Kongo Atlantique : Rêve d’un État fédéral : un livre qui défie les chefs d’État

PARUTION. La Société Littéraire a le plaisir d’annoncer l’ouverture d’un grand chantier de réflexion, d’étude et de valorisation autour de l’ouvrage de Serge Armand Zanzala : Kongo Atlantique : Rêve d’un État fédéral! Sous-titré : « Je sais que cela vous amuse, mais j’ose quand même: pour une parole qui défie l’impossible et ouvre le débat » Cet ouvrage s’inscrit dans une démarche ambitieuse, à la croisée de l’histoire, de la culture et du politique. Il propose une relecture profonde de notre passé, en invitant à reconnaître et à mettre en lumière les formations politiques, sociales et culturelles qui structuraient l’espace bantou bien avant la colonisation. Des royaumes et empires tels que le Kongo, le Loango, les ensembles Téké, Luba et Lunda, jusqu’aux royaumes de Ndongo et Matamba, sans oublier les réseaux des peuples Ngala, Fang, Mpongwe, Punu ou Nzebi, se dessine une histoire riche, plurielle et profondément interconnectée. Au cœur de cette mémoire se trouve le puissant Royaume Kongo, véritable centre de gravité politique et civilisationnel, autour duquel s’organisaient échanges, alliances et équilibres régionaux. Ce chantier éditorial vise à : Réhabiliter cette mémoire historique souvent fragmentée, Valoriser les continuités culturelles et civilisationnelles, et Nourrir une réflexion contemporaine sur l’avenir politique de cet espace Le concept de Kongo Atlantique s’inscrit dans cette dynamique : il ne s’agit ni de nier les États actuels ni d’effacer les frontières, mais de proposer une lecture fédératrice d’un héritage commun, enracinée dans l’histoire et tournée vers l’avenir. Un sous-titre à la fois interpellateur et provocateur Le sous-titre de l’ouvrage se distingue par sa force et son audace. À travers cette formule, l’auteur interpelle directement les consciences et ose bousculer les certitudes établies. Cette parole, volontairement provocatrice, semble s’adresser en particulier aux quatre chefs d’État représentés en couverture : João Lourenço (Angola), Félix Tshisekedi (République Démocratique du Congo), Denis Sassou Nguesso (République du Congo) et Brice Oligui Nguema (Gabon). En affirmant « j’ose quand même », l’auteur pose un acte intellectuel fort : celui de défier les logiques politiques actuelles et d’ouvrir un débat que beaucoup jugent sensible, voire impossible. Ce sous-titre devient ainsi une interpellation directe des dirigeants, les invitant à réfléchir à l’histoire commune, aux responsabilités présentes et aux perspectives d’un avenir fédéral repensé. Un ouvrage qui rend hommage à une mémoire partagée et ouvre un débat essentiel sur l’unité, la souveraineté et la renaissance culturelle. Puisse cette réflexion collective inspirer nos quatre chefs d’Etat ainsi que les générations présentes et futures. Serge Armand Zanzala Directeur de Publication de La Société Littéraire et auteur du livre
Sénégal/USA. Sonko tire à balles réelles sur Trump : la fin du silence africain ?

TRIBUNE. Dans les relations internationales, il arrive que les figurants deviennent des lanceurs de pavés. Et ce jour-là, depuis Sénégal, Ousmane Sonko a décidé de ne pas jouer les silhouettes diplomatiques. Non. Il a sorti la sulfateuse verbale, direction Donald Trump avec une phrase qui claque comme une gifle dans un sommet feutré : « Monsieur Trump n’est pas un homme de paix. C’est un homme de déstabilisation du monde. » Dans le jargon diplomatique habituel : on ne partage pas entièrement la même vision stratégique. Traduction réelle version Sonko : le cow-boy Trump met le feu à la prairie et vend ensuite les extincteurs. Car il fallait oser. Dans un monde où les dirigeants africains ont longtemps pratiqué l’art délicat du sourire crispé face aux puissants de ce monde, voilà que Sonko, lui, choisit la franchise brutale, presque insolente. Comme si la diplomatie sénégalaise avait troqué ses gants blancs contre des gants de boxe. Et il faut le dire sans détour : Ousmane Sonko n’est pas de ces hommes qui tremblent devant leurs propres idées. Il les porte, il les assume, il les projette. Un homme courageux, donc, au sens rare du terme, qui préfère le risque de la parole à la sécurité du silence. Haro, dès lors, à ceux qui bavardent sur son audace sans jamais avoir affronté le vertige de dire ce qu’ils pensent. Car enfin, qu’est-ce qu’un leader qui se tait ? Souvent un esprit enchaîné. Une personne qui possède un avis mais craint de l’exprimer est prisonnière de l’inhibition : elle doute, elle redoute le jugement, cette vieille compagne appelée atélophobie, ou pire encore, elle se noie dans le people pleasing, cette maladie moderne qui transforme les convictions en pâte molle prête à épouser toutes les formes. Ce profil trahit une carence fondamentale : l’absence d’affirmation de soi. Or, Sonko n’habite pas ce territoire-là. Il appartient à une autre catégorie : celle des personnalités assertives. Il dit, clairement, directement, sans détour inutile et surtout sans cette agressivité hystérique qui trahit souvent la faiblesse, ni cette passivité molle qui signe la résignation. Il parle en acteur, pas en spectateur. En stratège, pas en suiveur. Bref, un leader audacieux, proactif, qui préfère tracer sa ligne plutôt que marcher dans les empreintes des autres. Et pendant qu’il parle, il imprime le tempo. Ousmane Sonko ne suit pas l’actualité, il la fabrique, il la cadence, il lui impose son rythme. Autour de lui, une nuée de stagiaires politiciens tente de s’agripper à cette pulsation nouvelle, courant derrière chaque déclaration comme des sprinteurs sans souffle. Mais l’essoufflement les guette déjà : on ne court pas longtemps dans les pas de quelqu’un qui avance plus vite que son époque. Certains, grisés ou irrités, murmurent déjà des grands mots. D’autres, plus audacieux, le classent sans trembler parmi les prétendus « maîtres du monde » — clin d’œil ironique à Les Maîtres du Monde de Pascal Boniface. Provocation ? Hyperbole ? Peut-être. Mais derrière l’emphase, une réalité politique s’impose : celle d’un homme qui pèse, qui dérange et qui imprime sa marque bien au-delà de ses frontières. Face à lui, Donald Trump, incarnation assumée du chaos organisé, architecte de tweets incendiaires et pyromane en chef d’une géopolitique sous stéroïdes. Un homme pour qui la paix ressemble souvent à une pause publicitaire entre deux conflits d’intérêts. Et Sonko, dans un rare moment de clarté géopolitique sans anesthésie, résume l’affaire en une phrase que beaucoup pensent tout bas, mais que peu osent hurler tout haut. Mais derrière la formule choc, il y a une ligne de fracture. D’un côté, ceux qui pensent, parlent et assument. De l’autre, cette cohorte docile, véritables moutons de Panurge, comme dans Gargantua de François Rabelais, qui attendent qu’une voix s’élève pour bêler en chœur, découvrant soudain des convictions qu’ils n’avaient pas la veille. Et pendant que certaines chancelleries africaines ajustent encore leurs courbettes protocolaires, le Sénégal version Sonko semble dire : ici, on ne chuchote plus, on parle. Quitte à déranger. Quitte à froisser. Quitte à rappeler que la paix n’est pas un slogan de campagne, mais une denrée rare que certains leaders manipulent comme un vulgaire outil de communication. Alors oui, au bout de cette tirade qui dérange et qui divise, il reste une image : celle d’un homme qui marche vite, parle fort et pense libre. Un homme qui, pour beaucoup, honore Sénégal et donne des raisons de fierté à une partie de l’Afrique. Chapeau, Maître, chapeau notre gardien de la révolution. Par Malick BA Journaliste
Casablanca, capitale de l’innovation : le Club FDS consacre l’intelligence collective pour la 8ème édition du Festival des Sciences

Le 19 avril prochain, la place des Nations Unies à Casablanca se transformera en un carrefour technologique majeur à l’occasion de la 8ème édition du Festival des Sciences. Organisé par le Club FDS, cet événement de référence s’inscrit désormais comme un pilier de la médiation scientifique, illustrant la vitalité d’une jeunesse résolument tournée vers les enjeux du futur. Sous le thème « L’Évolution de la Science », cette édition propose une rétrospective ambitieuse des grandes découvertes de l’humanité, tout en ouvrant des perspectives sur les révolutions technologiques en cours. Le parcours, conçu pour un public large et exigeant, se déploie à travers une série de stands interactifs où la théorie s’efface devant l’expérience. De la physique fondamentale aux mécanismes complexes de la biotechnologie, les experts du Club FDS guident les visiteurs à travers les méandres de l’innovation. Un accent particulier est mis sur l’intelligence artificielle et la robotique, secteurs stratégiques qui redéfinissent nos sociétés dans les décennies à venir. Au-delà de l’aspect festif, ce festival est le fruit d’une ingénierie rigoureuse portée par le Club FDS. En mobilisant des étudiants ingénieurs et des passionnés, le club réussit le pari de démocratiser le savoir tout en maintenant un standard d’excellence académique. Cette initiative souligne l’importance du « soft power » scientifique dans le développement socio-économique du Royaume et son rayonnement à l’échelle internationale. Le festival ne fait pas l’impasse sur les urgences climatiques et énergétiques. Des espaces dédiés aux énergies renouvelables et à la préservation des écosystèmes démontrent comment l’évolution de la science permet d’apporter des réponses concrètes aux problématiques de stress hydrique et de transition énergétique, des sujets cruciaux pour l’avenir. En investissant l’espace public au cœur de la capitale économique, la 8ème édition du Festival des Sciences prouve que le savoir est le levier le plus puissant pour transformer les sociétés. Casablanca, par le biais du Club FDS, confirme sa position de métropole inspirante, où la science devient un vecteur de fierté et de progrès partagé.
La croissance de l’Afrique subsaharienne se maintient, mais les risques de dégradation s’accumulent

Une politique industrielle plus avisée peut favoriser la transformation économique et créer des emplois Selon l’État des lieux de l’économie africaine (anciennement Africa’s Pulse), la reprise de l’Afrique subsaharienne après une décennie de chocs mondiaux montre des signes d’essoufflement, avec des prévisions de croissance pour 2026 révisées à la baisse de 0,3 point de pourcentage par rapport aux estimations publiées par le Groupe de la Banque mondiale en octobre 2025. Les risques géopolitiques — notamment le conflit au Moyen-Orient —, le poids élevé du service de la dette et des contraintes structurelles de longue date continuent de peser sur la capacité de la région à accélérer sa croissance et à créer des emplois. Le dernier bulletin semestriel du Groupe de la Banque mondiale sur la situation économique en Afrique subsaharienne prévoit que la croissance se maintiendra à 4,1 % en 2026 (soit le même rythme qu’en 2025), tout en constatant une intensification des risques de dégradation. Le renchérissement des combustibles, des denrées alimentaires et des engrais, conjugué au durcissement des conditions financières, risque fortement de tirer l’inflation à la hausse, de perturber l’activité économique et de toucher plus durement les ménages les plus vulnérables, qui consacrent une part plus importante de leurs revenus à l’alimentation et à l’énergie. « À court terme, les gouvernements doivent concentrer leurs ressources limitées sur la protection des foyers les plus vulnérables. Parallèlement, le maintien de la stabilité macroéconomique — par la maîtrise de l’inflation et une gestion budgétaire prudente — sera crucial pour traverser le choc actuel et permettre aux pays africains de rebondir plus rapidement au sortir de la crise », souligne Andrew Dabalen, économiste en chef du Groupe de la Banque mondiale pour la Région Afrique. Le niveau élevé d’endettement public et le poids croissant du service de la dette continuent de restreindre la capacité des pays à financer leurs priorités de développement et à investir dans les infrastructures de base nécessaires à la création d’emplois en plus grand nombre et de meilleure qualité. Dans l’ensemble, les investissements publics en capital restent inférieurs d’environ 20 % à leur niveau de 2014, tandis que le ratio du service de la dette publique extérieure rapporté aux recettes a doublé au cours des huit dernières années, passant de 9 % en 2017 à 18 % en 2025. En outre, l’inflation devrait atteindre 4,8 % en 2026, sous l’effet principalement des répercussions du conflit au Moyen-Orient. La baisse des financements extérieurs, et en particulier la réduction de l’aide au développement, accentue les pressions pour les pays à faible revenu. Alors que plus de 620 millions de personnes rejoindront le marché du travail africain d’ici 2050, les pays du continent doivent évoluer vers une croissance plus productive, plus diversifiée et davantage portée par le secteur privé, qui sera créatrice d’emplois. Cela nécessitera une action coordonnée aux niveaux régional, national et sectoriel, appuyée par des investissements dans les infrastructures, les compétences et les institutions, de manière à abaisser les coûts pour les entreprises et à attirer les investissements privés. Ce numéro de l’État des lieux de l’économie africaine consacre sa section thématique à la politique industrielle en tant qu’instrument de croissance économique et de création d’emplois. Les pays y ont recours pour développer des secteurs spécifiques et se positionner de manière à tirer parti de la demande croissante dont la production africaine fait l’objet, des minerais indispensables aux technologies émergentes aux produits pharmaceutiques. Le rapport souligne que les pays devraient adopter des politiques qui favorisent un apprentissage rapide et orientent stratégiquement l’économie vers des biens et services à plus haute valeur ajoutée, susceptibles de créer des emplois plus nombreux et de meilleure qualité. Des politiques industrielles bien conçues peuvent contribuer à déverrouiller les gains de productivité et la création d’emploi, dans la mesure seulement où elles reposent sur une appréciation réaliste des possibilités et des contraintes propres à chaque pays et sont utilisées avec modération. Ces politiques doivent pouvoir s’appuyer sur de solides capacités de mise en œuvre et s’inscrire dans des écosystèmes plus larges, à savoir des infrastructures fiables, une main-d’œuvre qualifiée, un accès au financement et une intégration régionale des marchés. La réussite des politiques industrielles en Afrique reposera sur une mise en œuvre rigoureuse, un soutien axé sur les activités économiques et non sur les entreprises, des critères de performance clairs, des stratégies de sortie crédibles, et une intégration régionale plus poussée, notamment dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). Sans ces fondements, la politique industrielle risque de déboucher sur des enclaves isolées et inefficaces plutôt que d’impulser une transformation économique générale. B.M.
Congo/Société : Le nouveau siège du Registre Social Unique officiellement livré

Inauguré après six mois de travaux intensifs, en présence du premier ministre, Anatole Collinet MAKOSSO et la ministre des affaires sociale, Irène Marie Cécile MBOUKOU-KIMBATSA, ce nouveau bâtiment de type R+2 s’impose comme le futur centre névralgique de l’inclusion sociale. Ralliant performance architecturale et accessibilité, l’ouvrage a été conçu pour offrir un service digne aux populations les plus vulnérables. Un outil moderne au service de l’équité C’est un tournant majeur pour le service public. Le nouveau bâtiment « Initiatif », destiné à abriter le Registre Social Unique (RSU), a été officiellement réceptionné. Pensé pour être à la fois fonctionnel et inclusif, ce projet reflète une ambition claire : moderniser l’administration pour mieux servir les citoyens.D’une emprise au sol de 413 m² sur une superficie totale de 1 666 m², cet édifice de type R+2 avec toiture-terrasse a été bâti selon des standards de qualité rigoureux. L’accent a été mis sur l’accessibilité, avec l’installation d’un ascenseur de six places et des aménagements spécifiquement dédiés aux personnes à mobilité réduite (PMR). Une organisation optimisée pour le bien-être L’agencement intérieur a été minutieusement étudié pour fluidifier l’accueil du public et optimiser les conditions de travail du personnel :• Rez-de-chaussée : Pôle opérationnel comprenant une salle d’enrôlement et de production, une salle de formation, des archives, un réfectoire et des bureaux administratifs.• 1er et 2ème étages : Espaces de direction et de concertation, regroupant quatorze bureaux, des salles de réunion équipées et des zones d’attente confortables.L’extérieur n’est pas en reste : une clôture sécurisée avec guérite, un groupe électrogène pour l’autonomie énergétique, une bâche à eau de et un parking en béton armé complètent l’ensemble. Un défi technique et financier relevé Lancés en mars 2024, les travaux ont été achevés en un temps record de six mois. Malgré des contraintes logistiques de taille, les entreprises Entreprise des Travaux d’Afrique et Bureau Top Iris ont livré l’ouvrage dans le respect des délais.Le coût global de l’investissement s’élève à 663 722 125 francs CFA TTC, réparti en deux lots principaux :• Lot 1 : 550 millions FCFA.• Lot 2 : 113,7 millions FCFA. Une vision pour le développement social Au-delà du béton, cet ouvrage incarne une vision politique. Lors de la cérémonie, les intervenants ont tenu à remercier le Premier ministre ainsi que la ministre des Affaires sociales, de la Solidarité et de l’Action humanitaire pour leur soutien indéfectible.Ce bâtiment est un levier essentiel pour une meilleure prise en charge des populations. Il est l’exemple de ce que la collaboration entre institutions publiques et acteurs techniques peut produire de mieux pour la justice sociale.Ce nouveau siège ne se contente pas d’offrir des bureaux ; il devient le symbole d’un service public plus structuré, plus équitable et résolument tourné vers l’avenir. Wilfrid Lawilla D.
Clôture du Gitex Africa Morocco : Une 4ᵉ édition marquée par une forte mobilisation de l’écosystème Tech africain

Plus de 50.000 participants et 1.450 exposants à Marrakech (FENETRE) Plus de 1450 exposants représentant 130 pays et 400 investisseurs internationaux ont répondu présents à la quatrième édition du GITEX Africa Morocco qui a fermé ses portes le jeudi 9 avril à Marrakech. Inaugurée le mardi 7 avril dernier, en présence de plusieurs autorités locales et nationales, cette édition a drainé plus de 50.000 participants dont de nombreux étudiants et professionnels venus des quatre coins du Royaume pour participer au plus grand événement Tech et startups d’Afrique. Placé cette année sous le thème « Catalyser l’économie numérique africaine à l’ère de l’Intelligence Artificielle », le GITEX Africa Morocco s’adresse aux secteurs à forte croissance en Afrique, au sein de l’ensemble de l’écosystème de la Tech. Ce qui explique la forte présence de nombreux acteurs de renom du secteur, mais aussi des experts dont certains ont partagé leurs expériences lors des différentes conférences ayant ponctué cette édition dont les thématiques couvraient la Cybersécurité, la FinTech, le Cloud computing, les Villes intelligentes (Smart Cities), l’AgriTech et la HealthTech, entre autres. Trois jours durant, les participants et entreprises de toutes les tailles ont saisi cette opportunité pour nouer des alliances et rapprocher leurs expertises, à travers divers contrats, conventions, etc. Parmi les annonces majeurs : la signature d’une convention de partenariat entre l’ADD et le Centre régional d’investissement Marrakech-Safi visant à accompagner la transformation de la région Marrakech-Safi en un pôle d’excellence numérique ; la signature d’une convention-cadre de partenariat entre l’ADD et Concentrix en vue d’accélérer la transformation digitale au Maroc ; la convention de partenariat entre le Groupe Barid Al-Maghrib et l’ADD pour accélérer la transformation digitale. Dans l’objectif d’accélérer la transition numérique, l’ADD et la Korea-Africa Foundation se sont alliées en vue de catalyser précisément l’innovation numérique et la croissance technologique dans leurs régions respectives. Autre partenariat signé lors de cette édition, celui intervenu entre Startup Grow, à travers son initiative Growth Women, et MAIDA et dédié à la digitalisation et à l’internationalisation des coopératives féminines marocaines. Alors que l’Agence nationale des eaux et forêts (ANEF) présentait ses avancées en matière de modernisation du secteur forestier et d’innovation technologique au service de la préservation des ressources naturelles, le géant Huawei exposait sa vision d’une transformation numérique plus intelligente pour l’Afrique. La tenue de cette édition a aussi été une occasion pour l’Union européenne d’annoncer le lancement d’un programme de transformation numérique destiné à la région MENA (Moyen-Orient et Afrique du Nord). Objectif : harmoniser les règles du numérique, renforcer la cybersécurité et développer les compétences digitales dans la région. Orange Maroc a pour sa part dévoilé plusieurs innovations liées à l’IA générative et souveraine ainsi que des solutions de cyberdéfense, affirmant son rôle d’architecte de la confiance numérique. L’opérateur a également mis en avant un drone alliant IA et 5G pour l’inspection des antennes mobiles. Pour Hendrik Kasteel, Directeur Général d’Orange Maroc, « notre ambition est d’être l’architecte de la confiance numérique au Maroc et en Afrique, en proposant des technologies de rupture qui placent la maîtrise des données et la performance au service des entreprises et des territoires ». A noter que la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) et Endeavor ont pour leur part choisi de réunir l’écosystème de la tech, comprenant des startups à fort potentiel, des investisseurs internationaux, des décideurs influents, des business angels et des VC issus de plusieurs marchés stratégiques. Parallèlement, dans la perspective de développer les startups fintech et structurer l’écosystème de l’innovation financière au Maroc, l’institution financière Tamwilcom et le Morocco Fintech Center (MFC) ont signé un mémorandum d’entente. Pendant que Maroc Telecom annonçait renforcer son engagement pour le développement numérique en Afrique ; la Banque Centrale Populaire (BCP) exposait ses dispositifs cybersécurité ; Maroc Telecom et la Commission européenne engageaient un dialogue stratégique sur la souveraineté numérique ; Visa et CIH Bank se liaient pour propulser l’écosystème fintech et lancer le « CIH Visa fintech challenge », PwC Maroc, Oracle et OneCloud unissaient leurs forces pour accélérer l’adoption du cloud souverain et de l’IA responsable au Maroc. Pour rappel, le GITEX Africa Morocco est organisé sous la tutelle du Ministère de la Transition numérique et de la Réforme de l’Administration, par l’Agence de Développement du Digital (ADD) et par KAOUN International, filiale du Dubai World Trade Centre. Marrakech – Alain Bouithy
16 avril 2026, au Stade de la Concorde de Kintélé. Puisse le Président Denis Sassou Nguesso allier symboles et actes de la Concorde Nationale

REPUBLIQUE DU CONGO. Declaré vainqueur par la Cour Constitutionnelle à l’élection présidentielle des 12 et 15 mars 2026, le Président Denis Sassou Nguesso sera investi, selon la règle, le 16 avril 2026. En présence de nombreux invités, particulièrement des Chefs d’Etat et de Gouvernement étrangers, la cérémonie d’investiture se deroulera en banlieue Nord de Brazzaville, au Stade de la Concorde de Kintélé. En choisissant de prêter serment de Chef d’Etat au Stade de la Concorde de Kintélé, j’ose croire que le Président Denis Sassou Nguesso caractérise le lieu de l’événement comme symbole de l’unité et de la cohésion des Congolais ainsi que de leur force collective. La concorde nationale reposant, par principe, sur des valeurs d’unité, dans la diversité, la solidarité et le respect mutuel. Etant, par ailleurs, une des clés du développement du Congo, de la stabilité et de la prospérité des Congolais. Il ne fait pas de doute que les Congolais qui s’empresseront le 16 avril 2026 pour participer à l’événement soient mus par un désir ardent. Celui de voir leur pays connaître un changement en profondeur, au moment où le Président Denis Sassou Nguesso entame un nouveau mandat. Des Congolais fiers d’être un peuple uni par une histoire et une culture communes. Mais, fort préoccupés par l’amélioration de leurs conditions de vie, l’affermissement des valeurs de justice, la répartition équitable des richesses nationales, au regard d’immenses ressources dont recèle le pays et les retards que celui-ci accuse dans sa modernisation. Des Congolais, par ailleurs, soucieux de ce que leur nation a traversé, depuis son indépendance, en août 1960, des périodes de turbulence. Cependant, toujours à même de résister à la destruction de cette nation par un sursaut national. Aujourd’hui, la République du Congo fait face à de nombreux défis. La pauvreté, les inégalités, l’insuffisance d’infrastructures de base, la corruption, les détournements des fonds publics et autre non compatibilité de l’administration étatique avec l’ère du temps sont autant de freins au développement du pays. Du Président Denis Sassou Nguesso, au Stade de la Concorde de Kintélé, face aux Congolais, venus des arrondissements de Brazzaville, représentants symboliques de l’ensemble du peuple congolais, il est attendu des annonces. Des annonces concrètes aux fins de donner un sens réel à la symbolique de son investiture dans une complexe sportif bâti pour symboliser la concorde nationale. Et, en terme d’annonces du Président Denis Sassou Nguesso, ce sont des actes à poser pour matérialiser la concorde nationale. Au compte de ces actes, tels lancer un programme de développement des infrastructures pour les communautés locales et l’aménagement équilibré de l’arrière pays. Aussi, étudier les modalités de la création d’un fonds pour la réconciliation et la cohésion sociale. Travailler des initiatives pour promouvoir la culture et le dialogue intergénérationnel. Equiper en structures étatiques les chefs-lieux de département qui ne le sont encore pour un développement harmonieux de l’ensemble des régions. Achever des chantiers laissés à l’abandon issus des municipalisations accélérées dans les zones concernées. La concorde nationale est une des clés de la réussite des Congolais. Elle leur permet de s’unir, de partager leurs forces et leurs ressources. Bien plus, grace à elle, les Congolais, sûrs des normes de solidarité qu’ils partagent, elle leur permet de travailler ensemble pour un avenir meilleur commun. Le rééquilibrage du développement sur le territoire national est une nécessité pour assurer une croissance harmonieuse et inclusive. D’autant que les disparités régionales sont un frein à la cohésion sociale et à la stabilité du pays. En rééquilibrant les équipements et les infrastructures sur l’ensemble du territoire, sans céder aux relents partisans, il peut être créé des opportunités égales pour tous les citoyens, quel que soit leur lieu de résidence. Ce qui permet de réduire les inégalités, promouvoir la solidarité nationale et renforcer l’unité du pays. Un impératif majeur pour construire un avenir commun et prospère pour tous les Congolais. L’experience de la vie politique a démontré que les déséquilibres du développement urbain et régional placent les parlementaires issus des secteurs en retard, dans des postures politiques gênantes, face à leurs collègues des zones où les projets d’infrastructures ont été réalisés. Ces déséquilibres sont susceptibles de créer des tensions politiques et mettre les élus locaux dans des situations délicates. Aussi est-il crucial de reconnaître que les déséquilibres régionaux et urbains ne sont pas seulement un frein au développement, mais aussi un obstacle à la solidarité nationale. Et les parlementaires se disant lésés sont souvent contraints de défendre les intérêts de leurs électeurs face à des collègues dont les suffragants ont bénéficié de notables d’investissements. En rééquilibrant le développement sur l’ensemble du territoire, les pouvoirs publics créent un environnement politique plus apaisé créant à tous les élus les voies et moyens d’œuvrer ensemble pour l’intérêt général, plutôt que de se concentrer sur des intérêts locaux. Existent, également, dans la logique de la concorde nationale, les cas douloureux bien connus de trois personnalités nationales. Ce sont les Ministres Benoît Koukebene et André Okombi Salissa ainsi que le Général Jean Marie Michel Mokoko, tous sous le coup de lourde condamnation par les tribunaux congolais. La demande de remise en liberté de ces figures est persistante sur l’étendue du territoire national. Le Président Denis Sassou Nguesso, de par les pouvoirs qui lui sont conférés, sortant de leur emprisonnement ces trois compatriotes, donnera à la concorde nationale tout son sens. Point très sensible, ces trois figures nationales recouvrant la liberté, serait un geste fort pour incarner la réconciliation nationale. C’est même un acte de générosité et de sagesse, démontrant l’engagement du Président Denis Sassou Nguesso en faveur de la réconciliation et de la cohésion nationale. Un signal fort de l’attachement du Président Denis Sassou Nguesso à l’unité du pays, permettant ainsi de tourner la page sur des divisions passées et de construire un avenir commun. Dans cet élan d’humanité du Président Denis Sassou Nguesso, puisse ne pas être oublié le triste sort du jeune Fred Makita, agent municipal à Dolisie, détenu dans une prison congolaise, pour un double grief de délit d’opinion et d’outrage à Magistrat.
Afrique. La CEEAC et l’ONUDI renforcent et redynamisent leur coopération

VIENNE. Son Excellence l’Ambassadeur Dr Ezéchiel NIBIGIRA, Président de la Commission de la Communauté économique des États de l’Afrique Centrale (CEEAC), et Madame Fatou HAIDARA, Adjointe du Directeur Général de l’Organisation des Nations Unies pour le Développement Industriel (ONUDI), Directrice principale en charge des partenariats globaux et des relations extérieures, ainsi que Représentante spéciale du Directeur Général pour l’Afrique, se sont entretenus ce mercredi 8 avril 2026 sur l’état et les perspectives de la coopération entre leurs deux institutions A cette occasion, ils ont salué la qualité des relations existantes et exploré les voies et moyens de renforcer davantage cette collaboration déjà fructueuse, en particulier dans les secteurs des énergies renouvelables et de l’industrialisation. Les deux personnalités ont exprimé leur volonté de renforcer cette collaboration à travers l’accompagnement de l’ONUDI dans plusieurs domaines prioritaires, notamment : – l’opérationnalisation du Centre régional pour les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique de l’Afrique centrale (CEREEAC), dont le siège est à Luanda (Angola) ; – la mise en œuvre du Plan directeur d’industrialisation de l’Afrique centrale, adopté en octobre 2024 par la Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement de la CEEAC ; et – le développement de projets de corridors énergétiques nécessaires à la transformation structurelle de l’Afrique centrale. Les deux hauts Responsables ont reitéré leur volonté de finaliser le Mémorandum d’entente sur la cooperation entre la CEEAC et l’ONUDI et d’actualiser la feuille de route du partenariat CEEAC – ONUDI, élaborée en janvier 2023. A cet effet, ils ont convenu de mettre en place un cadre opérationnel pour assurer le suivi efficace des initiatives conjointes et à maximiser leur impact au bénéfice des populations de l’Afrique centrale. Par ailleurs, dans le cadre de préparation du Premier Forum de l’Afrique centrale sur les énergies renouvelables prévu au courant du premier trimestre 2027 à Luanda (Angola), le Président de la Commission de la CEEAC a sollicité l’appui multiforme de l’ONUDI à la CEEAC. L’ONUDI a promis y apporter son soutien, entre autres, dans la maturation des projets qui pourront y être présentés. Avant de lever la séance, la Représentante de l’ONUDI a réaffirmé l’intention de son Organisation d’effectuer, au cours de cette année, une visite de travail à la Commission de la CEEAC à Libreville (Gabon). Cette séance de travail s’est tenue en prélude au Forum international de Vienne sur l’energie et le climat, prévu du 9 au 10 avril 2026. Le Président de la Commission était accompagné du Commissaire en charge du Département Aménagement du Territoire et Infrastructures, Dr Maurice NIATY-MOUAMBA, du Directeur de l’énergie, Monsieur Désiré Armand NDEMAZAGOA BACKOTTA, de la Directrice par intérim en charge de la Communication, Relations publiques et Protocole, Madame Isabelle BOUKINDA NZAOU, de l’Experte Technique détachée auprès de la CEREEAC, Dr-Ing. Georgette FUMTCHUM et de l’Expert Chargé de l’Administration du Site Web, Réseaux Sociaux, Marketing et lnfographie, Monsieur Gildas Parfait DIAMONEKA. Mme Fatou HAIDARA, quant à elle, était accompagnée du Chef du Bureau Régional Afrique, Monsieur Victor C. DIWANDJA DJEMBA. CP