Le Groupe de la Banque africaine de développement et l’Agence française de développement mobilisent près de 2,4 milliards d’euros pour l’énergie, l’emploi et l’agriculture

Le Groupe de la Banque africaine de développement et l’Agence française de développement (AFD) ont organisé le 23 janvier 2025 à Abidjan, une réunion d’échange sur le renforcement de leurs investissements conjoints et un meilleur alignement sur les priorités de développement de l’Afrique. De hauts responsables des deux institutions ont précisé à cette occasion, leurs priorités communes dans les secteurs à fort impact : l’énergie (notamment dans le cadre de l’initiative Mission 300), l’emploi et les compétences, l’entrepreneuriat, l’eau et l’agriculture. Ils se sont également engagés à accélérer la mise en œuvre de leur partenariat de cofinancement qui a déjà mobilisé près de 2,4 milliards d’euros. Ces discussions, qui se sont déroulées au siège de la Banque, alimenteront directement les négociations prévues dans le cadre d’un nouvel accord de partenariat. La vice-présidente du Groupe de la Banque africaine de développement chargée du Développement régional, de l’Intégration et de la Prestation de services, Nnenna Nwabufo, a indiqué que le partenariat était entré dans une phase décisive, l’accord de partenariat actuel pour la période 2021-2026 arrivant à son terme. Mme Nwabufo et Adama Mariko, directeur exécutif de l’AFD chargé de la mobilisation, des partenariats et de la communication, ont également convenu d’accélérer la mise en œuvre des projets. « Nous disposons d’un solide pipeline d’opportunités, a déclaré Mme Nwabufo. En nous concentrant davantage sur quelques secteurs à fort impact et en passant plus rapidement du stade de projet dans le pipeline à celui de la mise en œuvre, nous pouvons accroître considérablement notre impact commun au profit des populations africaines. » Elle a ajouté que l’orientation stratégique proposée par la Banque place les partenariats au cœur des efforts visant à mobiliser des capitaux à grande échelle, à exploiter le dividende démographique de l’Afrique et à construire des infrastructures résilientes au climat. M. Mariko a déclaré que la réunion a rehaussé les ambitions pour la prochaine phase de la coopération. « Ce travail approfondi est intervenu à un moment stratégique, coïncidant avec la transition à la tête de la Banque africaine de développement et la dernière année de l’accord-cadre de partenariat, a déclaré M. Mariko. Nous avons réaffirmé nos secteurs prioritaires, en particulier, l’entrepreneuriat, l’emploi, la formation professionnelle et l’agriculture et exploré les possibilités de collaboration sur des initiatives clés, telles que la Nouvelle architecture financière africaine. » La réunion a également permis de discuter des possibilités de cofinancement à court terme et des actions prioritaires pour débloquer les projets déjà en cours. Au-delà du financement, les participants ont exploré le renforcement de la collaboration institutionnelle, notamment par des échanges de personnel et une coordination plus étroite entre les équipes régionales et sectorielles. BAD
RDC/Commerce extérieur : la tonne des batteries usées baisse de 0,24% à l’international

Le prix d’une tonne de batteries usées, produit d’exportation de la République démocratique du Congo, a baissé de 0,24%, la semaine du 26 janvier en se négociant à 512,00 USD à l’international contre 513,24 USD la semaine précédente, selon les mercuriales du ministère du Commerce extérieur consultées jeudi par l’ACP. « Le prix de la tonne de batteries usées accuse une baisse sur les marchés internationaux durant la semaine du 26 au 31 janvier 2026 en se négociant à 512,00 USD contre 513,24 USD la semaine précédente, soit un recul de 0,24% la tonne », a-t-on lu. Comparé à la semaine du 19 au 24 janvier 2026, le prix de la tonne de batteries usées a observé une hausse sur les marchés internationaux en se négociant à 513,24 USD contre 506,51 USD la semaine précédente, soit une augmentation de 1,32% la tonne. La hausse, la baisse et la stabilité des prix des produits miniers marchands, agricoles et menus forestiers, sont consécutives à l’offre et à la demande sur les marchés internationaux ainsi qu’à la chaîne d’approvisionnement, a précisé le document. Ces fluctuations ont un impact direct sur l’économie congolaise, fortement dépendante des exportations des matières premières, notamment dans le secteur minier. Les batteries usagées sont utilisées essentiellement dans la fabrication d’une « seconde vie » où elles sont réutilisées dans le stockage d’énergie avant d’être recyclées pour la récupération de matériaux précieux comme le lithium, le cobalt et le nickel qui sont réutilisés dans la fabrication de nouvelles batteries et d’autres produits de consommation afin de réduire la dépendance à l’extraction minière. On trouve des batteries usagées en RDC dans les zones urbaines et les centres industriels, où se concentrent les produits de consommation et les activités économiques, comme à Kinshasa et ses environs, ainsi qu’autour des mines et des sites d’extraction des minerais. Cependant, la RDC est principalement connue pour l’extraction des matières premières pour batteries (cobalt, cuivre, lithium) plutôt que pour le recyclage de batteries usagées. Aucun pays ne « fabrique » des batteries usagées, mais elles proviennent de l’utilisation principalement dans les pays où les véhicules électriques et les appareils électroniques sont populaires. La Chine est la plus grande productrice des batteries neuves et domine le marché mondial, ce qui signifie qu’une grande partie des batteries usagées produites dans le monde proviennent de produits manufacturés en Chine. Le recyclage de ces batteries usagées se déroule dans des pays comme la Norvège, le Costa Rica et le Canada, qui se positionnent comme des acteurs clés de l’économie circulaire. ACP
Congo : tensions Iran-USA-Israël et paralysie gouvernementale, un cocktail explosif pour l’économie ( lecture en 4 minutes)

PARLONS-EN. À Brazzaville, la santé déclinante de M.Sassou devient un handicap visible. Débordé par les luttes de clans internes, il peine à piloter l’appareil d’État y compris la sécurité. Des baronnies et factions rivales s’emparent discrètement du pouvoir, alors que la géopolitique mondiale atteint un pic de tension avec l’escalade Iran-États-Unis-Israël.Résultat : une inertie cataleptique qui expose le Congo à une crise imminente La guerre qui se profile menace de gripper le commerce maritime mondial, avec des pénuries d’intrants, des hausses de prix et des restrictions à l’export. Une rupture des chaînes d’approvisionnement mondiales est donc en vue. Pour le Congo, en zone CEMAC, le choc sera double : un choc réel (retards et pénuries) et un choc nominal (rareté de devises). Contrairement à d’autres régions, la CEMAC ne peut pas dévaluer sa monnaie ; elle rationne les ressources. Sans devises disponibles à temps, le Congo perdra l’accès à des importations vitales : carburants, médicaments, denrées stratégiques et pièces industrielles. Le gouvernement Makosso, dont le mandat expire dans 40 jours, semble indifférent. Accaparé par des calculs personnels, il néglige cette urgence géopolitique. Trois chocs majeurs s’annoncent, aux effets dévastateurs, comparables à une « frappe nucléaire » économique. Le Congo importe plus de 80% de ses biens d’équipement, matériaux et produits alimentaires. Toute perturbation logistique – hausses de fret et d’assurances, délais prolongés – générera une inflation ciblée : sur les rayons (alimentation, médicaments) et les chantiers (ciment, acier). Moins d’offre et coûts plus élevés égalent prix exorbitants, avec une substitution vers des produits dangereux – farines, huiles, sels ou viandes avariées et cancérigènes, comme on le voit déjà. Les taux de mortalité en hausse en témoignent, sans susciter la moindre réaction officielle. Les réserves de change de la CEMAC, projetées à 4,25 mois d’importations fin 2025 (contre 4,87 en 2024), sont en baisse alarmante, alerte la Banque centrale. Le vrai risque ? Une désynchronisation entre les paiements en dollars ou euros et la disponibilité des devises. Les banques commerciales, flairant la pénurie de devises, resserrent les vis : maturités raccourcies, garanties exigées, priorités aux clients « stratégiques ». L’économie glisse dans une logique de file d’attente : certains importateurs paient, d’autres bloquent. Les secteurs vulnérables – BTP, maintenance industrielle, distribution – se contractent faute d’intrants. La BEAC durcit déjà l’accès au crédit face au repli des réserves, amplifiant le passage du choc réel au financier. L’État est coincé : recettes pétrolières volatiles, dépenses rigides (salaires, transferts sociaux, dette) et pressions inflationnistes. Une rupture d’approvisionnement forcera des mesures d’urgence – subventions, exonérations, contrôles des prix – qui alourdiront les déficits ou accumuleront des arriérés sur les fournisseurs. La faille congolaise n’est pas un manque de ressources, mais une incapacité à convertir les revenus pétroliers en importations critiques, au bon moment et au bon prix. La cessation de paiements guette la fin du trimestre, pile au moment de l’installation du nouveau gouvernement. Sans technocrates chevronnés aux manettes, les baronnies et factions « tueront le père » pour s’emparer des leviers et plonger le Congo dans un chaos profond – du « 5e sous-sol » vers le 6e. Ghys Fortuné BEMBA DOMBE
Une nouvelle étape pour renforcer l’entrepreneuriat et l’emploi au Maroc : La BAD impulse une dynamique axée sur les résultats

Contribuer à transformer le potentiel entrepreneurial en impact La Banque africaine de développement (BAD) a officiellement lancé, lundi 26 janvier à Rabat, le Programme d’appui et de financement de l’entrepreneuriat pour la création d’emplois (PAFE-Emplois), annonce l’institution panafricaine. Le lancement du nouveau dispositif a eu lieu lors d’un atelier réunissant une quarantaine de participants dont des représentants des institutions nationales, des partenaires techniques et financiers ainsi que les équipes chargées de sa mise en œuvre, précise la Banque panafricaine. Ce programme « a pour objectif de soutenir les dispositifs publics d’accompagnement des entrepreneurs, le financement d’un entrepreneuriat inclusif, le renforcement des mécanismes d’incitation destinés aux très petites et moyennes entreprises (TPME) et le soutien aux approches opérationnelles innovantes en faveur de l’emploi », souligne la BAD dans un communiqué. Le PAFE-Emplois « permettra de promouvoir la création d’emplois en développant les TPME et contribuera à instaurer une culture axée sur les résultats, notamment en matière d’impact sur l’emploi », ajoute la même source. Dans le cadre dudit programme, soutenu par l’Initiative pour le financement en faveur des femmes en Afrique (AFAWA – Affirmative Finance Action for Women in Africa) via Women Entrepreneurs Finance Initiative (We-Fi), l’institution financière annonce que « les femmes entrepreneuses recevront une subvention qui les aidera à finaliser la préparation de leurs projets et à lever des fonds ». Comme l’explique Achraf Tarsim, responsable du bureau pays du Groupe de la Banque africaine de développement au Maroc, « en liant les lignes de garanties et subventions à l’investissement pour les TPME à des objectifs emplois, ce nouveau financement axé sur les résultats contribuera à transformer le potentiel entrepreneurial en impact ». Selon lui, ce dispositif « permettra de renforcer davantage l’efficacité des projets et de catalyser durablement le développement économique local en offrant aux jeunes et aux entrepreneurs les moyens de façonner leur avenir. » Le PAFE-Emplois « se veut être une réponse à cette ambition : faire de l’entrepreneuriat et des TPME un levier central de création d’emplois formels et durables», insiste, pour sa part, le directeur-adjoint du Trésor et des Finances extérieures chargé du secteur financier, Abdeljalil El Hafre. Il est important de noter qu’outre l’apport de l’AFWA, le PAFE-Emplois bénéficie également du soutien d’autres partenaires institutionnels, notamment le ministère de l’Investissement, de la Convergence et de l’Evaluation des politiques publiques et Tamwilcom. Toujours selon l’institution financière, le programme « compte également sur l’implication d’autres partenaires techniques et financiers comme la Banque allemande de développement (KFW) et la Banque islamique de développement (BID) ». Il est à rappeler que l’atelier de lancement a présenté le cadre stratégique et la gouvernance du programme, les mécanismes de financement axés sur les résultats, ainsi que les normes environnementales et sociales, souligne la BAD dans son communiqué précisant que les discussions ont également permis d’identifier les priorités opérationnelles pour la phase de démarrage et de définir une feuille de route partagée entre les différents acteurs. A titre de rappel, depuis 1978, le Groupe de la Banque africaine de développement a mobilisé près de 15 milliards d’euros pour financer plus de 150 projets et programmes au Maroc, ajoute la Banque africaine précisant que ses interventions couvrent des secteurs stratégiques tels que le transport, la protection sociale, l’eau et l’assainissement, l’énergie, l’agriculture, la gouvernance et le secteur financier. Alain Bouithy
Maroc/Mentorat entrepreneurial : MeM by CGEM et la Konrad-Adenauer-Stiftung lancent la plateforme « Mentoring MeM »

La Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), à travers MeM by CGEM, 13ème région dédiée aux Marocains entrepreneurs et hauts potentiels du Monde (MeM) et la Fondation allemande Konrad-Adenauer-Stiftung (KAS), ont procédé vendredi dernier à Rabat au lancement de la plateforme digitale de mentoring entrepreneurial « Mentoring MeM », en présence de représentants du secteur privé et d’une délégation allemande incluant Der Mittelstand, entité représentative des PME. Ce projet s’inscrit dans le cadre de l’engagement de la Konrad-Adenauer-Stiftung en faveur de la promotion de l’économie sociale de marché, du renforcement des capacités entrepreneuriales et de la coopération économique maroco-allemande. Déployée par MeM by CGEM, la plateforme s’appuie sur la force du réseau d’entrepreneurs de la CGEM et permettra de créer des synergies concrètes entre les entrepreneurs marocains et les MeM, en facilitant l’investissement et le partage d’expertise. Le lancement de cette plateforme s’inscrit dans la continuité du partenariat stratégique liant la CGEM à la KAS et marque une nouvelle étape dans la structuration et la professionnalisation du mentorat entrepreneurial au Maroc, selon des standards internationaux. La plateforme « Mentoring MeM » vise à valoriser le mentorat comme un levier concret de transmission, de montée en compétences et de création de valeur économique, en facilitant la mise en relation qualifiée entre mentors et mentees. La plateforme repose également sur une logique de mentorat circulaire, selon laquelle chaque entrepreneur accompagné s’engage, à son tour, à transmettre son expérience, contribuant ainsi à une dynamique fondée sur la confiance, l’engagement et la co-construction. À cette occasion, M. Karim Amor, Président de MeM by CGEM, a déclaré : « Mentoring MeM incarne une vision forte de la CGEM : mobiliser l’intelligence, l’expérience et l’engagement des MeM au service du développement économique du Royaume. A ce titre, la CGEM met son réseau, son ancrage régional à travers les CGEM régions et son organisation par métiers à travers les fédérations sectorielles au service des dynamiques économiques des MeM dans cet environnement. À travers cette plateforme, la CGEM crée des passerelles durables entre talents, territoires et opportunités. Le mentorat constitue ainsi un levier stratégique de transmission et de création de valeur économique, qui contribue à renforcer la compétitivité des entreprises portées par les MeM au Maroc. » Pour sa part, M. Steven Höfner, Représentant Résident de la Konrad-Adenauer-Stiftung, a souligné : « En tant que Fondation Konrad-Adenauer-Stiftung (KAS) au Maroc, nous nous engageons avec conviction aux côtés de MeM by CGEM dans l’initiative “Mentoring MeM”. Nous sommes persuadés que le partage d’expériences, le sens des responsabilités et la transmission de savoir-faire constituent des leviers essentiels pour une croissance durable. À travers ce partenariat, nous œuvrons à créer des passerelles entre les expertises, y compris au sein de la diaspora marocaine, et à accompagner de manière structurée et ambitieuse les projets de création et de développement. En soutenant ces dynamiques, la Konrad-Adenauer-Stiftung contribue à renforcer la création de valeur, l’ouverture à l’international et le rayonnement économique du Maroc. »
Le Groupe de la Banque africaine de développement renforce ses liens stratégiques avec la Corée pour promouvoir l’échange de connaissances et la coopération au développement

Le Groupe de la Banque africaine de développement a renouvelé un accord clé avec l’École de politique publique et de gestion de l’Institut coréen de développement (Korea Development Institute (KDI) School of Public Policy and Management), dans le cadre d’un effort plus large visant à renforcer les partenariats, à promouvoir le développement du capital humain et à favoriser l’échange de connaissances entre le Groupe de la Banque et la Corée. Lors d’une visite officielle en République de Corée en novembre 2025, le vice-président du Groupe de la Banque chargé de la Gestion des personnes et des talents, Jacques Edjangue, a signé un protocole d’accord prolongeant le partenariat, qui a débuté en 2014. Le protocole d’accord donne au personnel du Groupe de la Banque, la possibilité d’acquérir des connaissances pratiques tirées de l’expérience de la Corée en matière de développement et de les appliquer à la transformation structurelle et à la croissance économique de l’Afrique. Il offre également aux étudiants du KDI des opportunités de stage au sein de la Banque, favorisant ainsi un échange de connaissances et d’expertise dans les deux sens. « Le renouvellement du protocole d’accord avec le Groupe de la Banque africaine de développement renforce notre partenariat et notre engagement en faveur du développement du capital humain et de l’échange de connaissances », a déclaré M. Joon-Kyung Kim, doyen de la KDI School of Public Policy and Management. « Cette collaboration permet au personnel du Groupe de la Banque africaine de développement de tirer parti de l’expérience de la Corée en matière de développement, offre aux étudiants du KDI de précieuses opportunités de stage. Nous nous réjouissons de développer des initiatives conjointes qui soutiennent la croissance durable et le développement inclusif de l’Afrique », a-t-il ajouté. Lors de son séjour à Séoul, la capitale coréenne et à Daejeon, à 160 kilomètres de là, M. Edjangue a rencontré des représentants d’agences gouvernementales, du secteur privé et d’institutions universitaires de premier plan, notamment du ministère de l’Économie et des Finances, de l’Institut coréen de politique économique internationale (Korea Institute for International Economic Policy, KIEP), du Centre mondial d’échange et de développement des connaissances KDI (KDI Global Knowledge Exchange & Development Center, GKEDC), de l’Institut supérieur coréen des sciences et technologies (Korea Advanced Institute of Science and Technology, KAIST), de la Fondation Corée-Afrique (Korea-Africa Foundation) et de la société LG. Il s’est également entretenu avec le doyen et le vice-doyen du Groupe des ambassadeurs africains en Corée, avec qui, il a partagé la vision du Groupe de la Banque africaine de développement pour une Afrique prospère, inclusive, dynamique et résiliente au climat. M. Edjangue a participé au Salon annuel des carrières des institutions financières internationales de Corée, organisé par le ministère de l’Économie et des Finances. Il y a souligné le rôle essentiel du développement du capital humain, du transfert de technologie et de la collaboration internationale dans la progression de la transformation socioéconomique de l’Afrique. Lors de ce salon, M. Edjangue a encouragé les jeunes professionnels talentueux à postuler au Programme des jeunes professionnels de la Banque et à explorer un large éventail d’opportunités, dont des postes permanents, des postes de consultants, des postes de détachement et des stages, réaffirmant ainsi l’engagement de la Banque à former la prochaine génération de leaders dans le domaine du développement. « J’admire et je suis profondément impressionné par le parcours de la Corée en matière de développement. Il y a quelques décennies, le pays était confronté à des défis similaires à ceux de nombreux pays africains et a, depuis, réalisé une croissance rapide, inclusive et transformatrice », a-t-il souligné. M. Edjangue a relevé que le leadership de la Corée en matière d’IA, de robotique, de technologies vertes et de culture sert de modèle aux pays africains pour faire un bond en avant dans l’innovation et le développement durable. Il a également réaffirmé l’engagement du Groupe de la Banque à approfondir son partenariat avec la Corée à travers des initiatives telles que la Conférence ministérielle de coopération économique Corée-Afrique (KOAFEC), la reconstitution des ressources du Fonds africain de développement, la Facilité d’investissement énergétique Corée-Afrique (Korea-Africa Energy Investment Facility, KAEIF) et le Programme de partage des connaissances. Banque africaine de développement
Depuis 2010, les économies des « marchés frontières » enregistrent des performances inférieures à leur potentiel

La progression des investissements y a été divisée par deux, une baisse plus marquée que dans les autres économies à faible et moyen revenu Selon une nouvelle étude de la Banque mondiale, les marchés dits « frontières » — un ensemble composé principalement d’économies à revenu intermédiaire considérées comme des terrains d’essai pour les champions économiques de demain — ne sont pas globalement parvenus à concrétiser leur potentiel au cours des dernières décennies. La progression des investissements par habitant depuis le début des années 2020 n’y atteint même pas en moyenne la moitié de son niveau des années 2010. L’expérience des marchés frontières les plus performants livre toutefois des enseignements pour les 56 économies qui composent actuellement ce groupe. Pour les investisseurs internationaux en quête d’opportunités au-delà des économies à revenu élevé, les marchés frontières représentent le milieu du spectre : ils sont généralement moins étroitement intégrés aux marchés financiers mondiaux que les marchés émergents, mais davantage que d’autres économies en développement qui n’appartiennent ni à la catégorie « émergente » ni à la catégorie « frontière ». La création de ces deux classes d’actifs dans les années 1980 et 1990 — une initiative à laquelle le Groupe de la Banque mondiale, via la Société financière internationale (IFC), a largement contribué — a permis d’orienter des flux d’investissements privés considérables vers les « À l’exception d’une poignée d’économies qui se sont hissées, au cours des 25 dernières années, dans la catégorie investissement des agences de notation financière, les marchés frontières pourraient bien constituer la plus grande déconvenue en matière de développement économique, affirme Indermit Gill, économiste en chef et premier vice-président du Groupe de la Banque mondiale pour l’Économie du développement. Les habitants des marchés frontières sont, en moyenne, plus instruits et vivent plus longtemps que ceux des autres économies en développement. Leurs politiques publiques et institutions sont de meilleure qualité. Certains d’entre eux sont dotés de ressources naturelles abondantes. Mais les marchés frontières n’ont pas transformé ces atouts en progrès — et ils demeurent, dans le monde en développement, ceux qui peuvent donner des résultats le plus facilement et rapidement possible. Les marchés frontières comptent aujourd’hui 1,8 milliard d’habitants (soit un cinquième de la population mondiale) et devraient en abriter près de 800 millions de plus au cours des 25 prochaines années, soit davantage que le reste du monde réuni. Plus d’un tiers d’entre eux se situent en Afrique subsaharienne. Beaucoup sont riches en minerais indispensables aux nouvelles technologies liées aux énergies renouvelables, aux télécommunications et à l’électronique grand public. Leurs institutions sont souvent plus robustes que celles des autres économies en développement. De plus, les marchés frontières présentent un attrait particulier pour les investisseurs : ces 25 dernières années, la dynamique des actions sur ces marchés s’est révélée en grande partie découplée des conditions financières mondiales, qui n’expliquent qu’une fluctuation des rendements sur huit, contre une exposition bien supérieure dans les économies avancées ou les marchés émergents. « Ces économies joueront un rôle déterminant pour relever le défi de l’emploi dans le monde en développement, car elles abriteront près d’un cinquième des 1,2 milliard de jeunes qui y atteindront l’âge de travailler dans la prochaine décennie, souligne M. Ayhan Kose, économiste en chef adjoint du Groupe de la Banque mondiale et directeur de la cellule Perspectives. Les marchés frontières les plus performants ont suivi des trajectoires diverses, mais ils présentent un certain nombre de stratégies communes : des politiques propices à la croissance, des infrastructures favorisant l’investissement, une gestion des finances publiques plus rigoureuse et un cadre institutionnel qui attire l’investissement privé. Ces stratégies ont été payantes : le revenu par habitant dans le premier quartile a presque quadruplé ces 25 dernières années. » Plus généralement, toutefois, les marchés frontières ont en moyenne peu progressé depuis 2000 dans leur capacité à attirer des investissements. Le rythme de croissance des investissements par habitant dans ces économies s’est essoufflé ces 25 dernières années, pour tomber à 2 % dans les années 2020, soit moins de la moitié du niveau enregistré au cours des deux décennies précédentes. Les marchés frontières ne représentent aujourd’hui que 3,1 % des flux mondiaux de capitaux, et moins de 5 % de la production économique mondiale. Les économies frontières ont accompli des avancées politiques considérables sur le plan de l’ouverture de leurs marchés financiers : leur degré d’ouverture atteint désormais environ la moitié de celui des économies avancées, contre environ un cinquième seulement en 2000.Dans la pratique, cependant, le développement des marchés financiers a été timide. Les marchés en monnaie locale, par exemple, restent relativement sous-développés et les banques et institutions financières nationales ont tendance à accorder moins de crédit aux ménages et aux entreprises privées que dans les économies émergentes. Une discipline budgétaire plus rigoureuse sera déterminante pour permettre aux économies frontières de concrétiser leur potentiel dans les années à venir. La part des dépenses publiques dans le PIB a augmenté, tandis que les recettes ont stagné. Cette situation a entraîné une aggravation du fardeau de la dette et une hausse des défauts de paiement. Actuellement, le niveau des paiements nets d’intérêts sur la dette dans un marché frontière type, qui s’élève à environ 2,5 % du PIB, est supérieur à celui observé dans les marchés émergents ou les autres économies en développement. Près de 40 % des marchés frontières ont connu au moins un défaut de paiement entre 2000 et 2024. Depuis la pandémie de COVID-19, ces économies cumulent plus de défauts de paiement que tous les autres pays réunis. Plusieurs marchés frontières sont toutefois parvenus à surmonter ces écueils. Le Viet Nam, l’un des pays les plus pauvres du monde au tournant du siècle, se classe désormais parmi les dix économies les plus dynamiques des 25 dernières années. Après la guerre civile des années 1990, le Rwanda s’est affirmé comme l’une des réussites économiques phares de l’Afrique subsaharienne, en s’appuyant largement sur le tourisme et d’autres secteurs des services. Par ailleurs, quatre marchés frontières — la Bulgarie, le Costa Rica, le Panama et la Roumanie — ont accédé au statut d’économie à revenu élevé depuis 2012. Pour exploiter pleinement leur potentiel, ces économies ne devront pas se contenter d’ouvrir leurs marchés. Elles devront aussi les développer et mettre en place les garde-fous institutionnels nécessaires à leur bonne gouvernance. BM
OMODA 5 SHS-H : le premier SUV hybride auto-rechargeable de la marque lancé au Maroc

OMODA & JAECOO enrichit son offre au Maroc avec le lancement de l’OMODA 5 SHS-H, son premier SUV hybride auto-rechargeable. Ce nouveau modèle combine design distinctif, technologie hybride avancée et grande autonomie, sans contrainte de recharge. Proposé à partir de 285 000 dirhams, il vise à démocratiser l’hybridation tout en conservant un usage simple et accessible. Après le lancement au Maroc de l’OMODA C5 essence et de l’OMODA E5 tout électrique, OMODA & JAECOO présente la dernière évolution de son SUV crossover en HEV : l’OMODA 5 SHS-H. Ce nouveau full hybrid allie confort, performances et efficacité avec une autonomie WLTP de 967 kilomètres sans recharge. Offrant une puissance totale de 224 chevaux DIN pour un couple de 310 Nm, le nouveau OMODA 5 SHS-H est équipé d’un moteur hybride 1.5T complété par un moteur électrique. La consommation est annoncée à 5,1 l/100 km (WLTP) pour des émissions de 120 g de CO₂/km. Le SHS intègre la 5e génération de moteur hybride dédié (DHE), la transmission hybride dédiée (DHT) et un pack batterie optimisant puissance et efficacité. Cette technologie sélectionne automatiquement le mode de conduite le plus efficace selon les conditions. Le nouveau OMODA 5 SHS-H dispose d’un châssis composé à 78 % d’acier de haute qualité et intègre de nombreux systèmes d’aide à la conduite actifs, pilotés depuis un double écran tactile incurvé de 24,6 pouces. Bénéficiant de la durée de garantie la plus élevée du marché, le OMODA 5 SHS-H est garanti 7 ans ou 200 000 kilomètres, et sa batterie 8 ans ou 160 000 kilomètres. Déjà disponible à la livraison, il est proposé à 285 000 dirhams en version classique et 289 000 dirhams en version biton. Chiffres clés