Londres et Kigali concluent un accord migratoire controversé

6.000 kilomètres séparent le Royaume-Uni du Rwanda. 6.000 kilomètres qui s’ajouteront à ceux déjà parcourus par les étrangers entrés illégalement sur le territoire britannique. Qu’ils viennent d’Iran, de Syrie, d’Afghanistan ou d’Érythrée, peu importe, Kigali ne craint pas d’être dépassé et est prêt à les accueillir – tous.

Alain Bernard Mukularinda, porte-parole adjoint du gouvernement rwandais : « Dès qu’ils arrivent au Rwanda, il faut d’abord savoir si on leur accorde un statut de réfugié ou un statut de migrant. Si tu as le statut de réfugié, si tu as le statut de migrant, tu devras vivre au Rwanda et t’intégrer à la population. Celui qui ne voudra pas rester ici, il lui sera donné de l’aide pour retourner dans son pays d’origine. Le Rwanda a une expérience en matière de réfugiés. Ces vingt dernières années, on a accueilli plus de 130.000 réfugiés. Donc, non, on n’a pas cette peur-là. »

Un deal profitable

Il faut dire que pour mettre toutes les chances de son côté, Londres a sorti son carnet de chèques et s’est engagé à financer le dispositif à hauteur de 144 millions d’euros. Un « deal » sans risque car pour Boris Johnson, pas de doute, le Rwanda est l’un des pays « les plus sûrs au monde »…

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