Le Printemps Musical des Alizés fait son grand retour à Essaouira pour sa 22e édition

Du 30 avril au 3 mai 2026, Essaouira vibrera au rythme de la 22ᵉ édition du Festival Printemps Musical des Alizés, placée sous le signe du « Dialogue ». Durant quatre jours, la musique de chambre s’invitera dans les plus beaux écrins de la cité, à travers une programmation de douze concerts, tous offerts au public, réunissant des artistes de renommée internationale aux côtés des musiciens de l’Orchestre Philharmonique du Maroc. Dans la musique de chambre, forme reine du festival, le dialogue est essence : un regard échangé, une phrase musicale reprise, une tension qui se résout dans l’harmonie collective. Chaque concert devient ainsi un espace vivant de conversation, ce thème du dialogue se déclinera sous multiples formes : dialogue entre générations d’artistes, entre traditions musicales, entre œuvres du répertoire et créations contemporaines. Il invitera également le public à entrer dans cette conversation, à devenir partie prenante de cette expérience sensible, où écouter devient un acte de partage. Un rendez-vous à ne pas manquer. Le Festival Printemps Musical des Alizés est organisé par la Fondation Ténor pour la Culture et l’Association Essaouira Mogador, avec le soutien de groupe AFMA, OCP, Bank Of Africa, Office National Marocain du Tourisme, Al Omrane, Fondation BMCI, Royal Air Maroc, Audi Maroc et le Ministère de la Culture.
Chine-Afrique : un forum de réflextion en Tunisie met en avant le potentiel de la coopération

Le potentiel de la coopération Chine-Afrique a été mis en avant par des chercheurs tunisiens et chinois lors de la 22e édition du Forum de réflexion Chine-Afrique tenu samedi à l’Institut supérieur des Langues de Tunis (ISLT) de l’Université de Cathage. Le forum, sous le thème « Approfondir la coopération sino-africaine pour mener le processus de modernisation du Sud global », est co-organisé par l’ISLT et l’Institut Chine-Afrique de l’Académie Chinoise des Sciences Sociales (CASS), représenté par une délégation dirigée par Zhou Yunfan, vice-présidente de l’Institut Chine-Afrique. « La Chine, tout comme la Tunisie et son continent, l’Afrique, partagent une histoire parfaitement semblable fondée sur le pardon, la paix, l’amitié mutuelle, le respect et l’interculturalité, dans le respect de la diversité », a expliqué à Xinhua Hichem Messaoudi, directeur de l’ISLT. Le directeur de l’ISLT a ajouté que son institut restera toujours un portail pour concrétiser, approfondir, booster la coopération entre la Tunisie et la Chine, et aussi entre l’Afrique, la Chine et le monde arabe. Pour Houda Hazami, professeur de l’Institut supérieur de management de la Tunisie, le modèle chinois demeure un exemple à suivre pour les pays du Sud. L’initiative Ceinture et la Route constitue une opportunité en or pour la Tunisie, un pays qui a parié depuis 2011 sur l’ouverture sur de nouveaux horizons économiques émergents et prometteurs afin de diversifier ses ressources de financement et de batir de nouveaux partenariats plus équilibrés, a-t-elle déclaré, dans son intervention au forum, auquel nombreux d’étudiants tunisiens et chinois ont pris part. La Tunisie avait signé en juillet 2018 l’accord d’intégrer l’initiative de Ceinture et la Route et, en septembre de la même année des accords pour réaliser trois mégaprojets dans le sud du pays, un pont mobile dans l’île de Djerba, le réaménagement du Pôle économique et commercial de Zarzis et une ligne ferroviaire reliant les eux provinces de Gabes et Medenine. Avec plusieurs canaux de financement et d’accès à cette initiative, notamment la Banque asiatique d’investissement pour les infrastructures, la Banque africaine de développement (BAD) ou encore le Fonds de la Route de la soie, le Fonds de développement Chine-Afrique et le fonds de co-investissement Chine-UE, la Tunisie « pourrait profiter du modèle chinois dans plusieurs vecteurs de croissance à forte valeur ajoutée, en particulier l’instrument de la Route de la Soie numérique, l’infrastructure numérique, la sécurité cybernétique, la gouvernance numérique et les cités numériques, la formation professionnelle et l’éducation, a counclu la chercheurs tunisienne. Zhou Yunfan, vice-présidente de l’Institut Chine-Afrique a rappelé que le dernier sommet du Forum sur la coopération sino-africaine (FOCAC), tenu à Pékin du 4 au 6 septembre 2024, a défini dix actions de partenariat pour approfondir la coopération sino-africaine et faire avancer la modernisation des pays du Sud. « A cet égard, les institutions de recherche et les groupes de réflexion ont un rôle unique à jouer dans le renforcement de l’apprentissage mutuel entre les civilisations, le partage d’expériences de gouvernance, ainsi que dans l’apport d’un soutien intellectuel dans le processus d’élaboration des politiques », a-t-elle poursuivi. Selon elle, l’Institut Chine-Afrique a organisé une série de séminaires et de conférences internationales, en plus de 50 projets de recherche collaborative sino-africaine. « Nous sommes également ouverts à l’accueil de chercheurs africains pour faire des recherches en Chine », a déclaré Mme Zhou. Xinhua