Vers le renforcement de la coopération entre la Fédération de Russie et la CEEAC

Vers le renforcement de la coopération entre la Fédération de Russie et la CEEAC

L’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la Fédération de Russie en République Gabonaise et Représentant permanent de la Fédération de Russie auprès de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC), son Excellence Monsieur Dmitrii KOREPANOV a reçu (récemment, DNR) en audience le Président de la Commission de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC), son Excellence Ambassadeur Docteur Ezéchiel NIBIGIRA. Le diplomate russe a adressé ses vives félicitations au Président de la Commission de la CEEAC pour sa désignation à la tête de la Commission, par la Conférence des Chefs d’Etat et de gouvernement de la CEEAC le 12 septembre 2025 et de celle de toute l’équipe dirigeante depuis le début de ce mois de mars. Dans son propos liminaire, le Président de la Commission de la CEEAC a remercié son Excellence, Monsieur l’ambassadeur de la Fédération de Russie pour l’intérêt qu’il accorde à la Commission de la CEEAC et surtout pour sa Disponibilité. Il s’est félicité de l’excellence des relations de coopération entre la CEEAC et la Fédération de Russie à Travers entre autre, l’accréditation, le 26 juillet 2024, de l’Ambassadeur de la Fédération de Russie auprès de la CEEAC au Gabon pays siège de la CEEAC, mais aussi par l’accréditation à Moscou des Ambassadeurs extraordinaires et plénipotentiaires de tous les Etats membres de la CEEAC, témoignant de l’excellence des relations entre ses Etats membres et la Fédération de Russie. L’Ambassadeur Docteur Ezéchiel NIBIGIRA a émis le souhait que le renforcement de la coopération entre la Commission de la CEEAC et la Fédération de Russie devienne un instrument au service des Etats de la région Afrique centrale et de l’intégration régionale en particulier. Il s’est ensuite livré à un plaidoyer consistant à rappeler à son hôte que la Zone CEEAC est dotée d’énormes potentialités qui font d’elle un excellent espace pour les investissements russes. La CEEAC est engagée dans la mise en œuvre de son chantier d’intégration économique et sociale à travers six axes prioritaires que sont l’Intégration Politique, Paix et Sécurité ; l’Intégration Économique et Financière ; l’Intégration Physique régionale ; l’Intégration Environnementale, Agriculture et Développement Rural ; l’Intégration Sociale et Développement Humain ; et la Poursuite de la réforme, a-t-il martelé. Le Président de la Commission de la CEEAC a insisté sur le rôle que pourrait jouer la Fédération de la Russie auprès des Etats de l’Afrique centrale pour soutenir les stratégies de défense et de développement de ceux-ci, pour l’investissement inestimable dans le développement du capital humain de l’Afrique centrale, raison pour laquelle depuis l’aboutissement de sa réforme institutionnelle, la CEEAC ambitionne d’accélérer le processus d’intégration à travers des partenariats forts et adaptés à ses nouveaux enjeux de développement. Les deux interlocuteurs ont passé en revue les relations de coopération entre la Fédération de Russie et la CEEAC. Ils se sont réjouis de l’existence d’un Mémorandum d’Entente (Mou) signé en juillet 2023, en marge du 2ème Sommet Russie-Afrique, et qui constitue le cadre global de l’action des deux entités institutionnelles. Pour mémoire, le Mou a retenu de nombreux axes de coopération notamment la coopération politique, la coopération sécuritaire, la coopération économique, l’agriculture et la sécurité alimentaire, la pêche et l’aquaculture, le secteur énergétique, la gestion des ressources en Eau, le secteur des infrastructures en l’occurrence le transport et les TIC, l’éducation et l’enseignement secondaire, la science et l’innovation, la santé et la gestion des pandémies, la jeunesse et la culture. Soucieux de la mise en œuvre desdits axes de coopération les deux diplomates ont instruit leurs collaborateurs présents à l’audience de revisiter le plan d’action. Il s’agit de monsieur le Conseiller politique du Président de la Commission de la CEEAC, Monsieur Abraham Roch OKOKO ESSEAU et la Directrice de la Coopération et de la Mobilisation des Ressources Mme Rachel MBAKO MPOCKO MPONDO pour le compte de la Commission de la CEEAC et Monsieur Maxime, chargé du Protocole et de la Coopération à l’ambassade de la Fédération de Russie Le Président de la Commission de la CEEAC a salué la longue expérience diplomatique de Monsieur Dmitrii KOREPANOV en Afrique, une opportunité selon lui, d’approfondir la coopération entre la Fédération de Russie et la CEEAC. Monsieur Dmitrii KOREPANOV a occupé diverses fonctions diplomatiques en Afrique. Depuis 1982 il a été nommé à divers postes au sein des représentations de l’URSS /Fédération de Russie en Algérie (1984-1988), au Sénégal (1996-1999), au Mali (2001-2006), en République Démocratique du Congo de 2008 à 2012, en République du Zimbabwe de 2015 à 2019 et comme Directeur adjoint du Département d’Afrique du Ministère des Affaires Étrangères de la Fédération de Russie ; de 2020 à 2024. Le 16 janvier 2024, il a été nommé Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la Fédération de Russie près la République Gabonaise. L’ambassadeur de Russie qui travaille en Afrique depuis une quarantaine d’années espère mettre à profit cette longévité professionnelle au service du renforcement de la coopération entre la Russie et l’Afrique centrale. Il a enfin souhaité que la paix règne en Afrique centrale. L’ambassadeur Dmitrii KOREPANOV est diplômé de l’Institut d’État des Relations Internationales de Moscou (MGIMO, 1982). Il est marié et père d’un fils et d’une fille. Outre la langue russe, Il parle français et anglais. CP

SOS Villages d’Enfants Maroc obtient la certification Zakat pour la 3ème année consécutive

SOS Villages d’Enfants Maroc obtient la certification Zakat pour la 3ème année consécutive

Certification délivrée par l’organisme de conformité islamique FINEOPOLIS Reconnue d’utilité publique depuis 1985 et placée sous la présidence d’honneur de Son Altesse Royale la Princesse Lalla Hasnaa, SOS Villages d’Enfants Maroc est la première association au Maroc à avoir obtenu la certification Zakat délivrée par l’organisme indépendant de conformité islamique FINEOPOLIS, selon le référentiel international ZMS 6001 (Zakat Management System). Cette certification, obtenue pour la première fois il y a trois ans et renouvelée pour la troisième année consécutive, atteste de la conformité rigoureuse de l’Association en matière de collecte, de gestion, d’attribution et de suivi des fonds de la Zakat, conformément aux principes de la Charia. « SOS Villages d’Enfants Maroc est habilitée à recevoir des fonds de zakat de la part des donateurs, compte tenu des procédures d’alignement qu’elle a adoptées et qui garantissent le respect des règles religieuses et réglementaires relatives à la zakat à toutes les étapes de la collecte et de la distribution » explique Dr Mohamed Kirrat, consultant en finance islamique Qu’est-ce que cela implique ? La certification garantit que les fonds collectés sont exclusivement destinés aux enfants orphelins et privés de soutien familial, considérés comme « pauvres et nécessiteux » au sens des critères religieux de la Zakat. Ils permettent de couvrir leurs besoins essentiels – alimentation, habillement, soins de santé – et de contribuer à leurs frais de scolarité et à la poursuite de leurs études jusqu’à leur insertion professionnelle. Comment verser la zakat à SOS Villages d’Enfants Maroc ? Zakat al-Mal, fixée au taux de 2,5 % des biens imposables (liquidités, comptes bancaires, or et argent, stocks commerciaux, revenus d’investissement, etc.) après un cycle lunaire complet, peut être versée tout au long de l’année via un don en ligne sécurisé www.sos-maroc.org/zakat/, par chèque ou par virement bancaire. À travers cette certification, l’Association renforce la transparence, la traçabilité et la confiance des donateurs, en garantissant que chaque contribution respecte strictement son cadre religieux et profite directement aux enfants les plus vulnérables. Les fonds de la Zakat collectés sont exclusivement affectés à la prise en charge des besoins essentiels des enfants bénéficiaires, notamment l’alimentation, l’habillement, les soins de santé et l’éducation. Grâce à ce dispositif conforme aux principes de la Charia et aux exigences du référentiel ZMS 6001, plus de 1 000 enfants privés de soutien familial accompagnés par l’Association ont pu bénéficier d’une prise en charge complète et adaptée.

AVEVA nomme Khaled Salah au poste de Vice-Président Afrique

AVEVA nomme Khaled Salah au poste de Vice-Président Afrique

Khaled Salah soutiendra désormais les plans de croissance d’AVEVA auprès des leaders industriels en Afrique. AVEVA, leader mondial des logiciels industriels, moteur de la transformation numérique et de la durabilité, annonce la nomination de Khaled Salah, 37 ans, au poste de Vice-Présidentde la région Afrique. Dans ce nouveau rôle, il sera responsable d’environ 30 employés pour assurer la réussite de la mise en œuvre de la stratégie de croissance d’AVEVA. Khaled Salah rapportera directement a Jesus Hernandez, SVP de la région EMEA. Une carrière de plus de 15 ans dans différents domaines et industries Titulaire d’un MBA en management de la Warwick Business School au Royaume-Uni et d’un Master en ingénierie de l’université Ain Shams en Egypte, Khaled Salah s’engage activement en faveur du progrès durable dans l’industrie. Il est déterminé à avoir un impact commercial positif, tout en gardant à l’esprit la durabilitépour mettre le progrèsau service des populations et de la planète. Il a débuté sa carrièreà Schneider Electric en 2013 dans le département « chaine d’approvisionnement mondiale »avant d’évoluer vers divers rôles tels que Responsable de la stratégiepour la chaine d’approvisionnement en Europe, et Directeur de la stratégie commerciale mondiale pour l’activité d’automatisation industrielle. Khaled Salah a développé une compréhensionstratégique de tous ces domaines. Après 12 ans chez Schneider Electric, Khaled a rejoint AVEVA en 2022 pour diriger le partenariat stratégique mondial entre AVEVA et Schneider Electric étendu sur tous les secteurs industriels. A la tête d’une équipe de 30 personnes,il a piloté l’introduction de nouvelles solutions logicielles AVEVA pour créer et développer des opportunités de croissance significative dans tous les secteurs verticaux de Schneider Electric. Des plans ambitieux pour AVEVA en Afrique En plus de son rôle actuel de Vice-Président du partenariat AVEVA et Schneider Electric, Khaled prend désormais la direction des activités d’AVEVA en Afrique. Jesus Hernandez, SVP de la région EMEA, déclare : L’Afrique est une régionstratégique pour AVEVA. Dans ce marché industriel majeur, les clients, leaders mondiaux dans les domaines de l’Energie, des Métaux et des Mines, de la Chimie et de l’Eau, recherchent l’expertise d’AVEVA pour accélérer et piloter leurs stratégies de transformation numérique et de durabilité, ainsi que leurs projets de transition énergétique. Les qualités de leadership de Khaled Salah dans un environnement mondial bénéficierontà son équipe repartie dans 12 pays, dont l’Algerie, le Maroc, l’Egypte, le Kenya, le Nigeria et l’Afrique du Sud. Motivé par la perspective de capitaliser sur le talent de son équipe pour renforcer la présence d’AVEVA en Afrique dans les annéesà venir, Khaled Salah déclare : Aider mon équipeàréaliser son potentiel professionnel me tient àcœur. Nous travaillerons ensemble pour soutenir et accélérer la transformation numérique des industries en Afrique, en particulier grâceà CONNECT, notre plateforme d’intelligence industrielle, et avec le soutien de notre écosystème de partenaires. A propos d’AVEVA AVEVA, leader mondial des logiciels industriels, favorise une utilisation responsable des ressources mondiales en stimulant l’ingéniosité. Plus de 90 % des grandes entreprises industrielles s’appuient sur les solutions AVEVA pour produire et fournir de manière fiable et sécurisée des produits aussi essentiels que l’énergie, l’alimentation, les médicaments, les infrastructures, et plus encore. Reconnue comme l’une des entreprises les plus innovantes au monde, AVEVA, dont les solutions ouvertes s’appuient sur l’expertise de plus de 6 400 employés, 5 000 partenaires et 5 700 développeurs certifiés, a son siège social basé à Cambridge au Royaume-Uni, et exerce dans le monde entier.

Retour aux racines : Le Bénin offre officiellement la nationalité à 9 nouveaux afro-descendants

Retour aux racines : Le Bénin offre officiellement la nationalité à 9 nouveaux afro-descendants

Le samedi 21 mars 2026, une cérémonie émouvante et solennelle s’est tenue au Complexe judiciaire de Cotonou pour officialiser l’acquisition de la nationalité béninoise par neuf (09) Afro-descendants, en grande majorité, haïtiens. Organisée par les Ministères des Affaires étrangères et de la Justice, cette initiative s’inscrit dans une politique publique de « justice mémorielle » visant à réparer symboliquement les blessures de la traite transatlantique.  En présence des Ministres Olushegun ADJADI BAKARI et Yvon DETCHENOU, les récipiendaires Romulus Jean ÉNERVE, Jean-Jackson DANIEL, Vives Martinez IRVING, Romulus VANESSA, Delano Michael DAVIS, Gunter Ramone DEANGELETIS, Regina ALEXIA, Polissaint FRANTZ et Sidney Hermionne DAVY  ont reçu leurs attestations de nationalité, actes juridiques consacrant leur « lien indissoluble avec la terre de leurs ascendants ».  Dans une allocution lue par la Conseillère technique du Ministère de la Justice et de la Législation, Madame Rose Marie SOSSA, l’État béninois a réaffirmé sa conception inclusive de la nationalité, « enrichie d’une mémoire collective et d’un attachement profond à notre histoire commune », au-delà des seuls critères de naissance ou de résidence.  Cette procédure, menée avec rigueur par l’Autorité de Délivrance des Actes relatifs à la Nationalité, a requis un examen méticuleux des généalogies et des pièces justificatives. Au-delà de l’aspect administratif, elle véhicule un message d’unité et d’espérance, invitant les nouveaux citoyens à « honorer cette nationalité retrouvée par une vie exemplaire au service de la République ».  Pour les bénéficiaires, ce geste revêt une dimension personnelle et historique. « Pour un Haïtien, ce n’est pas un hasard. On a toujours été l’Afrique aux Antilles », a confié Romulus Jean ÉNERVE, désormais « Béninois à part entière ». Jean-Jackson DANIEL a abondé : « Nous avons plus de 60% des Haïtiens qui, selon l’histoire, ont quitté le Bénin… C’est avec fierté que je retrouve ma terre d’ancêtres ».  Par cette décision souveraine, le Bénin inscrit dans son droit positif une politique de réconciliation avec sa diaspora, ouvrant symboliquement les portes de la patrie à ses enfants dispersés. Une démarche qui, selon les termes de la cérémonie, « marque le début d’une grande aventure collective pour la grandeur du Bénin ».

Jury d’Appel de la CAF : La Fédération Royale Marocaine de Football salue « une décision allant dans le sens du respect des règles et de la stabilité »

Jury d’Appel de la CAF : La Fédération Royale Marocaine de Football salue « une décision allant dans le sens du respect des règles et de la stabilité »

La décision rendue par le Jury d’Appel de la CAF clarifie « le régime applicable à des situations similaires et participe à la cohérence et à la crédibilité des compétitions internationales, en particulier du football africain », affirme la Fédération Royale marocaine de football (FRMF) dans un communiqué publié au lendemain du verdict. « Au lendemain de la décision rendue par le Jury d’Appel de la Confédération Africaine de Football (CAF), la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF) tient à saluer une décision allant dans le sens du respect des règles et de la stabilité nécessaire à la bonne tenue des compétitions internationales. Dès les premiers incidents ayant conduit à l’interruption du match, la FRMF a fait connaître et a réitéré de manière constante sa demande : l’application stricte du règlement encadrant la compétition. La démarche engagée n’a donc jamais eu pour objet de contester la performance sportive des équipes, mais uniquement de demander le respect des règles. A la suite d’une première décision dont la FRMF avait fait appel, la CAF reconnaît aujourd’hui que la règle, connue de tous et applicable à tous, n’avait pas été respectée.  La FRMF a, en toutes circonstances, respecté les règles propres au règlement des différends liés aux compétitions, dans le respect du droit. Elle a déposé ses conclusions, participé aux auditions auxquelles elle a été conviée, et s’est attachée à faire respecter ses droits et les règles assurant le bon déroulement des compétitions. Cette décision contribue à clarifier le régime applicable à des situations similaires et participe à la cohérence et à la crédibilité des compétitions internationales, en particulier du football africain. La FRMF continuera à faire valoir l’application stricte et équitable des règles encadrant les compétitions auxquelles elle participe, devant les instances continentales et internationales, et entend se tourner sereinement vers les prochaines échéances sportives, au premier rang desquelles figurent la Coupe du Monde ainsi que la CAN féminine prévues cet été. La Fédération tient à nouveau à saluer l’ensemble des nations ayant participé à cette 35éme édition de la CAN, qui a constitué un moment majeur pour le football africain ».

Démocratie sans parti politique : l’écrivain Serge Armand Zanzala initie une campagne de sensibilisation (Congo)

Démocratie sans parti politique : l’écrivain Serge Armand Zanzala initie une campagne de sensibilisation (Congo)

ÇA VAUT LE DETOUR. Dans une lettre ouverte aux Congolais du pays et de la diaspora, Serge Armand ZANZALA, écrivain, chercheur, directeur de La Société littéraire et initiateur du projet Kongo Ya Sika, annonce le lancement d’une campagne d’information et de sensibilisation autour du concept de « Démocratie sans parti politique ». Ci-dessous, l’intégralité de ladite lettre. « Lettre ouverte aux Congolais du pays et de la diaspora Objet: Ouverture de l’Université Populaire sur la Démocratie Sans Parti Politique Chers compatriotes, À la suite des élections présidentielles du 15 mars dernier, un constat s’impose avec gravité : les partis politiques congolais ont, une fois de plus, montré leurs limites. Incapacité à préparer efficacement ces échéances, à garantir leur transparence, à proposer un candidat véritablement porteur des aspirations du peuple, et surtout, absence criante d’un Projet de Société, qu’il soit commun ou même individuel. Face à cette situation préoccupante, il devient impératif de repenser en profondeur notre manière de faire la politique et d’organiser notre démocratie. C’est dans cet esprit que nous, Serge Armand ZANZALA, Écrivain, chercheur, citoyen engagé, Directeur de La Société Littéraire et Initiateur du projet Kongo Ya Sika, annonçons ce vendredi 20 mars 2026, le lancement d’une campagne d’information et de sensibilisation autour du concept de Démocratie Sans Parti Politique. Notre démarche s’inscrit dans une tradition de réflexion critique sur les partis politiques. À l’image de Simone Veil , magistrate et femme d’État française, qui, en 1943, en pleine Seconde Guerre mondiale alors qu’elle était réfugiée à Londres, proposait la suppression pure et simple des partis politiques en France, nous pensons qu’il est temps d’oser explorer d’autres voies. Nous nous inspirons également d’expériences contemporaines, notamment celle du Mali, où des réflexions et pratiques autour d’une démocratie sans partis visent à redonner au peuple toute sa souveraineté. Ainsi, nous prenons l’engagement solennel d’œuvrer pour l’instauration d’une Démocratie Sans Parti Politique en République du Congo, une démocratie fondée sur la participation directe des citoyens, la responsabilité individuelle et collective, et la primauté de l’intérêt général. Nous tenons à préciser que nous ne créons ni une association ni un mouvement politique. Nous mettons en place une Université populaire, dont la mission principale est la formation des Congolais à la Démocratie Sans Parti Politique, à travers des journées de formation qui seront organisées sur l’ensemble du territoire national. Dans cette perspective, nos travaux constitueront un socle de formation et de réflexion pour tous ceux qui souhaitent adhérer à cette vision : Kongo ya sika : et si nous créions notre démocratie ? – Vision sociétale pour la création d’un État de droit et le développement du Congo-Brazzaville, Essai, 408 pages, Le Lys Bleu, 2025 ; ainsi que cinq volumes consacrés à cette thématique, publiés aux Thebookedition. Ces ouvrages seront désormais rendus accessibles et distribués gratuitement lors des journées de formation, afin de permettre au plus grand nombre de se former, de comprendre et de participer activement à cette nouvelle dynamique. Chers compatriotes, L’avenir de notre nation ne peut plus être abandonné à des structures qui ont montré leurs limites. Il nous appartient, ensemble, de construire une alternative crédible, audacieuse et profondément démocratique. L’heure est venue de redonner la parole au peuple, dans toute sa souveraineté. Pour le Congo, par les Congolais, et avec les Congolais. Serge Armand ZANZALA Écrivain, chercheur, citoyen engagé, Directeur de La Société Littéraire Initiateur du projet Kongo Ya Sika »

Marché des téléviseurs : Samsung conserve sa position de leader mondial pour la 20ᵉ année consécutive

Marché des téléviseurs : Samsung conserve sa position de leader mondial pour la 20ᵉ année consécutive

La marque maintient sa domination du marché mondial depuis 2006 en termes de part de revenus Samsung Electronics Co., Ltd. a annoncé maintenir sa place de leader du marché mondial des téléviseurs pour la 20ᵉ année consécutive, une performance qui témoigne de son leadership durable et de sa capacité d’innovation continue dans ce secteur. Samsung s’est hissé pour la première fois à la tête du marché en 2006 et n’a cessé depuis de consolider cette position. Selon les données de l’institut d’études Omdia, la marque a enregistré une part de marché mondiale de 29,1 % en 2025, confirmant sa domination dans les segments des téléviseurs premium, des écrans de très grande taille et des technologies d’affichage avancées. Samsung a également dominé le segment des téléviseurs haut de gamme, dont le prix dépasse 2 500 dollars, avec une part de marché de 54,3 %, portée par le succès des gammes Neo QLED, OLED et des téléviseurs lifestyle. La marque conserve aussi sa position de leader dans la catégorie des téléviseurs à plus de 1 500 dollars, avec une part de 52,2 %. Commentant cette performance, Hun Lee, Président de la division Visual Display chez Samsung Electronics, a déclaré :« Nous sommes fiers de poursuivre notre leadership mondial sur le marché des téléviseurs depuis vingt ans, dans un contexte où les consommateurs privilégient des marques de confiance pour un équipement aussi central et durable que le téléviseur. Nous sommes également reconnaissants envers nos clients pour leur fidélité, construite au fil des années grâce à notre excellence en ingénierie et à notre engagement constant en matière d’innovation produit. Vingt ans d’innovation au service de l’expérience télévisuelle Samsung a pris la tête du marché en 2006 avec le lancement du téléviseur Bordeaux, reconnu pour son design élégant et fonctionnel. Depuis, l’entreprise n’a cessé de redéfinir les standards du secteur à travers plusieurs innovations majeures : Grâce à ces innovations, Samsung a joué un rôle clé dans la définition des standards du marché des téléviseurs premium, améliorant continuellement la qualité d’image, les fonctionnalités intelligentes et les technologies d’affichage. Une dynamique d’innovation continue sur les technologies premium Fort de cet héritage, Samsung poursuit le développement de son portefeuille de téléviseurs haut de gamme, notamment à travers l’expansion des modèles Micro RGB, repoussant les limites des technologies d’affichage et renforçant son leadership dans les écrans haute performance. L’entreprise continue également d’innover sur ses gammes OLED et Neo QLED, offrant une qualité d’image exceptionnelle, des formats d’écran étendus et des performances visuelles de référence. En parallèle, Samsung élargit son offre Mini LED, permettant d’améliorer la luminosité, le contraste et le contrôle précis du rétroéclairage sur une gamme plus large de tailles et de prix, rendant les technologies avancées accessibles à un public plus large. Samsung accélère également ses investissements dans les téléviseurs intégrant l’intelligence artificielle, avec des processeurs avancés et des fonctionnalités intelligentes capables d’optimiser en temps réel l’image, le son et la personnalisation de l’expérience utilisateur. Portée par deux décennies de leadership mondial et de confiance des consommateurs, Samsung continue de s’imposer comme une référence incontournable du marché des téléviseurs, en proposant des innovations de pointe adaptées à différents usages, tailles d’écran et segments de prix. A PROPOS DE SAMSUNG CO.,LTD : Samsung inspire le monde et façonne l’avenir grâce à des idées et des technologies innovantes. L’entreprise redéfinit les univers des téléviseurs, smartphones, objets connectés, tablettes, électroménager, réseaux et solutions mémoire et semi-conducteurs. Elle développe également des technologies en imagerie médicale, solutions HVAC et robotique, ainsi que des produits audio et automobiles via Harman. Grâce à son écosystème SmartThings, à une approche ouverte de collaboration et à l’intégration de l’intelligence artificielle dans l’ensemble de ses produits, Samsung propose des expériences connectées fluides et intelligentes.

Gabon. Quand un pouvoir tente de transformer la loi en instrument de bâillonnement politique

Gabon. Quand un pouvoir tente de transformer la loi en instrument de bâillonnement politique

LIBRES PROPOS. Une phrase lancée en conférence de presse peut parfois révéler plus qu’une longue déclaration de politique générale. En affirmant le 8 mars 2026, face à la presse, que les partis politiques dépourvus d’élus n’auraient pas « le droit de s’exprimer en tant que parti politique », le ministre de la Communication et des Médias, a cru frapper juste. Il a surtout mis à nu une conception du pouvoir qui mérite d’être examinée avec la rigueur qu’elle mérite. La polémique née de cette sortie ne saurait se réduire à l’agitation politicienne qu’elle suscite dans l’opinion et les milieux de l’opposition. Elle touche à une question de fond : quelle place le pluralisme politique occupe-t-il réellement dans le Gabon post transition ? Et quel usage un gouvernement peut-il légitimement faire de la loi, de sa propre loi, pour circonscrire l’espace d’expression de ses adversaires ? C’est à ces questions que nous allons tenter d’apporter une réponse en nous appuyant rigoureusement sur les textes en vigueur, et en inscrivant cette analyse dans la perspective plus large de ce que la démocratie exige d’un pouvoir qui prétend en être l’expression. I- Une polémique révélatrice d’une conception inquiétante de la démocratie Le débat actuel trouve son origine dans la conférence de presse tenue le 7 mars à Libreville par la Coalition pour la Nouvelle République (CNR) et plusieurs formations politiques alliées, parmi lesquelles Ensemble pour le Gabon et REAGIR. Réunis à la Chambre de commerce de Libreville, les responsables de cette plateforme ont dressé un réquisitoire sévère contre la gouvernance du régime en place depuis le coup d’État du 30 août 2023, dénonçant la vie chère galopante, la montée de l’endettement public, les promesses non tenues et un climat politique qu’ils jugent marqué par des restrictions croissantes aux libertés fondamentales. La réaction gouvernementale ne s’est pas fait attendre. Lors d’une conférence de presse tenue le lendemain, le ministre de la Communication a mis en doute la légitimité juridique de ces formations, affirmant que la Constitution, la loi sur les partis politiques et le code électoral exigeraient qu’un parti dispose d’un minimum d’élus nationaux pour pouvoir se prévaloir de son statut. Sa formule fut sans ambiguïté : « Si, au terme du processus électoral, vous n’avez même pas un élu, vous n’avez pas le droit de vous exprimer en tant que parti politique. » Il annonça que le gouvernement procéderait à des vérifications « sur le plan du droit ». Ce qui aurait pu n’être qu’une maladresse de tribune révèle, à l’examen, une tentation plus structurée : celle de réduire progressivement l’espace politique gabonais à une configuration quasi monopolistique où un grand parti présidentiel, entouré de formations satellites, occuperait seul la scène publique. Une telle orientation serait non seulement contraire à l’esprit de la démocratie, mais, et c’est là le paradoxe le plus saillant, contraire à la loi que le gouvernement a lui-même promulguée. II- Une déclaration ministérielle en contradiction avec la loi La loi n°016/2025 du 27 juin 2025 relative aux partis politiques en République Gabonaise constitue le texte de référence de ce débat. C’est elle que le ministre invoque. C’est elle qui le contredit. Sur la question des conditions d’existence juridique d’un parti, le législateur a été d’une précision remarquable. L’article 25 de cette loi énumère de manière limitative les pièces constitutives du dossier de légalisation : une demande adressée au Ministre de l’Intérieur, un procès-verbal de réunion constitutive, des statuts et un règlement intérieur, les pièces d’identité et casiers judiciaires des fondateurs, et un état d’adhésions d’au moins dix mille membres répartis dans les neuf provinces du pays. La détention d’élus n’y figure nulle part, ni comme condition initiale, ni comme condition de maintien de la personnalité juridique. La confusion entretenue par le ministre tient en réalité à une lecture tronquée de l’article 2 de la même loi, lequel définit deux catégories distinctes. La première est celle du parti politique, défini comme toute association à but non lucratif légalement reconnue, dans laquelle des citoyens partageant des idées et des intérêts communs se regroupent en vue de conquérir et d’exercer le pouvoir par la voie démocratique. La seconde est celle du parti politique représentatif, défini comme un parti disposant d’au moins un élu national et de quinze conseillers locaux. Ces deux définitions coexistent dans le même texte, et leur coexistence n’est pas fortuite : elle traduit une volonté législative explicite de reconnaître l’existence pleine et entière de partis qui, sans être représentés dans les institutions, n’en sont pas moins des acteurs juridiques à part entière de la vie politique. Raisonner autrement conduirait à une absurdité logique que le droit ne saurait tolérer. Si l’absence d’élus emportait l’inexistence juridique d’un parti, pourquoi le législateur aurait-il créé la catégorie des partis représentatifs ? Cette catégorie n’aurait aucune utilité si elle seule conférait l’existence. Sa présence dans la loi démontre, de manière irréfutable, que les partis sans élus existent pleinement en droit ; simplement, ils ne bénéficient pas des prérogatives additionnelles réservées aux partis représentatifs : être invités aux cérémonies républicaines en application de l’article 10, ou bénéficier d’un traitement équitable dans les médias publics en application de l’article 11. Quant au droit d’expression, il ne souffre d’aucune condition électorale. L’article 9 de la loi est sans équivoque : « Les partis politiques peuvent exprimer leurs opinions sur toute question d’intérêt local, national ou international. » Ce droit est attaché à la qualité de parti légalement constitué, non à sa représentation parlementaire. Tenir une conférence de presse, diffuser un communiqué, interpeller publiquement le gouvernement sur sa gestion : tout cela relève du droit commun des partis, quel que soit leur score électoral. La seule sanction liée aux élections que prévoit la loi est celle de l’article 71, et elle est d’une tout autre nature que celle qu’invoque le ministre. Elle dispose qu’un parti perd son statut juridique s’il ne présente pas de candidats à deux scrutins législatifs ou locaux consécutifs. Non pas s’il n’en fait pas élire. La nuance est fondamentale : un parti