
Mahamat Said Abdel Kani, ressortissant de la République centrafricaine, a été remis dimanche 24 janvier à la Cour pénale internationale (CPI) par les autorités de son pays.
Suspecté de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité présumés qui auraient été commis à Bangui (RCA) en 2013, il a été remis à la Cour suite à un mandat d’arrêt de la CPI délivré le 7 janvier 2019, indique la juridiction pénale internationale dans un communiqué.
Lors de la délivrance du mandat d’arrêt, le juge unique de la Chambre préliminaire II, Rosario Salvatore Aitala, a estimé qu’il y avait des motifs raisonnables de croire qu’un conflit armé ne présentant pas de caractère international était en cours sur le territoire de la RCA, entre au moins mars 2013 et au moins janvier 2014, entre la Séléka (une coalition de groupes armés principalement composée de musulmans opposés à l’ancien président François Bozizé) et les anti-Balaka (un mouvement opposé à la Séléka et soutenant l’ancien président François Bozizé), souligne la même source.
De plus, le juge unique a estimé qu’il existait des motifs raisonnables de croire que, de mars 2013 au moins jusqu’à janvier 2014 au moins, une attaque généralisée et systématique a été menée par des membres de la Seleka contre la population civile et les personnes perçues comme étant collectivement responsables ou complices ou apportant leur soutien aux actes de l’ancien gouvernement de François Bozizé, et, ensuite, des anti-Balaka, poursuit le communiqué.
Aussi connu comme « Mahamat Said Abdel Kain » et « Mahamat Saïd Abdelkani », M. Said est né le 25 février 1970 à Bria. Il était un commandant de la Séléka et, à ce titre, est soupçonné d’être responsable des crimes contre l’humanité et crimes de guerre, a estimé Le juge unique.
Comme l’a souligné le communiqué, M. Said est suspecté d’avoir commis ces crimes conjointement avec d’autres et/ou par l’intermédiaire de ceux-ci, ou d’avoir ordonné, sollicité ou encouragé la commission de ces crimes, ou d’avoir apporté son aide, son concours ou toute autre forme d’assistance à leur commission, ou d’y avoir contribué de toute autre manière. Sa comparution initiale aura lieu dans les meilleurs délais, a précisé la CPI.
Journaliste au sein de notre Rédaction.



