Maroc/ Capital-investissement : Cap sur 5 à 6 milliards de dirhams de levées annuelles d’ici 2030

Pour maximiser l’impact du capital-investissement sur l’économie marocaine, et atteindre un volume de 5 à 6 milliards de dirhams levés annuellement, l’étude présentée vendredi 30 dernier par l’Association marocaine des investisseurs en capital (AMIC), en partenariat avec Strategy&, propose une feuille de route ambitieuse articulée autour de trois axes prioritaires. Consacré à l’enclenchement d’un cercle vertueux, le premier axe «vise à dynamiser l’investissement marocain en portant à 70% la part des institutionnels marocains dans les levées de fonds, tout en élargissant la base d’investisseurs via la mobilisation des family offices», souligne le document ajoutant qu’il s’agit également de faire émerger les champions de l’industrie de demain, en soutenant des entreprises à fort potentiel de croissance. Plaidant pour un renforcement de la compétitivité du Royaume, le deuxième axe cherche à accroître l’attractivité de la place marocaine pour les investisseurs internationaux », ont indiqué Hassan Laaziri et Jonathan Le Henry, respectivement président de l’AMIC et Partner chez Strategy& (l’entité de conseil en stratégie de PwC), Head de la région du Maghreb. Cet axe vise notamment à favoriser l’internationalisation des entreprises marocaines via des partenariats et des relais de croissance à l’étranger, ont-ils précisé. Bâti sur un nouveau dialogue public-privé, le troisième axe appelle à institutionnaliser le développement du capital-investissement à travers un nouveau dialogue public-privé dont l’AMIC serait le catalyseur, a-t-on expliqué. Renforcer la création de valeur au sein des entreprises et répondre aux grands enjeux socio-économiques du pays, telle est la double contribution visée par cette stratégie. Concrètement, sur le plan micro-économique, il est question de renforcer la performance des entreprises en agissant sur des leviers clés (amélioration de la gouvernance, émergence de champions nationaux, et diffusion des pratiques ESG, essentielles pour bâtir une compétitivité durable). Sur le plan macro-économique, l’objectif est «de soutenir la création d’emplois, le développement des compétences, et la stimulation de l’innovation — autant de piliers d’une transformation structurelle », a-t-on expliqué. Comme l’a déclaré Hassan Laaziri, «notre ambition est claire : faire du Private Equity un pilier stratégique du Maroc de demain, au service de la création de valeur, de l’inclusion économique et de la souveraineté nationale. » Alain Bouithy
Mission 300 : le Sommet africain de l’énergie concrétise les efforts visant à raccorder 300 millions d’Africains à l’électricité d’ici 2030

Dans une initiative audacieuse pour répondre à la crise énergétique persistante de l’Afrique, le Groupe de la Banque mondiale et le Groupe de la Banque africaine de développement organiseront un Sommet africain de l’énergie les 27 et 28 janvier pour faire avancer un plan ambitieux visant à fournir de l’électricité à 300 millions d’Africains d’ici 2030. Ce sommet, qui se tiendra à Dar es Salaam, en Tanzanie, réunira 13 chefs d’État africains, des partenaires internationaux, des organismes philanthropiques et des dirigeants du secteur privé pour faire avancer la Mission 300 — une initiative novatrice visant à élargir l’accès à l’énergie et à accélérer la transition vers une énergie propre sur le continent. « L’heure est venue d’agir », a déclaré Franz Drees-Gross, directeur régional pour l’infrastructure, Afrique de l’Ouest et centrale, à la Banque mondiale. « Mission 300 ne représente pas seulement un objectif ambitieux, c’est un mouvement… nous créons un impact durable qui alimentera la croissance de l’Afrique et permettra à des millions de personnes d’accéder aux services essentiels fournis par l’électricité », a indiqué jeudi M. Drees-Gross aux journalistes lors d’une conférence de presse. Le Groupe de la Banque mondiale et le Groupe de la Banque africaine de développement ont lancé cette initiative en avril 2024 dans le cadre d’une collaboration sans précédent, aux côtés d’autres partenaires mondiaux, afin de combler le déficit persistant d’accès à l’énergie en Afrique, en tirant parti de technologies et de financements innovants. Près de 600 millions d’Africains, n’ont pas accès à l’électricité, représentant 83 % de la population mondiale privée d’électricité. « Le sommet à venir dévoilera de nouvelles initiatives visant à stimuler la mobilisation des ressources nationales et à encourager le commerce transfrontalier afin de répartir les risques et d’accroître le financement de l’accès à l’énergie », s’est félicité Wale Shonibare, directeur de la Banque africaine de développement chargé des solutions financières, de la politique et de la régulation de l’énergie, dans son allocution d’ouverture. L’Alliance mondiale pour l’énergie au service des populations et de la planète (GEAPP) et la Fondation Rockefeller ont d’ores et déjà engagé 10 millions de dollars pour créer un mécanisme d’assistance technique destiné à soutenir des projets dans le domaine de l’électricité dans 11 pays africains. « Ce qui différencie cette initiative de ce que les institutions ont fait par le passé, c’est l’approche « tout le monde met la main à la pâte » avec de nombreuses institutions travaillant main dans la main pour mettre en œuvre ce programme ambitieux », a expliqué Sarvesh Suri, directeur régional de la Société financière internationale chargé de l’industrie pour les infrastructures et les ressources naturelles en Afrique. Principaux résultats attendus du Sommet africain de l’énergie Le sommet s’achèvera sur la signature de la Déclaration de Dar es Salaam sur l’énergie, dans laquelle les gouvernements africains s’engagent à accélérer l’accès à l’énergie, à promouvoir l’adoption des énergies renouvelables et à attirer les investissements privés. Treize pays pilotes, dont le Nigéria, la République démocratique du Congo et la Côte d’Ivoire, s’engageront à mener des réformes dans cinq domaines clés : la production d’électricité à faible coût, l’intégration énergétique régionale, l’amélioration de l’accès à l’énergie, la promotion des investissements privés et le renforcement des services publics. Les institutions financières, telles que la Société financière internationale, devraient présenter de nouveaux véhicules d’investissement et des initiatives de financement pour soutenir le rôle du secteur privé dans la promotion des solutions d’énergie renouvelable distribuée. La réunion de deux jours mettra également en lumière les succès du secteur de l’énergie dans certains pays, établira une alliance des acteurs du secteur pour accélérer les investissements dans les infrastructures énergétiques et renforcera la planification régionale de l’énergie, les échanges commerciaux et les cadres politiques pour soutenir la mise en œuvre du Plan directeur continental et du Marché unique africain de l’électricité. La stratégie de Mission 300 englobe à la fois le développement du réseau traditionnel et des solutions innovantes hors réseau pour atteindre les communautés reculées. Le programme donnera la priorité aux modèles de financement durables et relèvera des défis cruciaux tels que les asymétries de devises dans le financement des projets. Daniel Schroth, directeur des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique à la Banque africaine de développement, a souligné l’urgence de la mise en œuvre. « Il y a urgence, car 2030 est dans cinq ans à peine, et nous devons fournir, non pas des raccordements prévus, mais des raccordements réels à 300 millions de personnes d’ici 2030. » Le sommet devrait attirer plus de 1 000 participants de toute l’Afrique et du monde entier, marquant une étape cruciale dans le parcours du continent vers l’accès universel à l’énergie.
Un nouveau partenariat vise à connecter 300 millions d’Africains à l’électricité d’ici 2030

Le Groupe de la Banque mondiale et le Groupe de la Banque africaine de développement s’associent dans le cadre d’un effort ambitieux visant à fournir un accès à l’électricité à 300 millions de personnes en Afrique d’ici 2030. Le Groupe de la Banque mondiale s’emploiera à raccorder 250 millions de personnes à l’électricité par le biais de systèmes d’énergie renouvelable décentralisés ou de réseaux de distribution. Le Groupe de la Banque africaine de développement soutiendra 50 millions de personnes supplémentaires. L’accès à l’électricité est un droit humain fondamental qui sous-tend tout effort de développement réussi. Actuellement 600 millions d’Africains n’ont pas accès à l’électricité, ce qui crée des obstacles de taille en matière de soins de santé, d’éducation, de productivité, d’inclusion numérique ainsi que de création d’emplois. « L’accès à l’électricité est le fondement de tout développement. Il s’agit d’un ingrédient essentiel à la croissance économique et à la création d’emplois à grande échelle. Notre aspiration ne se réalisera qu’avec un partenariat et de l’ambition. Nous aurons besoin de l’action politique des gouvernements, de financements de banques multilatérales de développement et d’investissements du secteur privé », a déclaré Ajay Banga, président du Groupe de la Banque mondiale. Ce partenariat témoigne de la détermination du Groupe de la Banque mondiale et du Groupe de la Banque africaine de développement à faire preuve de plus d’audace pour mieux relever l’un des défis les plus pressants de l’Afrique. Cette initiative est la manifestation la plus récente de l’engagement du Groupe de la Banque mondiale à s’orienter davantage vers l’impact et aussi le résultat d’un plan de travail concerté visant à mettre en place une meilleure banque. Elle est soutenue par une constellation de programmes énergétiques régionaux qui seront désormais alignés sur cet objectif commun. Pour que le Groupe de la Banque mondiale puisse connecter 250 millions de personnes, 30 milliards de dollars d’investissements publics seront nécessaires, notamment par l’intermédiaire de l’Association internationale de développement (IDA), l’institution en charge des dons et des prêts concessionnels aux pays à faible revenu, qui jouera un rôle essentiel. En outre, les gouvernements devront mettre en place des politiques pour attirer l’investissement privé et réformer les services publics afin qu’ils soient financièrement sains et efficaces grâce à des mécanismes tarifaires protégeant les pauvres. Le raccordement de 250 millions de personnes à l’électricité présenterait des opportunités d’investissement pour le secteur privé dans les énergies renouvelables réparties, d’un montant de 9 milliards de dollars pour ce seul secteur. Par ailleurs, cette initiative offrirait des opportunités considérables d’investissements privés dans les énergies renouvelables connectées au réseau, indispensables pour alimenter la croissance des économies.
Maroc : Coupe du monde 2030

La Coupe du Monde 2030 est au cœur des préoccupations, avec une promesse significative faite au Maroc par la Confédération Africaine de Football (CAF) lors de l’annonce de l’attribution de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2025 au pays. Patrice Motsepe, président de la CAF, a révélé des informations importantes concernant la candidature du Maroc pour l’événement de 2030. Lors de la désignation officielle du Maroc en tant que pays hôte de la CAN 2025, Patrice Motsepe a exprimé sa fierté envers le champion d’Afrique de 1976. Il a également clarifié la position de la CAF à l’égard de la candidature conjointe du Maroc avec l’Espagne et le Portugal pour la Coupe du Monde 2030. Le dirigeant sud-africain a annoncé un soutien total de l’instance dirigeante du football africain envers le Maroc, la seule nation africaine à avoir atteint les demi-finales de la Coupe du Monde, en 2022. Il a souligné l’importance majeure de cette candidature pour l’Afrique, en mettant en avant l’idée que l’organisation de la Coupe du Monde 2030 au Maroc établirait un lien essentiel entre l’Afrique et l’Europe. Cette initiative est considérée comme une étape cruciale dans le développement du football au Maroc et en Afrique. L’objectif principal est d’apporter un soutien solide au Maroc dans sa démarche de candidature conjointe avec l’Espagne et le Portugal, a affirmé le dirigeant de 61 ans, sans équivoque. Les 54 votes de l’Afrique vont tous en faveur du Maroc. Le Sud-Africain a affirmé que cette décision unanime avait été prise dans le but d’assurer une action collective du continent africain. Il a également mentionné sa participation aux discussions avec l’Europe et exprimé son optimisme quant au succès de l’Afrique, avec le Maroc en tant que représentant de leur candidature. Il est important de rappeler que bien que la CAF puisse donner des recommandations, chaque fédération africaine sera libre de voter pour le candidat de son choix lors de l’élection prévue en décembre 2024, où le trio méditerranéen affrontera le quatuor sud-américain composé de l’Argentine, du Chili, du Paraguay et de l’Uruguay. Ces déclarations devraient apporter du réconfort aux responsables et aux supporters marocains, en particulier après la déception de 2018. À cette époque, lors du vote pour désigner le pays hôte de la Coupe du Monde 2026, le Maroc n’avait obtenu que 46 voix sur les 53 provenant du continent africain. Cela avait contribué à la large victoire de l’initiative « United 2026 » formée par le trio nord-américain des États-Unis, du Canada et du Mexique. Ya Willy.
Les femmes africaines appellent à des mesures concrètes en faveur de l’égalité des sexes d’ici 2030

La République Démocratique du Congo (RDC), présidente en exercice de l’Union Africaine (UA), a accueilli hier, en partenariat avec ONU Femmes, une conférence de haut niveau pour placer l’égalité des sexes en tête de l’agenda de l’Union Africaine. Organisée sous le haut patronage de Son Excellence M. Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, Président de la République Démocratique du Congo et Président en exercice de l’Union Africaine (UA), la conférence a vu la participation de plusieurs hauts responsables gouvernementaux. Son objectif était de définir un cadre pour l’égalité entre les hommes et les femmes en Afrique au cours de la prochaine décennie. Elle s’est tenue sous l’égide du Forum Génération Égalité qui aura lieu à Paris (France), du 30 juin au 2 juillet 2021. Reconnaissant les défis spécifiques liés à l’égalité des sexes en Afrique, cette conférence de Kinshasa a aussi rassemblé des filles et des femmes leaders représentant tout le continent sous le thème « 2021-2030 : l’égalité des sexes pour l’Afrique ». Les principaux sujets de discussion abordés lors de la conférence comprennent : l’autonomisation financière des femmes, les mouvements et le leadership féministes, la santé, les droits sexuels et reproductifs, la paix et la sécurité, le genre et le changement climatique, les violences basées sur le genre et le leadership des jeunes. Son Excellence, le Président Félix-Antoine Tshisekedi, a déclaré : « Dans le cadre de son accession à la Présidence du Bureau de l’Union Africaine, la République Démocratique du Congo a fait de l’union des peuples la pierre angulaire de son action continentale. Nous devons accentuer la poursuite des efforts consentis jusqu’ici dans la réalisation des objectifs continentaux de développement inscrits dans l’Agenda 2063. Cette thématique portée par la République Démocratique du Congo entend, entre autres, contribuer à la reconnaissance du rôle moteur de développement que jouent les femmes et les filles dans nos sociétés. En effet, en Afrique et en République Démocratique du Congo particulièrement, les femmes font montre d’une grande résilience pour surmonter les plus grands défis sécuritaires et sanitaires auxquels certains de nos pays font face aujourd’hui. » La ministre du Genre, de la Famille et des Enfants de la République Démocratique du Congo, Mme Gisèle Ndaya a ajouté : « Je suis honorée d’être ici aujourd’hui pour accompagner cette activité qui est portée par le Président Félix-Antoine Tshisekedi, pour que l’égalité des sexes deviennent une réalité en Afrique en général et en RDC en particulier. En tant que Ministre du Genre, de la Famille et des Enfants, je me joins à cela et je crois fermement que c’est un pari que nous allons gagner pour arriver à la représentation dans toutes les institutions. » Julienne Lusenge, directrice exécutive du Fonds Pour les Femmes Congolaises et membre du Panel chargé d’accompagner la RDC à la présidence de l’Union Africaine pour l’exercice 2021/2022, a déclaré : « La pandémie de COVID-19 a attiré l’attention sur les profondes inégalités en Afrique qui perpétuent et maintiennent les disparités omniprésentes entre les sexes. Les femmes continuent d’être touchées de manière disproportionnée par les mesures contre la COVID-19. Il en résulte une augmentation des incidences des violences basées sur le genre, un accès réduit aux services de santé essentiels, et une réduction globale des progrès réalisés en matière de santé des femmes dans le monde. Avec les dirigeants Africains, nous avons aujourd’hui une occasion unique de nous mobiliser et de chercher des solutions sexo-spécifiques à cette crise sanitaire et économique mondiale. Il nous faut maintenant aider la région à atteindre les objectifs mondiaux sur le plan de la parité, de l’économie et de la santé.» Les organisateurs de la conférence publieront une déclaration exposant une vision de l’égalité des sexes en Afrique, assortie d’un ensemble d’importantes recommandations et mesures à prendre pour assurer leur réalisation d’ici 2030. La Déclaration de Kinshasa, qui vise à faire entendre la voix des femmes Africaines sur l’égalité des sexes, sera partagée par Son Excellence M. Félix-Antoine Tshisekedi, Président de la République Démocratique du Congo, lors du Forum Génération Égalité de Paris.