial a sauvé des millions de vies et renforcé les systèmes de santé. Vos investissements peuvent maintenant préserver à la fois la résilience économique et la santé publique. » Le rapport qui l’accompagne invite les entreprises à : · Fournir un soutien direct ou en nature aux efforts nationaux de lutte contre le paludisme · Canaliser les ressources vers la 8e reconstitution des ressources du Fonds mondial · Rejoindre les conseils de lutte contre le paludisme pour promouvoir une approche de plaidoyer multisectorielle et la mobilisation de ressources · Investir dans le nouveau Fonds Voix EssentiELLEs pour l’élimination du paludisme qui est axé sur les efforts menés par les femmes et les communautés. Le secteur privé est un acteur clé « L’Afrique doit mener une lutte audacieuse contre le paludisme et le secteur privé est un partenaire essentiel dans cette mission », a déclaré Joy Phumaphi, Secrétaire exécutive de l’ALMA et Présidente du Conseil d’administration du Partenariat RBM pour en finir avec le paludisme. « En rejoignant les Conseils et Fonds pour l’élimination du paludisme et en investissant dans des solutions portées par les communautés, les entreprises peuvent mettre à profit leur expertise pour innover et mobiliser les ressources nécessaires pour avoir un réel impact, sauver des vies, dynamiser les économies et parvenir à un avenir sans paludisme. » Lancé lors de l’événement, le Fonds Voix EssentiELLEs pour l’élimination du paludisme vise à mobiliser 4 millions de dollars d’ici 2030 pour soutenir le financement flexible du paludisme pour les femmes et les filles, ainsi que des activités de plaidoyer régionales alignées sur les priorités nationales. « Pour éviter de perdre des années de progrès dans la lutte contre le paludisme, il est urgent de penser et mettre en oeuvre de nouvelles sources de financement diversifiées », a déclaré Pierre N’gou Dimba, Ministre de la Santé, de l’Hygiène Publique et de la Couverture Maladie Universelle de Côte d’Ivoire. « Le secteur privé a un intérêt direct dans l’élimination du paludisme. Des communautés saines mènent à des économies prospères ». Les femmes et les filles continuent de porter le plus lourd fardeau du paludisme, mais restent sous-représentées dans la prise de décisions et le financement. « Investir dans les femmes et les filles accélère le développement. Les femmes leaders renforcent les communautés, stimulent l’innovation et aident à sortir les familles de la pauvreté. Et nous savons que pour chaque dollar investi dans la lutte contre le paludisme, nous obtenons jusqu’à 60 dollars de rendement économique. Les communautés sans paludisme ne sont pas seulement plus saines, elles sont aussi plus résilientes, productives et rentables », a déclaré Yacine Djibo, Directrice Exécutive de Speak Up Africa. Le paludisme est aussi une barrière économique Une étude de 2024 a révélé que la réduction de 90 % de l’incidence du paludisme d’ici 2030 pourrait accroître le PIB du continent de 126,9 milliards de dollars. Le paludisme n’est pas seulement un problème de santé, c’est aussi une barrière économique qui affaiblit la productivité, pousse les ménages à dépenser et entrave la croissance. Dans le cadre du travail continu de Speak Up Africa avec le secteur privé, l’organisation a signé un protocole d’accord avec Canal+ Côte d’Ivoire et le Programme National de Lutte contre le Paludisme. L’accord est ancré dans une collaboration qui dure depuis cinq ans entre Speak Up Africa et le groupe Canal+, qui a contribué plus de 1,5 million de dollars en temps d’antenne et en nature. « Par le biais de notre plateforme, nous sommes fiers de sensibiliser et de contribuer à la lutte contre le paludisme », a déclaré Adama Koné, Directeur Général de Canal+ Côte d’Ivoire. « Avec Speak Up Africa et ses partenaires, nous sommes déterminés à changer la donne pour mettre fin au paludisme en Afrique. » Wilfrid Lawilla D /Speak Up Africa
Women In Business Annual Leadership Meeting 2019 : L’Innovation et la Technologie au Cœur des Débats

Prolongeant l’engagement de l’AFRICA CEO FORUM en faveur du leadership féminin, le Women in Business Annual Leadership Meeting repose sur une conviction forte : les dirigeantes africaines sont un levier de transformation puissant du continent. Organisé pour la première fois en juillet 2018 à Paris, l’événement a rassemblé plus de 150 femmes parmi les plus influentes du secteur privé africain avec, à la clé, la naissance du Women in Business Network, le premier réseau féminin d’influence panafricain. A l’heure où une minorité de femmes africaines occupent des postes de décisions dans la science et l’innovation, la deuxième édition du Women in Business Annual Leadership Meeting placera au centre des discussions l’impact des nouvelles technologies dans le monde des affaires et la place des femmes dans le domaine scientifique et des technologies. Intelligence artificielle, robotisation, internet des objets : miser sur la science est essentiel pour accélérer la croissance et répondre aux nombreux besoins du continent, dans des domaines aussi variés que l’agriculture, la santé, l’énergie ou la finance. 250 cheffes d’entreprises et d’institutions publiques africaines, dirigeantes de multinationales et de cabinets de conseil actifs en Afrique débattront de ces sujets au cours de conférences interactives. Pendant deux jours, elles échangeront également lors de masterclasses inspirantes et d’ateliers pratiques avec pour objectif de développer leurs capacités de leadership. Parmi les dirigeantes africaines de haut niveau attendues pour prendre part aux débats : Elisabeth Medou Badang, porte-parole et directeur zone MEA, Orange ; Cathia Lawson-Hall, Directrice des institutions financières pour l’Afrique, Société Générale ; Lucy Quist, Co-fondatrice, Women Network ; Toyin Sanni, P-dg, Emerging Africa Group ; Anta Babacar Ngom, DG, SEDIMA ; Habiba Laklalech, DG adjointe, Royal Air Maroc ; Nadia Fettah, DG, Saham Finances ; Ibukun Awosika, Présidente, First Bank PLC ; Massogbé Touré, Présidente, SITA ; Françoise Remarck, PCA, Canal + Côte d’Ivoire ou encore Martine Coffi-Studer, PCA, Bolloré Côte d’Ivoire. AMA
Le Président du Zimbabwe Emmerson Mnangagwa depuis l’Africa CEO forum: « laissez l’Afrique évoluer »
(AMA)- Abidjan-La relance des économies et la construction des institutions sont des défis auxquels font face tous les pays africains. Le Président du Zimbabwe Emmerson Mnangagwa, et Olusegun Obasanjo, ancien Président du Nigeria ont, lors du panel organisé par Africa CEO forum sur le thème : ,Les leaders face à l’Histoire, partagé leurs expériences pour la croissance durable et inclusive de l’Afrique en général et de leurs pays en particulier. Le problème de l’Afrique « c’est l’échec du leadership », selon Emmerson Mnangagwa, Président du Zimbabwe. « Au plan géographique, mon pays est loin du Nigéria mais cela n’a pas empêché celui-ci de nous apporter son aide quand nous en avions eu besoin. C’est cette vision que nous leaders africains devrions partager : L’entraide. L’Afrique doit apprendre à gérer ses difficultés elle-même et cela part de l’équilibre entre le leadership et les institutions», a-t-il souligné. L’exécutif le législatif et le judiciaire pour lui, doivent être indépendants. Chacun doit exécuter en toute liberté et en toute transparence sa mission mais jouer un rôle complémentaire. La croissance durable et inclusive recherchée par les pays africains n’est possible que si la société civile et la classe politique fonctionnent sans interférence. « Nous avons des organisations civiles qui viennent dans nos pays pour soutenir nos populations en construisant des écoles, des centres de santé. C’est leur rôle et nous saluons cela. Ce que nous n’acceptons pas, c’est que celles-ci s’ingèrent dans notre politique. Vous ne pouvez pas venir de l’extérieur et nous dire qui nous devons mettre à la tête de notre pays, penser la politique à notre place. Il faut laisser l’Afrique évoluer », a-t-il martelé. Le Zimbabwe a entamé sa relance économique par la mise en place d’un processus de réforme agraire qui a permis à 367 familles d’avoir accès aux terres. « Nous essayons de faire un état des lieux avant de lancer des reformes. Mais nous avons commencé la redistribution des terres. C’était l’un des problèmes majeurs à résoudre au Zimbabwe. Aujourd’hui, nous avons besoin d’une structure pour la lutte contre la famine et la pauvreté. Pour l’heure, nous donnons les moyens à nos agriculteurs pour qu’ils puissent améliorer et augmenter les productions. La déficience alimentaire va être comblée grâce à ce système », a indiqué le Président Emmerson Mnangagwa qui a par ailleurs annoncé accorder une place de choix aux femmes et aux jeunes dans les prises de décision nationale. L’ancien président du Nigéria, Olusegun Obasanjoa signifié lors de son intervention sur la lutte contre la corruption qu’il faut respecter un principe. Celui d’avoir des institutions fortes et un leadership adéquat. « C’est bien d’avoir une loi qui met en place une institution forte. Mais il faut avoir les hommes qui vont avec, des personnes de référence. Si non nous n’arrivons au bout de notre mission. Nos objectifs ne seront jamais atteints », a-t-il relevé. Une exportation rentable, une discrimination positive en faveur des femmes et des jeunes favoriseront aussi le succès de cette relance économique désirée par tous. C’est à la suite de ces mots que le Directeur de publication de Jeune Afrique Média Group, Marwane Ben Yhamed a mis fin à la sixième édition de l’Africa CEO forum.