Ramadaniat WeCasablanca 2026 : forte affluence et riche programmation artistique

MAROC. Tout au long du mois de Ramadan, la ville de Casablanca a accueilli l’édition 2026 de « Ramadaniat WeCasablanca – Ramadan à l’esprit bidaoui », une programmation culturelle et artistique dédiée aux nuits du mois sacré. Concerts de musique spirituelle et ateliers artistiques ont rythmé cette édition, qui a réuni plusieurs centaines de visiteurs dans différents espaces culturels de la ville. Organisée par la Société de Développement Local Casablanca Events & Animation, en partenariat avec le Conseil de la ville de Casablanca, la Direction Régionale de la Culture de la région Casablanca-Settat et le Conseil Scientifique Local de la préfecture d’arrondissements de Casablanca-Anfa, cette initiative s’inscrit dans une démarche visant à accompagner l’animation culturelle de la métropole durant le mois de Ramadan et à valoriser le patrimoine artistique et spirituel marocain. L’espace culturel Sacré-Cœur a accueilli, chaque soir à partir de 21h30, une série de concerts consacrés aux arts du samaâ, du madih, de l’inchad et du tarab. Ces soirées ont rassemblé près de 9000 spectateurs, venus assister aux prestations d’artistes et de mounchidines marocains parmi lesquels Haj Saïd Berrada, Dalal El Barnoussi, El Houssine Taous, le groupe Zaouia Cherkaouia, Othmane Benmoumen, Salma Chenouani, Yassine Lachhab, Saad El Kouhen et Mohamed El Mehdi Dahdouh. En parallèle, l’École Supérieure des Beaux-Arts de Casablanca a proposé, les week-ends à partir de 11h00, une série d’ateliers dédiés à la calligraphie arabe, à la poterie et au dessin. Ces ateliers ont rassemblé plus de 1200 participants, offrant des espaces d’apprentissage et de pratique artistique ouverts à différents publics. Dans le prolongement de cette programmation, des concours ont également été organisés tout au long du mois de Ramadan en partenariat avec le Conseil Scientifique Local, autour de douze catégories liées notamment au Saint Coran, au hadith, au fiqh ou encore au madih et samaâ. Ces initiatives ont suscité une forte mobilisation, rassemblant près de 800 participants. Les cérémonies de remise des prix se sont tenues le 05 et le 11 mars la première au siège du conseil scientifique et la deuxième à l’espace Sacré-Cœur, consacrant les lauréats des différentes catégories. Au fil de ses différentes activités, Ramadaniat WeCasablanca 2026 a rassemblé un public nombreux, confirmant l’intérêt des Casablancais et des visiteurs pour des rendez-vous culturels qui accompagnent les soirées du mois de Ramadan. À travers cette programmation, l’initiative poursuit son ambition de faire de la culture et des arts un vecteur de rencontre et de partage durant le mois sacré, pour contribuer à l’animation de la ville et à la valorisation de son patrimoine artistique et spirituel.
Festival On Marche au Maroc : spiritualité et création au cœur du mois sacré

Le festival international de Danse contemporaine de Marrakech (On Marche) revient du 6 au 14 mars 2026 pour sa 19e édition. Une édition placée sous le signe de la spiritualité et du partage, en ce mois de ramadan. Cette 19e édition du festival On Marche est particulière. Elle se tiendra intégralement pendant le ramadan. L’occasion d’offrir la danse et la création en partage et de revenir sur le thème de la spiritualité. Un thème cher à Taoufiq Izeddiou qui l’a d’ailleurs déjà abordé lors d’une précédente édition : la spiritualité au sens large qui élève et unit. Il expliquait alors « la danse, quand elle est imprégnée par une spiritualité, peut devenir tant une quête mystique individuelle qu’une célébration collective ». Aujourd’hui, ce sont bien la célébration collective et les valeurs du partage, propres tant au ramadan qu’à la danse, qui sont mises en lumière. Cette 19e édition sera également l’occasion de renforcer les fondements du festival, celles de transmission et de partage autour de la danse, tout juste un an avant la 20e édition. Un moment à n’en pas douter symbolique pour Taoufiq Izeddiou. D’autant que ce sera parallèlement les 25 ans de sa compagnie de danse contemporaine, Anania, considérée comme la première au Maroc. 2027 s’annonce donc essentielle pour le festival On Marche et son fondateur, qui entendent bien continuer d’en faire un rendez-vous incontournable de la scène chorégraphique marocaine et internationale. Et cette année, pendant neuf jours, Marrakech redevient un vaste territoire de création et de partage, accueillant représentations, performances pluridisciplinaires, workshops, master classes, projections cinématographiques. Avec un format en adéquation avec le mois sacré et toujours avec des spectacles gratuits. UNE ÉDITION SOUS LES SIGNES DE LA SPIRITUALITÉ ET DU PARTAGE Fidèle à son ancrage territorial, culturel et humain, On Marche explore les relations étroites entre spiritualité et danse, et interroge ce qui nourrit à la fois le corps, l’âme et l’acte de création, dans un temps collectif marqué par le jeûne, l’écoute, la contemplation et le ralentissement. Les spectacles seront donnés après le ftour, à partir de 21h à l’Institut français, au Es Saadi Marrakech Resort, au Centre culturel les Étoiles de Jemaa el Fna. Ainsi, l’ouverture officielle avec « La Terre en transe » (Maroc) de Taoufiq Izeddiou, aura lieu samedi 7 mars, à 21h30. Après une tournée internationale, cette grande création chorégraphique, qui accueille sur scène 12 danseurs, clôt son tour des Instituts français du Maroc par une représentation attendue à l’IF de Marrakech. Mais le festival On Marche, comme à chaque édition, propose bien plus. La spiritualité et la danse se donnent en partage avec le public, avec les artistes, avec la nouvelle génération. Taoufiq Izeddiou rappelle : « La danse n’est pas un décor, c’est un acte de nécessité. » « Artistes à table ». Un temps de rencontre et de dialogue imaginé par le festival à l’heure de la rupture du jeûne. Autour du repas du ftour, chaque jour, un danseur, un chorégraphe, ou encore un peintre ou un plasticien partagent avec le public leur rapport à la spiritualité et à la création. Cet échange sera suivi de performances chorégraphiques in situ ou de projections. Taoufiq Izeddiou l’explique en ces mots : « Nous avons pensé ces rendez-vous comme des moments de rassemblement et de dialogue, pendant lesquels le geste chorégraphique est déplacé vers des espaces de vie, de parole et de convivialité. Les ftours, qui restent des temps familiaux, de générosité, de partage, sont aussi pour nous, l’occasion de réaffirmer la capacité de l’art à créer du lien et du sens à travers des rituels quotidiens ». « Danses en Images ». Au croisement de la danse et de l’image, le festival propose une sélection de films. Ce cycle cinématographique pose un regard anthropologique sur les rituels de célébration et met en lumière les parcours singuliers de chorégraphes contemporains. Le lancement du cycle débutera vendredi 6 mars à l’Institut français de Marrakech avec la projection en boucle de 12h à 15h, de « Lengue » de Léonie Yanga-Zowe (Centrafrique), « Les Pieds sur scène » d’Éric Legay (France), « Danses en fâ » d’Étienne Laroche (Bénin/France), « Dernier paysage » de Josef Nadj (France). Le soir à 20h, Le 18 accueillera la projection à 20h de « L’envol » de Nicolas Habas, chorégraphie Bouziane Bouteldja (France/Algérie) et « So Ava » de Smaïl Kanouté (France/Mali). Et « Al Awda » de Imane El Kabli (Maroc) et « Bella » de Eman Hussen (Égypte), lundi 9, à 19h30 au Es Saadi Marrakech Resort. Exposition photo. Et pour la 5e année consécutive, le public est invité à découvrir une exposition photographique en plein air réunissant plus de 20 œuvres autour du thème de la danse, installées dans la médina et ses environs. HONNEUR À L’ESPAGNE ET OUVERTURE SUR LE MONDE Parmi les temps forts, un focus Espagne, conçu en partenariat avec l’Institut Cervantes, vient renforcer les dialogues artistiques euro-méditerranéens et ouvrir de nouveaux espaces de circulation pour les œuvres chorégraphiques. Des artistes et musiciens espagnols sont invités autour de deux projets : « Las Magias » de Teresa Lorenzo, à voir mercredi 11, à 21h30 au Es Saadi et « Rumi Flamenco » de Nirtan et Manuel Espinoza, vendredi 13, à 20h au Es Saadi. La programmation accorde également une place centrale aux chorégraphes marocains, composante majeure et pérenne du festival. Elle témoigne d’une écoute attentive à la diversité des langages chorégraphiques et à la vitalité de la scène artistique marocaine, tout en favorisant des espaces de dialogue entre artistes, au cœur de leurs territoires. Comme toujours, On Marche s’ouvre au monde. Et en cette période de ramadan, les valeurs d’échange et de partage sont omniprésentes, comme avec l’accueil de compagnies venues d’autres pays, tels la France, le Mali, le Mozambique, l’Algérie, la Tunisie, l’Égypte… TAKLÎF ET NAFASS – ON MARCHE : ACCOMPAGNER LA NOUVELLE GENERATION La 19e édition accueille la 4e édition du concours TAKLÎF, programme de soutien à la création dédié aux jeunes chorégraphes marocains, résidant au Maroc
Festival de la Ḥaḍra féminine à Essaouira : Du souvenir rituel à la perspective de la reconnaissance symbolique de la voix féminine

Essaouira, pour sa dixième édition, est l’hôte du Festival de la Ḥaḍra féminine et de la musique du ḥāl. Cet événement est orchestré par l’Association des Ḥaḍrāt d’Essaouira et dirigé par l’artiste Latifa Boumazough. Ce festival se définit comme une démarche culturelle qui transcende la notion d’événement artistique éphémère pour s’aligner sur un projet symbolique cherchant à questionner la position de la ḥaḍra féminine dans l’architecture profonde du patrimoine soufi marocain. Il ne se limite pas à faire référence à la mémoire spirituelle, mais vise à la réinterpréter et à la libérer de l’isolement historique qui a longtemps marqué les manifestations féminines, restées cantonnées à l’expression orale et aux lieux rituels fermés. Cette version repose sur une conscience critique affirmant que la ḥaḍra féminine n’est pas simplement un prolongement festif de l’expérience soufie masculine ni un aspect folklorique subalterne. Elle représente un système esthétique et cognitif indépendant, qui a participé à l’édification de l’imaginaire spirituel marocain et à la formulation d’une relation unique entre le corps et le dhikr, la voix et l’extase, le temps rituel et la mémoire collective. Dans ce sens, le festival vise à réhabiliter la voix féminine en tant que symbole de la production de sens soufi, et non comme un simple vecteur performatif dans une structure préconçue. Le 19 décembre 2025, le festival commence avec un défilé d’ouverture sur la place Al-Menzah, marquant symboliquement la transition de l’espace rituel fermé à l’espace public ouvert. La ḥaḍra féminine est réintégrée dans le décor urbain non pas en tant que spectacle, mais comme un discours corporel et vocal qui interagit avec la ville, ses résidents et ses visiteurs. Cette décision reflète un désir délibéré d’intégrer la mémoire spirituelle féminine dans le quotidien et de rétablir la connexion entre le rituel et l’espace public. Dans la soirée, le festival se déroulera au Centre culturel d’Essaouira, où les discours de la direction du festival et des délégués de la région Marrakech-Safi, de la Direction provinciale du ministère de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication – département de la Culture, ainsi que de la Commune d’Essaouira seront prononcés. Cette présence officielle revêt un grand symbolisme, démontrant la progression de la ḥaḍra féminine de la périphérie vers une reconnaissance institutionnelle, du souvenir discret à l’engagement culturel structuré. Cela se déroule dans un cadre national et international où l’importance de préserver le patrimoine immatériel est de plus en plus reconnue. La dimension artistique s’initie avec des prestations spirituelles et musicales qui illustrent la diversité de la ḥaḍra féminine marocaine. Y participent la troupe OuladChṭa d’art hassani (Tata), la troupe des Ḥaḍrāt d’Essaouira, qui représente la ville accueillante, ainsi que la troupe Aïcha Addoukkalia de Salé. Ces participations mettent en évidence l’unité de la tradition soufie à travers une diversité d’expressions locales, où rythmes, gestes et chants s’unissent pour créer une expérience extatique collective, transcendant les frontières géographiques tout en conservant les particularités culturelles. Le 20 décembre 2025, lors du second jour, le festival se tourne vers une exploration intellectuelle et cognitive de l’expérience soufie au féminin grâce à une discussion organisée à la Maison de la Mémoire. Le sujet « La femme dans l’expérience soufie » y est débattu sous la conduite du Dr Noureddine Danyaji. Cette rencontre représente une opportunité de réflexion commune sur le rôle des femmes dans le soufisme, leur apport à la création de sens spirituel, au développement des symboles et à l’établissement des valeurs éthiques et esthétiques au sein de la culture marocaine. Le programme propose aussi une présentation scientifique intitulée « La ḥaḍra féminine dans la culture hassanie : la danse de la Guedra comme modèle », mise en scène par l’expert et critique Brahim El Haissen, avec une préface du critique et artiste Chafik Ezzouguari. Cette présentation examine la ḥaḍra en tant que système anthropologique élaboré, où le corps, le rituel et la mémoire collective se rejoignent, dans une interaction dialectique qui transforme le mouvement en une expression de dhikr et le rythme en un instrument d’appel à l’absence et d’intensification de la présence spirituelle. La même occasion est ponctuée par la présentation du recueil « Mysticité et plasticité » (en français) de la poétesse et artiste visuelle Loubaba Laalej, accompagnée d’une lecture d’extraits en arabe, réalisée par le traducteur et critique Dr Abdellah Cheikh. Cela crée un espace de conversation entre la poésie, les arts visuels et l’expérience soufie, où l’œuvre d’art devient un champ d’expansion pour la méditation spirituelle, le langage visuel une extension du dhikr et le poème un point de rencontre entre le tangible et l’intangible. Le festival se termine le soir même au Centre culturel d’Essaouira avec des présentations artistiques réalisées par la troupe Banat Al-Ḥaḍrāt d’Essaouira, la troupe Banat Benouassate de Marrakech et la troupe HindEnnaira d’Essaouira. Ce constat atteste que la ḥaḍra féminine n’est pas seulement une relique du passé, mais une tradition vivante de mémoire, un lieu de renaissance spirituelle et un lien culturel entre patrimoine et modernité, redonnant à la femme son rôle symbolique et intellectuel dans la conservation de la mémoire soufie marocaine à l’époque actuelle.
Visa For Music : la RDC portée par l’engagement de Déborah Lomboto Mongoo (INTERVIEW)

Assistante exécutive au sein de l’ONG Kongo River depuis cinq ans, Déborah Lomboto Mongoo est également, depuis cette année, la représentante de Visa For Music (VFM) en République démocratique du Congo (RDC). Elle a répondu aux questions de Pagesafrik.com à l’issue de la 12e édition du festival Visa For Music, organisé du 19 au 22 novembre 2025 à Rabat. PAGESAFRIK.COM : Vous avez été nommée cette année représentante de Visa For Music en RDC. Qu’est-ce que cela représente pour vous et quelles sont vos missions ? Déborah Lomboto Mongoo : C’est un véritable honneur. Je remercie Visa For Music pour la confiance qu’ils ont accordée à ma modeste personne.Dans ce rôle, je suis chargée d’identifier les talents de mon pays, de faciliter leur participation au festival et de porter haut la création congolaise sur les scènes africaine et internationale. J’assure également le lien entre les acteurs des industries culturelles et j’œuvre à sensibiliser sur les enjeux de mobilité, de formation et de structuration du secteur. En parallèle, vous occupez une fonction clé au sein de l’ONG Kongo River. Pouvez-vous nous présenter cette organisation ? Avec plaisir ! Kongo River organise chaque année le Festival du même nom, considéré comme le premier rendez-vous touristique en RDC. L’ONG défend la mise en valeur et la préservation du fleuve Congo, de son bassin versant et de ses écosystèmes, tout en soutenant les communautés qui en dépendent.Nous nous appuyons sur l’art, la culture, les échanges scientifiques et le tourisme pour sensibiliser et transmettre. Comment conciliez-vous ces responsabilités ? Les deux engagements sont à temps partiel, ce qui me permet de les exercer simultanément et sereinement. La présence de Kongo River a été très remarquée lors de cette 12ᵉ édition de VFM. Comment comptez-vous capitaliser sur cette visibilité pour l’édition 2026 ? Nous sommes heureux de cet engouement. Visa For Music est une plateforme unique pour les musiques d’Afrique et du Moyen-Orient. Elle favorise les rencontres professionnelles, encourage les coopérations et participe à structurer les filières artistiques.Pour nous, cet événement est l’occasion de créer une dynamique commune entre créateurs et acteurs du secteur autour d’une démarche écologique : « Créer pour protéger ». La culture devient un outil puissant de développement durable et de valorisation du bassin du Congo, deuxième poumon écologique de la planète. Quelles actions avez-vous déjà menées pour sensibiliser à la protection du fleuve Congo et de son bassin ? Plusieurs initiatives ont été déployées, notamment : Nous préparons également pour 2026 un nouveau programme intitulé « Héritage », dédié à la sauvegarde du bassin du Congo, avec l’appui d’Africalia et d’Enabel. Quel message souhaitez-vous adresser aux artistes, aux partenaires et au public en vue de la prochaine édition ?Je vous remercie pour cet échange. J’encourage les créateurs et les professionnels à mettre l’art et la culture au service de notre continent et de notre planète. Ensemble, nous formons une force immense ! Propos recueillis par Fred Gunther Mbemba.
Rabat : La question écologique au cœur de l’expo stand de Visa For Music 2025

La 12ᵉ édition du festival Visa For Music, organisée du 19 au 22 novembre au Théâtre Mohammed V de Rabat au Maroc par l’association Atlas Azawan et ANYA Culture, a placé cette année la question écologique au centre de ses priorités. Créé en 2014, Visa For Music est le premier festival et marché professionnel dédié aux musiques d’Afrique et du Moyen-Orient. Véritable plateforme d’échanges et de networking, il réunit chaque année artistes, managers, producteurs, programmateurs ainsi que les principaux acteurs des industries culturelles et créatives (ICC). L’édition 2025 a une nouvelle fois confirmé son statut de rendez-vous incontournable, rassemblant plus de 500 artistes, 1000 professionnels, 16000 spectateurs et 1400 speed meetings, avec des participants venus de plusieurs continents. Elle a notamment été enrichie par la présence remarquée de l’ONG Kongo River. Créée en 2021, Kongo River œuvre pour la valorisation et la préservation des eaux du bassin du Congo, tout en soutenant le développement socio-économique de la région. Guidée par une vision éco-responsable, l’ONG s’est engagée à contribuer à 14 Objectifs de Développement Durable. Son approche holistique mêle éducation, sensibilisation et divertissement, et englobe des thématiques majeures telles que l’écotourisme, l’urgence climatique, la sauvegarde du fleuve Congo et la préservation des pratiques culturelles du bassin du congo Engagée dans la protection du fleuve Congo du bassin du Congo considéré comme le deuxième poumon écologique de la planète après l’Amazonie l’ONG a lancé le Festival Kongo River. un événement unique visant à : – La valorisation du fleuve Congo et de son bassin versant – La mobilisation des communautés riveraines – L’utilisation de la culture comme outil de sensibilisation – La promotion d’un tourisme durable – La défense d’un patrimoine naturel et culturel commun à toute l’humanité Un stand dédié à l’écologie au sein de Visa For Music à travers un expo-stand animé par Fred Gunther Mbemba, l’ONG Kongo River a présenté ses projets et initiatives en faveur de la promotion la protection et la préservation du fleuve Congo et du bassin du Congo, tout en annonçant les premières orientations de sa participation à la 13ᵉ édition du festival. « Outre son rôle de leader du marché musical en Afrique et au Moyen-Orient, Visa For Music rassemble des artistes et des acteurs culturels venus d’horizons divers. C’est un lieu stratégique pour sensibiliser et impliquer ces acteurs dans le combat pour la protection de l’environnement, notamment celui du bassin du Congo », a déclaré F. Mb. Pour Déborah Lomboto, secrétaire générale de l’ONG Kongo River et ambassadrice de Visa For Music en RDC, « Cette 12ᵉ édition constitue une mise en bouche de notre présence prochaine à la 13ᵉ édition, ainsi qu’un signal fort de notre engagement pour la protection, la promotion et la préservation du fleuve Congo et de son bassin versant. » Les ambitions de l’ONG s’articulent autour de trois axes : – Court terme : sensibiliser les communautés, les artistes et les partenaires à l’importance du fleuve Congo et renforcer l’identité culturelle locale. – Moyen terme : devenir une organisation panafricaine de référence en matière d’écologie et de tourisme durable, avec une visibilité internationale. – Long terme : s’imposer comme un acteur majeur du développement durable en Afrique centrale, œuvrant pour la préservation du bassin du Congo et l’amélioration des conditions de vie des populations riveraines. Offrant une vitrine exceptionnelle à l’échelle internationale, Visa For Music démontre qu’il est possible de concilier culture, musique et écologie, en créant un espace où la célébration artistique et la protection de l’environnement avancent ensemble. Fredrich Günther Mbemba
TV5MONDE soutient la création du Cotonou Comedy Festival

Partenaire des grands événements culturels africains et des artistes francophones, TV5MONDE apporte son soutien à la création du Cotonou Comedy Festival (Bénin), qui se tiendra du 1er au 6 décembre 2025. Deux spectacles seront diffusés sur nos antennes et notre plateforme TV5MONDE+, ce qui leur assurera une visibilité mondiale. Devenir l’un des principaux festivals d’humour du continent africain : c’est l’objectif ambitieux du Cotonou Comedy Festival créé par l’Agence de Développement des Arts et de la Culture (ADAC) du Bénin et le Groupe Jokenation, et auquel TV5MONDE a décidé d’apporter son soutien. La première édition réunira de nombreux artistes francophones africains, européens et américains parmi lesquels Kev Adams, Herman Amisi, Frida Choco Bronzé, Willy Dumbo, J-M Elie, Elifaz, Kady, Prissy La Dégameuse, Manouton, Certe Mathurin, Charly Niobe, Juste Parfait, Ulrich Takam, Paul Taylor, Oualas, Samia Orosemane et Caroline Vigneaux. « Le spectacle vivant et l’humour sont des vecteurs essentiels de dialogue et de cohésion à l’échelle de l’Afrique et de l’ensemble de la francophonie. TV5MONDE est fier de donner une résonance mondiale au Cotonou Comedy Festival en diffusant sur ses chaînes les deux spectacles organisés au Palais des Congrès de Cotonou. », annonce Kim Younes, PDG de TV5MONDE. Diffusion début 2026 sur TV5MONDE Le spectacle « Mikwabo », qui se tiendra le vendredi 5 décembre à 19h30, mettra spécialement à l’honneur les artistes africains. « Welcome Black », organisé le 6 décembre à 19h30, donnera quant à lui la parole à des humoristes internationaux autour des thèmes de l’identité, du sentiment d’appartenance et du métissage culturel. Ces deux spectacles seront diffusés sur TV5MONDE début 2026, en coordination avec la Société de Radio et de Télévision du Bénin (SRTB). « Créer un festival est un véritable défi qui nécessite de s’appuyer sur des partenaires solides. Nous nous réjouissons que TV5MONDE ait accepté d’accompagner cette aventure en donnant une visibilité mondiale au Cotonou Comedy Festival dès sa première édition. C’est une très belle reconnaissance pour les artistes africains et internationaux qui s’y produiront », salue Grégoire Furrer, Fondateur du Montreux Comedy Festival et Président du groupe Jokenation. Masterclass, table-ronde et village du rire : le Cotonou Comedy Festival sera aussi une semaine de festivités, de rencontres et de débats ouverts à tous. Découvrez le programme et la bande annonce.
MOGA Festival consacré “Meilleur Événement International » à Heavent Paris 2025

MOGA Festival vient d’être récompensé à HEAVENT Paris, plus grand salon européen de l’événementiel, en recevant le prix du Meilleur Événement International (moins de 15 000 personnes). Cette distinction souligne le succès d’un concept unique né à Essaouira en 2016 et développé depuis 2021 à la Costa da Caparica, au Portugal. À travers son ADN mêlant musique électronique, culture locale et art de vivre, MOGA s’impose aujourd’hui comme une référence sur la scène internationale des festivals à taille humaine. Au-delà de la performance artistique et organisationnelle, ce prix consacre une vision : celle d’un Maroc moderne, créatif et ouvert sur le monde, capable de faire rayonner ses destinations à travers des expériences culturelles innovantes et durables. « Remporter le prix du Meilleur Festival International aux Heavent Paris Awards est une reconnaissance de ce que représente MOGA : une communauté, une énergie, une manière de se connecter au-delà du dancefloor, souligne Matthieu Corosine, co-fondateur du MOGA Festival. De Essaouira à Caparica, MOGA est devenu bien plus qu’un festival : un esprit partagé qui unit les gens à travers la musique, la créativité et l’ouverture. Ce prix appartient à notre équipe, à nos partenaires, à nos artistes et à notre Tribe – toutes celles et ceux qui font vivre l’esprit MOGA chaque année. » Cette reconnaissance renforce la crédibilité et la visibilité du MOGA sur la scène internationale, tout en valorisant le rôle des partenaires institutionnels et privés qui accompagnent son développement : la Ville d’Essaouira, la Câmara Municipal de Almada, l’Office National Marocain du Tourisme, ainsi que l’ensemble des marques et acteurs locaux impliqués dans cette réussite. MOGA Festival continuera en 2026 à développer son concept sur de nouvelles destinations, en conservant l’esprit qui a fait son succès : une rencontre entre musique, culture, voyage et communauté. A propos de HEAVENT Paris : Événement organisé depuis 2001, Heavent Paris est le plus grand salon de l’événementiel en Europe. Il réunit chaque année plus de 20 000 professionnels et près de 450 exposants au Paris Expo – Porte de Versailles. Dans ce cadre, les Heavent Awards, véritable point de référence du secteur, récompensent chaque année les projets les plus innovants. Ces prix sont sélectionnés par un jury d’experts et mettent en avant les initiatives qui façonnent l’avenir de l’événementiel.
Cotonou Comedy Festival : La métropole économique se prépare à accueillir une nouvelle scène internationale de l’humour

Cotonou s’apprête à devenir, dès décembre prochain, l’un des nouveaux rendez-vous majeurs de l’humour africain. Le Gouvernement béninois, à travers l’Agence de Développement des Arts et de la Culture (ADAC), a dévoilé le jeudi 06 novembre 2025, les contours de la première édition du Cotonou Comedy Festival, un évènement pensé pour offrir à l’humour du continent une scène à rayonnement international. Dans un contexte où l’humour connaît un essor fulgurant à travers le monde, porté notamment par l’influence des réseaux sociaux et de grands rendez-vous internationaux comme le Montreux Comedy Festival en Suisse ou le Busan Comedy Festival en Corée du Sud, l’Afrique ambitionne elle aussi de valoriser ses talents. C’est dans cette perspective que le Bénin a signé, en avril dernier, une convention d’objectifs avec le Groupe Montreux Comedy, structure reconnue pour son rayonnement mondial. Au cours de la rencontre avec les professionnels des médias, le Directeur général de l’ADAC, William CODJO, a rappelé la mission de l’agence et les enjeux du festival : offrir aux humoristes du continent une véritable plateforme de rencontre, de diffusion et de professionnalisation. Le Président du Groupe Montreux Comedy, Grégoire FURRER, a pour sa part confirmé l’engagement de son organisation à accompagner durablement le Bénin afin de faire de Cotonou le principal carrefour de l’humour africain. Représentant le Ministre du Tourisme, de la Culture et des Arts, Madame Glwadys GANDAHO a souligné que cette initiative s’inscrit pleinement dans la stratégie nationale de développement des industries culturelles et créatives. « Le Gouvernement entend bâtir un environnement propice à l’émergence de nouveaux marchés et à la circulation des talents africains », a-t-elle affirmé. Au-delà des spectacles prévus, le Cotonou Comedy Festival déploiera une stratégie numérique multiculturelle pour assurer une large visibilité aux artistes, avec l’ambition d’étendre progressivement son influence à l’humour anglophone. En créant ce festival, le Bénin confirme sa volonté de se positionner comme un hub artistique africain, capable d’accueillir les grands noms de l’humour mondial et d’offrir aux artistes du continent une scène à la mesure de leur créativité.