
TRIBUNE. En limogeant Florent Ibenge, la Fecofa tablait sur cette ineptie que le recrutement d’un GRAND ENTRAINEUR (étranger) était la solution la plus indiquée pour une qualification des Léopards pour Quatar 2022. Au bout des comptes, le seul mérite d’Hector Cuper aura été de nous conduire vers cette humiliation de notre nation de football d’hier soir à Casablanca.
Or, ayant préféré garder sa confiance à Alioune Cissé pour un travail de fond malgré ses multiples déboires, le Sénégal vient d’être récompensé par une consécration en Can au Cameroun et une qualification pour Quatar. Entre-temps, le même Alioune Cissé avait dernièrement affirmé qu’il s’inspirait de Florent Ibenge pour faire ce qu’il faisait alors que le tout grand Arsène Wenger a récemment affirmé que Florent Ibenge est capable d’entraîner même un grand club européen.
Ainsi dit, au lieu d’aller chercher un autre Hector Cuper qui va nous conduire dans une autre incertitude, pourquoi ne pas recourir aux immenses talents du national Florent Ibenge et lui permettre ainsi de continuer le travail de rajeunissement des Léopards qu’il avait commencé pour le dernier Chan au Cameroun notamment en recherchant une optimale équilibre entre des locaux et bi-nationaux dans un travail de refondation de nos Léopards au regard de la Can 2023 et de la Coupe du Monde 2026?
Il y a lieu de se rappeler que Florent Ibenge, Lusadisu Médard et Santos Mutubile étaient déjà bien partis dans une logique d’une restructuration fondamentale de notre football qui devait commencer par un développement des équipes d’âges pour viser par la suite la Can et la Coupe du Monde. Apprenons à semer pour espérer récolter des fruits à bon escient au lieu de toujours nous contenter de miser sur le hasard.
Par Faustin Bosenge
Opérateur politique



