Joao Martins Pereira : Construire une vision commune et un avenir partagé pour les jeunes à travers le monde

INTERVIEWS. A l’occasion de la tenue du 2ème Congrès international du Réseau Mena-Latina, qui a pris fin hier à Tanger (Maroc), « Pagesafrik.com/Libé » s’est entretenu avec Joao Martins Pereira, président des jeunes socialistes européens. Ce Congrès, organisé à l’initiative de l’USFP en partenariat avec le Réseau Mena-Latina, a connu la participation de représentants d’organisations internationales et de personnalités politiques des quatre coins du monde. Pagesafrik.com/Libe : Vous avez participé au deuxième congrès du Réseau MENA-Latina organisé ici à Tanger. Qu’est-ce qui a motivé votre présence à cet événement ? Joao Martins Pereira : En tant que président des Jeunes socialistes européens, il est important pour nous d’être présents dans ce type de rencontre et de réseaux qui permettent de mettre en contact et en perspective un certain nombre de combats entre plusieurs régions du monde. Et donc, en tant que Jeunes socialistes européens, nous souhaitons accompagner ce mouvement, apporter notre point de vue, mais surtout nous inspirer des échanges et des discussions entre les composantes d’Amérique latine et de la région MENA. Nous entretenons déjà de nombreux liens entre l’Europe et ces régions, et il est essentiel pour nous de nourrir ces relations et contacts. Ce congrès a rassemblé des organisations venues d’Afrique, du Moyen-Orient, d’Europe et d’Amérique latine. Selon vous, que peut apporter cette convergence politique à l’échelle internationale ? Pour nous, c’est quelque chose de majeur. Nous sommes socialistes et sociaux-démocrates et l’internationalisme fait partie intégrante de notre ADN. Il est donc essentiel de développer ce type de relations, de réseaux et de moments de rencontre. Ces espaces permettent de travailler ensemble afin de trouver des solutions communes aux problèmes internationaux. Ils permettent également à la famille socialiste mondiale d’élaborer des réponses partagées face aux grands enjeux de notre époque, notamment face à une extrême droite qui, elle aussi, s’internationalise et dispose de moyens importants. Il est donc vital pour nous de renforcer ces connexions afin de pouvoir, au final, améliorer concrètement la vie des populations et apporter des réponses rapides et efficaces aux défis auxquels elles sont confrontées partout dans le monde. Les conflits armés et les voies de la paix figuraient parmi les thèmes au cœur des discussions de ce congrès. Quel rôle les forces progressistes peuvent-elles jouer dans un monde marqué par les tensions géopolitiques ? Notre force réside justement dans cette dimension internationaliste dans notre combat. Nous ne sommes pas dans une logique d’opposition entre « eux » et « nous ». Lorsqu’il y a des conflits, nous savons qu’il existe des relais démocratiques et progressistes sur les terrains et territoires concernés. C’est une force que d’autres mouvements politiques n’ont peut-être pas à l’échelle mondiale. Cette capacité de dialogue et de coopération constitue un atout important de notre famille politique Notre rôle consiste à favoriser les rencontres entre ces forces progressistes au niveau national afin de prévenir les conflits, mais aussi d’apporter des réponses lorsqu’ils existent déjà. Nous devons incarner une alternative face à ceux qui promeuvent la guerre, les tensions et les logiques nationalistes. La question des migrations était également au cœur des débats. Quelles solutions solidaires et réalistes peuvent émerger de cette discussion entre les différentes régions ? La perspective européenne est particulièrement toute importante dans ce débat, car la question migratoire occupe aujourd’hui une place centrale dans le débat public en Europe. Cependant, il ne faut pas oublier que cette problématique concerne d’abord les pays d’origine, notamment en Afrique et en Amérique latine. Ce sont des personnes qui quittent leur territoire et leurs racines dans l’espoir de trouver une meilleure vie ailleurs. Je pense que la véritable réponse consiste à créer les conditions permettant à chacun de vivre dignement dans son pays, en sécurité et avec des perspectives d’avenir. Cela suppose une véritable solidarité internationale. Malheureusement, aujourd’hui, les financements destinés à cette solidarité sont fragilisés, aussi bien du côté des pays du Nord que des institutions internationales. Il est donc nécessaire de réactiver ces mécanismes de financement, dans la transparence, afin de montrer à quoi ils servent, de soutenir le développement et d’éviter que des personnes soient contraintes de quitter leur pays, parfois au risque de tomber dans des réseaux de trafic ou de vivre des situations dramatiques. Notre rôle consiste à créer des conditions de vie meilleures dans les pays partenaires d’Afrique et d’Amérique latine dans l’intérêt de l’Europe. Cela permet de construire des relations économiques, culturelles et humaines équilibrées, tout en évitant la fuite des cerveaux et le départ massif de la jeunesse. La jeunesse et les mutations du monde constituent un autre axe de réflexion. Comment les mouvements progressistes peuvent-ils mieux mobiliser les jeunes aujourd’hui ? A votre niveau, par exemple, avez-vous engagé des réflexions dans ce sens ? Oui, bien sûr. Les Jeunes socialistes européens sont une organisation dite «parapluie» qui regroupe des organisations nationales de jeunesse. Notre rôle consiste justement à favoriser les rencontres, les échanges et les débats afin de construire une dynamique commune. L’objectif est que les combats internationalistes soient portés simultanément en Europe, en Afrique, en Amérique latine et ailleurs dans le monde, avec un discours et une ambition partagés. Bien sûr, nous devons apporter des solutions aux problèmes hérités des générations précédentes, mais la jeunesse doit surtout construire son propre avenir, avec les jeunes du monde entier. Elle a cette force particulière : celle de regarder vers l’avenir. Propos recueillis par Alain Bouithy
Galaxy S26 ultra : notre avis après avoir testé le nouveau fleuron de Samsung

Un smartphone taillé pour l’ère de l’intelligence artificielle TEST PRODUIT. Pour les milliers de nos lecteurs et, plus particulièrement, les friands de smartphones haut de gamme, aux technologies les plus avancées, PAGESAFRIK.COM s’est fait le plaisir de tester les prouesses annoncées du dernier modèle de Samsung : le Galaxy S26 Ultra. « Les tâches du quotidien n’ont jamais été aussi simples » affirmait-on déjà avant même le lancement du nouveau modèle de la marque sud-coréenne lors des différentes rencontres de promotion. Très attendu en cette année 2026, le nouveau modèle du géant sud-coréen affiche, de prime abord, des caractéristiques séduisantes. A commencer par son habillage soigné : un emballage comme on les aime, un design joliment conçu aux couleurs sobres (en ce qui nous concerne, nous avons opté pour le cobalt violet). Quant à l’écran, il est intègre des technologies de pointe que nous avons apprécié dès les premières utilisations. Pour nous faire une idée précise de la valeur ajoutée de ce smartphone dopé à l’intelligence artificielle, nous ne nous sommes pas contentés d’observer son emballage, quoique séduisant, ni de parcourir rapidement ses nouvelles fonctionnalités. Notre première réaction a été de tester de près la fonction Privacy Display dont la démonstration avait été déjà faite lors d’une de rencontre à Casablanca. Cette technologie permet de masquer l’écran aux regards latéraux. Une prouesse à saluer, car elle est particulièrement utile et protège l’utilisateur des regards indiscrets dans les lieux publics en assombrissant l’affichage pour les personnes sur les côtés. Les performances visuelles sont perceptibles à travers les captures d’images de vidéos et de photos d’une grande netteté, grâce à la fonctionnalité Nightography Video. Pour vérifier cette promesse, nous avons pris des photos de jour comme de nuit, à divers endroits y compris dans des conditions de très faible luminosité, ce qui nous a permis d’apprécier des images d’une remarquable clarté. Déjà présente dans la S25, la fonction ProScaler améliore davantage les performances du smartphone dans le traitement des images et des vidéos, en optimisant leur résolution et offrant un excellent rendu. Très confortables, les manipulations du téléphone sont fluides tout comme l’exécution des taches est rapide. Les recherches sont plus précises, les captures d’écran plus faciles à réaliser. S’agissant du temps de recharge, notre constat est l’intégration de la technologie Super-Fast Charging 3.0 offre à ce téléphone un bon équilibre entre rapidité de charge et longévité de la batterie. Après trois jours seulement d’utilisation, force est de reconnaitre que la promesse n’est pas exagérée. Car, les fonctionnalités proposées sont effectivement innovantes et pratiques, permettant un usage simplifié, fluide et agréable au quotidien. Enfin, nous n’oublions pas les aspects liés à la sécurité et la confidentialité très chers aux utilisateurs parmi les améliorations notables promis dans ce nouveau modèle. Patricia Engali
Maroc : des précipitations abondantes augurent d’une meilleure campagne agricole 2025-2026

ECONOMIE. « Les précipitations exceptionnelles et largement réparties sur le territoire enregistrées ces derniers mois, laissent présager une meilleure campagne agricole 2025-2026 », a indiqué la Direction des études et des prévisions financières (DEPF) dans sa récente note de conjoncture (N°349, mars 2026). Selon ce département relevant du ministère de l’Économie et des Finances, « ces précipitations ont sensiblement amélioré la situation hydrique au niveau national, portant le taux de remplissage des barrages à 71,6%, le 16 mars 2026, contre 34,8% un an auparavant (soit +36,8 points), enregistrant ainsi un niveau record comparé aux dix dernières années ». La même source précise que le volume des retenues dans les barrages nationaux a atteint 12,4 milliards m3, le 16 mars 2026, offrant des marges de manœuvre importantes pour couvrir les besoins en eau des différents secteurs de l’agriculture. D’après la DEPF, le chiffre d’affaires des exportations du secteur d’agriculture et agro-alimentaire a atteint 8,6 milliards de dirhams en janvier 2026, traduisant un retrait de 9,5%, après une amélioration de 6,5% un an plus tôt. Précisons que ce recul est justifié par la baisse des exportations d’agriculture, sylviculture et chasse de 11,4% et de celles de l’industrie alimentaire de 6% en lien avec les conditions climatiques contraignantes, selon les explications de la Direction. Martin Kam
Brouxou ou quand l’imagination dépasse le réel

LIVRES. Il est des mots qui naissent d’une erreur de prononciation et deviennent des royaumes de rêves. Dans la nouvelle « Brouxou », extraite du recueil Une petite vie à Sidi Youssef Ben Ali de My Seddik Rabbaj, le réel et l’imaginaire s’entrelacent avec une délicatesse nostalgique pour raconter une histoire dont le théâtre est le quartier Sidi Youssef Ben Ali, à Marrakech. À travers une simple déformation phonétique — « Bruxelles » devenue « Brouxou » — l’auteur construit une méditation sensible sur l’enfance, le langage, l’exil rêvé et la désillusion. L’histoire est dédiée au poète et dramaturge belgo-marocain Taha Adnan, dont le parcours entre le Maroc et la Belgique éclaire le sens profond du texte. Tout commence dans ce quartier populaire où des enfants espiègles transforment le trajet vers la place Jemaa el-Fnaa en une aventure. Ils préfèrent s’accrocher discrètement aux calèches. Cependant, goûter à l’ivresse du risque, à la liberté conquise est payé parfois à coup de fouet. L’avion surgit dans la nouvelle comme une figure surnaturelle. Ni oiseau ni voiture : un « merveilleux entre-deux ». Un jour, à l’école, le maître explique que l’avion permet d’atteindre des capitales européennes comme Paris, Londres, Amsterdam et Bruxelles. Mais l’enfant entend « Brouxou ». Ce malentendu devient le point central du récit. Pour lui, « Brouxou » n’est pas une ville réelle : c’est un lieu mystérieux, riche, presque magique. Le mot lui-même le fascine par sa sonorité. Il le répète, le savoure, l’adopte. Rapidement, le terme se répand parmi ses amis et devient une expression du quartier. On l’utilise pour parler du luxe, de l’élégance ou d’un comportement prétentieux. Ce passage montre clairement comment le langage peut transformer la réalité. Un simple mot, mal compris, devient un symbole collectif. L’imaginaire des enfants remplit le vide laissé par l’ignorance géographique. Le génie de la nouvelle tient à cette alchimie. Le signifiant — le mot — précède le signifié — la réalité. « Brouxou » n’est pas encore un lieu géographique ; c’est un espace imaginaire, un pays où l’argent ne manque jamais, où les rues flottent dans l’air. Le narrateur invente ce qu’il ne connaît pas. Il partage le mot avec ses amis. Il l’élève au rang de mythe collectif. Brouxou devient une expression, un code, une mesure du luxe et de l’élégance. Le langage crée un monde parallèle. Plus tard, au lycée, la révélation tombe : Brouxou n’est autre que Bruxelles. Le choc est discret mais profond. La magie se fissure. L’erreur d’enfance devient faute linguistique. Le narrateur tente d’effacer l’ancien mot, d’adopter la prononciation correcte — « Brucelles » — comme on enfile un masque social. Derrière cette anecdote phonétique se cache une réflexion subtile sur l’ascension sociale et la honte des origines. Dire correctement le nom d’une capitale devient un signe d’appartenance. Mal le dire, c’est trahir le quartier. Le langage est ici territoire et frontière. En perdant « Brouxou », le narrateur perd une part de lui-même. L’enfance se retire comme une marée silencieuse. La ville réelle entre en scène à travers Taha Adnan, ami et confident, parti étudier en Belgique. À travers ses récits, le narrateur espère retrouver son mythe. Mais la description est prosaïque : studios exigus, difficultés financières, survie étudiante. La capitale européenne n’est plus cité enchantée mais espace de lutte. Brouxou vacille. Plus tard, le narrateur lui-même obtient l’occasion d’aller en Belgique. L’excitation est immense. Pourtant, à deux reprises, le périphérique l’empêche d’entrer dans le centre-ville. La ville est là, toute proche, mais inaccessible. L’ironie est poignante : arrivé enfin à Bruxelles, il ne rencontre toujours pas Brouxou. La déception est décrite avec une pudeur bouleversante. Ce n’est pas seulement un itinéraire contrarié ; c’est une collision entre imaginaire et réalité. L’enfant intérieur attendait un miracle. L’adulte se heurte à la logistique, aux horaires, à l’indifférence fonctionnelle des chauffeurs. La dédicace à Taha Adnan éclaire le texte d’une lumière fraternelle. À travers l’ami parti en Europe, le narrateur a voyagé sans quitter son quartier. Les récits de l’autre ont entretenu la flamme du mythe. Brouxou devient alors symbole du lien entre deux rives, entre deux langues, entre deux réalités. Le style de My Seddik Rabbaj est limpide, presque oral, mais traversé de fulgurances poétiques. Les comparaisons sont issues du quotidien : un château de sable qui s’effondre, un cadeau dont l’emballage dissimule un vide, une boule dans la gorge impossible à avaler. Cette simplicité donne au texte sa force. Elle permet au lecteur de reconnaître sa propre « Brouxou » — ce mot, ce lieu, cette illusion d’enfance qu’il a dû abandonner. Par Youssef Ait Bihi
Les Olympiades Mines-Rabat 2026 : le Maroc qui ose, à travers le prisme de sa jeunesse

L’École nationale supérieure des mines de Rabat (ENSMR, anciennement ENIM) annonce la 19ᵉ édition des Olympiades Mines-Rabat, un événement d’envergure réunissant plus de 8000 étudiants venus du Maroc et de plusieurs pays étrangers. Ce rendez-vous phare se tiendra du 03 au 05 avril 2026 et promet d’être un moment fort de compétition, d’innovation et d’unité autour du sport et de la jeunesse marocaine. Sous le thème « L’Élan d’une Nation : Quand le Sport et l’Innovation Inspirent le Pouvoir d’Oser l’Avenir », cette édition illustre la vision d’un Maroc qui fait du sport un levier d’innovation et de rayonnement. Portées par la dynamique nationale des grands projets sportifs à venir, les Olympiades Mines-Rabat reflètent l’esprit d’un pays qui transforme sa passion en moteur d’avenir. Des experts et intervenants y partageront leurs analyses sur l’impact de l’innovation et de la technologie dans le développement du sport, tant sur le plan individuel que collectif. Cette édition se distingue par la participation d’équipes et de délégations internationales, avec des étudiants venus d’Europe et d’Afrique. Ils prendront part à des compétitions sportives, intellectuelles et artistiques , dont des concours de gaming et des épreuves de sports physiques. Ces activités, organisées par les étudiants eux mêmes, refléteront l’esprit d’innovation, de solidarité et de dépassement de soi. Avec près de 8000 participants attendus, les Olympiades Mines-Rabat seront un vecteur d’échanges entre étudiants du monde, offrant un cadre unique pour l’épanouissement personnel et la découverte de nouvelles compétences. L’ENSMR invite tous les étudiants et passionnés à rejoindre cette 19ᵉ édition, symbole d’un Maroc audacieux, inspirant et tourné vers l’avenir
Ramadaniat WeCasablanca 2026 : forte affluence et riche programmation artistique

MAROC. Tout au long du mois de Ramadan, la ville de Casablanca a accueilli l’édition 2026 de « Ramadaniat WeCasablanca – Ramadan à l’esprit bidaoui », une programmation culturelle et artistique dédiée aux nuits du mois sacré. Concerts de musique spirituelle et ateliers artistiques ont rythmé cette édition, qui a réuni plusieurs centaines de visiteurs dans différents espaces culturels de la ville. Organisée par la Société de Développement Local Casablanca Events & Animation, en partenariat avec le Conseil de la ville de Casablanca, la Direction Régionale de la Culture de la région Casablanca-Settat et le Conseil Scientifique Local de la préfecture d’arrondissements de Casablanca-Anfa, cette initiative s’inscrit dans une démarche visant à accompagner l’animation culturelle de la métropole durant le mois de Ramadan et à valoriser le patrimoine artistique et spirituel marocain. L’espace culturel Sacré-Cœur a accueilli, chaque soir à partir de 21h30, une série de concerts consacrés aux arts du samaâ, du madih, de l’inchad et du tarab. Ces soirées ont rassemblé près de 9000 spectateurs, venus assister aux prestations d’artistes et de mounchidines marocains parmi lesquels Haj Saïd Berrada, Dalal El Barnoussi, El Houssine Taous, le groupe Zaouia Cherkaouia, Othmane Benmoumen, Salma Chenouani, Yassine Lachhab, Saad El Kouhen et Mohamed El Mehdi Dahdouh. En parallèle, l’École Supérieure des Beaux-Arts de Casablanca a proposé, les week-ends à partir de 11h00, une série d’ateliers dédiés à la calligraphie arabe, à la poterie et au dessin. Ces ateliers ont rassemblé plus de 1200 participants, offrant des espaces d’apprentissage et de pratique artistique ouverts à différents publics. Dans le prolongement de cette programmation, des concours ont également été organisés tout au long du mois de Ramadan en partenariat avec le Conseil Scientifique Local, autour de douze catégories liées notamment au Saint Coran, au hadith, au fiqh ou encore au madih et samaâ. Ces initiatives ont suscité une forte mobilisation, rassemblant près de 800 participants. Les cérémonies de remise des prix se sont tenues le 05 et le 11 mars la première au siège du conseil scientifique et la deuxième à l’espace Sacré-Cœur, consacrant les lauréats des différentes catégories. Au fil de ses différentes activités, Ramadaniat WeCasablanca 2026 a rassemblé un public nombreux, confirmant l’intérêt des Casablancais et des visiteurs pour des rendez-vous culturels qui accompagnent les soirées du mois de Ramadan. À travers cette programmation, l’initiative poursuit son ambition de faire de la culture et des arts un vecteur de rencontre et de partage durant le mois sacré, pour contribuer à l’animation de la ville et à la valorisation de son patrimoine artistique et spirituel.
Maroc. La création d’emplois durables passe par une accélération des réformes du marché du travail

Le FMI réitère ses recommandations ECONOMIE. « La création d’emplois durables reste une priorité urgente » au Maroc, a de nouveau insisté le Fonds monétaire international (FMI) qui appelle à accélérer les réformes du marché du travail pour stimuler l’emploi durable. Cet objectif « requiert un secteur privé plus dynamique, des conditions de concurrence plus équitables entre entités publiques et privées ainsi que des réformes supplémentaires du marché du travail », a estimé l’institution financière internationale, à l’issue des consultations de 2026 au titre de l’article IV et de l’examen à mi-parcours de l’accord relatif à la ligne de crédit modulable accordée au Maroc. L’institution de Bretton Woods réitère ainsi des recommandations qu’elle avait déjà adressées au terme de la mission conduite par Laura Jaramillo, du 29 janvier au 11 février au Maroc. Au terme de son séjour, l’équipe du FMI avait alors appelé à davantage de réformes liées au marché du travail, expliquant que les réformes, la gouvernance, le soutien ciblé et la modernisation des politiques de l’emploi sont les leviers clés pour stimuler l’emploi durable. « Face à l’intensification des tensions géopolitiques et à l’incertitude mondiale, il est essentiel de maintenir des politiques macroéconomiques prudentes, de gérer avec rigueur les risques budgétaires et économiques, d’investir davantage dans le capital humain et de veiller à la mise en œuvre résolue des réformes structurelles pour stimuler une croissance inclusive et la création d’emplois », a réitéré, cette fois-ci, Kenji Okamura, directeur général adjoint et président du conseil d’administration, à la suite des récentes délibérations du conseil d’administration. Rappelons que le taux de chômage a atteint 13% au niveau national en 2025 et qu’il est resté plus élevé parmi les jeunes de 15 à 24 ans (de 36,7% à 37,2%), les diplômés (de 19,6% à 19,1%) et les femmes (de 19,4% à 20,5%), selon le Haut-Commissariat au plan (HCP). Dans sa note d’information relative à la situation du marché du travail en 2025, l’organisme public ajoute que « le volume du sous-emploi est, de son côté, passé, durant la même période, de 1.082.000 à 1.190.000 personnes au niveau national, de 585.000 à 652.000 en milieu urbain et de 496.000 à 538.000 en milieu rural ». D’après le HCP, le taux de sous-emploi a ainsi augmenté de 10,1% à 10,9% au niveau national, de 8,9% à 9,6% en milieu urbain et de 12,2% à 13,2% en milieu rural. Par ailleurs, l’institution avait également fait état de la hausse de la proportion des primo-demandeurs d’emploi et du chômage de longue durée au cours de cette période. « La part des chômeurs n’ayant jamais travaillé s’est élevée de 49,3% à 52,9% et celle des personnes en situation de chômage depuis un an ou plus de 62,4% à 64,8% », avait-elle souligné ajoutant que la durée moyenne de chômage est passée de 31 mois à 33 mois. Dans un communiqué publié mardi 24 mars, le FMI a toutefois jugé « très favorables » les perspectives de croissance du Maroc compte tenu des « leviers intérieurs solides » sur lesquels elle repose. A ce propos, sous réserve d’un retour à la normale de la production agricole et d’une poursuite des investissements dans les infrastructures avec une participation accrue du secteur privé, l’institution prévoit que « la croissance du PIB réel devrait s’établir à 4,4% pour 2026, 4,5% pour 2027 et 4% à moyen terme ». S’agissant des perspectives de croissance à court terme, l’organisme international affirme qu’elles sont modérées par le conflit en cours au Moyen-Orient, indiquant toutefois que le Maroc subit les effets par le bouleversement des marchés mondiaux des produits de base et la baisse de la demande mondiale dans un contexte général plus incertain. Bien qu’aujourd’hui peu élevée, le FMI s’attend à ce que l’inflation augmente temporairement en cours d’année, notamment en raison de la hausse des prix de l’énergie, avant de s’établir à 2% environ à moyen terme. Aussi, compte tenu de la forte teneur en importations des investissements infrastructurels et du renchérissement des importations de produits de base, le déficit courant devrait se creuser modérément. A noter que le niveau des réserves internationales devrait rester adéquat, assure l’organisme, précisant que «les déficits budgétaires globaux pour 2026 et à moyen terme sont compatibles avec une réduction progressive du ratio dette/PIB à 60,5 % d’ici 2031». Alain Bouithy
Le Rendez-vous de Casablanca de l’Assurance explore de nouveaux territoires les 15 et 16 avril

Sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, la Fédération Marocaine de l’Assurance (FMA) organise, les 15 et 16 avril 2026, la 12ème édition du Rendez-vous de Casablanca de l’Assurance, placée sous le thème : « Nouveaux services et couvertures : l’assurance à la conquête de nouveaux territoires ». Cette édition mettra à l’honneur le Sultanat d’Oman et proposera un programme riche pour débattre des évolutions et des perspectives du secteur de l’assurance dans un contexte marqué par l’émergence de nouveaux risques, les transformations technologiques et les attentes croissantes des assurés. Durant une journée et demie, des leaders et experts de renommée nationale, régionale et internationale discuteront autour de la thématique principale et des enjeux qui en découlent, à travers des sessions plénières, des keynotes et des panels. Une journée et demie pour approfondir les réflexions sur l’avenir de l’assurance et les transformations qui en redessinent les contours. Développement de nouvelles couvertures, évolution des services répondant à de nouveaux besoins et élargissement de la couverture seront au cœur des débats. Les échanges permettront également d’aborder la contribution de notre secteur à renforcer la résilience de nos économies et de nos sociétés face à l’émergence de nouveaux risques, en particulier climatiques, cyber, ainsi que ceux liés au vieillissement de la population. La régulation sera également à l’honneur pour voir comment elle peut accompagner et stimuler ces évolutions. Au-delà de l’échange scientifique, cette édition se veut également un espace de présentation des dernières innovations et de cas d’usage concrets. Le Rendez-vous de Casablanca de l’Assurance constitue ainsi un moment privilégié de rencontres et d’échanges pour les acteurs du secteur, offrant des opportunités uniques de réseautage, de découverte d’initiatives inspirantes et de développement de partenariats stratégiques.