2013- Edo Ganga 80 Ans.

2013- Edo Ganga 80 Ans.

27 Octobre 1933 – 27 Octobre 2013 En avant pour les 80 ans d’Edo Ganga – Edo Ganga nommé conseiller au Ministère de la Culture et des Arts La famille musicale congolaise sur les deux rives du fleuve Congo fêtera cette année, avec beaucoup d’éclat les 80 ans de l’inamovible chanteur Edo Ganga, l’un des meilleurs de la musique congolaise de tous les temps. Et comme un bonheur n’arrive jamais seul, nous avions appris avec beaucoup de joie, la nomination d’Edo Ganga au poste de Conseiller artistique (arts scéniques) au Ministère de la Culture et des Arts. Et oui ! Mieux vaut tard que jamais. Honneur à Jean-Claude Gakosso Ministre de la culture et des arts, pour cette bonne initiative. Edo le mérite bien amplement, pour avoir animé avec beaucoup de brio plusieurs organisations culturelles et syndicales. Edouard Ganga « Edo », un géant de la rumba venu du Negro Jazz de Brazzaville Le grand « Edo » est bien ce chanteur ténor d’une originalité exceptionnelle, qui est parvenu à créer un univers extraordinairement lyrique, où comme dans les grandes œuvres superbement structurées se sont mêlés avec beaucoup d’harmonies des arrangements constamment inspirés. Dans sa recherche un peu folle d’une musique universelle et d’un art qui parle à tous. Edo avait intégré à son chant les musiques populaires qui lui semblaient le mieux opérer au premier degré : celles qui font danser. Ses chefs d’œuvres enregistrées aux éditions Loningisa entre 1956-1958 sont aujourd’hui des véritables classiques. Edo Ganga Successeur de Lando « Rossignol » dans l’OK Jazz Dès sa présence dans l’OK Jazz le 27 Décembre 1956, Edo Ganga s’est attiré une réputation de chanteur de charme, par son élégante tenue sur scène et surtout par son timbre vocal, qui se révèle d’une grande ferveur pour le successeur de Philippe Lando « Rossignol » qui depuis la création de l’OK Jazz, le 6 Juin 1956 a chanté en duo avec Vicky Longomba. Qui est Ganga Edo ? Né sous le signe du scorpion, le 27 octobre 1933 à Léopoldville (alors Congo Belge), il fait des brillantes études à la célèbre école professionnelle de Brazzaville (aujourd’hui Lycée du 1er Mai) où il en sort en 1953 avec un CAP de menuiserie industrielle. Edo, il faut le noter côtoyait déjà à cette époque des grands musiciens kinois dont il en était fervent admirateur, notamment Joseph Kabaselle. En effet, Edo qui savait si bien jouer à la percussion, va participer comme percussionniste à l’enregistrement en 1953 au studio Opika de la célèbre chanson « Para Fifi ». Un concours de circonstance, car Antoine Kaya « De Puissant » percussionniste titulaire était absent. En 1954, Edo Ganga rentre dans le monde du travail, comme dessinateur-traceur dans une industrie de bois au port de Mpila. à Brazzaville. Parallèlement, il donne le meilleur de lui-même dans la pratique du Football au Racing Club de Brazzaville sous la licence de la FIFA. Mais, c’est en musique qu’Edo Ganga manifeste le plus grand goût. Il s’essaie déjà à la composition et se confirme à la chanson dans laquelle on retiendra surtout le lyrisme chaleureux et plein d’élégance. 1954 – Année des grands enjeux – Naissance du Negro Jazz. L’année 1954 est très déterminante et riche en évènements. Edo manifeste peu d’enthousiasme pour son premier emploi industriel, au point où il le quitte pour accepter un travail de bureau à la Société pétrolière SHELL de Brazzaville. C’est à ce moment qu’il rencontre les guitaristes Joseph Kaba et Nino Malapet (qui n’embauche pas encore le saxo). Une rencontre extrêmement fructueuse, car les trois musiciens plus le chanteur Bienvenu Beniamino (journaliste) vont effectuer le déplacement aux éditions Ngoma à Léopoldville (Kinshasa) pour l’enregistrement de deux disques sous l’appellation d’ATOMIC Jazz, dont les chansons « Vivita » d’Edo Ganga, « Wapi Gigi » et « Atomic Jazz » de Nino Malapet et « Vergina mabé » de Joseph Kaba obtiennent un succès mérité. Cette petite formation a constitué en son temps, l’embryon de l’orchestre NEGRO JAZZ de Brazzaville qui voit le jour dans la même année. C’est-à-dire en 1954 au dancing-bar « Chez Faignond ». La navette Brazzaville – Kinshasa. Toujours en 1954, et après avoir démissionné de la société SHELL, Edo partage désormais son activité entre Léopoldville où il a obtenu un nouvel emploi à la société Métallo, et Brazzaville où il occupe une place éminente dans l’orchestre Negro Jazz qui en Janvier 1955 – sous la houlette du musicien et impresario Henri BOWANE – quitte Brazzaville pour s’installer à Kinshasa où il a l’occasion de perpétuer sa forme de musique que nombre de mélomanes kinois aimaient déjà profondément. L’Orchestre Negro Jazz s’impose à Kinshasa. Depuis lors le Negro Jazz s’est imposé à Kinshasa où sa renommée est devenue grande et sa musique riche en intensité rythmique. Ce qui lui vaudra un contrat de production avec Samuel Ebongue, propriétaire camerounais du mythique bar-dancing kinois « Air France ». A cette satisfaction pour Edo Ganga de voir le Negro Jazz installé à Kinshasa, s’ajoute celle d’un autre emploi obtenu à Sarma Congo Kinshasa au détriment de la Société Métallo. En fait, Edo Ganga est parvenu depuis 1953 à évoluer cumulativement dans les entreprises commerciales et dans la musique d’orchestre. Dissolution du Negro Jazz – OK Jazz Nouvelle formule. Au cours du deuxième semestre 1956, le Negro Jazz – qui a perdu Essous depuis 1955 au profit des éditions Loningisa, puis l’OK jazz – se disloque sous la direction de Guy Léon Fylla. Edo Ganga, Célestin Kouka, Nino Malapet et autres retournent à Brazzaville.. Le 27 décembre 1956, Essous, Pandi, Lando « Rossignol », claquent la porte à l’OK Jazz, pour rejoindre Henri Bowane aux éditions Esengo et former en Janvier 1957, l’orchestre Rock-A-Mambo. Le vide laissé par eux oblige le producteur grec de l’OK Jazz aux éditions Loningisa, (Papadimitriou) de faire appel à Edo Ganga, Célestin Kouka et Nino Malapet, pour renflouer la formation de l’OK Jazz qui présente sa nouvelle formation au cours du mémorable concert du 31 Décembre 1956