
TRIBUNE. En 1960, le nouvel État indépendant congolais adopte comme modèle constitutionnel un ultra-parlementarisme belge qui débouche au chaos généralisé qu’il connut de 1960 à 1965.
En substituant le parlementarisme à la belge par un présidentialisme authentiquement zaïrois, le Président Mobutu trouve cette formule indiquée qui lui permet de créer notre nation et de faire connaître au pays un quart de siècle de paix, sécurité et stabilité politique.
En nous faisant revenir au parlementarisme à partir de 1992, la fameuse dynamique de la Conférence Nationale ouvre la voie à des conflits ethniques en Ituri, à la persécution des Kasaiens au Shaba, à la chasse des nationaux non-originaires au Bas-Zaïre etc..
Comme ceux qui nous dirigent ne lisent pas les signes des temps, toutes les constitutions promulgués depuis la chute du régime Mobutu se fondent sur le parlementarisme. Pis encore, ces dernières sont par définition néocolonialistes dès lors qu’elles sont quasiment conçues par des constitutionnalistes belge. Ainsi dit, il est à se demander jusqu’à quand nos constitutionnalistes nationaux continueront à croire à l’utopie d’un modèle constitutionnel standard pour la Belgique et notre pays?
Il n’existe pas du tout un modèle constitionnel universel. Il existe plutôt des modèles constitionnels que chaque Etat élabore en fonction de ses spécificités sociopolitiques. C’est ainsi que la constitution britannique avec ses parlementaires nommés par la Reine (lords) est différente de celle des États-Unis avec ses grands électeurs, laquelle n’est pas identique à celle de la France avec son suffrage universel direct.
Estimant que le presidentialisme est le schème constitionnel le plus adapté à notre authenticité sociopolitique, les Nationalistes Réformateurs Néomobutistes préconisent un présidentialisme portant sur une gestion consensuel de l’Etat que le public découvrira au moment opportun.
Bonne réflexion.
A suivre !
Par Faustin Bosenge
Opérateur politique



