Burkina Faso : Conseil des Ministres du vendredi 24 avril 2026

Burkina Faso : Conseil des Ministres du vendredi 24 avril 2026

Programmation budgétaire 2027-2029 adoptée, un taux de croissance de 5,7% attendu en 2027 L’hebdomadaire Conseil des ministres s’est tenu ce vendredi à Bobo-Dioulasso, sous la présidence de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, Président du Faso, Chef de l’État. Selon le Ministre Porte-parole du Gouvernement, M. Pingdwendé Gilbert OUÉDRAOGO, le Conseil a examiné plusieurs dossiers, examiné des rapports et pris d’importantes décisions pour la bonne marche de la Nation et pour le plein épanouissement des Burkinabè conformément à la vision de la Révolution Progressiste Populaire (RPP). Au titre du Ministère de l’Économie et des Finances, le Conseil a adopté un rapport relatif au projet de Document de Programmation budgétaire et économique pluriannuel 2027-2029, pierre angulaire de la planification économique du pays. Ce document s’inscrit dans la dynamique du Plan national de développement R.E.L.A.N.C.E. Selon le Ministre Dr Aboubakar NACANABO, l’orientation centrale est de garantir l’efficacité de la dépense publique et « faire en sorte que chaque franc dépensé puisse avoir un impact au profit des populations ». Le Ministre NACANABO indique que les projections pour 2027 annoncent une croissance de 6,1% et une inflation maîtrisée autour de 1,5 %. Toutefois, en raison de la situation de conflit au Moyen-Orient qui pourrait affecter les hypothèses initiales, le Ministre de l’Économie et des Finances reconnait la nécessité d’« une réorganisation pour que l’impact de la crise soit mieux maîtrisé et pour maintenir une croissance robuste ». Les réservistes, un vivier patriotique pour renforcer la défense nationale Pour le compte du Ministère de la Guerre et de la Défense patriotique, le Conseil a adopté un avant-projet de loi sur l’organisation de la réserve militaire. Le Ministre, le Général de division Célestin SIMPORÉ explique que cette réserve vise à « structurer un vivier de réservistes immédiatement mobilisables » et à consolider le lien entre la Nation et ses Forces Armées tout en permettant d’adapter les dispositifs de défense aux réalités sécuritaires. Le projet prévoit le recrutement et la formation de 100 000 réservistes d’ici à fin 2026, inscrivant la Défense patriotique dans une logique de participation citoyenne. Selon le Général de division SIMPORÉ, des « citoyens en âge de se battre et de défendre la Patrie seront formés et appelés aux besoins » dans la dynamique de la Révolution Progressiste Populaire.

Démission du Gouvernement : Collinet Makosso réunit un Conseil de cabinet afin de baliser la gestion des affaires courantes

Démission du Gouvernement : Collinet Makosso réunit un Conseil de cabinet afin de baliser la gestion des affaires courantes

BRAZZAVILLE. À la suite de la démission du Gouvernement, la Primature de la République du Congo a rendu public un communiqué portant sur la tenue d’un Conseil de cabinet consacré à la gestion des affaires courantes, à lire ci-dessous. « Quelques heures seulement après la remise officielle de sa démission et de celle de son Gouvernement au Président de la République, le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, Anatole Collinet Makosso, a réuni un Conseil de cabinet à Brazzaville afin de baliser la gestion des affaires courantes. Cette réunion, tenue dans un contexte institutionnel marqué par la réélection du Chef de l’État et son investiture récente, s’inscrit dans le strict respect des dispositions constitutionnelles, notamment l’article 83 de la Constitution du 25 octobre 2015. Elle visait principalement à assurer la continuité de l’action gouvernementale jusqu’à la mise en place d’une nouvelle équipe. Au cours des échanges, le Premier Ministre a donné des orientations claires aux membres du Gouvernement démissionnaire quant à la conduite des affaires courantes. L’accent a été mis sur la nécessité de maintenir la stabilité administrative, de garantir le fonctionnement régulier des services publics et d’éviter toute rupture dans le traitement des dossiers prioritaires de l’État. Anatole Collinet Makosso a également saisi cette occasion pour exprimer sa reconnaissance aux membres de son équipe. Il a salué leur engagement, leur sens du devoir et leur abnégation tout au long du quinquennat écoulé. Il a en particulier mis en avant le climat apaisé ayant caractérisé la gouvernance durant cette période, facteur ayant contribué à la cohésion institutionnelle et à la stabilité du pays. Ce Conseil de cabinet marque ainsi une étape transitoire importante, en attendant la nomination d’un nouveau Gouvernement, appelé à poursuivre la mise en œuvre du programme du Président de la République pour le nouveau mandat ».

Mali : Conseil des Ministres du mercredi 1er avril 2026

Mali : Conseil des Ministres du mercredi 1er avril 2026

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 1er avril 2026, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – procédé à des nominations ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES 1. Sur le rapport du ministre d’Etat, ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à l’institution du stock national de sécurité de produits pétroliers liquides et gazeux. Notre pays est tributaire des importations de produits pétroliers pour la satisfaction des besoins des ménages et le fonctionnement normal des secteurs de la production d’Electricité, des Transports, des Télécommunications, des Mines, des Industries, de la Sécurité et de la Défense. Ainsi, en 2024, les importations de produits pétroliers se sont chiffrées à 2 millions 665 mille 106 m3 contre 2 millions 621 mille 513 m3 en 2023, soit une progression de 1,66%. Pour le gaz butane, les importations ont été de 15 mille 838 tonnes et 13 mille 847 tonnes durant la même période, soit une hausse de 14,38%. Cette dépendance a amené le Gouvernement, lors des crises successives survenues dans la Sousrégion et dans le monde, à intervenir à plusieurs reprises pour éviter la rupture des approvisionnements et contenir la flambée des prix internationaux sur les prix à la consommation en renonçant à d’importantes ressources fiscales sous forme de subventions. Pour remédier à cette situation, protéger l’économie nationale contre les conséquences des hausses conjoncturelles des prix et les perturbations logistiques, assurer la continuité des activités et des services vitaux et renforcer la sécurité énergétique nationale, le Gouvernement a décidé de revoir le système d’approvisionnement du pays en produits pétroliers, d’augmenter les capacités de stockage et de constituer un stock national de sécurité couvrant 45 jours de consommation pour le super carburant, le gasoil, le jet A1 et le gaz butane. Les projets de texte, adoptés, instituent le stock national de sécurité de produits pétroliers liquides et gazeux et précisent les modalités de sa mise en œuvre. 2. Sur le rapport du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, le Conseil des Ministres a adopté : a. un projet de loi portant lutte contre la traite des personnes ; b. un projet de loi portant lutte contre le trafic illicite de migrants. La traite des personnes et le trafic illicite de migrants constituent des infractions criminelles qui touchent plus de 50 millions de personnes dans le monde. Pour faire face à ces fléaux, les Nations unies ont adopté le 15 novembre 2000 la Convention des Nations unies contre la criminalité transnationale organisée et ses Protocoles additionnels qui ont été ratifiés par notre pays. Dans le cadre de la mise en œuvre des engagements pris, le Gouvernement a mis en place le Comité national de Coordination de la Lutte contre la Traite des Personnes et les Pratiques assimilées par le Décret n°2011-036/PM-RM du 03 février 2011 et a adopté la Loi n°2012-023 du 12 juillet 2012 relative à la Lutte contre la Traite des Personnes et les Pratiques assimilées. L’application de cette loi a révélé des insuffisances liées, entre autres, à la non prise en compte de toutes les exigences de la convention et de ses protocoles additionnels ainsi qu’à l’absence de mécanismes nationaux de coordination et de coopération internationale. Les projets de loi, adoptés, corrigent ces insuffisances et renforcent l’arsenal juridique pour mieux combattre la traite des personnes, notamment, celle des femmes et des enfants et le trafic illicite de migrants. 3. Sur le rapport du ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, le Conseil des Ministres a adopté un projet d’ordonnance fixant le régime de la propriété littéraire et artistique. La Loi n°2017-012 du 1er juin 2017 fixant le régime de la propriété littéraire et artistique a été adoptée pour garantir aux créateurs des œuvres de l’esprit, dans l’exploitation de leurs créations, la jouissance du droit d’auteur et des droits voisins. L’application de cette loi a révélé des insuffisances liées, entre autres, à la non exhaustivité de certaines de ses dispositions, à la non prise en compte des évolutions intervenues dans l’ordonnancement juridique régional et international ainsi qu’à l’utilisation de l’Intelligence artificielle dans la production littéraire et artistique. Le projet d’ordonnance, adopté, corrige ces insuffisances et consacre la transposition dans la législation nationale, des engagements communautaires souscrits par notre pays en vue de stimuler la création littéraire et artistique et de développer les industries créatives. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES – Conseillers techniques : Monsieur Mohamed Amara KEITA, Inspecteur des Finances ; Monsieur Mossa ASSIBIT, Ingénieur statisticien. – Chargé de mission : Monsieur Amadou DIAKITE, Spécialiste en Evaluation de Programmes. AU TITRE DU MINISTERE DE L’INDUSTRIE ET DU COMMERCE – Conseiller technique : Madame Korotoumou SANTARA, Inspecteur des Services économiques. – Directeur national des Petites et Moyennes Entreprises : Monsieur Amara NIMAGA, Enseignant-chercheur. – Directeur général de l’Agence malienne de Normalisation et de Promotion de la Qualité : Madame Mariame MAIGA, Ingénieur agronome. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS 1. Le ministre d’Etat, ministre de l’Economie et des Finances, a informé le Conseil des Ministres : a. de l’élection de Madame TRAORE Oumou KEITA, au poste de Président de la 47ème Session du Comité de Lutte Contre la Fraude de l’Organisation Mondiale des Douanes. Au terme des travaux de la 46ème Session du Comité de Lutte Contre la Fraude de l’Organisation Mondiale des Douanes, ses membres ont élu à l’unanimité Madame TRAORE Oumou KEITA, Cheffe de Visite du Bureau Principal des Douanes de l’Aéroport International Président Modibo KEITA-SENOU et Experte en Droit de Propriété intellectuelle de l’Organisation Mondiale des Douanes, au Poste de Président des travaux de

EXEMPLARITÉ FISCALE : le personnel de la Présidence du Faso s’acquitte de ses impôts

EXEMPLARITÉ FISCALE : le personnel de la Présidence du Faso s’acquitte de ses impôts

Le personnel de la Présidence du Faso s’est mobilisé ce mardi sous la présidence du Ministre Secrétaire général de la Présidence du Faso, Dr Zakaria SORÉ, pour exprimer son engagement citoyen à travers une opération d’acquittement des impôts domestiques conformément aux dispositions fiscales en vigueur. Selon le Ministre Secrétaire général de la Présidence du Faso, Dr Zakaria SORÉ, cette activité s’inscrit dans le cadre de la journée de l’exemplarité fiscale. Cette journée est une interpellation à l’ensemble des Burkinabè au paiement des impôts « qui sont essentiels à l’économie mais aussi au fonctionnement au quotidien de l’État… et personne n’est laissée de côté dans la mobilisation des ressources pour le fonctionnement de l’économie nationale », précise-t-il. Les agents de l’institution sont passés aux guichets ouverts à l’occasion pour payer la Taxe sur véhicule à moteur (TVM) et la taxe de résidence. «C’est l’impôt qui développe un pays, c’est l’impôt qui permet à l’État de fonctionner », soutient M. Thomas SAWADOGO, membre du personnel, après avoir rempli ses devoirs fiscaux. Le Directeur général adjoint des Impôts, M. Mayel DABIRÉ, s’est réjoui de la forte mobilisation du personnel de la première institution du pays. « La Direction générale des impôts ne peut que se satisfaire de cette mobilisation, de cette citoyenneté qui a été montrée au plus haut niveau de la gouvernance », souligne-t-il. Il a invité l’ensemble des Burkinabè à suivre l’exemple de la Présidence du Faso dans la mobilisation des ressources endogènes pour la construction de notre pays.

Mali : Conseil des Ministres du mercredi 18 mars 2026

Mali : Conseil des Ministres du mercredi 18 mars 2026

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 18 mars 2026, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – procédé à des nominations ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES 1. Sur le rapport du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le Conseil des Ministres a adopté : a.un projet de décret fixant le cadre organique de l’Ambassade du Mali à Beijing ; b.un projet de décret fixant le cadre organique de l’Ambassade du Mali à Berlin ; c.un projet de décret fixant le cadre organique de l’Ambassade du Mali à Kigali ; d.un projet de décret fixant le cadre organique de l’Ambassade du Mali à Rome ; e. un projet de décret fixant le cadre organique de l’Ambassade du Mali au Caire ; f. un projet de décret fixant le cadre organique de l’Ambassade du Mali à Moscou ; g. un projet de décret fixant le cadre organique du Consulat général du Mali à Paris. Les Missions diplomatiques et Postes consulaires du Mali sont des services publics situés à l’extérieur du territoire national. Ils sont établis en fonction de la carte diplomatique, fixée par le Décret n°2012-070/P-RM du 2 février 2012 portant répartition des Postes diplomatiques et consulaires de la République du Mali. Leur organisation et les modalités de leur fonctionnement sont fixées par le Décret n°2018-0517/P-RM du 20 juin 2018. Les cadres organiques des Missions diplomatiques du Mali de la Zone Afrique, de la Zone Asie et Océanie et de la Zone Europe sont fixés respectivement par les Décrets n°2018-0518, n°2018-0520 et n°2018-0521/P-RM du 20 juin 2018 et ceux des Postes consulaires du Mali sont fixés par le Décret n°2018-0522/P-RM du 20 juin 2018. A l’application, ces décrets ont révélé des insuffisances qu’il convient de corriger. Les projets de décret, adoptés, corrigent ces insuffisances et prévoient, pour les 5 prochaines années, les effectifs du personnel nécessaire à leur fonctionnement. 2. Sur le rapport du ministre des Mines, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret autorisant l’extension de la superficie du permis de recherche d’or et des substances minérales du groupe 2 attribué à la Société Roscan Gold Mali SARL à Kandiolé-Nord, Cercle de Kéniéba. Le permis de la Société Roscan Gold Mali SARL à Kandiolé-Nord, d’une superficie de 28 km2, a été renouvelé pour une dernière fois en 2025, à la suite des travaux de recherche géologique et minière qui ont mis en évidence plusieurs anomalies intéressantes reflétant des structures géologiques qui continuent sur une zone contiguë au périmètre dudit permis, libre de tout droit minier. Ainsi, conformément aux dispositions du Code minier, la Société Roscan Gold Mali SARL a sollicité l’extension de la superficie de son permis à cette zone contiguë, d’une superficie de 35,4 km2 Le projet de décret, adopté, autorise cette extension et porte la superficie totale du permis à 63,4 km2. 3. Sur le rapport du ministre de l’Industrie et du Commerce, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation et aux modalités de fonctionnement de l’Office malien des Substances précieuses. Le secteur des Substances précieuses, notamment l’or issu de l’orpaillage et des petites mines, occupe une place stratégique dans l’économie nationale et représente une source importante de devises, de recettes fiscales et de création d’emplois. Au cours de l’année 2022, le Mali a enregistré une production d’or de 72,227 tonnes, dont 6 tonnes pour l’orpaillage, ayant généré 763 milliards de francs CFA pour le budget national. Le sous-secteur de l’or contribue au Produit Intérieur Brut à hauteur de 9,2%. Malgré cette contribution, il existe des difficultés dans la maîtrise des flux issus de l’orpaillage et des petites mines au regard des disparités entre les statistiques officielles au niveau national et les quantités reçues dans les pays de destination. Dans le cadre de la mise en œuvre de la Loi n°2023-040 du 29 août 2023 portant Code minier en République du Mali et de la Loi n°2023-041 du 29 août 2023 relative au Contenu local, il est apparu nécessaire de mettre en place un instrument opérationnel chargé d’assurer la régulation, la centralisation et la sécurisation de la commercialisation des substances précieuses. Les projets de texte, adoptés, créent l’Office malien des Substances précieuses avec pour mission d’assurer la commercialisation de l’or et des autres substances précieuses. Ils permettront également de renforcer la souveraineté économique de l’Etat sur la chaîne de valeur des substances précieuses. 4. Sur le rapport du ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population, le Conseil des Ministres a adopté : a. un projet de décret autorisant et déclarant d’utilité publique les travaux de réhabilitation et d’extension des périmètres irrigués des plaines rizicoles et maraîchères de Korioumé, Daye et Hamadja dans le Cercle de Tombouctou et la construction des ouvrages connexes dans le cadre de la mise en œuvre du Projet de Mise en Valeur des Plaines rizicoles de Tombouctou. b. un projet de décret autorisant et déclarant d’utilité publique les travaux de réhabilitation des tronçons Didiéni-Diéma-Sandaré (313 km) et Kayes-Diboli (96,5 km) du corridor Bamako-Dakar par le Nord. Les travaux de réhabilitation et d’extension des périmètres irrigués du Projet de Mise en Valeur des Plaines rizicoles de Tombouctou, ainsi que ceux de réhabilitation des tronçons Didiéni-Diéma-Sandaré et Kayes-Diboli du corridor Bamako-Dakar par le Nord empiètent sur des propriétés privées qu’il convient d’exproprier pour cause d’utilité publique. La réalisation desdits travaux contribuera au développement de la production rizicole dans la Région de Tombouctou et au désenclavement intérieur du pays, ainsi qu’à l’amélioration des conditions de vie des populations. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTERE DE LA SECURITE ET DE LA PROTECTION

Burkina Faso : Conseil des ministres du jeudi 19 mars 2026

Burkina Faso : Conseil des ministres du jeudi 19 mars 2026

Une campagne de vaccination record du cheptel national Le Président du Faso, Chef de l’État, Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORÉ a présidé, la session ordinaire du Conseil des ministres, ce jeudi 19 mars 2026. Selon le Ministre Porte-parole du Gouvernement, M. Pingdwendé Gilbert OUÉDRAOGO, le Conseil a examiné et adopté plusieurs dossiers et pris d’importantes décisions pour la bonne marche de la Nation et pour l’épanouissement des Burkinabè conformément à la vision de la Révolution Progressiste Populaire. Pour le compte du Ministère de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources Animales et Halieutiques, le Conseil a adopté un rapport relatif aux résultats des campagnes 2025-2026 de la vaccination contre les maladies animales prioritaires, de déparasitage et d’insémination artificielle. « Nous sommes passés de 7 maladies prioritaires à 10 cette année. Et pour la première fois au Burkina Faso, nous avons mené une vaccination contre les maladies des poissons », indique le Ministre délégué chargé des Ressources animales, M. Amadou DICKO. Les résultats affichent 2,8 millions de bovins vaccinés (+12% par rapport à la campagne précédente), 4,8 millions de petits ruminants (+36%), 19 millions de volailles traitées contre la maladie de Newcastle, plus de 148 000 carnivores vaccinés contre la rage (+50%) et 1,4 million de poissons protégés. M. DICKO souligne que pour la présente campagne plus de 5,3 millions d’animaux ont été déparasités, et plus de 12 000 vaches inséminées. Cette campagne a bénéficié d’un accompagnement financier consistant de l’État. Plus de 2,8 milliards FCFA investis, avec une subvention moyenne de 70%, 6 vaccins totalement gratuits et 4 fortement subventionnés. Cette dynamique traduit la volonté du Gouvernement de protéger le cheptel et soutenir les éleveurs. Vers une loi sur l’exercice des libertés religieuses Pour le compte du Ministère de l’Administration territoriale et de la Mobilité, le Conseil a adopté un avant-projet de loi relative aux libertés religieuses. Selon le Ministre d’État, M. Émile ZERBO, l’avant-projet de loi sur les libertés religieuses vise à consolider la cohésion nationale. « Il s’agit pour l’Exécutif de combler le vide juridique qui caractérisait jusque-là l’encadrement de l’exercice des libertés religieuses », souligne-t-il. Cet avant-projet de loi réaffirme la liberté de culte, encadre l’implantation des lieux de culte selon les règles d’urbanisme avec une interdiction dans les services publics, excepté les établissements de santé, les prisons et les casernes. Il prévoit des sanctions contre les propos haineux et les nuisances liées à l’exercice du culte. Cet avant-projet de loi marque une étape importante dans la consolidation du modèle burkinabè de la laïcité, conciliant libertés religieuses et ordre public.

Burkina Faso : Conseil des Ministres du jeudi 12 mars 2026

Burkina Faso : Conseil des ministres du jeudi 19 mars 2026

Yennenga Holding pour mieux gérer les parts de l’État dans les banques Le Président du Faso, Chef de l’État, Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, a présidé, ce jeudi, l’hebdomadaire Conseil des Ministres. Selon le Ministre Porte-parole du Gouvernement M. Pingdwendé Gilbert OUÉDRAOGO, le Conseil a examiné et adopté plusieurs dossiers et pris d’importantes décisions pour l’amélioration des conditions de vie du Peuple burkinabè, conformément à la Révolution Progressiste Populaire. Au titre du Ministère de l’Économie et des Finances, le Conseil a adopté deux décrets portant respectivement création de la Société anonyme Yennenga Holding Burkina Faso et l’approbation des statuts de cette nouvelle société. Selon le Ministre de l’Économie et des Finances, Dr Aboubakar NACANABO, cette holding va porter les parts de l’État et de ses démembrements dans trois banques et une société de réassurance dans lesquelles l’État est actionnaire majoritaire. D’un capital de 10 milliards FCFA, porté à 51% par l’État et 49% par les démembrements, l’objectif, explique le Ministre NACANABO, c’est d’avoir une gestion stratégique de ces entités de sorte que les actions, qui peuvent être mutualisées, puissent être prises en compte. La holding va permettre de mieux gérer les ressources publiques détenues par les banques et servir à financer des projets structurants de l’État. Le Burkina Faso, major à la 47e session du CAMES Pour le compte du Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, le Conseil a examiné plusieurs rapports relatifs à l’adoption de décrets portant création d’emplois et de nomination de chercheurs et d’enseignants-chercheurs dans les emplois de directeurs de recherche, de maîtres de recherche, de maîtres assistants, de maîtres de conférence et de professeurs titulaires au profit des universités publiques, des grandes écoles et du Centre national de Recherches scientifiques et technologiques. Pour le Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Pr Adjima THIOMBIANO, le Conseil a autorisé la création de 300 emplois, dans les différents grades. La création de ces emplois et la nomination, conformément à la réglementation, sont consécutives de la brillante réussite du Burkina Faso, en occupant la première place au classement général de la 47e session du Conseil africain et malgache de l’Enseignement supérieur (CAMES), tenue à N’Djamena au Tchad. Sur 328 candidats présentés par les institutions d’enseignement supérieur de recherche, 318 (dont 17 des universités privées) ont été inscrits avec brio aux différentes listes d’aptitudes, soit un taux de succès de 96,95%. Selon le Ministre Adjima THIOMBIANO, le conseil a tenu à féliciter vivement les universités, les grandes écoles, le Centre national de la Recherche scientifique et technologique (CNRST) pour cette performance historique. Direction de la communication de la Présidence du Faso

Mali : Conseil des Ministres du mercredi 11 mars 2026

Mali : Conseil des Ministres du mercredi 11 mars 2026

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 11 mars 2026, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES 1. Sur le rapport du ministre des Transports et des Infrastructures, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant approbation du Plan stratégique de Développement de la Météorologie et son Plan d’actions 2026-2030. Le Conseil des Ministres, en sa session du 19 décembre 2025, a pris acte de la communication écrite relative au Plan stratégique de Développement de la Météorologie et son Plan d’actions. Ce plan a pour objectif de positionner la météorologie nationale comme un pilier technologique de la durabilité et de la souveraineté du pays, par la génération d’informations climatiques et météorologiques fiables pour la gestion des risques, la sécurisation des infrastructures critiques et l’optimisation économique des secteurs stratégiques. Le projet de décret, adopté, consacre son approbation et ouvre la voie à sa mise en œuvre. 2. Sur le rapport du ministre des Mines, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation et aux modalités de fonctionnement de la Brigade spéciale des Mines. Le secteur minier, qui constitue l’un des piliers essentiels de l’économie nationale, est confronté à des défis majeurs, notamment la prolifération de l’exploitation minière illégale, l’orpaillage clandestin, le trafic illicite de substances minérales, l’utilisation de produits chimiques prohibés, les atteintes graves à l’environnement et les risques sécuritaires dans certaines zones minières. Malgré l’existence d’un cadre juridique renforcé et les actions de répression menées depuis 2020, par les départements en charge des Mines et de l’Environnement, les infractions dans le secteur minier persistent et présentent de plus en plus un caractère structuré. Face à l’ampleur du phénomène et à ses conséquences sur la faune, la flore et le bien-être des populations, il est apparu nécessaire de créer une structure spécialisée à compétence nationale, investie des pouvoirs de Police judiciaire en vue de renforcer les mécanismes actuels de contrôle et de répression. Les projets de texte, adoptés, créent la Brigade spéciale des Mines avec pour mission d’assurer la Police judiciaire des Mines et de participer à l’exécution des mesures relatives à la protection et à la sécurisation des sites miniers d’orpaillage et de carrière. 3. Sur le rapport du ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant affectation au Ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, de la parcelle de terrain, objet du Titre foncier n°5113 du Cercle de Koutiala. La parcelle de terrain, d’une superficie de 92 hectares 42 ares 94 centiares, sise à Koumbé, Commune urbaine de Koutiala, Cercle de Koutiala, est destinée à la délocalisation d’une partie de la population du village de Koumbé, victime d’inondations récurrentes. Cette délocalisation permettra d’offrir un meilleur cadre de vie à la population dudit village. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS 1. Le ministre d’Etat, ministre de l’Economie et des Finances a informé le Conseil des Ministres : a. de la signature du Mémorandum d’adhésion du Mali au Groupe Intergouvernemental d’Action contre le Blanchiment d’Argent en Afrique de l’Ouest, le 12 février 2026. Dans le cadre de son engagement à lutter contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, le Mali à l’instar des autres Etats membres de la Confédération des Etats du Sahel, a décidé du maintien de sa participation et de son adhésion au Groupe Intergouvernemental d’Action contre le Blanchiment d’Argent en Afrique de l’Ouest. C’est ainsi que cette adhésion a été formalisée à travers la signature d’un Mémorandum entre le Groupe et le Mali. b. du démarrage des travaux de l’Evaluation nationale des risques de Lutte contre le Blanchiment de Capitaux, le Financement du Terrorisme et le Financement de la Prolifération des Armes de destruction massive, prévue le 20 mars 2026. A l’instar de la Communauté internationale, notre pays s’est doté d’un dispositif de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Ce dispositif fait l’objet d’évaluation, dont les conclusions sont consignées dans un rapport mis à jour tous les deux ans ou à une fréquence plus rapprochée lorsque les circonstances le justifient. Pour l’évaluation mutuelle attendue en 2027, il est nécessaire de procéder à une évaluation nationale des risques qui implique nécessairement un engagement politique de haut niveau. 2. Le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme a informé le Conseil des Ministres : a. de l’organisation d’une tournée de projection du film documentaire intitulé : « Yambo OUOLOGUEM, la blessure », du 26 au 31 mars 2026. Ce film, réalisé par le cinéaste sénégalais Kalidou SY, consacré à l’écrivain malien Yambo OUOLOGUEM, se présente comme une démarche de relecture critique et de réhabilitation d’une figure majeure du patrimoine intellectuel malien. Dans un contexte de refondation et d’affirmation de la souveraineté culturelle du Mali, cette initiative s’inscrit pleinement dans la dynamique de valorisation de nos icônes culturelles, de restauration de la vérité historique et de promotion de l’image du pays. A cet effet, le Ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, à travers le Centre national de la Cinématographie du Mali, entend, entre autres : – assurer l’organisation pratique de l’évènement ; – apporter un appui logistique et technique à l’organisation des projections ; – faciliter la mobilisation des acteurs culturels et universitaires. b. de l’organisation de la 12ème Conférence des ministres de l’Organisation pour le Développement et la Promotion de l’Artisanat africain, à Bamako. Cette 12ème Conférence, qui s’inscrit dans la vision de souveraineté et de développement endogène prônée par les Autorités de la Transition, a pour objectif de mobiliser une large opinion africaine autour du secteur de l’Artisanat