Le Complexe Hospitalo-Universitaire International Mohammed VI de Rabat certifié HQE « Exceptionnel »

Le Complexe Hospitalo-Universitaire International Mohammed VI de Rabat certifié HQE « Exceptionnel »

À l’occasion de la certification HQE (Haute Qualité Environnementale) de niveau « Exceptionnel » délivrée par CERTIVEA, une première au Maroc et en Afrique, la Fondation Mohammed VI des Sciences et de la Santé a organisé, le jeudi 29 janvier 2026n au sein du Complexe Hospitalo-Universitaire International Mohammed VI de Rabat, une cérémonie officielle de remise de deux certificats attribués à l’Hôpital Universitaire International Mohammed VI de Rabat et à l’Université Mohammed VI des Sciences et de la Santé de Rabat. Cette reconnaissance a été remise au Pr. Youns BJIJOU, Directeur Délégué de la Fondation Mohammed VI des Sciences et de la Santé (FM6SS). Elleaffirme l’engagement du projet en matière de durabilité, de performance environnementale et d’intégration d’énergies renouvelables. Conçu dès l’origine pour être un établissement hospitalier et universitaire performant et durable, le complexe s’étend sur 280 000 m², comprend 600 lits extensibles à 1 000, plus de 30 pôles médicaux et chirurgicaux et 24 blocs opératoires de haute technologie, ainsi qu’une université intégrée (l’Université Mohammed VI des Sciences et de la Santé). Réalisé en seulement 24 mois de conception et construction, le projet place le patient et le soignant au cœur de son fonctionnement, tout en atteignant les standards internationaux les plus exigeants. La Fondation Mohammed VI des Sciences et de la Santé a intégré la performance environnementale et la sobriété énergétique dès la conception du projet, combinant solutions passives, optimisation de l’enveloppe bâtie, maîtrise des apports solaires et production locale d’énergie renouvelable. Le complexe est ainsi équipé de 8 800 m² de panneaux photovoltaïques, couvrant plus de 10 % de ses besoins énergétiques et permettant une réduction de 40 % de ses émissions de carbone. La certification HQE niveau « Exceptionnel » atteste de l’intégration harmonieuse du complexe dans son environnement, de la maîtrise des consommations énergétiques, de la gestion responsable de l’eau, de la réduction de l’empreinte carbone et de la gestion optimisée des déchets hospitaliers. Elle reconnaît également l’excellence de la démarche en matière d’hygiène hospitalière, maîtrise du risque infectieux et fiabilité des installations critiques. Rare pour un projet hospitalier de cette envergure, cette reconnaissance internationale place Complexe Hospitalo-Universitaire International Mohammed VI de Rabat comme référence nationale de complexe durable et illustre le rôle de la Fondation dans le développement d’infrastructures responsables de référence. Un impact social et économique significatif Au-delà de ses performances environnementales, le projet génère des milliers d’emplois directs et indirects, contribuant ainsi au développement économique et social à l’échelle régionale et nationale. Il s’inscrit également pleinement dans la stratégie nationale de transition énergétique et dans les objectifs de développement durable. La Fondation Mohammed VI des Sciences et de la Santé réaffirme par cette réalisation son engagement structurant et durable, faisant de ses hôpitaux et campus des modèles d’excellence environnementale, sanitaire et sociale pour le Maroc et au-delà.

Burkina. L’Initiative Présidentielle pour la Santé relève le plateau technique du CHU Yalgado-OUEDRAOGO

Burkina. L’Initiative Présidentielle pour la Santé relève le plateau technique du CHU Yalgado-OUEDRAOGO

L’Initiative présidentielle pour la santé (IPS) a procédé, le vendredi 23 janvier 2026, à une remise d’équipements médicaux au Centre hospitalier Universitaire Yalgado-OUEDRAOGO (CHU-YO) en vue de renforcer le plateau technique et d’améliorer la prise en charge des malades. D’une valeur estimée à 300 millions FCFA, ce don de l’IPS comprend, entre autres, un échographe, des couveuses, des tables d’opération, un appareil pour évaluer la santé du foie (Fibro Touch), un appareil de réanimation et la réalisation d’une centrale d’air et de vide médical pour la production et la distribution d’oxygène en continu. Plusieurs services dont la chirurgie viscérale, la cardiologie, l’imagerie, l’odontologie, l’urgence pédiatrique et néo-natale, l’anesthésie-réanimation, la kinésithérapie, l’endoscopie diagnostique et thérapeutique ont vu ainsi leurs plateaux techniques relevés. Selon le Coordonnateur national de l’IPS, M. Drissa TRAORÉ, en plus de la dotation en équipements, l’IPS a procédé à la réfection complète des salles bénéficiaires, notamment le bloc opératoire de la chirurgie viscérale, le service de radiologie, les services dentaires et d’imagerie médicale. « Tous ces équipements permettent au Centre hospitalier universitaire Yalgado-OUEDRAOGO de progresser vers la souveraineté sanitaire, conformément à la vision du Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ », a-t-il souligné. Le Directeur général du CHU-YO, M. Ousmane NÉRÉ a salué cette contribution de l’IPS qui vient renforcer la prise en charge des patients tout en améliorant les conditions de travail du personnel de santé et le séjour des malades. Il a traduit sa reconnaissance aux autorités burkinabè qui ont œuvré à répondre aux besoins cruciaux du CHU Yalgado-OUEDRAOGO en termes d’équipements médicaux. Lancée en 2024, l’Initiative présidentielle pour la santé est un vaste programme placé sous l’égide du Président du Faso. Il vise à transformer le système sanitaire national par la construction de centres médicaux communaux dotés de blocs de réanimation, afin de renforcer la souveraineté sanitaire du pays.

Les défis liés à l’accès aux soins maternels vitaux : témoignages de patientes MSF

Les défis liés à l’accès aux soins maternels vitaux : témoignages de patientes MSF

« Je ne sais pas ce qu’elle deviendra. C’est une fille » Les récits de femmes dans certains des coins les plus reculés du monde montrent que les dangers liés à la grossesse et à l’accouchement se ressemblent d’un continent à l’autre. Et qu’ils pourraient, pour beaucoup, être évités. Hermina vit en République centrafricaine (RCA), Murjanatu dans le nord du Nigeria, Sabera est réfugiée rohingya au Bangladesh. Trois vies séparées par des milliers de kilomètres, mais rassemblées par les mêmes obstacles : être enceinte et tenter de survivre. « J’ai marché de cinq à neuf heures du matin. J’ai dû venir seule — mes parents ne sont arrivés que le lendemain. Mon mari voulait venir, mais son vélo est tombé en panne », raconte Hermina Nandode, son bébé enveloppé dans une couverture éclatante posée contre elle. Elle parle depuis l’hôpital de Batangafo, dans le nord de la RCA, où certaines femmes parcourent jusqu’à 100 kilomètres pour recevoir des soins pendant leur grossesse. Leurs histoires résonnent entre elles, tout comme les constats des soignants. « Les difficultés commencent avec le manque d’accès aux soins obstétricaux, il n’y a tout simplement pas assez de centres de santé », résume Nadine Karenzi, responsable médicale de Médecins Sans Frontières (MSF) à Batangafo. « À cela s’ajoutent les distances entre les villages et les cliniques, l’absence de moyens de transport, l’insécurité, et le coût des déplacements. » Certains centres de santé ferment dès le début de l’après-midi. D’autres n’ont pas de personnel formé ou manquent de médicaments. Au nord du Nigeria, Murjanatu attend à l’hôpital général de Shinkafi, soutenu par MSF, avant d’être transférée en urgence pour traiter une anémie sévère. Elle a attendu avant de consulter, faute d’argent, même pour une simple visite prénatale. « Si tu n’as pas d’argent, tu ne peux pas aller aux consultations. Personne ne te verra si tu ne paies pas. » Certaines femmes parcourent plus de 200 kilomètres pour accéder aux soins gratuits de MSF. « Certains maris permettent àleurs femmes d’aller à l’hôpital, d’autres non » À Cox’s Bazar, au Bangladesh, Sabera décrit une réalité similaire. « Il nous arrive de vendre des objets de la maison ou de s’endetter pour aller à l’hôpital en urgence. » Aujourd’hui sur le point d’accoucher de son sixième enfant, elle évoque un obstacle parmi les plus répandus : « Certains maris permettent àleurs femmes d’aller à l’hôpital, mais d’autres non. » « Une femme peut souffrir chez elle, perdre du sang ou faire face à une complication grave, mais sans l’accord de son mari elle ne peut pas se rendre à l’hôpital », explique Patience Otse, superviseure des sage-femmes MSF à Shinkafi. « Parfois, le mari n’est même pas à la maison, alors elle attend. » Pour Raquel Vives, sage‑femme et experte en santé sexuelle et reproductive chez MSF, ces décès maternels restent largement invisibles, bienque l’ONU rappelle qu’une femme meurt toutes les deux minutes d’une complication liée à la grossesse ou à l’accouchement. « Ces drames ne sont pas une fatalité — la plupart pourraient être évités avec des soins prodigués en temps opportun », dit‑elle. « L’essentiel, c’est que les femmes puissent accoucher dans une structure avec du personnel qualifié. Mais dans beaucoup d’endroits où nous travaillons, les systèmes de santé peinent déjà à assurer un accouchement simple. Les coupes humanitaires qui s’annoncent ne feront qu’aggraver la situation. » La majorité des complications qui tuent des femmes et des adolescentes pourraient être prévenues. Hémorragie, travail obstrué, infections figurent parmi les causes les plus fréquentes. L’hypertension non diagnostiquée peut provoquer une éclampsie — souvent mortelle. « Parfois, l’hypertension est liée à l’insécurité, à la peur, à l’anxiété », explique MadinaSalittu, sage‑femme à l’hôpital général de Shinkafi. « Beaucoup de femmes n’ont pas accès aux soins prénataux, personne ne surveille leur tension. » L’anémie est un autre facteur de risque majeur. « Sur 90 femmes enceintes admises, 70 sont anémiques. Cela augmente le besoin de transfusions », note PatienceOtse. À Batangafo, Alida Fiossona attend son troisième enfant à la Bignola, une « maisond’attente » mise en place par MSF à côté de l’hôpital pour accueillir les patientes à risque. Au‑delà des enjeux médicaux, Alida évoque la stigmatisation : « Certaines se moquent de celles qui viennent ici. Mais ma santé est plus importante que leurs opinions. » Les croyances aussi pèsent lourd, ajoute Patience Otse. « Si tu accouches chez toi, tu es une femme forte. Si tu vas à l’hôpital, non. » « L’une des causes les plus ignorées de mortalité maternelle reste l’avortement à risque », rappelle Raquel Vives. « Quand il n’est pas mortel, il laisse des séquelles — infertilité, douleurs chroniques. Nous traitons régulièrement des femmes en état critique après des avortements réalisés par elles‑mêmes ou par des personnes non formées, dans des conditions dangereuses. » Lois restrictives, tabous, manque de contraception poussent des femmes vers des pratiques clandestines. La langue constitue un autre frein. « À Batangafo, » explique Emmanuelle Bamongo, sage-femme MSF, « beaucoup de femmes hésitent à venir à la Bignola par peur d’être moquées parce qu’elles ne parlent pas le Sango ». C’était le cas d’Honorine, enceinte pour la dixième fois — seules six de ses grossesses sont arrivées à terme. Installée à la Bignola, dans l’attente de son accouchement, elle donnera naissance pour la première fois à l’hôpital. « Je veux rentrer chez moi avec mon bébé — en bonne santé » « Nous n’avons pas d’argent. Pour aller à l’hôpital, il faut des vêtements pour soi et pour le bébé — on ne pouvait même pas payer ça. Et je ne parle pas Sango », raconte Honorine. Sa décision de venir a été influencée par les complications de ses précédentes grossesses et les conseils de soignants proches de son village. « Avant, j’avais honte de n’avoir rien. Mais après ce que j’ai vu, si je retombe enceinte, je ferai tout pour aller à l’hôpital » explique-t-elle. « Je laisse tout de côté : je veux juste rentrer chez moi avec mon bébé — et en bonne santé. » « Avant la création de cette maison d’attente pour la maternité »se souvient Ruth Mbelkoyo, employée de MSF « beaucoup de femmes perdaient leur bébé en chemin vers des centres trop éloignés. Certaines y perdaient leur vie. Je me souviens d’une femme venue de Kabo, à 60 kilomètres d’ici

Maroc. IM MEDICARE inaugure une unité industrielle de production de seringues hypodermiques et de vaccination

Maroc. IM MEDICARE inaugure une unité industrielle de production de seringues hypodermiques et de vaccination

Secteur des dispositifs médicaux La société IM MEDICARE a inauguré, le 16 janvier 2026, sa nouvelle unité industrielle dédiée à la production de seringues hypodermiques et de seringues de vaccination, au niveau du parc industriel de Sidi Bou Othmane, dans la région Safi–Marrakech, en présence du Ministre de l’Industrie et du Commerce, M. Ryad Mezzour. Mobilisant un investissement de 85 millions de dirhams, cette nouvelle unité permettra la création de 70 emplois directs et portera la capacité de production annuelle à 450 millions de seringues, destinées à répondre aux besoins du marché national et à soutenir l’orientation du Royaume vers les marchés africains. Ce projet répond à la priorité nationale de renforcement de la souveraineté dans le secteur des dispositifs médicaux, et contribue également au développement socio-économique de la région de Safi–Marrakech en créant des emplois qualifiés et en consolidant le rôle des entreprises locales dans la dynamique industrielle régionale. À cette occasion, M. le Ministre a déclaré « Ce projet illustre la capacité des entreprises marocaines à innover, à produire avec excellence et à s’imposer comme des fournisseurs fiables et reconnus sur le marché mondial des dispositifs de vaccination. Il symbolise l’aboutissement d’une vision ambitieuse visant à positionner le Maroc sur des filières stratégiques à forte valeur ajoutée, contribuant au développement du Made in Morocco dans le secteur, à la substitution compétitive aux importations ainsi qu’à la consolidation de la souveraineté sanitaire de notre pays ». Ce projet s’inscrit, dans la dynamique de la filière nationale des dispositifs médicaux, dont les indicateurs traduisent une progression soutenue, avec 1 378 emplois, 376 millions de dirhams d’investissements, un chiffre d’affaires de 903 millions de dirhams et un taux de valeur ajoutée de 46 %, reflétant une multiplication rapide de l’investissement, de l’activité et de la richesse créée au cours des vingt-cinq dernières années. BON A SAVOIR : IM MEDICARE a été créé durant la crise sanitaire de la Covid-19 et a, par ailleurs, obtenu en 2025 la certification de qualification de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) pour sa seringue autobloquante de 0,5 ml, dénommée « Early Activation ». Cette reconnaissance positionne l’entreprise parmi les fabricants mondiaux de dispositifs de vaccination répondant aux normes internationales en matière de sécurité et de qualité.

Propriété intellectuelle pharmaceutique : mobilisation des acteurs publics et privés pour renforcer la souveraineté sanitaire du Maroc

Propriété intellectuelle pharmaceutique : mobilisation des acteurs publics et privés pour renforcer la souveraineté sanitaire du Maroc

L’Association des Entreprises du Médicament au Maroc (LEMM) a tenu jeudi 8 janvier à Rabat, sous l’égide du Ministère de l’Industrie et du Commerce et du Ministère de la Santé et de la Protection Sociale, un workshop stratégique dédié à la propriété intellectuelle pharmaceutique. Présidée par M. Abdelkrim Meziane Belfkih, Secrétaire Général du Ministère de la Santé et de la Protection Sociale, et M. Brahim Ben Moussa, Secrétaire Général du Ministère de l’Investissement, de la Convergence et de l’Évaluation des Politiques Publiques, cette rencontre de haut niveau a réuni institutions publiques, experts internationaux et acteurs de l’industrie pharmaceutique autour des enjeux liés à l’innovation, à la sécurité juridique et à l’attractivité du secteur. Les échanges ont mis en évidence le rôle stratégique de la propriété intellectuelle comme levier de souveraineté sanitaire, de développement industriel et d’attractivité économique. La nécessité d’un cadre juridique clair, stable et prévisible a été soulignée comme un facteur clé pour encourager les investissements responsables, favoriser les transferts de technologie et renforcer les capacités locales, au bénéfice des patients marocains. Les discussions ont porté notamment sur la protection des données issues des essais cliniques, les mécanismes de liaison entre brevet et autorisation de mise sur le marché (AMM), l’harmonisation des procédures réglementaires, la réduction des délais d’instruction et le renforcement de la sécurité juridique des investisseurs. « Protéger l’innovation, c’est créer les conditions d’un meilleur accès aux soins, à travers un cadre transparent et une gouvernance fondée sur la confiance et la concertation », a déclaré Dr Amine Sekhri, Président du LEMM. « Notre ambition est de consolider cet environnement afin d’attirer des investissements responsables, d’accélérer les transferts de technologie et de garantir aux patients au Maroc un accès durable aux traitements les plus avancés », a-t-il ajouté. Alignée sur l’Accord sur les ADPIC (TRIPS)*, la loi n°17-97 a permis au Maroc de se doter d’un cadre de protection de la propriété intellectuelle conforme aux standards internationaux, favorisant l’émergence d’une industrie pharmaceutique locale dynamique et l’attraction d’investissements significatifs. L’enjeu réside aujourd’hui dans une application homogène et prévisible de ce cadre, condition essentielle au développement des essais cliniques, à la production locale et à la montée en gamme vers les biotechnologies. À travers cette initiative, le LEMM réaffirme son engagement à accompagner les réformes structurantes du secteur pharmaceutique et à contribuer activement à la construction d’un écosystème d’innovation performant, au service de la santé publique et du développement industriel du Royaume.

Propriété intellectuelle pharmaceutique : la LEMM réunit les acteurs du secteur à Rabat pour en souligner le rôle stratégique

Propriété intellectuelle pharmaceutique : la LEMM réunit les acteurs du secteur à Rabat pour en souligner le rôle stratégique

Ce jeudi 8 janvier à Rabat, l‘Association des entreprises du médicament au Maroc (LEMM) organise un workshop stratégique consacré à la propriété intellectuelle pharmaceutique, sous l’égide du Ministère de l’Industrie et du Commerce et du Ministère de la Santé et de la Protection Sociale. Cet évènement réuni à Rabat des institutions publiques, experts internationaux et acteurs de l’industrie pharmaceutique. Dans un contexte de réformes structurantes du système de la santé et du secteur pharmaceutique, cette rencontre met en lumière la propriété intellectuelle (PI) comme un levier essentiel de la souveraineté sanitaire, d’innovation et de l’attractivité économique. En garantissant un cadre juridique claire, stable et prévisible, La PI, contribue à renforcer la confiance des investisseurs, à accélérer les transferts technologiques et à développer des capacités locales au bénéfice des patients au Maroc. « Protéger l’innovation c’est créer les conditions d’un meilleur accès aux soins ; grâce à un cadre transparent et à une gouvernance fondée sur la confiance et la concertation entre les acteurs. », déclare le Dr Amine Sekhri, Président du LEMM. Et de préciser : « notre ambition est de consolider cet environnement afin d’attirer des investissements responsables, d’accélérer les transferts de technologie et de garantir aux patients au Maroc un accès durable aux traitements les plus avancés. » Au Maroc, la loi n° 17-97, alignée sur l’Accord TRIPS (Trade-Related Aspects of Intellectual Property Rights) qui fixe les standards minimaux de protection de la propriété intellectuelle, a permis de poser les bases d’un cadre de protection de la propriété intellectuelle conforme aux standards internationaux, favorisant l’émergence d’une industrie pharmaceutique locale dynamique et l’attraction d’investissements significatifs. L’enjeu réside aujourd’hui dans une application homogène et prévisible de ce cadre, afin de soutenir le développement des essais cliniques, la production locale et la montée en gamme vers les biotechnologies. Les échanges du workshop porteront notamment sur la protection des données issues des essais cliniques, les mécanismes de liaison entre brevet et autorisation de mise sur le marché (AMM), l’harmonisation des procédures et la réduction des délais de délivrance, ainsi que le renforcement de la sécurité juridique pour les investisseurs.

Burkina Faso : le président Ibrahim Traoré ouvre officiellement le CHU de Pala et son Centre de radiothérapie

Burkina Faso : le président Ibrahim Traoré ouvre officiellement le CHU de Pala et son Centre de radiothérapie

Le Capitaine Ibrahim TRAORÉ a inauguré mercredi 24 décembre dernier le Centre hospitalier universitaire de Pala et son Centre de radiothérapie. Il s’agit du premier des 10 CHU de haut standing annoncés par le chef de l’Etat burkinabé à ses concitoyens. D’un coût de plus 70 milliards FCFA et d’une capacité de 500 lits, la nouvelle infrastructure sanitaire « est l’expression d’un partenariat fructueux entre le Burkina Faso et la République populaire de Chine », a indiqué la présidence dans un communiqué. « C’est une matérialisation concrète en termes de relations stratégiques entre les deux Nations. C’est une fierté », déclaré le Capitaine Ibrahim TRAORÉ soulignant que l’inauguration de ce CHU de haut standing prouve la capacité de certaines Nations à se mettre au-dessus de toutes les considérations et tisser une amitié forte avec le Burkina Faso. Pour le Ministre de la Santé, Dr Robert Lucien Jean-Claude KARGOUGOU, « l’une des spécificités de ce CHU est sans conteste sa salle d’imagerie interventionnelle cérébrale et cardio-vasculaire. La salle Pheno Artis Siemens qui est installée au CHU de Pala est une salle de dernière génération et serait la première à être installée dans la sous-région », a-t-il relevé. La réalisation de ces infrastructures sanitaires traduit la volonté des autorités burkinabè d’améliorer l’offre et la qualité des soins de santé au profit des populations. Et comme l’a souligné le Président du Faso lors de son intervention, « nous avons pris la décision d’en construire neuf pareils, en commençant par Fada N’Gourma. L’objectif est d’accroître le plateau technique pour permettre à nos médecins et infirmiers de s’exprimer parce qu’ils ont du talent ». Construit grâce à l’appui de la coopération autrichienne, le Centre de radiothérapie « va permettre entre autres l’amélioration de la disponibilité et l’accès à des services de santé et traitements de qualité pour les personnes touchées par le cancer », a précisé le communiqué. Patricia Engali

Santé : AFRIVAC mobilise le secteur privé et fait un don de 50 millions de Francs CFA en intrants pour soutenir la vaccination des enfants

Santé : AFRIVAC mobilise le secteur privé et fait un don de 50 millions de Francs CFA en intrants pour soutenir la vaccination des enfants

AFRIVAC a récemment organisé un grand dîner de charité pour la vaccination au King Fahd Palace à Dakar (Sénégal). L’événement a rassemblé des acteurs privés et internationaux mobilisés autour d’un objectif commun : assurer un meilleur avenir sanitaire aux enfants d’Afrique. À l’issue de cette soirée de solidarité, une enveloppe de 50 millions de Francs CFA (50 000 000 FCFA) a été mobilisée grâce aux contributions d’entreprises, d’organisations partenaires, de citoyens engagés et de personnalités influentes. Ce montant permettra de répondre concrètement à une expression de besoins qui sera faite par le Ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique du Sénégal. Conformément aux standards i nternationaux, le processus d’acquisition des vaccins et intrants de vaccination sera conduit à travers un mécanisme qui implique l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), l’UNICEF et SEN-Pharmacie Nationale d’Approvisionnement. Cette réussite conforte l’idée du Professeur Awa Marie Coll-Seck, Présidente du Conseil d’administration d’AFRIVAC qui a affirmé dans son allocution : « nous ne pouvons plus dépendre exclusivement des financements extérieurs, il est temps de bâtir un modèle endogène, innovant fondé sur la mobilisation des ressources locales et le partenariat public privé ». Cela témoigne également de la pertinence du modèle de partenariat public-privé porté par AFRIVAC, qui vise à pérenniser le cofinancement endogène de la vaccination et à renforcer la souveraineté sanitaire de l’Afrique. C’est dans ce sens que Monsieur Serigne Mbaye Secrétaire général du Ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, qui représentait le Dr Ibrahima Sy, Ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, a lancé cet appel : « Chaque contribution, chaque engagement est une pierre posée dans l’édifice de notre souveraineté sanitaire ». AFRIVAC remercie l’ensemble des partenaires, donateurs, participants et artistes (Philip Monteiro, Carlou D, Saintrick, Bideew Bou Bess), pour leur engagement en faveur d’un avenir où chaque enfant africain aura accès à la vaccination. Wilfrid Lawilla.