23e Forum Arts et Métiers-Entreprises : l’ingénieur marocain au cœur de la stratégie d’influence internationale du Royaume

La 23ème édition du Forum Arts et Métiers-Entreprises aura lieu le jeudi 14 mai 2026 à la salle de Conférences d’Agropolis-Meknès, sous le Haut Patronage de sa Majesté le Roi Mohammed VI. Plateforme incontournable d’échanges entre étudiants, entreprises et experts, le Forum Arts et Métiers-Entreprises est organisé par l’École Nationale Supérieure d’Arts et Métiers Meknès (ENSAM Meknès), « dans une dynamique nationale visant à renforcer la compétitivité marocaine et à consolider son rayonnement régional et international », souligne-t-on dans un communiqué. Comme le suggère le thème de cette année, « L’ingénieur marocain: pierre angulaire du soft power national », l’édition 2026 met en lumière le rôle stratégique de l’ingénieur dans le rayonnement du Maroc à l’échelle continentale et internationale, en plus d’offrir une véritable opportunité d’insertion professionnelle pour les élèves-ingénieurs. Cet événement, très attendu par la communauté estudiantine, constituer également une occasion d’échanger directement avec les entreprises partenaires présentes aux stands. Selon le comité d’organisation, le Forum s’ouvrira par une conférence plénière réunissant des personnalités éminentes: hauts responsables ministériels, ambassadeurs, experts industriels et acteurs culturels et sportifs, qui apporteront leur éclairage sur le rôle central de l’ingénieur marocain dans le rayonnement national. Le programme prévoit, en complément, des panels thématiques qui « approfondiront le débat sur les enjeux du développement du capital humain, de la technologie au service de la performance sportive, ainsi que de l’expression du génie marocain à travers les arts et la culture », précise-t-il. La journée sera également marquée par la remise des prix Innov’AM, récompensant les meilleurs projets innovants développés par les étudiants, ajoute l’ENSAM Meknès qui s’engage, « à travers cette initiative, à former une nouvelle génération d’ingénieurs polyvalents, capables d’accompagner les projets ambitieux et les chantiers ouverts et initiés par Sa Majesté le Roi Mohammed VI ». Pour l’ENSAM Meknès, l’ingénieur marocain s’impose comme un acteur central du développement durable, de la souveraineté industrielle et du leadership national, dans un contexte où l’influence d’une nation repose sur l’innovation et la valorisation du capital humain. A travers les projets structurants, les infrastructures, l’énergie et la technologie, il contribue directement au positionnement stratégique du Royaume du Maroc, explique-t-elle affirmant que « la transformation de ce potentiel en un levier d’influence durable repose sur une synergie entre formation d’excellence, innovation, entreprises performantes ». Patricia Engali
Maroc. La production de phosphates et dérivés ralentit

Début d’année sous pression pour le secteur extractif L’activité du secteur extractif montre des signes d’essoufflement, selon les statistiques publiées par la Direction des études et des prévisions financières (DEPF) relevant du ministère de l’Economie et des Finances. L’orientation observée début 2026 prolonge une dynamique amorcée au quatrième trimestre de l’année 2025. En effet, après une consolidation de 6,7% au premier trimestre, de 10,9% au deuxième trimestre et de 5,2% au troisième trimestre 2025, la performance de la valeur ajoutée du secteur extractif s’était repliée de 3,4% au quatrième trimestre 2025. Rappelons qu’au terme de l’année écoulée, la valeur ajoutée du secteur extractif s’était accrue en moyenne de 4,9%, après une augmentation de 13,6% un an plus tôt, comme l’a relevé la DEPF dans sa note de conjoncture du mois d’avril 2026 (N°350). La tendance observée au dernier trimestre 2025 s’est confirmée en début d’année en cours, ressort-il de cette note qui fait état de la baisse de la production de phosphates et dérivés à fin février 2026. Selon la même source, « au cours des deux premiers mois de 2026, la production de phosphate roche, principal baromètre de l’activité du secteur extractif, a accusé une baisse de 9,9%, après une hausse de 13,6% un an auparavant, indique ce département. Cette tendance est également observée du côté de la production des dérivés de phosphates, les données montrant un repli de 7,8% au cours de la même période, après une augmentation de 10,8% il y a une année, indique la DEPF. En parallèle, la valeur des exportations de phosphates et dérivés « a repris une évolution positive au cours du mois de février 2026, enregistrant une hausse de 8,9%, après un retrait de 43,4% un mois plus tôt et une hausse de 5,2% un an auparavant », a-t-elle fait savoir, précisant que cette évolution a été portée, plus particulièrement, par le renforcement de la valeur des exportations des engrais naturels et chimiques (+17,7%), tirée par la hausse du volume (+9,3%) et du prix (+7,8%). En ce qui concerne les ventes à l’étranger de l’acide phosphorique, les chiffres montrent qu’elles se sont aussi accrues, en valeur, bien que dans une moindre mesure (+1,1%) en février 2026. Suite au repli de la valeur des expéditions des dérivés de phosphates de 17,1% et de celle du phosphate brut de 10,8%, la valeur des ventes à l’étranger de phosphates et dérivés a baissé de 16,5% au terme des deux premiers mois de 2026, après une hausse de 6,1% à fin février 2025. Quant à la valeur des exportations des autres extractions minières, les statistiques montrent qu’elle s’est raffermie de 35,8% au terme des deux premiers mois de 2026, après une amélioration de 13,2% un an auparavant. Pour rappel, lors de la première réunion trimestrielle de l’année de son Conseil, tenu mardi 17 mars, Bank Al-Maghrib avait indiqué que les perspectives d’évolution des cours des matières premières sur les marchés internationaux restent très incertaines et soumises à des pressions haussières. Selon le scénario central retenu par la Banque centrale, en ce qui concerne le phosphate et ses dérivés, « les cours du DAP d’origine marocaine devraient, selon les estimations de la Commodities Research Unit (CRU), augmenter à 816 dollars la tonne en 2026, portés par, outre la poursuite des restrictions sur les exportations chinoises, les perturbations du commerce mondial des engrais et des intrants essentiels à leur production, avant de revenir à 703 dollars en 2027 ». L’institution publique prévoyait, en revanche, que les prix du phosphate brut s’inscriraient en légère baisse sur l’horizon de prévision. Poursuivant ses prévisions sur le volet des comptes extérieurs, BAM avait estimé que « les ventes de phosphates et dérivés devraient poursuivre leur tendance haussière en 2026, avec une augmentation de 19,4%, suivie d’une diminution de 8,7% en 2027 à 108,8 milliards de dirhams ». Alain Bouithy
SIAM 2026 : Stellantis Maroc et le Crédit Agricole du Maroc unissent leurs forces pour une micro-mobilité rurale accessible

Inclusion financière et du développement durable En marge de la 18ème édition du Salon International de l’Agriculture au Maroc (SIAM 2026), Stellantis Maroc et le Groupe Crédit Agricole du Maroc, à travers ses filiales Tamwil El Fellah et ARDIMicrofinance, ont annoncé la signature d’une convention de partenariat visant à faciliter l’accès au financement du FIAT TRIS, solution de micro mobilité électrique dédiée aux besoins des populations agricoles et rurales. Ce partenariat a pour objectif d’accompagner les petits et moyens agriculteurs, les coopératives, les associations agricoles, ne remplissant pas les conditions d’accès au financement bancaire classique, ainsi que les particuliers porteurs d’activités génératrices de revenus, en leur proposant des solutions de financement adaptées pour l’acquisition d’un véhicule utilitaire répondant aux réalités du terrain et respectueux de l’environnement, indique-t-on dans un communiqué. Selon la même source, ce dispositif vise à lever les freins financiers à l’acquisition de solutions de mobilité professionnelles et à soutenir durablement l’activité économique en milieu rural tout en facilitant l’exercice des activités agricoles et para agricoles, à travers l’encouragement de l’usage du FIAT TRIS pour notamment le transport de fruits et légumes depuis les exploitations vers les marchés locaux ou les points de collecte, le déplacement d’outils, de matériel et d’intrants agricoles entre les parcelles et les zones de stockage, la logistique de proximité pour les coopératives et groupements agricoles, les activités de distribution rurale pour les petits commerçants et porteurs d’activités génératrices de revenus ainsi que les services agricoles de terrain nécessitant des déplacements fréquents avec du matériel protégé des intempéries . Pour Yves Peyrot des Gachons, Président Directeur Général de Stellantis Maroc, « Ce partenariat avec le Groupe Crédit Agricole du Maroc s’inscrit pleinement dans notre volonté de rendre la mobilité utile plus accessible, notamment pour les agriculteurs et les acteurs du monde rural. Le FIAT TRIS, et en particulier sa version Cargo Box, apporte une réponse concrète aux besoins du terrain. Grâce à ce dispositif de financement, nous levons un frein majeur à son adoption. » Pour sa part, Mohammed Fikrat, Président du Directoire du Crédit Agricole du Maroc, estime qu’« à travers Tamwil El Fellah et ARDI Microfinance, notre Groupe réaffirme son engagement en faveur de l’inclusion financière et l’accompagnement du développement du monde agricole et rural. Ce partenariat avec Stellantis Maroc permet d’offrir aux bénéficiaires des solutions de financement adaptées pour améliorer leur mobilité grâceaux solutions electriques offertes par Stellantis, renforcer leur activité économique et soutenir le développement durable des territoires ruraux. » Grâce à ce partenariat, les bénéficiaires pourront accéder à des financements adaptés à leurs besoins selon les critères d’éligibilité propres à Tamwil El Fellah et ARDI Microfinance .
Festival JIDAR : une 11e édition qui confirme l’empreinte du street art à Rabat

Sous un soleil printanier éclatant, Rabat s’est une nouvelle fois laissée transformer. Au fil des jours, les nacelles ont pris de la hauteur, les pinceaux ont rythmé les façades, et les regards se sont levés. Pour sa 11e édition, le Festival JIDAR – Rabat Street Art Festival a réactivé cette sensation désormais familière : celle d’une ville en mouvement, devenue terrain d’expérimentation à ciel ouvert pour des artistes venus du Maroc et d’ailleurs. Cette année, 15 fresques monumentales et un mur collectif sont venus enrichir le parcours urbain, portant à 146 le nombre total de fresques réalisées à Rabat depuis 2015. Une progression qui dépasse le simple cumul pour dessiner une véritable transformation du paysage urbain. En un peu plus d’une décennie, JIDAR a contribué à faire de Rabat une capitale du street art sur le continent africain, régulièrement citée pour la qualité de ses fresques monumentales et la cohérence de son parcours artistique à l’échelle de la ville. Au cœur de l’Agdal, difficile de manquer l’intervention de RDS. Face à la maternité, l’artiste s’attaque à un mur vertigineux: 40 mètres de haut, 11 mètres de large, soit 440 m². Une deuxième prise de parole sur ce bâtiment, dont une première façade avait déjà été investie il y a deux ans par les artistes marocains Normal et italien Luogo Comune. Cette fois, RDS compose avec la brutalité architecturale du lieu : des lignes tendues, des volumes affirmés, des nuances de gris qui épousent le béton, traversées de touches orangées évoquant la rouille. Une fresque qui semble littéralement émerger du bâtiment, comme si elle en révélait la structure cachée. Plus loin, dans différents quartiers de la ville, les fresques racontent chacune une histoire, tissent des liens, déplacent les imaginaires. À L’Océan, l’Italien VESOD déploie une composition inspirée de la lanterne marocaine, transformée en métaphore d’une ville lumineuse et hospitalière, dont les paysages semblent surgir de la mer comme un souvenir ou un mirage. À Yacoub El Mansour, l’équatorien AZPEGER propose une réflexion ouverte sur l’égalité, rappelant que « le même soleil et la même lune nous éclairent tous », laissant au regardeur la liberté d’y projeter son propre sens. Dans un autre registre, l’artiste chilienne JUMU inscrit au cœur de sa fresque un lion protecteur, entouré de palmiers, de motifs floraux et de symboles inspirés de la culture visuelle marocaine, entre mémoire, territoire et récits personnels. À Agdal, le Catalan Guillem Font s’inspire des fleurs d’oranger et de la présence familière du lézard pour évoquer une relation sensible au vivant et aux usages du quotidien, tandis que le Marocain Nassim Azarzar, dans un autre quartier, développe un langage plastique nourri de la culture ornementale des camions de transport, créant un dialogue subtil entre tradition populaire et abstraction contemporaine. De son côté, Keya Tama (Afrique du Sud) propose une fresque habitée par le mouvement et les interactions humaines, traversée d’animaux, de céramiques et de motifs végétaux, inspirés de l’atmosphère de Rabat et de ses traditions. Il explique : « La fresque explore l’idée de communauté à travers une image de mouvement partagé, d’échange et de vitalité quotidienne. Associée au proverbe “معرفة الناس كنز” – “Connaître les gens est une richesse” – elle s’ancre dans l’atmosphère de Rabat, capturant l’effervescence de la vie à travers une constellation de formes liées au territoire. » Une manière de relier gestes, objets et symboles dans une vision organique et interconnectée du vivre-ensemble. À travers ces propositions, auxquelles s’ajoutent les univers singuliers de Marat Morik (Russie), Marina Capdevila (Espagne), Ruído (Portugal), ainsi que les artistes marocains Rosh, Ritanosko, Mizmiz et Iramo, cette édition confirme la pluralité des écritures et des regards qui composent le paysage mural de JIDAR. Au total, près de 2 500 m² de surfaces murales supplémentaires ont été réalisés en 2026, portant à plus de 20 000 m² la surface peinte depuis la création du festival. Derrière ces chiffres, une réalité tangible : celle d’une ville qui se construit, couche après couche, image après image. En onze éditions, plus de 250 artistes ont contribué à cette cartographie vivante. Dans cette dynamique, le mur collectif continue de jouer un rôle clé. Véritable laboratoire à ciel ouvert, il s’impose comme un espace de formation, d’expérimentation et de révélation. Cette année, sur les cinq artistes marocains invités à réaliser une fresque monumentale, la majorité en est issue. Une trajectoire devenue presque naturelle. Comme le souligne Salah Malouli, directeur artistique du festival : « Le mur collectif est une véritable pépinière d’artistes muralistes marocains. C’est là que beaucoup font leurs premières armes à grande échelle, avant de s’approprier pleinement la ville. » Une passerelle concrète entre émergence et professionnalisation, qui structure aujourd’hui toute une scène. Et puis il y a les passants. Ceux qui s’arrêtent, qui observent, qui reviennent. Les habitants qui redécouvrent leur quartier au fil des jours. Les enfants qui lèvent la tête. Les visites guidées, elles aussi, témoignent de cet engouement : complètes chaque week-end, avec trois parcours proposés dans les circuits Hassan, l’Océan et Yacoub El Mansour, elles ont accompagné des centaines de visiteurs à la découverte des fresques et de leurs histoires. JIDAR ne se contente pas d’ajouter des œuvres à la ville, il modifie les regards, installe des habitudes, crée des points de rencontre. Année après année, Rabat s’écrit ainsi autrement, à même ses murs.
Le Pavillon Italie au SIAM 2026 met en lumière l’excellence technologique italienne au service de la filière agricole

Dans le cadre de la 18ème édition du Salon International de l’Agriculture au Maroc, organisée à Meknès au Maroc du 20 au 28 avril 2026, ICE, Agence italienne pour le commerce extérieur, et l’Ambassade d’Italie au Royaume du Maroc, en collaboration avec FederUnacoma, la Fédération italienne des constructeurs de machines agricoles, ont organisé un Pavillon Italie au sein du Pôle international de l’exposition. Déployé sur une superficie de 150 m², le Pavillon Italie a réuni cinq entreprises italiennes de référence, venues présenter leur savoir-faire dans des domaines stratégiques pour le développement agricole et agro-industriel. Cette participation a permis de mettre en avant des expertises complémentaires couvrant la certification alimentaire, les machines de remplissage et d’emballage automatique pour l’industrie agroalimentaire, les pompes à eau de haute performance, les systèmes d’abattage et de transformation de la viande, ainsi que la production, la sélection et la distribution de plantes et d’arbres fruitiers de haute qualité, notamment les variétés de pommiers, poiriers, kiwis et fraisiers, en plus des machines agricoles. Cette présence italienne au SIAM 2026 a également illustré la volonté de renforcer les relations commerciales, industrielles et technologiques entre les entreprises italiennes et marocaines. À ce titre, ICE, organisme gouvernemental italien chargé du développement des échanges et des partenariats internationaux, a porté cette initiative aux côtés de FederUnacoma, qui regroupe sept associations sectorielles représentant l’industrie des machines agricoles, forestières et de jardinage, ainsi que les systèmes et technologies numériques appliqués aux machines et à la production agricoles. Le Pavillon Italie a accueilli plusieurs acteurs spécialisés. CCPB, organisme d’inspection et de certification pour l’agroalimentaire et les produits non alimentaires, a présenté son expertise en matière de conformité et de qualité. COGEMAT a mis en avant ses solutions de planification et de construction de systèmes d’abattage complets et de lignes de transformation de viande clé en main, notamment avec certification halal. GALDI, groupe international spécialisé dans les solutions d’emballage alimentaire de haute technologie, a exposé ses innovations destinées aux industries agroalimentaires. Dolomit Fruits Plants / Thaler Gerhard a présenté son offre dédiée aux plantes et arbres fruitiers, aux accessoires et aux machines agricoles. UDOR, fabricant de pompes à moyenne et haute pression, a également valorisé ses solutions destinées aux usages agricoles et hydrauliques. Tout au long de l’événement, les entreprises participantes ont animé des présentations et des approfondissements techniques sur le Pavillon Italie, permettant aux professionnels, partenaires et visiteurs d’échanger directement avec les exposants autour de solutions concrètes, d’innovations sectorielles et d’applications adaptées aux besoins du marché. Dans le prolongement de cette dynamique, ICE et FederUnacoma ont organisé, le 23 avril, une conférence dédiée à la presse et aux opérateurs du secteur autour de la technologie italienne pour la filière agricole. Cette rencontre a également été l’occasion de présenter la 26ème édition d’EIMA, le Salon international des machines pour l’agriculture et le jardinage, qui se tiendra à Bologne du 10 au 14 novembre 2026. À travers cette participation, le Pavillon Italie a confirmé le rôle de l’innovation, de la mécanisation et des technologies spécialisées dans l’accompagnement des mutations de l’agriculture. Il a aussi constitué un espace d’échanges privilégié entre opérateurs italiens et marocains, en ouvrant de nouvelles perspectives de coopération dans des secteurs à forte valeur ajoutée.
Signature de deux conventions-cadres de partenariat entre AXA Services Maroc, l’Université Mohammed V de Rabat et l’École supérieure de technologie de Salé (ESTS)

AXA Services Maroc a récemment procédé à la signature de deux conventions-cadres de partenariat avec l’Université Mohammed V de Rabat et l’École Supérieure de Technologie de Salé (ESTS), établissement relevant de l’Université Mohammed V de Rabat. S’inscrivant dans leur volonté d’établir des partenariats privilégiés, ces accords visent à développer des actions conjointes de communication, de formation et de promotion des opportunités professionnelles offertes aux étudiants, ils s’inscrivent également dans une dynamique de coopération durable, en cohérence avec les missions des institutions académiques en matière de formation et de développement des compétences, ainsi qu’avec la stratégie d’AXA Services Maroc en matière de valorisation des talents, de développement des compétences et de renforcement de sa marque employeur. À ce titre, Thierry GOUMENT, Directeur Général d’AXA Services Maroc, déclare : « À travers ces partenariats, nous réaffirmons notre engagement en faveur du développement des compétences et de l’employabilité des jeunes talents. En renforçant nos liens avec l’Université Mohammed V de Rabat et l’EST de Salé, nous souhaitons co-construire des parcours de formation en adéquation avec nos besoins métiers et contribuer activement à l’insertion professionnelle des étudiants. » Les conventions prévoient notamment la mise en place de programmes de formation continue diplômante ou certifiante co-construits, ainsi que l’accueil d’étudiants dans le cadre de stages, projets de fin d’études, alternance et travaux de recherche. Dans ce cadre, un volet spécifique avec l’ESTS porte sur le développement d’une filière en alternance dédiée aux métiers de l’assurance. Mohammed RHACHI, Président de l’Université Mohammed V de Rabat, souligne : « Cette collaboration illustre notre volonté de rapprocher davantage l’université de son environnement socio-économique, en offrant à nos étudiants des opportunités concrètes de développement de compétences et d’insertion professionnelle, en phase avec les exigences du marché. » Elles couvrent également des actions de collaboration en matière d’employabilité, incluant l’identification des besoins en recrutement d’AXA Services Maroc, la communication de fiches de poste, ainsi que l’accès à des opportunités de stages, de contrats estivaux et d’emplois pour les étudiants et jeunes diplômés. Abderrahman NOUNAH, Directeur de l’École Supérieure de Technologie de Salé, ajoute : « Ce partenariat, notamment à travers la mise en place d’une filière en alternance dédiée aux métiers de l’assurance, constitue une avancée majeure pour renforcer l’employabilité de nos étudiants et leur offrir des perspectives professionnelles concrètes. » Les partenariats intègrent par ailleurs des volets de coopération scientifique et technologique, fondés sur le partage d’expertise, la conduite de projets de recherche communs et l’organisation d’événements académiques et professionnels (conférences, séminaires, hackathons).
ALTEN Maroc et le ministère de la Transition numérique renforcent leur convergence stratégique autour de l’intelligence artificielle au Maroc

À l’occasion de sa visite au Maroc, Monsieur Gualtiero Bazzana, Directeur IA du Groupe ALTEN, accompagné du comité de direction d’ALTEN Maroc, a été reçu par Madame Amal El Fallah Seghrouchni, Ministre de la Transition numérique et de la Réforme de l’Administration. Les échanges ont porté sur la contribution d’ALTEN dans la mise en œuvre des initiatives nationales en intelligence artificielle, notamment à travers son modèle de gouvernance, son expertise en ingénierie et sa capacité à accompagner des projets à forte valeur ajoutée dans les secteurs public et privé. Le Groupe met l’accent sur une IA responsable, sécurisée et conforme aux cadres réglementaires, et se positionne comme un relais opérationnel de la vision « AI Made in Morocco ». La rencontre a également permis de mettre en avant le développement de partenariats stratégiques du Groupe dans le domaine de l’intelligence artificielle, avec le déploiement progressif de solutions innovantes au sein de ses activités. Dans ce cadre, ALTEN Maroc se positionne comme un acteur clé, notamment grâce à la mise en place d’un Centre d’Excellence dédié et au développement de cas d’usage concrets. À cette occasion, Gualtiero Bazzana a souligné le rôle important d’ALTEN Maroc dans la stratégie globale du Groupe en matière d’intelligence artificielle, à travers la création de solutions IA pour les clients internationaux, ainsi que la conception d’outils internes favorisant l’adoption et l’industrialisation de l’IA. À travers cet échange, ALTEN confirme sa volonté de renforcer son ancrage au Maroc et de contribuer activement au développement d’un écosystème IA performant, responsable et compétitif à l’échelle nationale et internationale.
Maroc. L’inflation annuelle repart à la hausse en mars 2026

Portée par les produits alimentaires et les carburants L’inflation annuelle pointe de nouveau le bout de son nez. Après deux mois consécutifs de baisse, en glissement annuel, les prix à la consommation ont repris de la hauteur au cours du mois de mars 2026, a indiqué le Haut-commissariat au plan (HCP). Selon les chiffres publiés par l’institution publique, comparé au même mois de l’année précédente, l’indice des prix à la consommation (IPC) a enregistré une hausse de 0,9% au troisième mois de l’année en cours, mettant ainsi fin aux reculs consécutifs observés en février (0,6%) et janvier (0,8%) derniers. Ce rebond des prix s’explique par la hausse de l’indice des produits alimentaires de 0,6% et de celui des produits non alimentaires de 1,1%, a indiqué l’institution publique précisant que, pour les produits non alimentaires, les variations vont d’une baisse de 0,4% pour les «Loisirs et culture» à une hausse de 3,5% pour les «Biens et services divers». Les prix à la consommation augmentent de 1,2% sur un mois et de 0,9% sur un an Pour rappel, le recul annuel de l’IPC en février dernier avait été enregistré en raison de la baisse de l’indice des produits alimentaires de 2% et de Hausse de celui des produits non alimentaires de 0,4%. Au cours du même mois, les variations des produits non alimentaires allaient d’une baisse de 2,7% pour le «Transport» à une hausse de 3,8% pour les «Biens et services divers». Un mois plus tôt (janvier), le HCP avait attribué la première baisse de l’année de l’IPC au recul de l’indice des produits alimentaires de 2,1% et à la hausse de celui des produits non alimentaires de 0,4%, ajoutant que les variations des produits non alimentaires étaient allées d’une baisse de 2,9% pour le «Transport» à une hausse de 2,8% pour les «Biens et services divers». Dans sa note d’information relative à l’IPC du mois de mars 2026, l’institution constate que les prix à la consommation ont connu une hausse de 1,2% par rapport au mois précédent, résultant de la hausse de 1,9% de l’indice des produits alimentaires et de 0,6% de l’indice des produits non alimentaires. Selon la même source, les hausses des produits alimentaires observées entre février et mars 2026 ont concerné principalement les «Légumes» (9,7%), les «Fruits» (2,6%), les «Viandes» (2,4%), les «Poissons et fruits de mer» (1,3%) et le «Café, thé et cacao» avec 0,3%. En revanche, les prix ont diminué de 2,4% pour les «Huiles et graisses» et de 0,2% pour le «Lait, fromage et œufs». Pour les produits non alimentaires, la hausse a concerné principalement les prix des «Carburants» avec 10,7%. A titre de comparaison, les hausses des produits alimentaires observées entre janvier et février 2026 avaient concerné principalement les «Poissons et fruits de mer» (4,5%), les «Fruits» (2,1%), les «Viandes» (1,6%), les «Légumes» (1,0%) et le «Lait, fromage et œufs» et le «Café, thé et cacao» (0,4%). Dans une note relative à cette période, l’organisme avait en revanche fait état d’une diminution des prix pour les «Huiles et graisses» et pour les «Eaux minérales, boissons rafraîchissantes, jus de fruits et de légumes» respectivement de 2,2% et 0,4%. S’agissant des produits non alimentaires, la note relevait une hausse ayant concerné principalement les prix des «Carburants» (3,1%). En mars 2026, les hausses les plus importantes de l’IPC ont été enregistrées à Guelmim et Al-Hoceima (2,7%), à Errachidia (1,8%), à Agadir (1,6%), à Safi (1,4%), à Tanger (1,3%), à Marrakech, Dakhla et Béni-Mellal (1,2%), à Laâyoune (1,1%), à Casablanca, Oujda et Tétouan (1,0%), à Kénitra, Rabat et Meknès (0,9%) et à Fès et Settat (0,7%), selon le HCP. A titre de comparaison, le mois précédant, elles avaient été enregistrées à Oujda et Tanger (1,4%), à Tétouan (1,2%), à Fès, Kénitra et Al-Hoceima (0,7%), à Béni-Mellal (0,6%), à Agadir, Meknès et Dakhla (0,5%) et à Casablanca, Rabat et Settat (0,3%). En revanche, selon la note du HCP d’alors, des baisses avaient été enregistrées à Safi avec 0,4% et à Guelmim et Errachidia avec 0,2%. Au final, l’institution estime que l’indicateur d’inflation sous-jacente aurait connu au cours du mois de mars 2026 une hausse de 0,1% par rapport au mois de février 2026 et une baisse de 0,6% par rapport au mois de mars 2025, a conclu l’institution. Rappelons qu’en 2025, l’indicateur d’inflation sous-jacente aurait connu une hausse de 0,8% par rapport à l’année 2024. En effet, l’IPC annuel moyen avait enregistré, au terme de cette année-là, une augmentation de 0,8% par rapport à l’année 2024, conséquence de la hausse de l’indice des produits alimentaires de 0,8% et de celui des produits non alimentaires de 0,5%. Les variations enregistrées pour les produits non alimentaires étaient allées d’une baisse de 2,6% pour le «Transport» à une hausse de 3,3% pour les «Restaurants et hôtels». Alain Bouithy