Finance : la Banque mondiale envisage d’augmenter le financement du Congo

Le vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’ouest et du centre, Ousmane Diagana, en mission de travail au Congo et précisément à Brazzaville, a rassuré que le groupe de la Banque mondiale pourra accorder un financement supplémentaire pour accroître l’impact des projets sur le terrain.

Ces propos ont été tenus lors des rencontres avec les ministres, les syndicats et les bénéficiaires des projets structurants. L’envoyé de la Banque mondiale a félicité le Congo pour les résultats encourageants obtenus dans la réalisation des projets conjoints de développement dans l’agriculture, la formation et l’employabilité, la protection sociale, la santé, le développement urbain, l’environnement, la réforme du secteur public, l’appui au secteur privé national.

Les deux parties ont également discuté sur la vision du pays en matière de lutte contre la pauvreté et la relance économique, à travers le nouveau Plan national de développement (PND) 2022-2026. Elles ont fait le lien entre les priorités contenues dans ce programme quinquennal et le portefeuille de la banque au Congo, qui représente 575,31 millions dollars, soit environ 344,5 milliards FCFA.

Ousmane Diagana a dit son souhait de renforcer leur coopération pour avoir plus de résultats et d’impacts, en augmentant les ressources pour la République du Congo. Selon lui, il y a des ressources que les partenaires financiers et techniques vont apporter, ainsi que des ressources domestiques. Les réformes doivent se poursuivre en vue de renforcer l’exécution de l’ensemble des projets de développement.

Il est nécessaire de préciser que l’enveloppe de 575,31 millions de dollars représente onze projets structurant s au niveau national et quatre projets à vocation sous-régionale, ce qui met la Banque mondiale dans la position de l’un des principaux partenaires au développement du Congo. Dans un contexte de crise socio-économique accentuée par la pandémie, le pays a besoin de ses partenaires pour essayer de redresser la courbe de croissance.

Le produit intérieur brut de -6,2 % en 2020 et -1,5 % en 2021 du gouvernement pourra croître de 1,5 % cette année. Le taux de pauvreté de 48,5 % de la population avant la pandémie en 2019 est passé à 53,3 % en 2021.

Les discussions entre les deux parties, congolaises et Banque mondiale, reposent sur le cadre de partenariat pays (2020-2024), en lien avec les priorités du nouveau PND 2022-2026. Ousmane Diagana a ensuite visité le site Bikakoudi d’Agri-Congo, dans l’arrondissement 8 Madibou, où travaillent cent cinquante maraîchers et éleveurs. Les producteurs urbains ont sollicité un appui supplémentaire de la banque.

C’est la rencontre avec les syndicats patronaux, qui a permis de toucher du doigt les difficultés du secteur privé congolais, en matière de l’accès au financement, aux marchés publics, à l’électricité, au foncier et l’accompagnement des jeunes entreprises.

Florent Sogni Zaou

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