Rentrée Littéraire du Congo: Deux écrivaines sur le piédestal à la troisième édition

La Rentrée littéraire du Congo (Relico) a jugé utile d’accorder à Bienvenue Gertrude Hobain-Mongo et Monique Alfred Ondzé, l’opportunité de présenter leurs Romans. Par cette parité, Florent Sogni Zaou a voulu rappeler que la gent féminine a bel et bien sa place à côté des hommes de lettres au Congo Brazzaville.

La présence de ces deux dames dans l’une des tables rondes était salutaire pour l’organisation. Les efforts qu’elles fournissent dans la production des livres méritent une reconnaissance de la part du monde des écrivains du Congo. Elles ont parlé avec franchise et émotion de leurs romans devant les autres écrivains, qui étaient également retenus pour la même cause.  

« Les Oiseaux de la basse cour ont vendu la poule aux yeux d’or » est le roman rédigé par Bienvenu Gertrude Hobain-Mongo publié aux éditions Hémar en 2017.  L’auteur parle de ses coups de cœur et de coup de gueule.

« Par le coup de cœur, j’ai parlé des vertus de l’altruisme, de la manière de construire une passerelle entre les générations multiples. J’ai voulu dénoncer les comportements rétrogrades, déviants encore appelés antivaleurs qui empêchent les Etats d’avancer », a-t-elle expliqué devant un monde qui restait assoiffé, curieux de savoir où elle voulait en venir.

Le mot antivaleurs est devenu un soubassement sans fondement alors que c’est le contraire qui devait se faire, chacun devait cultiver ce vivre ensemble pour avancer. S’agissant du Pool, elle a salué les efforts du président de la République pour que l’unité des Congolais et la consolidation de la paix deviennent effectives au Congo.

En rédigeant ce livre, l’auteur voudrait inviter les Congolais à pratiquer le Vivre ensemble. L’autre aspect évoqué dans ce roman, est celui des hommes qui sont encore dans le déni total de l’existence de la femme. Elle dit à cet  homme qui prône le sexisme que le temps de la révolution est passé et les changements constatés à tous les niveaux de la société sont une preuve suffisante pour dire qu’il y a une évolution. Si hier la place de la femme était dans la cuisine, autour des marmites, ce n’est plus le cas de nos jours.

« Cet hommes doit comprendre que sa place est maintenant à ses côtés. Donc tous les Congolais doivent savoir, pour que le pays-là avance, l’homme doit travailler à côté de la femme. Il faut bannir les comportements sexistes ».

Monique Alfred Ondzé, est une commerçante et écrivaine. Elle a publié « Ah, Mon temps ! La fée Nadège » dans la Collection romantique. Elle a également publiée la « Vie de brimade en terre promise ». Un ouvrage décrivant la tristesse à travers des scènes de vie courante dans un paradis.

A propos du thème de cette troisième édition, « La circulation du livre en Afrique Centrale, un réel défi » B. G Hobain-Mongo reste convaincue qu’il y a beaucoup de barrières à surmonter. Elle a relevé le coût de la production, le manque de collaboration entre les libraires. Ainsi propose-t-elle que « cette collaboration soit établie entre les éditeurs et les libraires si l’on veut que les livres circulent dans la sous-région. Au besoin qu’ils se mettent ensemble pour créer des groupes d’édition ».

Quant à Monique Alfred Ondzé, le problème se poserait déjà au niveau national en termes de disponibilité du livre.

« Nous écrivons et réfléchissons au Congo. Il manque des stratégies et des industries culturelles », a-t-elle dit.

Achille Privat

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