Ilan Benhaim, de MFounders à QVIDMP, la preuve par l’investissement

Entrepreneur et investisseur, Ilan Benhaim incarne depuis plusieurs années une approche structurée et disciplinée de l’investissement entrepreneurial au Maroc. Cette expertise, matérialisée par les performances du club deal MFounders, trouve une exposition supplémentaire à travers sa participation pour la troisième fois à la nouvelle saison de l’émission Qui va investir dans mon projet ?diffusée depuis le 20 janvier sur la chaine 2M. Fondé par Ilan Benhaim en juillet 2024, MFounders s’est imposé comme un acteur structurant de l’investissement early stage, en fédérant une communauté internationale d’entrepreneurs et d’investisseurs issus de la diaspora marocaine. L’ambition n’est pas uniquement financière. Elle repose sur un modèle combinant capital, expertise opérationnelle, mentorat et gouvernance, avec une exigence élevée sur la qualité des projets accompagnés. Les résultats observés en 2025 traduisent cette approche. En une année, MFounders a finalisé sept opérations d’investissement représentant 1,65 million d’euros, tout en structurant un process rigoureux de sélection, d’analyse et de décision. Ce cadre méthodologique, fondé sur des comités d’investissement hebdomadaires et une phase de dé-risking approfondie, distingue MFounders des logiques spéculatives encore répandues dans l’écosystème. C’est précisément cette posture que l’émission Qui va investir dans mon projet ? donne à voir. En tant que jury, Ilan Benhaim n’y joue pas un rôle de commentateur, mais celui d’un investisseur confronté à des décisions réelles, cohérentes avec les standards appliqués au sein de MFounders. Les critères analysés à l’écran sont les mêmes que ceux mobilisés dans les comités d’investissement du club deal : clarté du modèle économique, taille du marché, crédibilité des projections, solidité des équipes fondatrices et capacité d’exécution. Au-delà de la visibilité médiatique, l’émission agit comme un prolongement naturel du travail mené par MFounders sur le terrain dans l’écosystème marocain. Certaines startups issues du programme bénéficient d’un accompagnement complémentaire via des dispositifs de bridge ou de mentoring, prolongeant l’exposition télévisuelle par un engagement concret dans la durée destiné à les mener vers d’autres levées de fonds structurantes. Parallèlement, Ilan Benhaim préside Endeavor Maroc, où il contribue à l’accompagnement de scale-ups marocaines à fort impact. Il intervient également comme business angel à travers sa holding personnelle IBP, dans une logique cohérente avec les principes appliqués au sein de MFounders. La participation d’Ilan Benhaim à Qui va investir dans mon projet ? ne constitue donc pas une fin en soi. Elle s’inscrit dans une trajectoire plus large, celle d’un investisseur dont la crédibilité repose avant tout sur des résultats mesurables, des process éprouvés et une contribution concrète à la structuration de l’écosystème entrepreneurial marocain. Chiffres clés MFounders Performance 2025 Communauté Projection 2026
Maroc. Les représentations du handicap dans les médias sont stéréotypées, simplistes voire sensationnalistes

Les médias jouent un rôle primordial dans la perception du handicap par le grand public, influençant ainsi les attitudes et les comportements de la société dans son ensemble. Cependant, trop souvent, les représentations du handicap dans les médias sont stéréotypées, simplistes voire sensationnalistes, présentant les Personnes en situation de handicap (PSH) comme des « victimes », des « pauvres », des « indigents » ou des « héros », portant atteinte à la perception juste et respectueuse de ces personnes et contribuant à leur stigmatisation et exclusion de la société. Pour traiter cette problématique, le Comité Parité et Diversité de 2M a organisé jeudi 16 mai une conférence-débat sur « la représentation du handicap dans les contenus médiatiques ». Cette rencontre visait à analyser de manière critique la représentation du handicap dans les médias au Maroc et à identifier les voies et bonnes pratiques pour unereprésentation plus juste des PSH dans les médias. Cette rencontre a connu la participation d’Abderrahmane El Moudni, activiste associatif dans le domaine des droits des PSH et le développement inclusif ; Selma Benhamza, directrice du pôle autonomie au sein de l’Amicale des Handicapés ; Bouchra Amraoui, cheffe de division protection des droits des PSH et lutte contre les discriminations au CNDH et Idir Ouguindi, acteur associatif et militant en faveur des droits des PSH. Dans son intervention, Abderrahmane El Moudni a indiqué que « la présence des PSH dans les médias au Maroc est encore presque inexistante. Toutefois, cette année, nous avons pu voir, durant Ramadan, une PSH, l’acteur Zizou, dans un vrai rôle dans la série télévisée Bnat Lahdid ». Selma Benhamza a déclaré pour sa part que la représentation médiatique du handicap affecte les PSH, mais aussi la société entière. « Nous sommes souvent confrontés à des PSH qui s’identifient au stéréotype de la victime et viennent nous voir pour de l’assistanat, même lorsque nous avons une proposition d’emploi pour elles, de même qu’à des entreprises qui, à cause des stéréotypes, refusent de recruter des PSH », a t-elle confié. Intervenant sur les défis auxquels sont confrontées les PSH dans l’accès aux médias et leur intégration dans les contenus médiatiques, Bouchra Amraoui a souligné que « les PSH sont des citoyens marocains à part entière avec des droits et des obligations. Toutefois, le problème se situe au niveau de l’effectivité des lois visant leur inclusion dans la société ». Idir Ouguindi a enfin relevé qu’une famille sur 4 est concernée par le handicap au Maroc et a appelé les médias « à éviter une image extraordinaire ou misérabiliste des PSH dans leurs contenus, mais à présenter ces personnes en tant que citoyens à part entière ». Cette conférence s’inscrit dans le cadre des « Débats du Jeudi », un cycle de conférences-débats organisés dans le cadre des actions du Comité Parité et Diversité de 2M en faveur de la lutte contre les discriminations et la promotion de l’égalité femme-homme dans les médias. À propos du Comité Parité et Diversité 2MCréé en 2013 à l’initiative de la Direction Générale de 2M, le Comité Parité – devenu Comité Parité et Diversité – a pour mission d’œuvrer pour la parité et l’égalité femmes-hommes, de promouvoir la diversité et le respect de la dignité de la personne, ainsi que de lutter contre toute forme de discrimination. Après avoir réalisé un état des lieux de l’image de la femme dans les médias, il a présenté, le 8 mars 2014, la Charte 2M pour la valorisation de l’image de la femme. En 2020, il a présenté la Charte 2M pour le handicap et publié en 2022, le Manuel pratique de lutte contre les discriminations dans les médias.
Comité Parité et Diversité de 2M: investir pour une meilleure prévention des violences faites aux femmes (Maroc)

Au Maroc, selon les statistiques du Haut-commissariat au Plan (HCP) de 2019, plus de 8 femmes et filles âgées de 15 à 74 ans sur 10 ont subi au moins une violence durant leur vie. Un fléau qui impacte leur santé physique et mentale, engendre des coûts économiques tant pour les victimes que pour la société, soit 2,85 milliards de DH en 2019 et auquel il faut davantage s’attaquer à la source par la prévention pour pouvoir l’éliminer. Pour aborder cette question, le Comité Parité et Diversité de 2M a organisé jeudi 14 décembre une conférence – débat sous le thème « Investir pour prévenir les violences faites aux femmes ». Cette rencontre, qui s’inscrit en étroite ligne avec les « 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes » de l’ONU, visait à sensibiliser sur l’importance de l’investissement pour une meilleure prévention des violences faites aux femmes. Elle a été marquée par la participation d’un parterre d’expert(e)s, à l’instar de Salma Tazi, Directrice de la direction de la femme au Ministère de la solidarité, de l’insertion sociale et de la famille; Bouchra Abdou, Directrice de l’Association Tahadi pour l’Egalité et la Citoyenneté (ATEC) ; Aymane Saidi, analyste des programmes à ONU Femmes Maroc et Ahmed Dahmani, Coordinateur du Collectif d’ONG pour la Budgétisation sensible au Genre. Dans son intervention, Salma Tazi a indiqué qu’ « aujourd’hui, le Ministère de la Solidarité, de l’Insertion sociale et de la famille agit sur les mutations sociales et sociétales à travers les 4P, à savoir la Prévention, la Protection, la Prise en charge, la Pénalisation, qui sont la clé pour lutter contre la violence faite aux femmes et pour inscrire dans le quotidien du Marocain et de la Marocaine que nous sommes tous égaux et qu’il faut absolument arrêter ces formes de violence ». De son côté, Bouchra Abdou a évoqué l’importance de financer les associations de prévention et de lutte contre les violences faites aux femmes et souligné que « le financement de ces associations implique d’accélérer l’octroi des fonds et subventions qui leur sont accordés et de simplifier les procédures pour leur permettre d’en bénéficier ». Intervenant sur l’impact socioéconomique des violences faites aux femmes, Aymane Saidi a relevé pour sa part que « l’accès à des comptes bancaires, l’accès au foncier, l’indépendance économique, l’accès à un travail décent sont importants pour permettre à la femme de pouvoir prévenir et échapper à des relations abusives et à des situations d’exploitation. » Quant à Ahmed Dahmani, il a plaidé en faveur de la budgétisation sensible au genre, une démarche « qui prend en compte les évolutions de la société, permet d’affecter les fonds tant aux hommes qu’aux femmes » et favorise un meilleur financement pour la prévention des violences faites aux femmes.À noter que cette conférence-débat s’inscrit dans le cadre des « Débats du Jeudi », un cycle de conférences-débats organisés dans le cadre des actions du Comité Parité et Diversité de 2M en faveur de la lutte contre les discriminations et la promotion de l’égalité femme-homme dans les médias. À propos du Comité Parité et Diversité 2MCréé en 2013 à l’initiative de la Direction Générale de 2M, le Comité Parité – devenu Comité Parité et Diversité – a pour mission d’œuvrer pour la parité et l’égalité femmes-hommes, de promouvoir la diversité et le respect de la dignité de la personne, ainsi que de lutter contre toute forme de discrimination. Après avoir réalisé un état des lieux de l’image de la femme dans les médias, il a présenté, le 8 mars 2014, la Charte 2M pour la valorisation de l’image de la femme. S’en est suivi des actions concrètes visant à améliorer la présence des femmes dans les médias, notamment la mise en ligne du site expertes.ma et Africawomenexperts.com et l’initiation d’ateliers de formation au profit des femmes expertes. Dans le cadre de sa politique de diversité, le Comité organise des conférences-débats sur divers sujets sociaux et apporte son soutien au Forum « Les Panafricaines ».
Maroc. « Al Moukhtafi » : Une série captivante qui mélange suspense et engagements féministes

ARTS. L’attente est enfin terminée pour les amateurs de séries à suspense qui cherchent leur prochain coup de cœur. « Al Moukhtafi, » une série événement, devait faire ses débuts sur la chaîne 2M hier, le jeudi 5 octobre, en prime time. Dirigée par la réalisatrice de renommée Zakia Tahiri, « Al Moukhtafi » est une série qui explore les zones grises de la condition humaine et les mystères de la grande bourgeoisie tout en apportant un regard critique sur les inégalités de genre. La série, qui promet une plongée intense et émotionnelle dans le monde complexe de la bourgeoisie marocaine, est plus qu’une simple histoire de secrets familiaux. C’est une exploration profonde des enjeux sociaux, des injustices, et un regard sur la condition des femmes dans notre société. La réalisatrice Zakia Tahiri explique son engagement : « J’ai envie de crier une certaine vérité, de dénoncer les injustices, dont les femmes sont victimes. Nous avons essayé d’apporter de la nuance sur certains personnages et de sortir d’une vision en noir et blanc. Tout le monde en prend pour son grade, les hommes comme les femmes. Et chacun trouve sa vérité. » La série met en avant un casting talentueux, dont Jihane Kidari dans le rôle de Zineb, une épouse qui découvre peu à peu les secrets de son mari. Tahra incarne Fatiha, une chirurgienne plastique au caractère bien trempé, tandis que Hajar Adnan donne vie à Siham, une célibataire en quête de l’amour absolu. Imene El Mechrafi interprète Ghita, une ex-championne de sprint qui vit l’enfer de la jalousie maladive de son mari. Portée par un casting talentueux et une équipe créative de premier plan, cette production exceptionnelle offre une expérience de visionnage inoubliable. La réalisatrice Zakia Tahiri continue : « J’aime raconter des histoires intimes. Les femmes de cette série s’interrogent sur leurs vies et leurs destins. À travers ces personnages, j’ai voulu raconter un moment de la vie des femmes au Maroc. Synopsis :La vie de Zineb est bouleversée par la disparition soudaine de son mari, Mehdi Amrani, journaliste à succès. Elle se perd en questions avec ses meilleures amies, Fatiha, chirurgienne esthétique, Siham, héritière au cœur d’artichaut, et Ghita, ex-sportive médaillée. Mehdi a-t-il été enlevé ? S’est-il suicidé ? A-t-il refait sa vie avec une autre femme, comme semble le penser l’inspecteur Mouradi, flic revanchard. En menant leur propre enquête, Zineb et ses trois amies s’enfoncent sans le savoir dans une longue descente aux enfers…
Maroc. Du nouveau et du rénové sur la chaîne 2M

TELEVISION. La Direction des magazines d’information et du documentaire de 2M renforce sa grille de programmes par de nouvelles émissions à partir de ce mois. « Il s’agit d’installer des nouveaux magazines de débat qui traitent de notre société, de son histoire et des courants qui la traversent », indique-elle dans un communiqué. La même source indique que « d’autres produits phare de la direction verront quelques ajustements avec comme objectif principal de satisfaire les attentes des téléspectateurs et leur aspiration à un espace médiatique qui traite, par l’image et le débat, leurs préoccupations et leurs attentes ». Ainsi, trois nouvelles émissions vont enrichir la grille de 2M : Pour ce qui est des produits déjà à l’antenne : En plus des rendez-vous de débat du mercredi, la Direction des magazines d’information et du documentaire de 2M produit des formats en images diffusés chaque jeudi en deuxième partie de soirée : Signalons que d’autres produits viendront enrichir la grille dans les prochains mois, comme l’a promis la Direction dans son communiqué.
Comité Parité et Diversité 2M: le harcèlement au travail creuse les inégalités au sein de la société

Dans le cadre du cycle des « Débats du Jeudi », le Comité Parité et Diversité de 2M a organisé, jeudi 22 juin dernier une conférence-débat sur le thème « Harcèlement au travail : dialoguer, agir, prévenir ». Le harcèlement au travail, un fléau dont les conséquences sont préoccupantes, mine les droits fondamentaux des individus et creuse les inégalités au sein de la société. Cette réalité insidieuse entraîne des répercussions dévastatrices sur la santé physique et mentale des victimes, perturbe la dynamique des équipes, entrave la productivité et impacte même l’économie. Toutefois, il est impératif de croire en la possibilité d’un changement et de reconnaître le rôle essentiel de chaque acteur concerné. Cette conférence-débat vise à établir une compréhension commune du harcèlement au travail, en explorant ses différentes manifestations, qu’il s’agisse de harcèlement sexuel, psychologique ou discriminatoire, en passant en revue les obligations légales et éthiques qui incombent aux employeurs, les droits et les recours des victimes, ainsi que les meilleures pratiques pour une gestion efficace des cas de harcèlement. Elle a connu la participation d’un parterre d’experts, notamment Ali Serhani, consultant en Recrutement & Directeur Associé d’un Cabinet de Conseil RH, Nesrine Roudane, avocate au barreau de Casablanca, le psychologue clinicien et psychothérapeute Réda Mhasni, ainsi que Myriem Noussairi, Spécialiste Programmes à ONU-Femmes Maroc. Pour Ali Serhani, la règle de base dans toute situation est d’entendre les deux parties. Il a rappelé que les notions de répétition et d’intention sont clés dans la définition du harcèlement au travail, qui peut être défini comme toute forme de pression qui se fait de manière répétitive avec un objectif malsain. Il a souligné que malgré le fait que l’emploi dans sa perception sociétale passe pour une denrée de plus en plus rare, il n’y a pas lieu de tolérer le harcèlement. Pour sa part, Réda Mhasni a énuméré les impacts et conséquences psychosociologiques du harcèlement au travail sur la victime, sur l’entreprise et le milieu de travail, puis sur la société. Selon lui, si l’on reconnaît déjà que l’on subit un harcèlement au travail, c’est que l’on est à moitié de chemin. Cette prise de conscience qu’on est dans une dynamique de harcèlement est le premier pas vers la prise d’action. Nesrine Roudane, quant à elle, a rebondi sur la prise de conscience qui amène à une prise de parole, tout en soulignant qu’il faut informer, former, et ensuite sanctionner. Elle confirme par ailleurs l’existence d’un cadre légal à cet égard, que ce soit en termes d’articles du Code de travail ou du Code pénal, un cadre qui reste pourtant moins étoffé que celui d’autres pays. Myriem Noussairi est revenue sur la définition donnée par l’Organisation Mondiale du Travail au harcèlement avant d’explorer les bonnes pratiques, les politiques internes et les programmes de formation qui favorisent la prévention du harcèlement et la création d’un climat de travail inclusif, égalitaire et respectueux de la diversité. Cette conférence-débat, comme susmentionné, s’inscrit dans le cadre des « Débats du Jeudi », un cycle de conférences-débats organisés dans le cadre des actions du Comité Parité et Diversité en faveur de la lutte contre les discriminations et la promotion de l’égalité femme-homme dans les médias. A propos du Comité Parité et Diversité de 2M. Créé en 2013 à l’initiative de la Direction Générale de 2M, le Comité Parité – devenu Comité Parité et Diversité – a pour mission d’œuvrer pour la parité et l’égalité femmes-hommes, de promouvoir la diversité et le respect de la dignité de la personne, ainsi que de lutter contre toute forme de discrimination. Après avoir réalisé un état des lieux de l’image de la femme dans les médias, il a présenté, le 8 mars 2014, la Charte 2M pour la valorisation de l’image de la femme. S’en est suivi des actions concrètes visant à améliorer la présence des femmes dans les médias, notamment la mise en ligne du site expertes.ma et l’initiation d’ateliers de formation au profit des femmes expertes. Dans le cadre de sa politique de diversité, le Comité organise des conférences-débats sur divers sujets sociaux, et apporte son soutien au Forum « Les Panafricaines ».
2M lance « Ana Bidaoui », la saga documentaire qui rend hommage à Casablanca

La chaîne d’Aïn Sebaâ rend hommage à la ville blanche à travers ses multiples épopées et ses mille et une facettes, une œuvre documentaire exceptionnelle intitulée « Ana Bidaoui – Les Mémoires de Casablanca ». Conçue et produite par 2M, avec Ali n’ Productions, cette expérience audiovisuelle inédite propose aux téléspectateurs quatre épisodes de 52 minutes qui racontent, de manière immersive, l’histoire de Casablanca, de sa genèse à nos jours. 2M a fait appel au réalisateur de « Casanegra », Nour-Eddine Lakhmari, pour apporter un regard cinématographique nouveau avec une création documentaire haut de gamme, programmée dans la case documentaire « Des Histoires et des Hommes » (H&H), chaque dimanche soir à 22h à partir du 4 juin prochain. Sur un scénario écrit et développé par Rita El Quessar, scénariste de fiction et documentariste expérimentée, la série s’adresse au plus large public. Offrant des images spectaculaires et des archives rares, elle est enrichie de nombreux témoignages qui délivrent des informations originales, divulguées parfois pour la première fois, sur la ville de Casablanca. En fil conducteur, le personnage du « voyageur » transportera le téléspectateur dans les différentes périodes de la ville, hors de ses sentiers battus, à la rencontre de son âme bouleversante et accueillante, de ses Hommes et Femmes qui font la fierté d’une ville aux mille et une facettes. « Grâce au film « Casablanca« avec Bogart et Bergman, le nom de cette ville fait partie de la mémoire collective et de l’imaginaire du monde entier. Mais quelle est au juste l’histoire de Casa et des Bidaouis? Une histoire fragmentée et parcellaire pour une ville multi séculaire qui, au fil du temps, n’a jamais cessé d’exercer son magnétisme. On dit même que toute personne qui passe une nuit à Casa, devient casaoui… même si on aime la détester. Comment ne pas raconter l’épopée de cette ville et de ses habitants? Depuis le lancement de notre case documentaire, « Des Histoires et des Hommes« , voilà 12 ans, notre désir est de Nous raconter, documenter notre histoire et révéler nos identités plurielles… Autant d’ingrédients qui font de « Ana Bidaoui« une partie de nous-mêmes. », a déclaré Reda Benjelloun, Directeur des Magazines d’Information et du Documentaire à 2M. Exposer l’autre Casablanca, la vivante, la bouleversante… L’objectif du documentaire est de raconter Casablanca comme elle ne l’a jamais été… « Ana Bidaoui » présente la saga de la ville blanche à travers les petites histoires dans la grande Histoire, en quatre périodes de la préhistoire jusqu‘au monde contemporain. Il s’agit aussi d’exposer la richesse et la diversité d’une ville chaotique, aux identités multiples et en perpétuel mouvement. Pour cela, le documentaire s’appuie sur de nombreux outils narratifs, dramatiques et de mise en scène captivants où l’approche humaniste, le réel et l’émotion sont omniprésents. « Ana Bidaoui » allie également un traitement innovant des images d’archives et des prises de vues exceptionnelles. « Ana Bidaoui » donne, par ailleurs, la parole à une palette d’experts aux regards divers qui raconteront les différents visages de cette ville cosmopolite, mais aussi à des habitants. Tous partageront leurs souvenirs et leur vision sur le patrimoine et l’évolution de Casablanca, capitale économique mais aussi cœur battant des faits sociaux, économiques et politiques, nationaux et internationaux qui ont construit la modernité marocaine. Parmi ces intervenants, on compte des architectes tels que Abderrahim Kassou et Karim Rouissi, des représentants d’associations, des habitants, de nombreux historiens, archéologues, oulémas, journalistes, cinéastes, économistes, écrivains, enseignants, etc. « Ana Bidaoui » traduit la politique volontariste de 2M axée autour du partage et du rayonnement du patrimoine matériel et immatériel du Maroc. A travers cette création documentaire, 2M réaffirme son rôle de producteur de contenus culturels innovants et de chaîne fédératrice qui « rassemble » autour des valeurs communes du « vivre-ensemble ».
Le Comité Parité et Diversité de 2M braque les projecteurs sur le fléau des violences sexuelles et sexistes dans la société marocaine

SOCIETE. Mineure de 11 ans au moment des faits et mère d’un enfant âgé d’un an et un mois à 12 ans aujourd’hui suite à des viols à répétition sous la menace, l’histoire de Sanaa ; qui est loin d’être un cas isolé, fait resurgir à la surface la question de la perception de la violence sexuelle et sexiste dans la société marocaine. Un sujet d’actualité qui a été discuté lors d’une conférence-débat organisée ce jeudi 04 mai 2023 au siège de 2M par le Comité Parité et Diversité de 2M. Ayant pour thème « comprendre la violence sexuelle et sexiste dans la société marocaine », cette conférence-débat a connu la participation d’un parterre d’experts, à l’instar de Abdessamad Dialmy, sociologue et consultant international en santé sexuelle, Ghizlane Mamouni, avocate, co-fondatrice de l’association Kif Mama Kif Baba, le psychosociologue et enseignant universitaire Mohssine Benzakour, ainsi que Chaimae Bentananat, créatrice de contenu à Jooj Media. Au cours de cette conférence-débat, Abdessamad Dialmy a indiqué que « le viol est le seul crime où la victime devient coupable ». Il a rappelé que c’est le moment de passer d’une définition restrictive telle que perçue culturellement par la société marocaine de par des paradigmes patriarcaux ou des misères et frustrations sexuelles, à une définition onusienne qui le décrit comme l’action d’envahir l’espace corporel de l’autre en usant de la force physique ou mentale dans un contexte coercitif. Pour sa part, Mohssine Benzakour a abordé les conséquences psychosociologiques des violences sexuelles et sexistes sur la victime qui souffre doublement, notamment de l’image qu’elle a de soi et de la perception de la société qui la rabaisse au lieu de l’accompagner et de l’aider à dépasser ses traumas. Ghizlane Mamouni, quant à elle, a passé en revue les textes de lois et législations relatives aux violences sexuelles ; des lois qu’elle qualifie de « pure cosmétique », puisque certains articles et textes viennent neutraliser d’autres mesures prévues par la loi. Chaimae Bentananat a de son côté, évoqué des exemples de contribution des réseaux sociaux à la prise de conscience et à la destruction des tabous ; par le biais de mots et de notions « que nous n’apprenons que sur les réseaux sociaux, mais pas à l’école ou à l’université », à l’instar du mansplaining et du victim blaming. À noter que cette conférence-débat s’inscrit dans le cadre des « Débats du Jeudi », un cycle de conférences-débats organisés dans le cadre des actions du Comité Parité et Diversité de 2M en faveur de la lutte contre les discriminations et la promotion de l’égalité femme-homme dans les médias. A propos du Comité Parité et Diversité de 2M : Créé en 2013 à l’initiative de la Direction Générale de 2M, le Comité Parité et Diversité a pour mission d’œuvrer pour la parité et l’égalité femmes-hommes, de promouvoir la diversité et le respect de la dignité de la personne, ainsi que de lutter contre toute forme de discrimination. Après avoir réalisé un état des lieux de l’image de la femme dans les médias, il a présenté, le 8 mars 2014, la Charte 2M pour la valorisation de l’image de la femme.