Guinée : Conseil des Ministres du jeudi 07 mai 2026

GOUVERNEMENT. La Session Ordinaire du Conseil des Ministres s’est tenue le jeudi 07 mai 2026 à 16H, sous la haute Autorité de Son Excellence Monsieur Mamadi DOUMBOUYA, Président de la République, Chef de l’Etat. Les points suivants étaient inscrits à l’ordre du jour : I. MESSAGE DE SON EXCELLENCE MONSIEUR LE PRESIDENT DE LA RÉPUBLIQUE, CHEF DE L’ETAT. II. COMPTE RENDU DES SESSIONS DES CONSEILS INTERMINISTERIELS DES MARDIS, 21 AVRIL ET 05 MAI 2026 ; III. DECISIONS DU CONSEIL DES MINISTRES. I. AU TITRE DE SON MESSAGE, Son Excellence Monsieur Mamadi DOUMBOUYA, Président de la République, Chef de l’Etat a ouvert la séance en adressant ses mots de bienvenue aux membres du Gouvernement, avant de décliner les quatre points essentiels de sa communication. 1/- APPLICATION DE L’ARTICLE 21 DE LA CONSTITUTION : Le Président de la République a tenu à rappeler, avec fermeté, les dispositions de l’article 21 de la Constitution, qui consacre le droit à l’éducation et à la formation, la gratuité de l’enseignement public à tous les cycles, ainsi que l’obligation de scolarisation des enfants dès l’âge de cinq ans et jusqu’à l’âge de dix-sept ans au moins. Le Chef de l’État a solennellement réaffirmé que la possession de textes fondateurs ne saurait suffire sans leur application effective. Il a rappelé que l’éducation constitue une question existentielle pour la Nation guinéenne, et qu’aucun développement durable ne peut être envisagé sans elle. En conséquence, Son Excellence le Président de la République a instruit Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement de réunir l’ensemble des acteurs concernés par la mise en œuvre de cette disposition constitutionnelle, en vue de lui soumettre, dans un délai raisonnable, un plan d’action opérationnel, dont l’entrée en vigueur est attendue dès la prochaine rentrée scolaire. 2/- MESURES DE SÉCURITÉ ET DE SALUBRITÉ PUBLIQUE : À l’occasion de déplacements personnels effectués en véhicule banalisé dans la capitale, le Chef de l’État a constaté avec vive préoccupation l’état de dégradation de plusieurs quartiers de Conakry. Il a relevé deux marqueurs alarmants : l’insalubrité généralisée, caractérisée par des dépôts d’ordures à ciel ouvert et des marchés rendus quasi-inaccessibles par l’accumulation de déchets, ainsi qu’un déficit manifeste de civisme. Le Président de la République a qualifié cette situation d’inacceptable, soulignant qu’elle représente un risque sanitaire réel à l’approche de la saison des pluies. Il a instruit le Ministre en charge de l’Assainissement, en sa qualité de chef de file, de mobiliser sans délai l’ensemble des entités compétentes, y compris les forces de l’ordre et l’Armée nationale, pour apporter une réponse concrète et rapide à cette situation. Par ailleurs, le Chef de l’État a exprimé ses préoccupations quant à la prolifération de personnes en situation de vulnérabilité — individus présentant des troubles mentaux, jeunes sans abri et vendeurs ambulants particulièrement dans le périmètre de Kaloum et ses environs. Il a estimé que cette réalité, dans le contexte géopolitique actuel, pourrait constituer un facteur de vulnérabilité pour la sécurité nationale. Le Conseil Supérieur de la Défense a été instruit de se saisir de cette question sans délai et de proposer des mesures appropriées. 3/- EXAMENS NATIONAUX DE L’ÉDUCATION NATIONALE : Le Président de la République a instruit les départements ministériels concernés de prendre toutes les dispositions nécessaires pour garantir le bon déroulement des prochains examens nationaux. Il a rappelé que l’année écoulée avait été marquée par des dysfonctionnements ayant entraîné des reports de dates et perturbé la sérénité des candidats, et a signifié clairement qu’il n’admettrait pas la répétition de tels incidents. Le Chef de l’État a également insisté sur la nécessité d’accélérer les délais de correction et d’étudier sérieusement la possibilité d’organiser les sessions de rattrapage, notamment au bénéfice des candidats au Baccalauréat en exigeant la culture du mérite et de l’excellence éducative. 4/- DOUBLE SCRUTIN DU 31 MAI 2026 : Le Président de la République a réitéré ses instructions relatives à la tenue des élections communales et législatives du 31 mai 2026. Il a exigé que ces scrutins se déroulent dans des conditions de transparence, d’ordre et de crédibilité identiques à celles qui avaient prévalu lors du référendum constitutionnel et de l’élection présidentielle. Il a clairement signifié qu’il n’admettrait aucune dérogation à cette exigence. En clôture de sa communication, le Chef de l’État a tenu à adresser ses chaleureuses félicitations au Secrétariat Général des Affaires Religieuses pour la qualité de l’organisation du pèlerinage musulman de l’année en cours, saluant cette réussite comme la démonstration que la volonté d’agir produit des résultats. Il a demandé que cette rigueur soit maintenue jusqu’au terme du pèlerinage. Le Président de la République a conclu en formulant des vœux fervents pour que le Tout-Puissant accueille favorablement les prières élevées à Boffa le dimanche précédent, et qu’Il bénisse celles qui seront formulées sur les Lieux Saints de l’Islam. II. AU TITRE DU COMPTE RENDU DES SESSIONS DES CONSEILS INTERMINISTERIELS DES MARDIS 21 AVRIL ET 05 MAI 2026 Le Chef du Gouvernement a articulé son intervention autour du pilotage de l’action gouvernementale et de l’exécution du Programme Simandou 2040. Il a exprimé sa satisfaction suite à l’attribution à Son Excellence Monsieur le Président de la République du « Super Prix Grand Bâtisseur 2026 – Trophée Babacar N’diaye », distinction saluant la vision du Chef de l’Etat en matière d’infrastructures et de transformation économique à travers le Programme Simandou 2040. Le Premier ministre a fait le point de la réunion tenue le 11 avril 2026 à la Primature, conformément aux instructions issues du Conseil des Ministres du 09 avril, relative à l’exécution de la première vague du Programme Simandou 2040 et au lancement des projets prévus au premier trimestre 2026. Les échanges ont mis l’accent sur le renforcement de la coordination interministérielle, l’amélioration des outils de pilotage et la responsabilisation des départements ministériels. Il a informé le Conseil du séjour conjoint à Conakry des Présidents du Fonds de l’OPEP pour le Développement International et de la BADEA du 6 au 8 mai 2026. Le Premier ministre a rappelé l’examen lors desdits conseils des mesures et communications ci-dessous : · Le projet de Code de santé publique présenté par la Ministre de la Santé
Bénin : Conseil des Ministres du mercredi 13 mai 2026

GOUVERNEMENT. Le Conseil des Ministres s’est réuni mercredi, le 13 mai 2026, sous la présidence de Monsieur Patrice TALON, Président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement. Les décisions ci-après ont été prises : I- Mesures normatives. Au titre de ces mesures, ont été adoptés les décrets portant : II- Communications. II-1. Approbation du Plan national de Développement (PND) 2026-2035. La loi n°2025-16 du 10 juillet 2025 portant vision nationale de développement à l’horizon 2060 en République du Bénin dispose que son opérationnalisation se fait en quatre grandes étapes (2026-2035, 2036-2045, 2046-2055 et 2056-2060). C’est donc en application de ce texte que le présent PND 2026-2035 est approuvé, avec pour finalité que : Pour sa mise en œuvre efficiente à travers les Programmes d’Action du Gouvernement et en vue de la concrétisation de la vision « BÉNIN 2060 ALAFIA, UN MONDE DE SPLENDEURS », il est décliné en dix-sept axes prioritaires sur les dix prochaines années. II-2. Réalisation d’une mission complète dans le cadre du projet de réaménagement de l’embarcadère de Ganvié. Les conditions d’accueil, d’orientation, de confort, d’hygiène, de sécurité et de gestion des flux au niveau dudit embarcadère, doivent être renforcées afin de répondre aux standards attendus, tout en préservant la continuité de service pour les populations lacustres. C’est dans ce cadre que sont programmés les travaux objet de la présente mission. Ils permettront notamment de : II-3. Missions de maitrise d’œuvre complète dans le cadre du projet de construction de 14 centres de santé et de la réhabilitation de la maternité de l’hôpital de zone de Ouidah. Ce projet participe de la nécessité de médicaliser certains centres, d’assurer leur mise en conformité avec les normes requises pour une meilleure prise en charge de la population. Dans ce cadre, il s’agit de construire les centres de santé de Kpakpamè, Savalou Aguah, Kountori, Liboussou, Copargo, Dunkassa, Akassato, Ouèdo, Abomey-Calavi, Zèbou, Comè, Adohoun, Tchi-Ahomadégbé, Idigny ainsi que la maternité de l’hôpital de zone de Ouidah. Afin de réaliser ces infrastructures, le Conseil a marqué son accord pour la contractualisation avec les entreprises sélectionnées puis instruit les ministres concernés de veiller à leur bonne exécution. II-4. Travaux de réhabilitation de l’avenue de la francophonie sur le tronçon compris entre le carrefour Adjaha et le carrefour Fidjrossè plage. Ce tronçon, d’un linéaire total de 2,35 km, présente actuellement un niveau de dégradation avancé, caractérisé par des déformations et des défauts de surface compromettant le confort de circulation et la sécurité des usagers. La réhabilitation projetée de cet axe implique : II-5. Réalisation de travaux confortatifs du Palais royal de Nikki et de l’arène de la Gaani. Lesdits travaux concernent notamment des reconfigurations, le réaménagement et la réaffectation de certaines pièces et d’espaces de vie, de même que la réalisation de nouvelles constructions pour servir entre autres de logements aux équipes d’entretien et de maintenance, une écurie et des magasins de rangement. Les ministres en charge dossier veilleront à leur bonne exécution. II-6. Aménagement des voies d’accès au pont de Womey 2 et de ses bretelles. Dans le but de permettre l’exploitation optimale de ce pont dont la réception provisoire a eu lieu en 2023, et d’assurer une meilleure connectivité avec les voies existantes, les travaux suivants sont prévus : Les ministres concernés par le projet accompliront les diligences nécessaires à sa réalisation dans les délais prescrits, conformément au cahier des charges. II-7. Mesures de soutien de l’Etat aux producteurs pour les prix de cession des engrais au titre de la campagne agricole 2026-2027. Au regard de la conjoncture internationale défavorable qui menace la sécurité alimentaire, cette intervention de l’Etat au profit du monde agricole, pour un montant total de 31.875.707.365 francs CFA, vise à assurer la reconduction des niveaux de prix de cession des engrais pratiqués lors de la campagne 2025-2026. Il s’agit de : Il se dégage que l’application des prix réels du marchés serait préjudiciable à la production agricole et constituerait un risque pour l’autosuffisance alimentaire dans notre pays. C’est pour conjurer une telle situation que les présentes mesures sont prises, à charge pour les ministres concernés d’en assurer la mise en œuvre diligente. II-8. Homologation des prix de cession des intrants et d’achat de coton graine aux producteurs au titre de la campagne agricole 2026-2027. Outre les engrais évoqués supra, les prix de cession des insecticides et herbicides sont homologués ainsi qu’il suit : En ce qui concerne le prix d’achat de coton graine aux producteurs, il s’établit comme suit : II-9. Modalités de règlement du litige sur le périmètre foncier de l’hoirie GBETIE MARCOS dans la commune d’Abomey-Calavi. Face à la complexité de cette affaire aussi bien sur le plan juridique que technique, le Conseil des Ministres avait, pour donner suite à ses décisions du 16 janvier 2019, mis sur pied un pôle d’experts pour procéder à l’actualisation du plan d’état des lieux et d’urbanisation du périmètre concerné dans la perspective d’un règlement définitif, apaisé et équitable. Depuis lors, lesdits experts se sont investis pour le recensement exhaustif des occupants ou présumés propriétaires de chaque parcelle composant le périmètre en cause, avec les documents de propriété en possession de chacun. Tenant compte de leurs conclusions objectives, le Conseil a décidé de régler définitivement le litige en déclarant la zone d’utilité publique et en procédant à son expropriation ; puis de restituer chaque parcelle du périmètre aux présumés propriétaires suivant les modalités ci-après : Toutes ces actions permettront d’assurer l’intégrité des propriétés bâties ou non, qui sont dans le périmètre, de conserver et de préserver les concessions et les noyaux familiaux ; puis de sauvegarder les espaces destinés à accueillir les infrastructures sociocommunautaires ainsi que la voirie de desserte, etc. A l’appui de ces mesures, le Conseil a autorisé la mise en place d’un montant d’indemnisation de l’hoirie GBETIE MARCOS du fait de son expropriation du périmètre foncier concerné, lequel montant servira entre autres à l’indemnisation de personnes ayant acquis des parcelles qui se sont révélées déjà occupées auprès de ladite famille pendant la phase de début d’exécution de la décision de justice. II-10.
Burkina Faso : Conseil des ministres du jeudi 7 mai 2026

Le Président du Faso, Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, a présidé jeudi, l’hebdomadaire Conseil des ministres, qui a examiné et adopté plusieurs dossiers et pris d’importantes décisions pour la bonne marche de la Nation et pour l’amélioration des conditions de vie des populations, conformément à la Révolution Progressiste Populaire (RPP), selon le Ministre Porte-parole du Gouvernement, M. Pingdwendé Gilbert OUÉDRAOGO. Pour le compte du ministère de la Justice, le Conseil a adopté un décret portant désignation et modalités de désignation des membres des instances traditionnelles de règlement des différends. Selon le Ministre chargé de la Justice, Me Edasso Rodrigue BAYALA, ce décret fait suite à la révision de la Constitution du 30 décembre 2023, instituant le recours aux mécanismes traditionnels de règlement des différends à côté de la justice classique et de l’adoption de la loi instituant Faso Bu Kaoré le 14 janvier 2026. « L’adoption de ce décret qui porte désignation, modalités de désignation des membres des instances traditionnelles, permet d’opérationnaliser, en réalité, la loi », indique le Ministre BAYALA. Selon lui, le décret va se conformer aux us et coutumes dans nos sociétés et permettre d’amorcer la phase pilote dans les localités déjà parcourues pour la mise en place de ces instances. Pour le compte du ministère de l’Enseignement secondaire et de la Formation professionnelle et technique, le conseil a adopté un décret portant organisation des enseignements post-primaire et secondaire. Selon le Ministre Pr Moumouni ZOUNGRANA, ce décret s’inscrit dans la vision de la Révolution Progressiste Populaire qui souhaite un décloisonnement de notre système éducatif en brisant les barrières qui existent entre les types d’enseignement. « C’est dans ce sens que la part belle est réservée désormais à la formation professionnelle avec l’initiation aux métiers, mais aussi et surtout la promotion des classes polyvalentes », soutient le Ministre de l’Enseignement secondaire et de la Formation professionnelle et technique. Ce décret introduit des innovations comme la prise en charge juridique du post-primaire, la permission accordée à toute structure éducative de disposer de l’enseignement général, de l’enseignement technique et professionnel et de la formation professionnelle.
Inès Nefer INGANI : « les violences faites aux femmes ne sauraient être tolérées en République du Congo »

SOCIETE. C’est ce qu’a déclaré, il y a quelques jours, Inès Nefer INGANI VOUMBO YALO, ministre de la Promotion de la femme, de l’Intégration de la femme au développement, du Pacte social et de l’Économie informelle, dans une publication sur les réseaux sociaux, en réaction à des images « particulièrement choquantes » circulant en ligne et montrant une femme victime de graves violences, présentée comme l’épouse d’un membre du Gouvernement congolais. Ci-dessous sa réaction. « Alerte sur les violences faites aux femmes Depuis plusieurs heures, des images particulièrement choquantes circulent sur les réseaux sociaux, montrant une femme victime de violences graves, présentée comme l’épouse d’un membre du Gouvernement. Si les faits relayés s’avèrent exacts, ils constitueraient une violation intolérable des droits humains, une atteinte grave à la dignité de la femme ainsi qu’une violation inacceptable de son intégrité physique. En ma qualité de Ministre en charge des Droits de la Femme, je tiens à rappeler avec force et vigueur que les violences faites aux femmes, notamment les violences conjugales, ne sauraient être tolérées en République du Congo, quels que soient le statut, la fonction ou la position sociale de l’auteur présumé. La République du Congo s’est dotée d’un cadre légal clair à travers la *Loi Mouebara*, portant lutte contre les violences faites aux femmes, laquelle protège les victimes et prévoit des sanctions à l’encontre de leurs auteurs. Encore une fois, si ces faits sont avérés, face à la gravité des images diffusées et à l’émotion légitime qu’elles suscitent au sein de l’opinion publique, j’en appelle à la responsabilité des autorités compétentes, afin que toute la lumière soit faite sur cette affaire dans le strict respect des procédures judiciaires tout en oeuvrant à la protection immédiate de la victime. J’invite une fois de plus les femmes à briser le silence face aux violences dont elles sont victimes. Je voudrais également rappeler que la lutte contre les violences faites aux femmes est une priorité dans notre société, elle exige de chacun, courage et exemplarité. – _Aucune femme ne doit vivre dans la peur._ – _Aucune femme ne doit être réduite au silence par la violence._ – _Aucune considération sociale ou politique ne peut justifier l’inacceptable._ J’exprime enfin toute ma solidarité et mon soutien à toutes les femmes victimes de violences, et réaffirme l’engagement du Gouvernement à poursuivre sans relâche le combat pour leur protection, leur dignité et leur sécurité. La Ministre Inès Nefer INGANI VOUMBO YALO«
Congo : le Ministre Jean Olessongo Ondaye engage une vaste purge aux Services de l’Immigration

LA BONNE SURPRISE. Déterminé à traduire dans les faits la lutte contre les antivaleurs prônée par le sommet de l’État, le nouveau ministre de l’Intérieur, de la Décentralisation et du Développement local, Jean Olessongo Ondaye, vient de frapper un grand coup. En engageant un remaniement en profondeur au sein de la Direction des Services de l’Immigration, il signe la fin de l’impunité pour les réseaux qui entravaient la délivrance des documents officiels. Le grand ménage au sommet de l’Immigration Le signal fort de cette reprise en main a été le limogeage sans équivoque du Directeur des services de l’immigration, le Colonel-Major Louis Marie Tondo. Mais la purge ne s’est pas arrêtée à la tête de la pyramide. Dans un souci de démanteler les chaînes de complicité, plusieurs hauts gradés ont également été relevés de leurs fonctions. Parmi eux figurent le Colonel Midio ; le Commandant Phaï ; le Commandant Moundia et le Commandant Ondélé. Cette vague de sanctions illustre la volonté du ministre de ne plus tolérer de « zones d’ombre » dans la gestion des effectifs et des carrières au sein de cette administration stratégique. Le passeport : de « document de luxe » à un service public retrouvé Avant l’arrivée de Jean Olessongo Ondaye à la tête du ministère de l’intérieur, la situation de l’immigration était devenue critique. Le passeport, pièce d’identité fondamentale et droit pour chaque citoyen, était devenu une denrée rare, voire un objet de spéculation.L’opinion publique dénonçait régulièrement des pratiques déviantes, telles que la création de réseaux parallèles de délivrance ; le clientélisme et la corruption systémique et une rareté artificielle entretenue pour faire monter les enchères. En imposant son rythme et sa cadence dès sa prise de fonction, le ministre entend transformer ce parcours du combattant en un service fluide, transparent et accessible à tous, conformément aux attentes légitimes du peuple congolais. La « Méthode Olessongo », rigueur, discipline et transparence L’approche du ministre Jean Olessongo Ondaye repose sur un triptyque clair : éliminer l’incompétence, extirper la corruption et restaurer la discipline. Pour le nouveau patron de l’Intérieur, le comportement de certains agents a trop longtemps terni l’image des forces de sécurité intérieure et de l’État congolais.Cette réforme n’est pas qu’administrative ; elle est morale. Il s’agit de : rétablir la confiance ; réconcilier le citoyen avec ses institutions en supprimant les barrières monétaires illégales ; renforcer le contrôle ; reprendre en main la chaîne de production des documents de voyage pour garantir la sécurité du territoire ; sanctionner l’inertie et remplacer les cadres passifs ou complices par des profils intègres et dynamiques. Un signal fort pour l’avenir Si l’étendue des défis reste immense, ce premier acte de « salubrité administrative » marque un tournant. Le ministre Jean Olessongo Ondaye ne se contente pas de discours ; il lie l’acte à la parole. Ce remaniement est un avertissement direct à tous les services sous sa tutelle : la performance et l’intégrité sont désormais les seules garanties de maintien en poste. Alors que les usagers commencent à observer les premiers signes d’un changement de paradigme, les prochaines étapes de cette réforme seront scrutées de près par la population et les partenaires internationaux du Congo, impatients de voir l’administration publique retrouver ses lettres de noblesse. En définitive, le ministre Jean Olessengo Ondaye a scellé la rupture entre les pratiques du passé et une dynamique nouvelle, plaçant désormais la protection de l’intérêt général au cœur de l’action des services de l’immigration. Wilfrid Lawilla D.
Congo: Conseil des Ministres du mercredi 06 mai 2026

Le Conseil des Ministres s’est réuni ce mercredi 06 mai 2026 au Palais du Peuple, sous la très haute autorité de Son Excellence, Monsieur Denis Sassou Nguesso, Président de la République, Chef de l’Etat. Les affaires suivantes étaient inscrites à son ordre du jour, soit : Avant que l’ordre du jour ainsi indiqué ne soit décliné, les membres du Conseil des ministres ont suivi une importante communication du Président de la République à leur endroit. D’emblée, SEM. Denis Sassou Nguesso, Président de la République, Chef de l’Etat, a rappelé à tous et à chacun la portée et la signification du premier Conseil des ministres de ce jour, consécutif à l’élection à caractère de plébiscite qui lui a permis de nouer un nouveau pacte de confiance avec les Congolaises et les Congolais. À cet égard, le Chef de l’Etat a tenu à rendre un hommage vibrant au peuple congolais pour sa mobilisation exceptionnelle, tant durant la campagne de l’élection présidentielle qu’à l’occasion des opérations de vote qui se sont déroulées les 12 et 15 mars 2026. Ainsi, son projet de société « L’Accélération de la Marche vers le développement » a été massivement approuvé par les populations ; le Président Denis Sassou Nguesso a souligné que cette confiance massive l’obligeait. Le Chef de l’Etat a indiqué, je le cite, « que le peuple ayant fait sa part » (fin de citation) en lui accordant sa confiance, il convenait à présent que le Président de la République et son gouvernement fassent également leur part, c’est-à-dire rendent effective la mise en œuvre du projet de société ainsi sanctifié. Cette mise en œuvre doit se faire dès maintenant et sans délai. La signification de l’accélération n’est pas seulement une question de rythme ou de cadence, mais également et surtout, l’exécution effective, par le gouvernement, des projets concrets que le Chef de l’Etat s’est engagé, devant le peuple congolais, à réaliser. Le Président de la République a, pour cela, exhorté les membres du gouvernement de l’accélération à se comporter comme une équipe dont la motivation, l’allant, la détermination et l’énergie doivent tout entiers être orientés vers la satisfaction des attentes des populations congolaises. C’est à ce prix, et seulement à celui-ci, que les projets approuvés par les Congolaises et Congolais pourront être réalisés et aboutir, et le Chef de l’Etat y veillera, à des résultats concrets et salvateurs. Le Président a insisté sur l’importance de ces principes, qui doivent désormais marquer l’action quotidienne des pouvoirs publics à l’aube du quinquennat qui démarre. Pour ce faire, le Président de la République a décliné quelques axes urgents et prioritaires qui sont au cœur du contrat conclu avec nos compatriotes. En matière d’urgence, il a instruit le Premier ministre, chef du gouvernement, à mettre en place une « task force » composée des départements ministériels compétents, afin de réaliser sans délai la digitalisation des administrations, avec une priorité donnée à celle des régies financières, afin d’optimiser les ressources de l’Etat. Autres urgences signalées par le Chef de l’Etat : la mise en œuvre rapide du projet de réhabilitation du Chemin de fer Congo-Océan (CFCO) récemment lancé ; la réalisation du corridor 13 et des voies de communication routières afférentes, afin de désenclaver l’arrière-pays et de connecter notre pays aux Etats voisins, avec une priorité donnée aux axes Ouesso-Pokola et pont sur la Sangha, ainsi que les tronçons Epena-Impfondo jusqu’à la frontière avec la Centrafrique et Dolisie-Ndendé vers la frontière du Gabon. Le peuple attend également une meilleure desserte en électricité, grâce notamment à la réhabilitation en cours de la ligne très haute tension Pointe-Noire-Brazzaville. Le Président de la République a également évoqué la remise effective des installations électriques prêtes dans la ville de Mossaka et la réalisation rapide de la desserte en électricité de localités telles que Louingui, Boko et Loumo. Les objectifs de production d’eau potable sont également une urgence pour laquelle le gouvernement a été instruit ce jour. Ces objectifs sont notamment liés à l’exécution du plan Mattei pour l’Afrique et à la réflexion à mener sur la réhabilitation de l’hydraulique rurale, qui avait permis en son temps de réaliser 2 500 forages dans des localités et villages à travers notre pays. Répondant à ces orientations précises de SEM. Denis Sassou Nguesso à l’endroit du gouvernement, M. Anatole Collinet Makosso, Premier ministre, chef du gouvernement, a, au nom des ministres et en son nom propre, remercié le Président de la République pour la confiance prêtée ou renouvelée aux uns et aux autres et pris l’engagement, au nom de tous et de chacun, à mettre en œuvre avec énergie et détermination le carnet de route ainsi décliné à l’entame du nouveau quinquennat. Les membres du Conseil des ministres ont ensuite abordé les points inscrits à l’ordre du jour de la réunion de ce jour, mercredi 6 mai 2026. I/- Ministère des Finances, du Budget et du Portefeuille public Invité par le Président de la République à prendre la parole, M. Christian Yoka, ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille public, a soumis deux textes à l’examen des membres du Conseil des ministres. Le premier est un projet de loi portant création de la Caisse des dépôts et consignations. Le 12 juillet 2025, le comité ministériel de l’Union monétaire d’Afrique centrale a adopté un règlement relatif au traitement des comptes inactifs et des avoirs en déshérence dans les livres des établissements de crédit. C’est dans ce cadre que la Commission bancaire d’Afrique centrale (COBAC) confère aux caisses des dépôts et consignations la mission de sécuriser et placer les avoirs en déshérence, en vue de financer le développement économique et social. Tandis que la loi de 2014 créant la Caisse des dépôts et consignations assignait à celle-ci le rôle de fonds chargé de gérer les ressources excédentaires de notre pays, le texte soumis ce jour au Conseil répond à la nécessité de mobiliser des ressources tant privées que publiques permettant de financer les projets structurants à même de relever les défis notamment démographiques et énergétiques des prochaines
Congo/Nouveau gouvernement : le Ministre Jean Olessongo Ondaye impose sa cadence à l’Intérieur

GOUVERNEMENT. C’est un soldat qui prend les commandes. Fraîchement nommé à la tête du ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation, l’Officier Général, Jean Olessongo Ondaye n’entend pas changer de logiciel. Entre rigueur militaire et loyauté absolue, il dessine les contours d’une mission placée sous le signe de l’ordre et de la « marche accélérée ». La confiance du Chef comme boussole Pour le nouveau ministre, cette nomination n’est pas un simple décret administratif, mais l’aboutissement d’un long processus d’observation de la part du Président de la République. « Le Président observe, suit et décide », confie-t-il, rappelant son parcours d’aide de camp devenu Officier Général, puis commandant de zone militaire. Pour lui, ce portefeuille est une marque de reconnaissance qu’il compte honorer par un engagement sans faille. Le concept des « deux béquilles » Loin des discours feutrés, le ministre Jean Olessongo Ondaye définit son département comme une structure reposant sur deux piliers stratégiques, ou ce qu’il appelle ses « deux béquilles » : sécurité intérieure et décentralisation. S’agissant de la sécurité intérieure, le nouveau ministre la place sous le signe de la discipline. Son crédo est limpide : la paix doit être le quotidien des citoyens, tandis que l’insécurité doit changer de camp. « Que la sécurité soit du côté du peuple, et l’insécurité affectée aux hors-la-loi », martèle-t-il. Pour y parvenir, il n’exclut pas la fermeté, utilisant une métaphore révélatrice : pour redresser un bâton tordu, il faut parfois le tordre dans le sens contraire, même si cela fait mal. Quant à la décentralisation qui est le lien civil, le ministre Ollessongo Ondaye voit ici un pont entre la sécurité et les collectivités locales. S’appuyant sur son expérience réussie à Pointe-Noire en matière de salubrité et d’ordre public, il compte généraliser cette dynamique à l’ensemble des départements du pays.« Celui qui ne suit pas le rythme tombe » L’heure n’est pas aux promesses, mais à l’action. En attendant sa feuille de route officielle, le ministre prévient déjà ses futurs collaborateurs : le rythme sera soutenu. Fidèle à son sacerdoce de soldat « être debout jusqu’au bout de l’effort », il exige un dynamisme total.« Je vais mettre ma dose de fermeté et de dynamisme pour donner la cadence. Celui qui ne suit pas le rythme à l’armée, il tombe, mais la marche va continuer. » Le message est clair, chaque collaborateur est un maillon d’une chaîne qui doit répondre à l’engagement du Président de la République devant le peuple. Pas de place pour les « langages contournés » ; le Général est en mission, et il compte bien mener ses troupes vers des résultats concrets et visibles pour la nation. Wilfrid Lawilla D.
RDC. Le Chef de l’État a ouvert les travaux des premiers états généraux des postes et télécommunications

Ce lundi 27 mai 2026, à l’amphithéâtre du Centre culturel et artistique des pays d’Afrique centrale (CCAPAC), le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a ouvert les travaux des premiers états généraux des Postes et Télécommunications. Organisées du 27 au 29 avril, ces assises validées lors du Conseil des ministres du 24 octobre 2025, sont organisées pour mettre en œuvre l’un des six engagements prioritaires du Chef de l’État qui vise la transformation numérique, le développement du capital humain et la réduction des inégalités territoriales. Dans son discours d’ouverture, le Chef de l’État a souligné les grands enjeux stratégiques du secteur des Postes et Télécommunications dans un monde en mutation accélérée, où aucun pays ne peut prétendre à la croissance, à la compétitivité ou à la souveraineté en restant en marge des grands flux numériques, logistiques et informationnels. Ces enjeux concernent notamment la connectivité territoriale, le désenclavement des milieux ruraux, l’amélioration de la qualité des services, l’innovation, l’entrepreneuriat et l’inclusion pour les start-up et pour les PME. Plus particulièrement, le Chef de l’État a insisté sur l’enjeu de sécurité et de souveraineté des Postes et Télécommunications : « À l’heure des cybermenaces croissantes, de la protection des données, de la dépendance technologique et des nouvelles vulnérabilités stratégiques, aucun État sérieux ne peut négliger l’architecture de ses communications, la maîtrise de ses réseaux et la sécurisation de ses infrastructures critiques ». Il a également défini trois attentes claires: d’abord, un diagnostic complet, lucide et sans complaisance de l’écosystème postal et télécom ; ensuite, une feuille de route opérationnelle, réaliste et mesurable, distinguant les priorités de court, moyen et long terme ; enfin, la mise en place d’un cadre permanent de concertation, de coordination et de régulation, capable d’assurer la cohérence des réformes et le suivi des engagements. Pour lui, moderniser les Postes et les Télécommunications, ce n’est pas seulement réformer un secteur : « c’est préparer la croissance, élargir les opportunités, renforcer la souveraineté, mieux intégrer la Nation, donner à la RDC les moyens d’être pleinement actrice de son siècle ». Ces états généraux appellent une attention particulière sur une dimension trop souvent négligée : la Poste. À cette occasion, le Président de la République a relevé que « La Poste ne doit pas être laissée au bord du chemin. Elle ne doit pas être regardée comme un vestige du passé. Elle doit être pensée comme un outil moderne d’intégration territoriale, de proximité administrative, de logistique, de services financiers et de cohésion sociale ». Le diagnostic posé à ce jour est sévère : le réseau postal national, autrefois structuré, est aujourd’hui largement dégradé, avec un nombre très limité de bureaux réellement fonctionnels, très en deçà des besoins du pays. C’est pourquoi la relance et la modernisation de la Poste constituent un chantier important de ces assises. Loin d’être un forum de plus ni un espace de lamentation sectorielle, les états généraux des Postes et Télécommunications se veulent un espace de vérité, de méthode et de décision.