Maroc. La production de phosphates et dérivés ralentit 

Maroc. La production de phosphates et dérivés ralentit 

Début d’année sous pression pour le secteur extractif L’activité du secteur extractif montre des signes d’essoufflement, selon les statistiques publiées par la Direction des études et des prévisions financières (DEPF) relevant du ministère de l’Economie et des Finances. L’orientation observée début 2026 prolonge une dynamique amorcée au quatrième trimestre de l’année 2025. En effet, après une consolidation de 6,7% au premier trimestre, de 10,9% au deuxième trimestre et de 5,2% au troisième trimestre 2025, la performance de la valeur ajoutée du secteur extractif s’était repliée de 3,4% au quatrième trimestre 2025. Rappelons qu’au terme de l’année écoulée, la valeur ajoutée du secteur extractif s’était accrue en moyenne de 4,9%, après une augmentation de 13,6% un an plus tôt, comme l’a relevé la DEPF dans sa note de conjoncture du mois d’avril 2026 (N°350). La tendance observée au dernier trimestre 2025 s’est confirmée en début d’année en cours, ressort-il de cette note qui fait état de la baisse de la production de phosphates et dérivés à fin février 2026. Selon la même source, « au cours des deux premiers mois de 2026, la production de phosphate roche, principal baromètre de l’activité du secteur extractif, a accusé une baisse de 9,9%, après une hausse de 13,6% un an auparavant, indique ce département. Cette tendance est également observée du côté de la production des dérivés de phosphates, les données montrant un repli de 7,8% au cours de la même période, après une augmentation de 10,8% il y a une année, indique la DEPF. En parallèle, la valeur des exportations de phosphates et dérivés « a repris une évolution positive au cours du mois de février 2026, enregistrant une hausse de 8,9%, après un retrait de 43,4% un mois plus tôt et une hausse de 5,2% un an auparavant », a-t-elle fait savoir, précisant que cette évolution a été portée, plus particulièrement, par le renforcement de la valeur des exportations des engrais naturels et chimiques (+17,7%), tirée par la hausse du volume (+9,3%) et du prix (+7,8%). En ce qui concerne les ventes à l’étranger de l’acide phosphorique, les chiffres montrent qu’elles se sont aussi accrues, en valeur, bien que dans une moindre mesure (+1,1%) en février 2026. Suite au repli de la valeur des expéditions des dérivés de phosphates de 17,1% et de celle du phosphate brut de 10,8%, la valeur des ventes à l’étranger de phosphates et dérivés a baissé de 16,5% au terme des deux premiers mois de 2026, après une hausse de 6,1% à fin février 2025. Quant à la valeur des exportations des autres extractions minières, les statistiques montrent qu’elle s’est raffermie de 35,8% au terme des deux premiers mois de 2026, après une amélioration de 13,2% un an auparavant. Pour rappel, lors de la première réunion trimestrielle de l’année de son Conseil, tenu mardi 17 mars, Bank Al-Maghrib avait indiqué que les perspectives d’évolution des cours des matières premières sur les marchés internationaux restent très incertaines et soumises à des pressions haussières. Selon le scénario central retenu par la Banque centrale, en ce qui concerne le phosphate et ses dérivés, « les cours du DAP d’origine marocaine devraient, selon les estimations de la Commodities Research Unit (CRU), augmenter à 816 dollars la tonne en 2026, portés par, outre la poursuite des restrictions sur les exportations chinoises, les perturbations du commerce mondial des engrais et des intrants essentiels à leur production, avant de revenir à 703 dollars en 2027 ». L’institution publique prévoyait, en revanche, que les prix du phosphate brut s’inscriraient en légère baisse sur l’horizon de prévision. Poursuivant ses prévisions sur le volet des comptes extérieurs, BAM avait estimé que « les ventes de phosphates et dérivés devraient poursuivre leur tendance haussière en 2026, avec une augmentation de 19,4%, suivie d’une diminution de 8,7% en 2027 à 108,8 milliards de dirhams ». Alain Bouithy

Les infrastructures de transport de Madagascar bénéficient d’un appui majeur du Groupe de la Banque mondiale

Les infrastructures de transport de Madagascar bénéficient d’un appui majeur du Groupe de la Banque mondiale

Les infrastructures de transport jouent un rôle essentiel dans l’économie malgache. Elles soutiennent le commerce intérieur, l’acheminement des produits alimentaires, le tourisme et les exportations. Cependant, des décennies de sous‑investissement, aggravées par la fréquence des cyclones, ont fragilisé plusieurs axes stratégiques du pays. Pour renforcer l’efficacité, la sécurité et la résilience climatique des infrastructures de transport et de logistique le long des principaux corridors économiques, le Groupe de la Banque mondiale a approuvé un financement de 200 millions de dollars en faveur du Projet multimodal de transport et de logistique de Madagascar. Le projet réhabilitera et renforcera des sections clés de l’emblématique chemin de fer Tananarive–Côte Est, une ligne de 371 kilomètres reliant la capitale au principal port du pays, à Toamasina. Il soutiendra également la construction d’un port sec et d’une plateforme logistique à proximité d’Antananarivo, afin de désengorger le port et de fluidifier la circulation des marchandises entre la côte et l’intérieur du pays. Dans les secteurs maritime et fluvial, le projet appuiera la réhabilitation des ports de Majunga, au nord‑ouest, et de Tuléar, au sud‑ouest, notamment par la remise en état des quais, des infrastructures d’accès et des équipements essentiels. Ces investissements permettront d’assurer un fonctionnement portuaire tout au long de l’année et de renforcer la résilience des installations face aux cyclones. Le projet prévoit également la réouverture et la réhabilitation d’environ 200 kilomètres du canal des Pangalanes, sur la côte est, grâce à des dragages ciblés, à la protection des berges et à l’installation d’aides modernes à la navigation. Il contribuera ainsi à restaurer une voie fluviale essentielle reliant des communautés côtières isolées et à promouvoir un mode de transport résilient face aux changements climatiques. Dans le secteur aérien, le projet financera des améliorations en matière de sécurité, de sûreté et de résilience climatique dans les aéroports régionaux de Toamasina, Fort‑Dauphin et Tuléar. Ces investissements contribueront à maintenir la connectivité intérieure du pays, à soutenir le tourisme et à garantir un accès fiable aux populations, notamment pour les opérations de secours et les interventions en cas de catastrophes. Au total, le projet devrait bénéficier à environ 3,8 millions de personnes, en améliorant l’accès à des transports plus sûrs, plus fiables et plus résilients. Les communautés et les entreprises situées le long du corridor ferroviaire nord, notamment autour d’Antananarivo, bénéficieront de services de fret plus efficaces et d’une réduction de la congestion. Parallèlement, les populations côtières, commerçants, pêcheurs et acteurs du tourisme, profiteront d’un meilleur accès aux marchés grâce à la modernisation des ports et au rétablissement de la navigation sur le canal. Le transport aérien régional renforcé contribuera également à sécuriser les chaînes d’approvisionnement et à maintenir la connectivité dans des régions particulièrement exposées aux cyclones. « L’amélioration des transports est une priorité nationale pour Madagascar. La faible connectivité demeure un frein majeur à l’emploi et à la croissance économique. Ce projet ouvrira de nouvelles opportunités, renforcera la cohésion sociale et contribuera à réduire l’isolement des communautés à travers le pays. Nous remercions le Groupe de la Banque mondiale pour son engagement renouvelé dans un secteur crucial pour l’avenir de Madagascar et pour son investissement dans des infrastructures stratégiques qui permettront de mieux relier les marchés et les populations », a déclaré le Dr Hery Ramiarison, ministre de l’Économie et des Finances de Madagascar. Le projet met également l’accent sur le renforcement des capacités des institutions en charge de la gestion des infrastructures ferroviaires, portuaires et aéroportuaires, ainsi que sur l’amélioration de la supervision en matière de sécurité et la modernisation de la gouvernance du secteur. Ces réformes sont essentielles pour améliorer la qualité des services, assurer la durabilité des investissements à long terme et favoriser une participation accrue du secteur privé, en particulier dans les services ferroviaires et logistiques. « Les Malagasy méritent un système de transport qui fonctionne pour eux, et non un système qui cède à chaque cyclone ou inondation », a déclaré Atou Seck, Représentant du Groupe de la Banque mondiale à Madagascar. « Ce projet vise à construire un avenir plus durable : un pays mieux connecté, où un agriculteur du sud, un pêcheur de la côte est ou un entrepreneur d’Antananarivo peut compter sur des infrastructures opérationnelles tout au long de l’année. En réhabilitant conjointement les chemins de fer, les ports, les voies navigables et les aéroports, nous aidons Madagascar à réduire les coûts de transport, à protéger des chaînes d’approvisionnement vitales et à garantir la continuité des échanges pour les populations et les entreprises, même face aux chocs climatiques. » Le projet multimodal de transport et de logistique vient compléter les investissements en cours du Groupe de la Banque mondiale dans le réseau routier de Madagascar, notamment à travers le Projet de durabilité du secteur routier et le Projet Connecter Madagascar pour une croissance inclusive, qui visent à réhabiliter et moderniser des routes nationales et régionales stratégiques. Ensemble, ces opérations portent l’appui total du Groupe de la Banque mondiale aux infrastructures de transport à Madagascar à 1,1 milliard de dollars et traduisent une approche intégrée visant à renforcer durablement le système de transport du pays — des routes aux chemins de fer, en passant par les ports, les voies navigables et les aéroports. Le projet multimodal de transport et de logistique bénéficiera également d’un cofinancement de la Banque asiatique d’investissement dans les infrastructures (AIIB). BM

SIAM 2026 : Stellantis Maroc et le Crédit Agricole du Maroc unissent leurs forces pour une micro-mobilité rurale accessible

SIAM 2026 : Stellantis Maroc et le Crédit Agricole du Maroc unissent leurs forces pour une micro-mobilité rurale accessible

Inclusion financière et du développement durable En marge de la 18ème édition du Salon International de l’Agriculture au Maroc (SIAM 2026), Stellantis Maroc et le Groupe Crédit Agricole du Maroc, à travers ses  filiales Tamwil El Fellah et ARDIMicrofinance, ont annoncé la signature d’une convention de partenariat visant à faciliter l’accès au financement du FIAT TRIS, solution de micro mobilité électrique dédiée aux besoins des populations agricoles et rurales. Ce partenariat a pour objectif d’accompagner les petits et moyens agriculteurs, les coopératives, les associations agricoles, ne remplissant pas les conditions d’accès au financement bancaire classique, ainsi que les particuliers porteurs d’activités génératrices de revenus, en leur proposant des solutions de financement adaptées pour l’acquisition d’un véhicule utilitaire répondant aux réalités du terrain et respectueux de l’environnement, indique-t-on dans un communiqué. Selon la même source, ce dispositif vise à lever les freins financiers à l’acquisition de solutions de mobilité professionnelles et à soutenir durablement l’activité économique en milieu rural tout en facilitant l’exercice des activités agricoles et para agricoles, à travers  l’encouragement de l’usage du FIAT TRIS pour  notamment le transport de fruits et légumes depuis les exploitations vers les marchés locaux ou les points de collecte, le déplacement d’outils, de matériel et d’intrants agricoles entre les parcelles et les zones de stockage, la logistique de proximité pour les coopératives et groupements agricoles, les activités de distribution rurale pour les petits commerçants et porteurs d’activités génératrices de revenus ainsi que les services agricoles de terrain nécessitant des déplacements fréquents avec du matériel protégé des intempéries . Pour Yves Peyrot des Gachons, Président Directeur Général de Stellantis Maroc, « Ce partenariat avec le Groupe Crédit Agricole du Maroc s’inscrit pleinement dans notre volonté de rendre la mobilité utile plus accessible, notamment pour les agriculteurs et les acteurs du monde rural. Le FIAT TRIS, et en particulier sa version Cargo Box, apporte une réponse concrète aux besoins du terrain. Grâce à ce dispositif de financement, nous levons un frein majeur à son adoption. » Pour sa part, Mohammed Fikrat, Président du Directoire du Crédit Agricole du Maroc, estime qu’« à travers Tamwil El Fellah et ARDI Microfinance, notre Groupe réaffirme son engagement  en faveur de l’inclusion financière et l’accompagnement du développement du monde agricole et rural. Ce partenariat avec Stellantis Maroc permet d’offrir aux bénéficiaires des solutions de financement adaptées pour améliorer leur mobilité grâceaux solutions electriques offertes par Stellantis, renforcer leur activité économique et soutenir le développement durable des territoires ruraux. » Grâce à ce partenariat, les bénéficiaires pourront accéder à des financements adaptés à leurs besoins selon les critères d’éligibilité propres à Tamwil El Fellah et ARDI Microfinance .

Le Pavillon Italie au SIAM 2026 met en lumière l’excellence technologique italienne au service de la filière agricole

Le Pavillon Italie au SIAM 2026 met en lumière l’excellence technologique italienne au service de la filière agricole

Dans le cadre de la 18ème édition du Salon International de l’Agriculture au Maroc, organisée à Meknès au Maroc du 20 au 28 avril 2026, ICE, Agence italienne pour le commerce extérieur, et l’Ambassade d’Italie au Royaume du Maroc, en collaboration avec FederUnacoma, la Fédération italienne des constructeurs de machines agricoles, ont organisé un Pavillon Italie au sein du Pôle international de l’exposition. Déployé sur une superficie de 150 m², le Pavillon Italie a réuni cinq entreprises italiennes de référence, venues présenter leur savoir-faire dans des domaines stratégiques pour le développement agricole et agro-industriel. Cette participation a permis de mettre en avant des expertises complémentaires couvrant la certification alimentaire, les machines de remplissage et d’emballage automatique pour l’industrie agroalimentaire, les pompes à eau de haute performance, les systèmes d’abattage et de transformation de la viande, ainsi que la production, la sélection et la distribution de plantes et d’arbres fruitiers de haute qualité, notamment les variétés de pommiers, poiriers, kiwis et fraisiers, en plus des machines agricoles. Cette présence italienne au SIAM 2026 a également illustré la volonté de renforcer les relations commerciales, industrielles et technologiques entre les entreprises italiennes et marocaines. À ce titre, ICE, organisme gouvernemental italien chargé du développement des échanges et des partenariats internationaux, a porté cette initiative aux côtés de FederUnacoma, qui regroupe sept associations sectorielles représentant l’industrie des machines agricoles, forestières et de jardinage, ainsi que les systèmes et technologies numériques appliqués aux machines et à la production agricoles. Le Pavillon Italie a accueilli plusieurs acteurs spécialisés. CCPB, organisme d’inspection et de certification pour l’agroalimentaire et les produits non alimentaires, a présenté son expertise en matière de conformité et de qualité. COGEMAT a mis en avant ses solutions de planification et de construction de systèmes d’abattage complets et de lignes de transformation de viande clé en main, notamment avec certification halal. GALDI, groupe international spécialisé dans les solutions d’emballage alimentaire de haute technologie, a exposé ses innovations destinées aux industries agroalimentaires. Dolomit Fruits Plants / Thaler Gerhard a présenté son offre dédiée aux plantes et arbres fruitiers, aux accessoires et aux machines agricoles. UDOR, fabricant de pompes à moyenne et haute pression, a également valorisé ses solutions destinées aux usages agricoles et hydrauliques. Tout au long de l’événement, les entreprises participantes ont animé des présentations et des approfondissements techniques sur le Pavillon Italie, permettant aux professionnels, partenaires et visiteurs d’échanger directement avec les exposants autour de solutions concrètes, d’innovations sectorielles et d’applications adaptées aux besoins du marché. Dans le prolongement de cette dynamique, ICE et FederUnacoma ont organisé, le 23 avril, une conférence dédiée à la presse et aux opérateurs du secteur autour de la technologie italienne pour la filière agricole. Cette rencontre a également été l’occasion de présenter la 26ème édition d’EIMA, le Salon international des machines pour l’agriculture et le jardinage, qui se tiendra à Bologne du 10 au 14 novembre 2026. À travers cette participation, le Pavillon Italie a confirmé le rôle de l’innovation, de la mécanisation et des technologies spécialisées dans l’accompagnement des mutations de l’agriculture. Il a aussi constitué un espace d’échanges privilégié entre opérateurs italiens et marocains, en ouvrant de nouvelles perspectives de coopération dans des secteurs à forte valeur ajoutée.

RDC. Le Chef de l’État a ouvert les travaux des premiers états généraux des postes et télécommunications

RDC. Le Chef de l’État a ouvert les travaux des premiers états généraux des postes et télécommunications

Ce lundi 27 mai 2026, à l’amphithéâtre du Centre culturel et artistique des pays d’Afrique centrale (CCAPAC), le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a ouvert les travaux des premiers états généraux des Postes et Télécommunications. Organisées du 27 au 29 avril, ces assises validées lors du Conseil des ministres du 24 octobre 2025, sont organisées pour mettre en œuvre l’un des six engagements prioritaires du Chef de l’État qui vise la transformation numérique, le développement du capital humain et la réduction des inégalités territoriales. Dans son discours d’ouverture, le Chef de l’État a souligné les grands enjeux stratégiques du secteur des Postes et Télécommunications dans un monde en mutation accélérée, où aucun pays ne peut prétendre à la croissance, à la compétitivité ou à la souveraineté en restant en marge des grands flux numériques, logistiques et informationnels. Ces enjeux concernent notamment la connectivité territoriale, le désenclavement des milieux ruraux, l’amélioration de la qualité des services, l’innovation, l’entrepreneuriat et l’inclusion pour les start-up et pour les PME. Plus particulièrement, le Chef de l’État a insisté sur l’enjeu de sécurité et de souveraineté des Postes et Télécommunications : « À l’heure des cybermenaces croissantes, de la protection des données, de la dépendance technologique et des nouvelles vulnérabilités stratégiques, aucun État sérieux ne peut négliger l’architecture de ses communications, la maîtrise de ses réseaux et la sécurisation de ses infrastructures critiques ». Il a également défini trois attentes claires: d’abord, un diagnostic complet, lucide et sans complaisance de l’écosystème postal et télécom ; ensuite, une feuille de route opérationnelle, réaliste et mesurable, distinguant les priorités de court, moyen et long terme ; enfin, la mise en place d’un cadre permanent de concertation, de coordination et de régulation, capable d’assurer la cohérence des réformes et le suivi des engagements. Pour lui, moderniser les Postes et les Télécommunications, ce n’est pas seulement réformer un secteur : « c’est préparer la croissance, élargir les opportunités, renforcer la souveraineté, mieux intégrer la Nation, donner à la RDC les moyens d’être pleinement actrice de son siècle ». Ces états généraux appellent une attention particulière sur une dimension trop souvent négligée : la Poste. À cette occasion, le Président de la République a relevé que « La Poste ne doit pas être laissée au bord du chemin. Elle ne doit pas être regardée comme un vestige du passé. Elle doit être pensée comme un outil moderne d’intégration territoriale, de proximité administrative, de logistique, de services financiers et de cohésion sociale ».  Le diagnostic posé à ce jour est sévère : le réseau postal national, autrefois structuré, est aujourd’hui largement dégradé, avec un nombre très limité de bureaux réellement fonctionnels, très en deçà des besoins du pays. C’est pourquoi la relance et la modernisation de la Poste constituent un chantier important de ces assises.  Loin d’être un forum de plus ni un espace de lamentation sectorielle, les états généraux des Postes et Télécommunications se veulent un espace de vérité, de méthode et de décision.

Gabon : le Groupe de la Banque africaine de développement et le gouvernement clôturent la 10e édition de l’Africa Energy Market Place vers un accès universel à l’énergie dans le cadre de la Mission 300

Gabon : le Groupe de la Banque africaine de développement et le gouvernement clôturent la 10e édition de l’Africa Energy Market Place vers un accès universel à l’énergie dans le cadre de la Mission 300

Au Gabon, environ 94 % de la population a accès à l’électricité et environ 90 % disposent de moyens de cuisson propre. La Banque africaine de développement, en partenariat avec le gouvernement gabonais, a clos la 10e édition de l’Africa Energy Market Place (AEMP) à Libreville. Ce forum phare, qui s’est tenu les 8 et 9 avril 2026 à la résidence Nomad Suites à Libreville, au Gabon, a réuni des décideurs politiques de haut niveau, des partenaires au développement et des dirigeants du secteur privé afin d’accélérer les réformes et les investissements nécessaires pour libérer le potentiel énergétique du Gabon et faire progresser l’initiative continentale Mission 300. La « Mission 300 », une initiative conjointe de la Banque africaine de développement et du Groupe de la Banque mondiale, vise à raccorder 300 millions d’Africains à l’électricité d’ici 2030, le Groupe de la Banque s’étant engagé à fournir un accès à 50 millions de personnes. Lancé en 2018, l’AEMP est la principale plateforme de dialogue politique pour le secteur énergétique du Groupe de la Banque, opérant dans le cadre du Programme d’assistance technique au secteur de l’énergie en Afrique. Vingt-quatre pays ayant déjà rejoint cette initiative avant cette édition, le Gabon devient le 25e pays à participer à la plateforme. Le forum de Libreville a constitué un espace essentiel qui a permis au Gabon d’aligner ses priorités énergétiques nationales sur la feuille de route de la Mission 300 et d’élaborer un Pacte national pour l’énergie solide, capable de mobiliser des investissements, d’accélérer les réformes et de garantir un accès inclusif à l’énergie. « Notre expérience a montré que des réformes cohérentes sont le fondement de systèmes énergétiques durables. Ici, au Gabon, c’est exactement ce que nous avons constaté : une appropriation politique claire, un pacte énergétique cohérent et une détermination commune à transformer les plans en projets investissables. La participation du secteur privé n’est pas un simple complément de la Mission 300 ; elle est essentielle à son succès », a déclaré Kevin Kariuki, vice-président chargé de l’Énergie, du Climat et de la croissance verte du Groupe de la Banque africaine de développement. Les participants ont mené un dialogue structuré autour des cinq piliers stratégiques du projet de Pacte national de l’énergie du Gabon : l’extension des capacités de production et la modernisation des infrastructures du réseau ; la mise à profit de l’intégration énergétique régionale par le biais de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) et du Pool énergétique de l’Afrique centrale ; le développement des énergies renouvelables distribuées (ERD) et des solutions de cuisson propre ; la mobilisation des investissements du secteur privé grâce à des financements innovants et à des partenariats public-privé ; et l’amélioration de la viabilité financière et de la gouvernance de la société nationale d’électricité SEEG. Les discussions ont porté sur l’ensemble de la chaîne de valeur énergétique — de la production au transport et à la distribution —, avec un accent particulier mis sur l’électrification rurale. Wale Shonibare, directeur des Solutions financières, de la Politique et de la régulation de l’énergie du Groupe de la Banque africaine de développement, a qualifié ces deux jours de réunions de très fructueux. « L’objectif de l’Africa Energy Market Place est de créer un environnement propice à la participation du secteur privé, en mettant en place les réformes nécessaires pour attirer les investissements et mobiliser des financements auprès des partenaires donateurs, des banques de développement et des promoteurs du secteur privé. Cet AEMP a joué un rôle déterminant dans la consultation des parties prenantes afin de renforcer le Pacte national de l’énergie et de préparer le terrain pour une mise en œuvre rapide. L’appropriation par le gouvernement est absolument essentielle à la réussite, et c’est exactement ce que nous avons constaté ici », a déclaré M. Shonibare. Le Gabon fait figure de pionnier en matière d’accès à l’énergie en Afrique Le Gabon aborde ce processus avec des atouts majeurs : environ 94 % de sa population a accès à l’électricité et près de 90 % dispose de moyens de cuisson propre. Toutefois, cet accès reste fortement concentré dans les centres urbains, avec un déficit important dans les zones rurales. Le forum a également abordé un paradoxe structurel majeur : alors que certaines régions du pays ont une capacité de production excédentaire, d’autres sont confrontées à des pénuries persistantes — conséquence de l’existence de quatre réseaux isolés qui ne sont pas encore interconnectés. L’interconnexion de ces réseaux au sein d’un réseau national, et à terme l’intégration du Gabon au Pool énergétique de l’Afrique centrale ainsi qu’au marché régional élargi de l’énergie dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine, ont été identifiées comme des priorités stratégiques pour la sécurité énergétique, l’efficacité énergétique et la croissance économique à long terme. Les principaux résultats du forum comprennent une Note d’information sur les investissements dans l’accès à l’énergie au Gabon, alignée sur la Mission 300 ; un accord entre les parties prenantes sur les projets prioritaires en matière d’énergies renouvelables et d’extension du réseau électrique ; un projet de recommandations de réforme politique et réglementaire assorti de proposition de calendrier de mise en œuvre ; ainsi que la création d’une Unité de mise en œuvre et de suivi du Pacte (CDMU), qui servira de mécanisme gouvernemental de mise en œuvre et de responsabilisation. Dans les prochains mois, les travaux de mise en œuvre du Pacte national de l’énergie vont démarrer, le processus de l’AEMP ayant jeté les bases d’une action rapide et coordonnée. L’AEMP-Gabon a été organisé conjointement par la Banque africaine de développement et le gouvernement gabonais, avec la participation de coorganisateurs, tels que la Banque mondiale, la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG), la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), le Pool énergétique de l’Afrique centrale (PEAC), l’initiative Énergie durable pour tous (SEforALL) des Nations unies, l’Association des développeurs de mini-réseaux en Afrique (AMDA) et l’Initiative africaine pour les énergies renouvelables (AREI). Afdb

CEEAC/PNUD : Une visite de courtoisie aux allures de relance de la coopération

CEEAC/PNUD : Une visite de courtoisie aux allures de relance de la coopération

Le Président de la Commission de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC), son Excellence Dr Ambassadeur Ezéchiel NIBIGIRA a reçu en audience le Directeur du Bureau régional du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, son Excellence NJOYA Tikum, qu’accompagnait la Représentante Résidente du PNUD en République Gabonaise SE. Madame Rokya Ye-DIENG. Les deux diplomates onusiens sont venus féliciter le Président de la Commission de la CEEAC pour sa désignation à la tête de la Commission et saisir l’opportunité pour semer les graines de la relance de la coopération entre les deux institutions. Il ya cinq ans les deux organisations avaient tenté de trouver quelques pistes de coopération, malheureusement le manque de suivi a étouffé l’initiative dans l’œuf. Heureusement l’avènement d’une nouvelle gouvernance à la tête de la Commission de la CEEAC incarnée par l’Ambassadeur Dr Ezéchiel NIBIGIRA fait renaître l’espoir d’une relance de la coopération entre la CEEAC et le PNUD. « Nous sommes venus exprimer la disponibilité du PNUD à accompagner la vision du Président de la Commission ainsi que les efforts qu’il entend déployer avec son équipe pour faire face à toutes les situations que la sous-région d’Afrique Centrale traverse » a promis M. NJOYA. Les échanges qualifiés de fructueux par les dirigeants du PNUD ont tourné autour de trois volets principaux, à savoir : o Les questions de changements climatiques ; o Les questions de la jeunesse ; o Et les questions de la démocratie et de la gouvernance. Ces pistes constituent aux yeux du PNUD, une base solide pour relancer la coopération avec la Commission de la CEEAC. D’ailleurs a rappelé le responsable du PNUD, son institution mène actuellement une réflexion profonde sur l’état de la gouvernance en Afrique centrale, toute chose qui pourrait servir de terreau au travail collégial avec la CEEAC. Pour la Représentante Résidente du PNUD en République Gabonaise, travailler avec la Commission de la CEEAC est une grande opportunité pour booster l’agenda de développement dans les Etats membres et dans la sous-région. Au regard de l’immensité des défis sécuritaires qui ont des répercussions sur le développement de la Région d’Afrique centrale, le rapprochement de la CEEAC et le PNUD est à n’en point douter salutaire, afin d’améliorer les conditions de vie des populations, ce qui participe de la consolidation de la démocratie et de la gouvernance. Le Président de la Commission de la CEEAC a pour sa part, exprimé toute la disponibilité de la CEEAC à relancer et à consolider la coopération avec le PNUD.

Signature de deux conventions-cadres de partenariat entre AXA Services Maroc, l’Université Mohammed V de Rabat et l’École supérieure de technologie de Salé (ESTS)

Signature de deux conventions-cadres de partenariat entre AXA Services Maroc, l’Université Mohammed V de Rabat et l’École supérieure de technologie de Salé (ESTS)

AXA Services Maroc a récemment procédé à la signature de deux conventions-cadres de partenariat avec l’Université Mohammed V de Rabat et l’École Supérieure de Technologie de Salé (ESTS), établissement relevant de l’Université Mohammed V de Rabat. S’inscrivant dans leur volonté d’établir des partenariats privilégiés, ces accords visent à développer des actions conjointes de communication, de formation et de promotion des opportunités professionnelles offertes aux étudiants, ils s’inscrivent également dans une dynamique de coopération durable, en cohérence avec les missions des institutions académiques en matière de formation et de développement des compétences, ainsi qu’avec la stratégie d’AXA Services Maroc en matière de valorisation des talents, de développement des compétences et de renforcement de sa marque employeur. À ce titre, Thierry GOUMENT, Directeur Général d’AXA Services Maroc, déclare : « À travers ces partenariats, nous réaffirmons notre engagement en faveur du développement des compétences et de l’employabilité des jeunes talents. En renforçant nos liens avec l’Université Mohammed V de Rabat et l’EST de Salé, nous souhaitons co-construire des parcours de formation en adéquation avec nos besoins métiers et contribuer activement à l’insertion professionnelle des étudiants. » Les conventions prévoient notamment la mise en place de programmes de formation continue diplômante ou certifiante co-construits, ainsi que l’accueil d’étudiants dans le cadre de stages, projets de fin d’études, alternance et travaux de recherche. Dans ce cadre, un volet spécifique avec l’ESTS porte sur le développement d’une filière en alternance dédiée aux métiers de l’assurance. Mohammed RHACHI, Président de l’Université Mohammed V de Rabat, souligne : « Cette collaboration illustre notre volonté de rapprocher davantage l’université de son environnement socio-économique, en offrant à nos étudiants des opportunités concrètes de développement de compétences et d’insertion professionnelle, en phase avec les exigences du marché. » Elles couvrent également des actions de collaboration en matière d’employabilité, incluant l’identification des besoins en recrutement d’AXA Services Maroc, la communication de fiches de poste, ainsi que l’accès à des opportunités de stages, de contrats estivaux et d’emplois pour les étudiants et jeunes diplômés. Abderrahman NOUNAH, Directeur de l’École Supérieure de Technologie de Salé, ajoute : « Ce partenariat, notamment à travers la mise en place d’une filière en alternance dédiée aux métiers de l’assurance, constitue une avancée majeure pour renforcer l’employabilité de nos étudiants et leur offrir des perspectives professionnelles concrètes. » Les partenariats intègrent par ailleurs des volets de coopération scientifique et technologique, fondés sur le partage d’expertise, la conduite de projets de recherche communs et l’organisation d’événements académiques et professionnels (conférences, séminaires, hackathons).