RDC/Page d’histoire. Il était une fois Joseph-Désiré Mobutu et Laurent-Désiré Kabila

(Ou l’histoire de la longue lutte entre les deux Désiré !) Il y a exactement 28 ans (mai 1997-mai 2025), Laurent-Désiré Kabila mettait un terme au règne du Maréchal Mobutu. Mais beaucoup de congolais n’ont retenu que la rencontre sur le navire de guerre sud-africain « Outeniqua », oubliant que les deux Désiré se livraient déjà à une confrontation à distance dès l’indépendance. Voici un condensé de leurs parcours croisés, jalonnés d’affrontements constants. Et un survol rapide de notre histoire contemporaine. Deux prénoms composés Le premier Désiré, Joseph-Désiré Mobutu, est né le 14 octobre 1930 à Lisala dans l’actuelle province de la Mongala. Il est le fils d’Albéric Gbemani et de Madeleine Yemo. Les deux parents sont de la tribu ngbandi. Le second Désiré, Laurent-Désiré Kabila, est, quant à lui, né le 27 novembre 1941 à Likasi, dans la province du Haut-Katanga. Fils de Désiré Taratibu Kabila (mais l’histoire a retenu juste le nom de Désiré Taratibu), un luba du Katanga et de Jeanine Mafik, fille d’un grand notable lunda, membre de la cour de l’empereur Mwant Yav. Deux jeunes nationalistes-lumumbistes Le 30 juin 1960, le jour de la proclamation de l’indépendance du Congo, les deux Désiré sont membres du courant nationaliste-lumumbiste. En effet, Joseph-Désiré Mobutu est membre du parti politique MNC-L (Mouvement National Congolais) présidé par Patrice Emery Lumumba. C’est sur le quota politique du MNC-L que Joseph-Désiré Mobutu est nommé vice-ministre à la Primature. A l’époque, on disait secrétaire d’Etat à la Présidence du Conseil. Laurent-Désiré Kabila, qui a 19 ans, est, de son côté, président de la Jeunesse Balubakat (Jeukat). La Balubakat (Baluba du Katanga) est le parti politique présidé par Jason Sendwe. C’est un parti nationaliste allié au MNC-L et membre du gouvernement Lumumba. Moïse Tshombe fait sa sécession Le 11 juillet 1960, le gouverneur du Katanga, Moïse Tshombe, président du parti politique Conakat, avec le soutien de l’armée belge déployée à Lubumbashi et qui a désarmé les militaires congolais de l’ANC, proclame l’indépendance de sa province. C’est la sécession de l’Etat Indépendant du Katanga. Le gouvernement Lumumba condamne l’action de Moïse Tshombe et l’ingérence de la Belgique. La Balubakat de Sendwe condamne aussi cette sécession katangaise et décide de la combattre militairement. La Jeukat de Laurent-Désiré Kabila devient une milice armée. Le combat pour l’unité du Congo Le premier ministre Lumumba a réintégré Joseph-Désiré Mobutu dans l’armée en lui donnant le grade de Lieutenant-Colonel et la fonction de Chef d’état-major de l’ANC (Armée Nationale Congolaise). Et l’ANC va se mettre à envoyer des armes et des munitions à la milice Jeukat de Laurent-Désiré Kabila pour combattre la sécession katangaise. Pour Moïse Tshombe, Laurent-Désiré Kabila et les autres membres de la Balubakat deviennent des rebelles. Le conflit Kasa-Vubu et Lumumba Le 5 septembre 1960, un conflit éclate au sommet de l’Etat. Le président Joseph Kasa-Vubu révoque le premier ministre Patrice Lumumba et ce dernier démet le président Kasa-Vubu. C’est la confusion. Le Parlement annule les deux décisions et met en place une commission compromissoire pour réconcilier les deux leaders. L’ambassadeur américain menace le président Kasa-Vubu de lui couper l’aide s’il se réconcilie avec Lumumba. Le Parlement finira par accorder les pleins pouvoirs au premier ministre Lumumba. En réaction, le président Kasa-Vubu suspend le Parlement. Dans ce conflit, le colonel Joseph-Désiré Mobutu, le numéro un de l’armée, choisit le camp du président Kasa-vubu. Pour Laurent-Désiré Kabila, Mobutu a trahi la cause nationaliste en lâchant Lumumba. L’assassinat de Patrice Lumumba Le 2 décembre 1960, Patrice Lumumba, qui s’est échappé de sa résidence surveillée, est arrêté à Lodi par les militaires que Joseph-Désiré Mobutu avait lancés à ses trousses. Le 17 janvier 1961, Patrice Lumumba et ses deux compagnons, Maurice Mpolo et Joseph Okito, sont transférés au Katanga où ils sont assassinés sans jugement. Laurent-Désiré Kabila est très affecté par cet assassinat de son leader nationaliste. Plus tard, dans un moment d’émotion, il dira à sa mère qu’il sera un autre Lumumba et que Mobutu, tôt ou tard, payera pour sa trahison. Laurent-Désiré Kabila et Soumialot lance la rébellion à l’Est. Au mois d’avril 1964, Laurent-Désiré Kabila et Gaston Sumaili dit Soumialot lancent la rébellion-révolution des Simba (Lions) contre le régime du président Kasa-vubu et l’armée du général Joseph-Désiré Mobutu. En quelques mois seulement, les Simba, que la population a surnommés » les Mayi-mayi « , prennent le contrôle d’une grande partie du territoire national se trouvant à l’Est. Après la prise de Kisangani, Christophe Gbenye, le chef du mouvement politico-militaire CNL (Conseil National de Libération) se proclame président de la République Populaire du Congo. Laurent-Désiré Kabila est membre de son gouvernement. La révolution échoue mais Kabila continue la lutte Le 24 novembre 1964, Moïse Tshombe, qui est devenu Premier ministre à Kinshasa, le général Joseph-Désiré Mobutu et son armée (ANC), leurs alliés (l’armée belge, la CIA américaine. . .) et leurs mercenaires (Bob Denard, jean Schramme. . . ) chassent Laurent-Désiré Kabila et ses camarades révolutionnaires (Christophe Gbenye, Gaston Soumialot, général Nicolas Olenga. . . ) de Kisangani et libèrent les territoires de l’Est. Tous les leaders révolutionnaires partent en exil à l’étranger. Laurent-Désiré Kabila décide, lui, de rester au pays et de poursuivre la lutte armée contre l’impérialisme et le néo-colonialisme. Il crée un maquis à Hewa-Bora dans le Sud-Kivu. Mobutu fait son coup d’Etat Le 24 novembre 1965, sous prétexte de commémoration du 1er anniversaire de la libération de Kisangani (24 novembre 1964-24 novembre 1965), le général Joseph-Désiré Mobutu convoque à Kinshasa les commandants des grandes unités de l’ANC. C’est ce jour-là que le général Mobutu démet le président Kasa-Vubu et se proclame nouveau chef de l’Etat. Laurent-Désiré Kabila apprend la nouvelle dans son maquis et décide de poursuivre la lutte contre le nouveau régime de Joseph-Désiré Mobutu. Laurent-Désiré Kabila abandonne le maquis Le 20 mai 1967, Joseph-Désiré Mobutu crée son parti politique le Mouvement Populaire de la Révolution (MPR). Le 24 décembre 1967, Laurent-Désiré Kabila crée le Parti de la Révolution du Peuple (PRP). Vers la fin des années 1970, harcelé par les militaires de
Ilan Benhaim, de MFounders à QVIDMP, la preuve par l’investissement

Entrepreneur et investisseur, Ilan Benhaim incarne depuis plusieurs années une approche structurée et disciplinée de l’investissement entrepreneurial au Maroc. Cette expertise, matérialisée par les performances du club deal MFounders, trouve une exposition supplémentaire à travers sa participation pour la troisième fois à la nouvelle saison de l’émission Qui va investir dans mon projet ?diffusée depuis le 20 janvier sur la chaine 2M. Fondé par Ilan Benhaim en juillet 2024, MFounders s’est imposé comme un acteur structurant de l’investissement early stage, en fédérant une communauté internationale d’entrepreneurs et d’investisseurs issus de la diaspora marocaine. L’ambition n’est pas uniquement financière. Elle repose sur un modèle combinant capital, expertise opérationnelle, mentorat et gouvernance, avec une exigence élevée sur la qualité des projets accompagnés. Les résultats observés en 2025 traduisent cette approche. En une année, MFounders a finalisé sept opérations d’investissement représentant 1,65 million d’euros, tout en structurant un process rigoureux de sélection, d’analyse et de décision. Ce cadre méthodologique, fondé sur des comités d’investissement hebdomadaires et une phase de dé-risking approfondie, distingue MFounders des logiques spéculatives encore répandues dans l’écosystème. C’est précisément cette posture que l’émission Qui va investir dans mon projet ? donne à voir. En tant que jury, Ilan Benhaim n’y joue pas un rôle de commentateur, mais celui d’un investisseur confronté à des décisions réelles, cohérentes avec les standards appliqués au sein de MFounders. Les critères analysés à l’écran sont les mêmes que ceux mobilisés dans les comités d’investissement du club deal : clarté du modèle économique, taille du marché, crédibilité des projections, solidité des équipes fondatrices et capacité d’exécution. Au-delà de la visibilité médiatique, l’émission agit comme un prolongement naturel du travail mené par MFounders sur le terrain dans l’écosystème marocain. Certaines startups issues du programme bénéficient d’un accompagnement complémentaire via des dispositifs de bridge ou de mentoring, prolongeant l’exposition télévisuelle par un engagement concret dans la durée destiné à les mener vers d’autres levées de fonds structurantes. Parallèlement, Ilan Benhaim préside Endeavor Maroc, où il contribue à l’accompagnement de scale-ups marocaines à fort impact. Il intervient également comme business angel à travers sa holding personnelle IBP, dans une logique cohérente avec les principes appliqués au sein de MFounders. La participation d’Ilan Benhaim à Qui va investir dans mon projet ? ne constitue donc pas une fin en soi. Elle s’inscrit dans une trajectoire plus large, celle d’un investisseur dont la crédibilité repose avant tout sur des résultats mesurables, des process éprouvés et une contribution concrète à la structuration de l’écosystème entrepreneurial marocain. Chiffres clés MFounders Performance 2025 Communauté Projection 2026
Lumumba VEA, la conscience des tribunes de la CAN 2025

Parmi les millions de supporters qui ont animé la TotalEnergies CAF Coupe d’Afrique des Nations Maroc 2025, une silhouette s’est détachée avec une intensité particulière. Michel Kuka, plus connu sous le nom de Lumumba VEA, n’est ni joueur, ni officiel, ni dirigeant. Pourtant, sa présence, sa posture et surtout son message ont traversé le tournoi comme un fil invisible reliant les stades à l’histoire du continent. Sosie troublant de Patrice Lumumba, il en a repris les traits, la posture droite et le regard habité, au point de donner l’impression que l’icône congolaise avait quitté les livres d’histoire pour réapparaître dans les tribunes. Vêtu comme Patrice Emery Lumumba, avec son costume, sa cravate et son allure solennelle, Michel Kuka ne s’est pas contenté d’une ressemblance physique : il en a incarné aussi la dignité et la gravité. Le premier Premier ministre du Congo indépendant, assassiné le 17 janvier 1961, demeure l’un des symboles les plus puissants de la lutte africaine pour la souveraineté et la liberté. Une date qui résonne encore comme une plaie ouverte dans la conscience du continent. Soixante-quatre ans plus tard, dans les stades marocains, cette mémoire a retrouvé un visage, une posture et une voix. Quand le Maroc salue Lumumba L’un des moments les plus marquants du tournoi est survenu lors du match Maroc – Cameroun. Dans un stade porté par l’enthousiasme du public, le visage de Patrice Lumumba a été brandi par des supporters marocains. L’hommage était d’autant plus saisissant que, ce jour-là, la RDC avait déjà quitté la compétition et que Michel Kuka était rentré à Kinshasa. Pourtant, son absence n’avait en rien effacé son empreinte. Dans les gradins, des supporters des Lions de l’Atlas avaient repris son symbole : le portrait de Lumumba VEA levé à bout de bras, la main droite dressée vers le ciel, comme un salut de mémoire et de dignité. Une scène rare dans un match de phase finale de CAN, presque irréelle par sa force. Le stade, d’ordinaire noyé sous les chants et les percussions, a marqué un instant de suspension. Les applaudissements ont pris le relais, longs, appuyés, respectueux. Le temps d’un moment, le football s’est effacé devant quelque chose de plus grand : un symbole venu du Congo, mais parlant à toute l’Afrique. Ce geste spontané n’avait rien d’anecdotique. Pays hôte, le Maroc avait voulu faire de cette CAN une vitrine du continent dans toute sa richesse — sportive, culturelle et historique. En reprenant l’hommage initié par Lumumba VEA, ses supporters ont montré que la solidarité africaine peut dépasser les frontières, les langues et les rivalités. Le salut d’Adam Akor Le lendemain lors de Algérie – Nigeria, un autre instant fort est venu prolonger cette histoire. Après son but, Adam Akor s’est tourné vers les tribunes. Dans un geste simple, il a levé la main droite. Ce n’était pas un salut adressé à un homme précis, mais à une idée : celle de Lumumba, celle d’une mémoire africaine qui continuait de circuler de gradin en gradin, même après le départ de Michel Kuka. Dans un football contemporain dominé par les réseaux sociaux et les logiques de marque, ce geste avait quelque chose de presque intemporel. Akor ne célébrait pas seulement un but, il reconnaissait une histoire. La scène a rapidement fait le tour du continent. Sur les réseaux, des milliers de messages ont salué cette rencontre symbolique entre un joueur, des supporters et une figure majeure de l’histoire africaine. La CAN 2025 venait d’offrir l’un de ces instants qui échappent aux chiffres et aux feuilles de match pour entrer dans la mémoire collective. Le respect de la Fédération algérienne L’émotion ne s’est pas limitée aux tribunes. En coulisses, la Fédération algérienne de football a tenu à poser un geste chargé de sens. Des responsables se sont rendus à l’hôtel de Lumumba VEA pour lui remettre des maillots dédicacés de la sélection nationale. Sans caméras, sans mise en scène. Simplement un acte de respect. Ce geste prenait une résonance particulière au regard de l’histoire. Patrice Lumumba et l’Algérie sont liés par une même trajectoire de lutte et de sacrifice. Dans les années 1950 et 1960, la révolution algérienne avait inspiré de nombreux mouvements de libération africains, y compris au Congo. Lumumba voyait dans le combat du FLN une preuve que l’Afrique pouvait arracher sa souveraineté par la détermination et la dignité. Après l’indépendance de l’Algérie en 1962, le pays est devenu un refuge et un soutien pour les mouvements de libération du continent. La figure de Lumumba, assassiné pour avoir voulu un Congo libre, y a toujours occupé une place à part, symbole d’une Afrique trahie mais jamais vaincue. En allant à la rencontre de Michel Kuka, les responsables algériens n’honoraient pas seulement un supporter, mais tout un héritage panafricain. Ils reconnaissaient en lui un relais contemporain de ce combat historique, un homme qui, à travers les tribunes de la CAN, continuait de faire vivre la mémoire de ceux qui ont payé le prix de la liberté. Dans un tournoi parfois traversé par la rivalité et la tension, l’Algérie a rappelé qu’au-delà du football, certaines histoires unissent plus qu’elles ne divisent. Un supporter pas comme les autres Michel Kuka n’était pas venu chercher la lumière. Il n’a pas sollicité les caméras ni provoqué le spectacle. Il est arrivé avec son drapeau, son portrait et sa conviction. Et la CAN l’a rencontré. Dans un football de plus en plus mondialisé, où les tribunes se transforment parfois en simples décors, Lumumba VEA a rappelé que le stade reste un espace d’expression, un lieu où l’on peut dire qui l’on est et ce que l’on refuse d’oublier. Son combat n’est dirigé contre personne. Il est porté par quelque chose de plus vaste : la mémoire, la dignité et la conscience africaine. CAFonline
CAN-2025: Les entraîneurs africains en force au rendez-vous des quarts de finale

La Coupe d’Afrique des Nations (CAN) Maroc-2025 a consacré, au stade des quarts de finale, la montée en puissance des cadres africains sur le banc de touche de leurs sélections, confirmant l’excellence du savoir-faire local. Ainsi, sur les huit sélections qualifiées pour les quarts de finale, six sont emmenées par des cadres du continent. Walid Regragui, le patron de la tanière Si l’équipe du Maroc de Walid Regragui enchaine les succès et performances qui lui ont valu une 11è place au classement de la FIFA, les autres sélections africaines font de plus en plus recours aux cadres locaux, d’autant plus que l’expérience a montré que ceux-ci sont les plus aptes à transmettre la ferveur de cette compétition aux joueurs. Ainsi, Walid Regragui s’est fait un nom dans la cour des grand du football mondial à la faveur du parcours historique des Lions de l’Atlas en Coupe du monde 2022 au Qatar, où il a mené le Maroc jusqu’en demi-finale, un exploit sans précédent pour une équipe africaine. Eric Chelle, le Malien qui veut mener les Super Eagles vers le sacre Eric Chelle, ancien joueur de Valenciennes, RC Lens et du FC Istres, a réussi à faire de l’équipe du Nigeria une sélection redoutable et un des prétendants sérieux au sacre lors de la CAN Maroc-2025. Le sélectionneur malien s’est offert le luxe de signer trois victoires en autant de rencontres avec le Nigeria lors de la phase de groupes, après des succès devant la Tanzanie (2-1), la Tunisie (3-2) et l’Ouganda (3-1) en phase de groupes, puis le Mozambique (4-0) en huitièmes. Il n’a pris en main l’équipe du Nigeria qu’en janvier 2025, avec un objectif clair, à savoir relancer une sélection nigériane en crise. David Pagou, l’entraineur qui veut redorer le blason des Lions Indomptables Nommé sélectionneur des Lions Indomptables à trois semaines seulement du début de la CAN Maroc-2025, Pagou avait pour mission de relancer une équipe en quête d’identité et de régularité sur le plan continental. Technicien pragmatique, il privilégie la solidité défensive et un jeu organisé, tout en cherchant à valoriser les jeunes talents locaux, à l’image de Christian Kofane (19 ans). Il a réussi à mener le Cameroun vers les quarts de finale, fort en cela d’un groupe homogène qui a su s’imposer comme un sérieux prétendant au titre de cette 35è édition. Pape Thiaw, un digne successeur d’Aliou Cissé A la tête des Lions de la Téranga, qu’il mène en main de maître lors de cette CAN, Pape Thiaw, nommé sélectionneur du Sénégal en décembre 2024 pour succéder à Aliou Cissé, s’est rapidement imposé comme l’homme du renouveau des Lions. Sous sa conduite, le Sénégal s’est qualifié pour la Coupe du monde 2026, confirmant la capacité de l’ancien international à transmettre une exigence et une identité de jeu forte. Pape Thiaw incarne une nouvelle ère pour le Sénégal, avec pour principal objectif de rivaliser avec les plus grandes nations du continent et du monde. Hossam Hassan, une 8è étoile en ligne de mire Le sélectionneur de l’Egypte, Hossam Hassan, 59 ans, est une légende du football dans son pays. Nommé sélectionneur des Pharaons en février 2024, il a su tirer son épingle du jeu lors de cette CAN malgré la prestation en dents de scie des coéquipiers de Mo Salah. En effet, l’équipe d’Egypte a certes imposé sa loi dans son groupe (2 victoires et 1 nul), mais a souffert avant de battre une vaillante équipe du Bénin (3-1) en huitièmes de finale après prolongations. Face à la Côte d’Ivoire, l’Egypte, habituée à tenir tête aux grands du continent, devra sortir le grand jeu afin d’éviter toute mauvaise surprise. Emerse Faé, le coach qui veut continuer à écrire l’histoire La Coupe d’Afrique des Nations retiendra à jamais la manière dont Emerse Faé a réussi à métamorphoser les Eléphants de Côte d’Ivoire lors de la CAN-2023 organisée à domicile et qu’ils ont remportée magistralement. Devant les Pharaons en quart, l’équipe ivoirienne aura du pain sur la planche si elle veut continuer à défendre sa couronne et rester sur le même dynamisme. Tom Saintfiet et Vladimir Petkovic, les seuls sélectionneurs étrangers encore en lice Le sélectionneur du Mali, le Belge Tom Saintfiet, a réussi l’exploit de mener les Aigles en quart de finale, malgré quatre matches nuls. Nommé en août 2024, Saintfiet qui a occupé, entre 2002 et aujourd’hui, 21 postes différents, aura la lourde tâche de mener son équipe à surmonter son voisin sénégalais dans un quart de finale très attendu. De son côté, le sélectionneur de l’Algérie, Vladimir Petkovic, partisan d’un football méthodique, adaptable et exigeant, est parvenu malgré son manque d’expérience sur la scène africaine à mener les Fennecs vers les quarts de finale, qu’ils n’ont plus atteints depuis leur sacre en 2019. Sous sa houlette, l’équipe d’Algérie doit relever un défi de taille, à savoir battre le Nigeria de Victor Osimhen, finaliste malheureux de la dernière édition. MAP
Casablanca: la 2e édition de « Miss Ébène – Migrants subsahariens, Talents cachés célèbre la culture africaine

L’Association des Migrants et Démunis (A.M.D) a organisé, le jeudi 25 décembre 2025, la deuxième édition de l’événement « Miss Ébène – Migrants Subsahariens, Talents Cachés », au Village CAN de Casablanca, à l’espace Nevada, de 16h à 19h30. L’événement s’est déroulé dans une ambiance festive, rythmée par la Coupe d’Afrique des Nations (CAN 2025), accueillie par le Maroc depuis le 21 décembre 2025 et qui se poursuivra jusqu’au 18 janvier 2026. Selon son promoteur, Ousmane Philemon Beb Adon, l’objectif de ce projet est de valoriser la culture subsaharienne au Maroc et de faire émerger des talents cachés. Président de l’A.M.D, ce passionné des arts et de la culture, d’origine camerounaise, entend également apporter de la joie aux artistes, mannequins et Miss, en les encourageant à promouvoir les valeurs africaines. Comme indiqué plus haut, ce rendez-vous s’est tenu dans une très belle ambiance, marquée par des prestations de musiciens, rappeurs et groupes folkloriques, ainsi que par la participation de mannequins et du DJ Maréchal Étoiles, qui ont insufflé de véritables vibrations africaines à l’événement. À noter que l’Association prévoit d’organiser la 3ᵉ édition de “Miss Ébène – Migrants Subsahariens, Talents Cachés” en Angleterre, précisément à Liverpool, avec le soutien de ses partenaires, dont Madame Claire, basée en Angleterre. Ce projet est prévu pour dix éditions, a confié Ousmane Philemon Beb Adon, tout en remerciant l’ensemble des participants et invités ayant répondu présents. Enfin, la gagnante de l’édition 2025 est Ametepe Sandra, âgée de 18 ans, étudiante en première année de gestion comptable. Martin Kam
Exposition à Niamey des motos électriques made in Niger par MAJ-Creativity

Le Ministre de la communication et des nouvelles technologies de l’information, M.Adji Ali Salatou a présidé, dans l’après-midi de ce mardi 30 décembre 2025 au stade général seyni kountché de Niamey, la cérémonie officielle de présentation et exposition des motos électriques »made in Niger » de Maj-Creativity. Quatre modèles des motos électriques ont été dévoilés au cours de cette cérémonie à savoir le collégial, l’universitaire, le national et la livraison. Dans son discours prononcé à cette occasion, le Ministre de la Communication et des nouvelles technologies de l’information a indiqué que ’’le projet que nous découvrons, initié par Abdoul Magidou Moussa et sa startup Maj-Creativity, constitue une preuve éclatante que la jeunesse nigérienne est au cœur de la refondation nationale. A seulement 25 ans, ce jeune innovateur démontre sans détour, que le Niger dispose du génie et de l’audace nécessaires pour concevoir et industrialiser des solutions de mobilité durables, connectées et à forte valeur ajoutée’’. Conformément aux orientations des plus hautes autorités, a annoncé le Ministre, ‘’mon département ministériel apporte un appui déterminant à cette phase décisive, en étroite collaboration avec l’Agence Nationale pour la Société de l’Information (ANSI), dont il a salué la disponibilité de Mme la Directrice Générale », précisant que »cet accompagnement couvre notamment la sécurisation de la propriété intellectuelle, l’appui à la structuration du projet ainsi que l’organisation de la présente exposition’’. M. Adji Ali Salatou de souligner avec force qu’il s’agit »d’une moto électrique très innovante, pensée avec une approche technologique moderne, et compétitive à l’échelle mondiale. Pour franchir le cap de l’industrialisation, nous accompagnons également Maj Creativity dans la mobilisation des financements nécessaires notamment à travers nos banques locales et les mécanismes de financement disponibles, afin de permettre une montée en capacité rapide et durable’’. Le Ministre de la communication de souhaiter que ’’cette exposition marque le véritable point de départ de partenariats structurants capables de financer une unité de production locale. Le Niger, plus que jamais, a besoin que ces institutions financières et ces investisseurs fassent confiance à l’intelligence nationale, à l’innovation et à l’industrie’’. M. Ali Salatou de faire savoir que ’’l’accompagnement de l’Etat en faveur des jeunes innovateurs s’inscrit dans la vision du Président de la République, Chef de l’Etat, qui fait de la jeunesse le fer de lance de la refondation nationale et le moteur essentiel de notre marche vers une souveraineté technologique et économique totale’’. S’adressant au fondateur de Maj Creativity, le Ministre a déclaré que ’’votre projet contribue à rehausser l’image du Niger à l’international. Votre réussite sera, une victoire qui va rejaillir sur toute la nation. Au regard de votre sérieux et de votre détermination, nous vous voyons comme un très prochain acteur économique majeur, créateur d’emplois et de valeur au profit du Niger’’. Pour sa part, le fondateur de Maj-Creativity, M. Abdoul Magidou d’indiquer que ’’pendant longtemps nous avons travaillé pour que ce jour soit spécial et mémorable en donnant le meilleur de nous-même’’. En 2024, a-t-il rappelé, ils ont ’’présenté la première moto électrique made in Niger et grâce à cette moto électrique nous avons pu avoir beaucoup d’acclamation par les nigériens’’. Notons que cette cérémonie d’exposition des motos électriques »Made in Niger » s’est déroulée en présence du Secrétaire Général du Ministère de la Communication et des nouvelles technologies de l’information, de la Directrice de l’ANSI et de plusieurs autres invités. Salissou Soumana Karimou/ANP
Interview express avec Amadou Sadio Baldé de GMD : L’élection présidentielle 2025 en Guinée pose les jalons d’une démocratie renforcée

Cela fera date dans l’histoire contemporaine de la Guinée. En effet, comme une seule personne, les Guinéens du Maroc, à l’instar de leurs compatriotes au pays, se sont mobilisés massivement, ce dimanche 28 décembre, pour s’acquitter de leur devoir civique à l’occasion de l’élection présidentielle 2025. Un scrutin qui a connu la participation de neuf candidats dont le Général Mamady Doumbouya, Président sortant. Témoignage avec Amadou Sadio Baldé de GMD (Génération pour la modernité et le développement), une coalition de partis politiques, des mouvements, des associations. PagesAfrik.com : Que représente pour vous cette élection présidentielle 2025 ? Amadou Sadio Baldé : Nous sommes aujourd’hui le 28 décembre, une date qui était très longuement attendue. Et aujourd’hui nous sommes le jour Z. Vous savez que les Guinéens, depuis le référendum du 21 septembre passé, les Guinéens attendaient l’élection présidentielle. Et depuis l’avènement du CRM2, la Guinée attendait sa sortie de la transition pour aborder la constitution, c’est-à-dire un État qui a une constitution établie. La constitution a été adoptée. Aujourd’hui, la particularité de cette élection, c’est une élection vraiment qui n’a pas à être comme les autres élections. Pourquoi ? Parce que là… Quelle est donc sa particularité ? Sa particularité, c’est l’apaisement, la politique ne fait plus peur et ne divise plus. D’ailleurs, les neuf candidats, qui étaient en lice, beaucoup sont sortis dans la peur et sillonné l’ensemble du territoire national sans heurts ni empêchements. Et vous savez aussi que c’est la première fois qu’une élection soit organisée par l’État. C’est-à-dire que l’État qui organise qui tout pris en charge sur fonds propre, donc la souveraineté économique. Comme cela se pas dans d’autres pays de la sous-région à l’instar du Sénégal. C’est ça qu’on a vraiment fait et qu’on est entrain de tester. Et je pense que ça a bien marché. L’État est là. Les partis politiques, les candidats indépendants, ils sont tous là et représentés. L’État joue le rôle de l’arbitre. L’État va arbitrer. Et le gagnant va sortir comme un gagnant pour tous les peuples de Guinée. Quelles sont vos impressions de ce scrutin ? Vous savez, nous, on n’a pas un parti. Notre candidat, Mamadi Doumbouya, a été représenté par les associations, le mouvement de soutien, femmes et jeunes, les religieux et tout le monde. Nous sommes regroupés au sein du GMD (Génération pour la Modernité et le Développement. C’est-à-dire une coalition de partis politiques, de mouvements, d’associations qui ont porté notre mentor comme candidat indépendant. Et ça, j’en suis sûr qu’il est en bonne position de remporter le suffrage. Car il c’est son bilan qui plaide en faveurs. Comment ce soutien qui s’est-il présenté au Maroc ? Au du Maroc, nous avons, comme vous le savez, plusieurs bureaux de vote. C’est la première fois, d’ailleurs, qu’on a installé à Rabat, à Casablanca ainsi que dans plusieurs autres villes des bureaux de vote. Notamment, nous avons un bureau de vote à Dakla, deux à Agadir, un à Marrakes et un bureau de vote à Tanger. Nous sommes allés installer des bureaux de vote avec un travail extraordinaire du ministère des Affaires étrangères à travers son représentant ici au Maroc, qu’est l’ambassade de Guinée. Et j’en suis sûr que c’est un exemple qu’il faut remarquer. Enfin, quelles sont vos impressions de cette élection présidentielle 2025 par rapport aux précédentes dans le passé ? Il y a une grande différence car c’est la première fois que la Guinée organise son élection présidentielle 100% financée par l’État Guinée. C’est aussi la première fois que l’État organise une élection où tous les candidats peuvent compétenir en même temps et au même pied d’égalité d’égalité. Au terme du scrutin, le gagnant d’aujourd’hui soir va être le président de tous les Guinées. Et j’en suis sûr que notre candidat, il est bien en position de remporter cette élection.
Congo. Le temps qui passe n’efface pas tout

TEMOIGNAGE. 25 décembre 1986-25 décembre 2025. 39 ans. Le temps s’est écoulé. Des souvenirs des faits de ma vie, depuis ma naissance à Mabirou, sur les bords de la rivière Alima, sous le Moyen Congo colonial, se sont estompés, et ont quitté mon esprit. Mais, demeurent en moi, et refont toujours surface, même si je tâche de les oublier, les souffrances endurées à l’ex Sécurité D’Etat, sous le régime monopartiste du Parti Congolais du Travail (PCT), en République du Congo. Pendant près de trois mois, d’octobre à décembre 1986, j’ai été séquestré, dans une des sordides cellules de la Sécurité D’Etat, à Brazzaville, pour avoir été soupçonné d’avoir écrit un tract, titré « Pour qui sonne le glas ». Un papier dur qui fustigeait la mauvaise gouvernance du pouvoir congolais ainsi que les maux qui empoisonnaient, en ces temps, l’existence des populations congolaises. A l’époque, j’assurais la fonction de Secrétaire Général auprès du Premier Ministre Ange Edouard Poungui. Cela, parallèlement à mes charges de Maître Assistant d’Université en Géographie, à l’Université Marien Ngouabi. Sorti de la Sécurité D’Etat, le 25 décembre 1986, j’ai exprimé mon intention de me libérer de mon rôle de Secrétaire Général auprès du Premier Ministre, m’étant senti humilié par l’injuste incarcération et les pénibles conditions de détention qui l’accompagnaient. Surtout que ma mère, Mère Azo, avait tenté de se suicider, n’ayant pu supporter mon absence, pendant que je croulais sur le poids de l’enfermement. N’eut été la vigilance de son entourage familial, Mère Azo n’aurait pas vécu ses 97 ans, puisqu’elle s’est éteinte, le 5 mars 2020. Une attitude de Mère Azo qui a donné lieu à diverses émotions et autres réactions, tels le choc, la surprise ou l’incompréhension de ses proches. La démission fut rejetée par le Premier Ministre. 39 ans après cette déchirante séquence de ma vie, heureusement, pour moi, je tiens le coup. Espérant résister encore quelques années de plus, avec la Grâce de Dieu Tout Puissant. Aussi je profite de ce 25 décembre 2025 pour souhaiter une joyeuse fête de Noël, à tous les compatriotes, sans exception, de la République du Congo, en leurs situations sociales, postes, grades, fonctions et statuts, avec une pensée pour ceux et celles qui s’en sont allés. Paris 25 décembre 2025 Ouabari Mariotti