Accord de paix RDC-Rwanda : Félix Tshisekedi pris au piège de ses errements et du Rwanda ?

PARLONS-EN. Le régime de Félix Tshisekedi a fait du retrait des troupes rwandaises de la RD Congo le préalable à toute signature d’accords avec le Rwanda. Sur Radio France Internationale (RFI), le ministre congolais de la Communication et des Médias, Patrick Muyaya, qui est aussi porte-parole du gouvernement, a réitéré cela, déclarant que « le président Tshisekedi ne peut pas aller signer la paix à Washington sans qu’on puisse constater que les troupes rwandaises se sont retirées de notre territoire ». Or, il y a près d’une semaine, Kinshasa a finalement accepté de signer le volet économique de l’accord de paix (le fameux accord de coopération économique) avec Kigali, alors que les troupes rwandaises sont toujours présentes sur le territoire congolais. Pourquoi cette volte-face ? Selon Muyaya, le gouvernement congolais a paraphé ce document « parce qu’il y a eu un progrès ». Dans le document qui a été signé, une section a été ajoutée, conditionnant la mise en œuvre de la coopération économique à l’exécution du CONOPS. Et c’est bien là le problème. Comment peut-on demander aux Rwandais de quitter le territoire congolais, alors que la réalité de leur présence n’est pas officiellement reconnue dans l’accord signé par Kinshasa et Kigali ? L’autre problème (et c’est ce que les Congolais doivent comprendre) est que l’essentiel de ce qui doit être fait a déjà été fait. Autrement dit, l’accord de paix et son volet économique ont été signés. Félix Tshisekedi et Paul Kagame ne vont pas signer un AUTRE accord; ils vont tout simplement entériner ce qui a déjà été paraphé par leurs représentants. Tout ceci témoigne de l’amateurisme avec lequel le régime de Tshisekedi a géré ce dossier depuis le début. Il n’y a pas de lisibilité ni de cohérence dans la démarche de Kinshasa. Si Félix Tshisekedi n’entérine pas les accords signés, il y a de fortes chances qu’il soit accusé de tous les maux, d’autant que Kinshasa n’a pas ratifié, à ce jour, l’accord de paix signé à Washington, alors que le Kigali l’a fait. Les Américains en sont conscients. S’il le fait, il va, d’une certaine manière, « récompenser » le Rwanda pour la guerre qu’il a menée contre le Congo et son peuple. Dans tous les cas, Tshisekedi est pris au piège de ses errements et du Rwanda, qui, faut-il le dire, n’a, en réalité, aucun intérêt à voir l’accord de paix (et son volet économique) aller de l’avant, même si celui-ci lui est profitable. La prédation dans le chaos est toujours plus profitable qu’en période de paix ou de stabilité. La RDC n’aurait pas dû signer l’accord de Washington. Patrick Mbeko
Rwanda. Sans la guerre du Congo, il ne vaut plus rien…

LIBRES PROPOS. La une de l’actualité est dominée par la signature de l’accord de Doha entre Félix Tshisekedi et Corneille Nangaa en prélude de la signature imminente de l’Accord de Washington entre la partie congolaise et celle Rwandaise. Depuis le début de ces tractations diplomatiques, j’avais toujours émis de sérieux doutes sur l’efficacité d’une telle démarche diplomatique avec un Paul Kagame qui depuis 25 ans a prouvé sa mauvaise foi en se servant des accords signés avec la RDC juste pour avancer ses pions et conforter sa politique prédatrice sur les richesses du Congo et son maillage du microcosme politique de ce vaste pays. Toute réussite de politique interne et externe de Kagame est strictement liée à l’agression du Congo et aux énormes bénéfices économiques et politiques qu’il en tire. Ceci dit, Kagame ne peut JAMAIS changer ni reculer sa doctrine militaire en RD Congo car cela équivaudrait à sa mort politique. C’est précisément pour ce rôle qu’il a été placé à ce poste par … la puissance-là même qui joue ooh ironie du sort! le rôle de médiation de “paix”.. Pour ceux de mes lecteurs qui ne me croient pas, je les invite à suivre de près quelques déclarations choc du président rwandais lors du tout récent 18 e Forum Unity Club sur cet accord de Washington que le leader rwandais qualifie publiquement être truffé de fraudes. “Quant à ces accords, dit-il, ils sont pleins de fraudes. Dans ce que nous faisons, dans ce que nous disons, la façon dont nous vivons avec les autres, quand nous combattons avec les autres (Dans cette guerre avec la RDC), nous avons déjà pris notre décision et avons déjà tracé la limite. Cela signifie que nous ne pouvons tolérer ce qui déstabilise le Rwanda. » En d’autres mots plus simples, Kagame a déjà renié AUJOURD’HUI ce qui sera signé DEMAIN. À Doha comme à Washington, Paul Kagame a déjà obtenu ce qu’il cherchait, à savoir l’implication directe de l’AFC et de M23 dans le game avrc Tshisekedi en vue de requalifier de congolo-congolaise la crise qui secoue le pays et de là casser la dynamique du protocole de Nairobi et de celui de Luanda. Il ne se sent plus concerné par les autres clauses de l’Accord, sauf celles qui lui octroient la légitimité d’exploiter les ressources du Congo. Malheur aux naïfs qui y voient une victoire diplomatique du Congo ou encore un début de pacification du pays. Car, aux yeux de Kagame, c’est la stratégie de chaos total du Congo qui lui est payante et par conséquent la guerre va continuer après la signature à Washington et personne ne pourra lui dicter quoi que ce soit. À ce propos, le compte officiel de la présidence rwandaise a mis clairement en évidence la conviction de Paul Kagame : « L’idée que quelqu’un puisse venir nous dicter, ou que nous devrions vivre sous le contrôle de quelqu’un ; zéro. Nous devons avoir la politique définie par un but, une vision, un engagement.” Et ce but c’est le contrôle politique et militaire du Congo. Et cette vision, c’est l’engagement à reconstruire et à moderniser le Rwanda grâce aux juteux bénéfices engrangés sur les pillages du Congo. Que ceci soit bien clair pour les congolais: sans la guerre au Congo, Paul Kagame ne vaut plus un penny ni à l’interne de son pays qui s’organise à trois quart sur base de pillages de la RDC et ni à l’externe vis-à-vis de ses puissants parrains qui agissent en commanditaires l’ayant choisi depuis un quart de siècle pour sous-traiter leur entreprise prédatrice du Congo. Par Germain Nzinga
Revue de presse : L’Afrique dans la presse francophone internationale (mardi 16 au vendredi 19 septembre)

Vendredi 19/09. Africanews : À quelques semaines de l’élection présidentielle, la Côte d’Ivoire s’enfonce dans un climat politique tendu. Le 18 septembre, Laurent Gbagbo a déclaré qu’il ne soutiendrait aucun des cinq candidats en lice. Selon lui, la compétition électorale est biaisée, car les candidatures validées ne reflètent pas le choix des grands partis politiques. RFI : Au Cameroun, c’est la consigne de vote que personne n’attendait. Brenda Biya, l’unique fille du président Paul Biya, appelle, dans une vidéo devenue virale, à ne pas voter pour son père lors de cette élection, affirmant qu’il a fait beaucoup de mal au peuple. RT en Français : Le Burkina Faso s’affirme comme un acteur incontournable de l’or en Afrique de l’Ouest. En 2024, le pays a produit près de 61 tonnes de métal précieux, soit une multiplication par dix de sa production depuis 2008, où elle s’élevait à seulement 5,6 tonnes. TV5Monde : L’Algérie a qualifié vendredi de « trop grossière » une requête du Mali devant la Cour internationale de justice (CIJ), l’accusant d’avoir abattu un drone de son armée au dessus du territoire malien. Euronews : Paris a ordonné à deux diplomates maliens de quitter son territoire d’ici samedi, en représailles à l’arrestation à Bamako, le mois dernier, d’un agent diplomatique français accusé d’espionnage. RFI : Malgré la brouille entre Paris et Bamako, les services de renseignements malien et français continuaient à se parler, à échanger des informations. Désormais, ce canal est fermé avec des conséquences : par exemple, plus de partages d’écoutes téléphoniques dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. RT en Français : Les ambassadeurs du Mali, du Burkina Faso et du Niger en Russie ont effectué une visite officielle en Crimée, où ils ont rencontré le chef de la République, Sergueï Aksionov. Il s’agit du premier déplacement sur la péninsule des représentants des pays membres de l’Alliance des États du Sahel (AES). TV5Monde : Le cyclisme international se réunit au Rwanda pour les Mondiaux 2025 qui se tiennent de ce dimanche 21 au dimanche 28 septembre. Une première sur le continent africain. France 24 : Au moins 75 personnes ont été tuées vendredi 19 septembre dans une attaque de drone des forces paramilitaires sur une mosquée dans un camp de déplacés près d’El-Fasher au Darfour, dans l’ouest du Soudan. Jeudi 18/09. RT Français : L’ex-ministre togolaise des Armées, Marguerite Gnakadé, a été arrêtée le 17 septembre à son domicile de Lomé. Elle a été conduite à la police judiciaire, où elle doit être entendue pour «incitation à la rébellion», selon une source policière. Mercredi 17/09. DW : Alors que la procédure se poursuit pour la destitution de Vital Kamerhe, le président du bureau de l’Assemblée nationale, cette nouvelle crise politique touche le président congolais Félix Tshisekedi, qui semble avoir abandonné son ancien allié. Les deux hommes s’étaient pourtant juré plusieurs fois fidélité. Mardi 16/09. Sputnik : Le Burkina Faso devient l’unique maître de la Nouvelle société sucrière de la Comoé. Les 37 actionnaires minoritaires, détenant 305 actions, ont été contraints de céder leurs parts à l’État en raison de leur « inaction », selon le Conseil des ministres. Adrien Thyg
Revue de presse: L’Afrique dans la presse internationale

Mercredi 17/09. Le Monde Afrique : Le premier ministre, Ousmane Sonko, a annoncé le lancement de « titres patriotes et citoyens » auprès des Sénégalais établis à l’étranger. Objectif : financer une partie de son « plan de redressement » destiné à rééquilibrer les comptes du pays. RT en français : La Cour d’assises de Paris a ouvert le 16 septembre le procès en appel de Sosthène Munyemana, ancien gynécologue rwandais condamné en 2023 à 24 ans de réclusion pour génocide et crimes contre l’humanité. Jeune Afrique : Accusé par Bangui d’avoir été l’un des relais de la communication de l’ex-chef rebelle Armel Sayo, le cyberactiviste centrafricain, interpellé à Cotonou, fait l’objet d’une demande d’extradition. Pour l’heure, sans succès. TV5monde : Cela fait cinq ans que les Guinéens n’ont pas voté. Dimanche 21 septembre, c’est donc le grand retour aux urnes pour les 6.7 millions d’électeurs du pays. L’objet du scrutin: un référendum. Pour ou contre le projet de Constitution proposé par les autorités militaires au pouvoir? Sputnik : Les cryptos peuvent se superposer aux multiples monnaies nationales, a déclaré à Sputnik Afrique Yamb Ntimba, économiste, écrivain et philosophe camerounais, commentant la croissance de plus de 50% des transactions en cryptomonnaies en Afrique subsaharienne au cours de l’année financière 2024. Mardi 16/09. La Libre Afrique : Avec la chute annoncée dans les tout prochains jours de Vital Kamerhe et d’une partie de son bureau (le premier vice-président, Jean-Claude Tshilumbayi, et le 2e vice-président, Christophe Mboso, sont épargnés par la motion), c’est la musique du changement de la Constitution pour permettre à Félix Tshisekedi de se maintenir au pouvoir après 2028 qui revient dans toutes les têtes. France 24 : En Côte d’Ivoire, où la moitié de la population a moins de 30 ans, le chômage des jeunes reste deux fois supérieur à la moyenne nationale. Malgré les efforts du gouvernement, l’accès à un emploi décent demeure un défi pour les jeunes ivoiriens. RT en français : En RDC, les rebelles de l’AFC/M23 sont accusés de traitements inhumains, d’actes de torture et d’humiliation qui auraient été commis à l’encontre de militaires congolais, selon le témoignage d’un sergent évadé de captivité. Le Monde Afrique : Cinq personnes rapatriées au Nigeria et en Gambie, où elles sont parfois menacées de persécutions ou de torture, accusent Washington d’avoir téléguidé leur retour illégal via Accra. Jeune Afrique : Les ministres de la Justice des trois pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) se sont réunis ce mardi pour discuter des modalités d’un retrait coordonné de la Cour pénale internationale, qu’ils souhaitent remplacer par une Cour pénale sahélienne. Lundi 15/09. France 24 : Au Cameroun, Issa Tchiroma Bakary, ancien ministre de Paul Biya a été désigné par le Front du changement 2025, comme candidat « consensuel » d’une partie de l’opposition. Une désignation qui est pourtant loin de faire l’unanimité. RT en français : La Foire commerciale intra-africaine (IATF 2025), dans sa 4ᵉ édition organisée à Alger du 4 au 10 septembre, « a été un plein succès, reconnu par toutes les institutions continentales associées à son organisation, et salué par l’ensemble des participants : exposants, opérateurs économiques et visiteurs », selon le chef de la diplomatie algérienne, Ahmed Attaf. Adrien Thyg
Sénégal: Bassirou Diomaye Faye invite à faire de l’agriculture un secteur attractif pour la jeunesse africaine

Le Président Bassirou Diomaye Faye a appelé, mardi 01 septembre, à faire de l’agriculture un secteur attractif pour la jeunesse africaine et le moteur d’une renaissance africaine fondée sur la souveraineté, l’innovation et le développement partagé. S’exprimant lors de la cérémonie d’ouverture du 19ᵉ Forum africain des systèmes alimentaires à Diamniadio, le chef de l’Etat sénégalais « a insisté sur la nécessité d’investir massivement dans la modernisation de l’agriculture, la maîtrise de l’eau, la transformation locale, le développement des chaînes de valeur », indique la présidence sénégalaise un communiqué. Dans son allocution, devant son homologue, Son Excellence Paul Kagame, Président de la République du Rwanda, et de nombreuses hautes personnalités africaines et internationales, il a également souligné l’importance du commerce intra-africain, de l’innovation et la digitalisation. Et rappeler que « l’Afrique détient 65% des terres arables mondiales, une jeunesse créative et une richesse hydrique considérable ». Autant d’atouts qui, selon Bassirou Diomaye Faye, font de l’Afrique « la clé de sa propre souveraineté alimentaire et un acteur majeur pour nourrir le monde ». Martin Kam
Congo/ SMIB 2025 : le Kenya et l’Ouganda dominent le plateau international

SPORTS. La 20ème édition du semi-marathon international a livré ses résultats. Avec des performances respectives de 1h04mn32s pour le Kenyan Denis Kipkosgei et 1h13mn10s pour l’Ougandaise Ruth Cheptoyek, ces deux athlètes ont largement dominé la course qui s’est tenue le 14 août 2025 à Brazzaville, à l’occasion du 65ème anniversaire de l’indépendance du Congo. Cette année, le semi-marathon de la Brazzaville a fêté ses 15 ans d’existence. La Fédération locale de course à pied, en tant que partenaire principal de l’événement, a à nouveau insufflé l’énergie du sport dans cette compétition. Avec un parcours de 25 km, officiellement homologué selon les standards internationaux, le marathon 2024 a rassemblé près de 7 000 participants, dont une trentaine d’athlètes venus de l’étranger. Pour les nationaux tous les 15 départements ont été représentés. Une dizaine d’athlètes congolais, cinq hommes et cinq femmes, se sont préparés, grâce au soutien du sponsor officiel (SNPC) ont suivi trois mois de formation à Eldoret, au Kenya, pour renforcer leur endurance et porter haut les couleurs du Congo. Au niveau de la sous-région, 6 pays étaient présents à Brazzaville, à savoir la RDC, le Cameroun, le Tchad, le Gabon et la RCA. Pour le plateau international, la 20 ème édition a réuni les athlètes venus de l’Ethiopie, de l’Ouganda, du Kenya et du Rwanda. Sur le terrain, la tradition a été respectée. Une fois encore, les athlètes congolais ont mordu la poussière face aux étrangers qui se sont imposés sur le plateau international dès le premier bouclage des 8 premiers kms. Et sans surprise, c’est le Kényan Denis Kipkosgei, avec un chrono de 1h04mn32s, en version masculine qui a franchi le premier la ligne d’arrivée avec un chrono de 1h04mn32s de 1heure ; talonné de près par l’ougandais Ezékiel Chepkorom et Rwandais Félicien Muhitira, tenant du titre, avec respectivement un chrono de 1h04mn38s et d’1h4mn 56s. En version féminine, la logique a été encore respectée et le tiercé gagnant a souri largement aux athlètes des hauts plateaux. Sur la plus haute marche du podium s’est illustrée l’ougandaise Ruth Cheptoyek avec un chrono de 1h13mn 10s. Ses poursuivantes immédiates ont pour noms Frida Hassanatte du Tchad (1h 13min 36 s) et Emeline Imanizayo du Rwanda (1h 17min 00 sec). Du côté des nationaux, la palme d’or est revenue, en version masculine, à Jean Marie Sametone Matena Libombo qui a bouclé les 21km 100 en 1h09mn5s. Il a été talonné de près par Rubin Bindikou et Nelson Mandela Boyoko qui ont affiché respectivement un chrono1h0946s et 1h10mn7s. En version féminine, Missamou Bafoundissa Léonce Chardevie, la tenante du titre s’est contentée de la 3ème place avec un chrono de 1h17mn20s. Elle a été détrônée par Ladelice Matoumbissa suivie de Cleme Mambeke réalisant pour la première un chrono de 1h16mn30s et pour la deuxième un chrono 1h16mn51s. Au cours de cette 20ème édition, l’association sport et loisir (ASEL) partenaire international du SMIB a décerné au président, Denis Sassou N’Guesso, un trophée en bronze de 23 kilos soulignant l’élégance et la noblesse de la presse. Un trophée a été également remis au Directeur général de la SNPC, Maixent Raoul Ominga. Le président du Comité de direction du SMIB, Raymond Ibata, a reçu également un trophée de la part de l’ASEL. Au cours de cette édition, les athlètes ayant figuré sur le podium lors des compétitions nationales ont vu leurs primes s’accroître. Le vainqueur a reçu un chèque de 2 500 000 FCFA, le second 2 000 000 FCFA, et le troisième 1 500 000 FCFA, représentant une hausse de 500 000 FCFA par rapport aux éditions précédentes. Wilfrid Lawilla D.
Médias: l’Afrique dans la presse internationale (Revue de presse de la semaine du 4 au 10 août)

10/08. AFRICANES: Au Tchad, l’ancien Premier ministre et chef de l’opposition, Succès Masra, a été condamné à vingt ans de prison ferme, assortis d’une amende d’un milliard de francs CFA. Cette décision rendue par le tribunal de N’Djamena intervient dans le cadre du massacre de Mandakao, survenu en mai dernier, et qui a coûté la vie à quarante-deux personnes. 10/08. LEFIGARO : Des milliers d’opposants ont manifesté dans le calme samedi matin à Abidjan pour protester contre la candidature à un quatrième mandat du président sortant Alassane Ouattara et réclamer la réinscription sur la liste électorale de plusieurs dirigeants d’opposition pour la présidentielle du 25 octobre. 10/08. RT FRANÇAIS : Le Nigeria a réaffirmé son refus d’accueillir les individus expulsés des États-Unis, se démarquant ainsi de pays comme le Rwanda, l’Eswatini et le Soudan du Sud, qui ont accepté de recevoir des étrangers renvoyés du territoire américain, rapporte Punch Newspapers. 10/08. RFI : Dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), des combats ont été de nouveau enregistrés, ce week-end, entre le groupe armé AFC/M23 et l’armée congolaise appuyée par les Wazalendo. Ces affrontements se sont déroulés sur plusieurs fronts, dans les provinces du Nord et Sud-Kivu, malgré la signature du cessez-le-feu, à Doha, entre Kinshasa et l’AFC/M23. 09/08. LEMONDE : Pari réussi pour l’opposition ivoirienne, qui a réuni des milliers de personnes dans les rues d’Abidjan, samedi 9 août, à moins de trois mois de l’élection présidentielle. Malgré un climat politique tendu marqué par la candidature du président Alassane Ouattara à un quatrième mandat consécutif et par une série d’arrestations et de convocations judiciaires de cadres de l’opposition, la manifestation s’est déroulée dans le calme sur le boulevard de la Solidarité à Yopougon. 09/08. XINHUA : La Tunisie condamne fermement l’annonce faite par Israël « concernant ses intentions ignobles de réoccuper entièrement la Bande de Gaza, de disperser sa population et de la confiner dans une partie réduite de la Bande », a déclaré samedi le ministère tunisien des Affaires étrangères. 09/08. RFI : La justice du Tchad a rendu sa décision vendredi 8 août dans le procès en appel d’Idriss Youssouf Boy, qui s’est ouvert la veille, à la maison d’arrêt de Klessoum. L’ex-directeur de cabinet et bras droit du président Déby était jugé pour corruption passive. L’influent homme d’affaires About Hachim Bouder était également jugé pour corruption active, en son absence, car est à l’étranger. 09/08. LEMONDE : Un ancien premier secrétaire de l’ambassade d’Algérie à Paris est mis en cause pour sa participation à l’enlèvement, en avril 2024, d’Amir DZ, un youtubeur réfugié politique en France. Le rebondissement judiciaire promet de rajouter une nouvelle poignée de sel sur la plaie d’une relation franco-algérienne déjà en charpie. 08/08. XINHUA : Le secteur des télécommunications en Tunisie enregistrait fin juin une progression de 2% des transactions en glissement mensuel, a annoncé vendredi l’Autorité nationale des télécommunications (ANT). D’après elle, le volume de ces transactions a atteint 339,9 millions de dinars (plus de 117 millions de dollars). 07/08. RT FRANÇAIS: Les autorités algériennes ont réagi ce 7 août à la lettre adressée par le président français à son Premier ministre appelant à suspendre « formellement » l’accord de 2013 avec Alger « concernant les exemptions de visa sur les passeports officiels et diplomatiques ». À la lumière des explications fournies au Chargé d’affaires de l’ambassade d’Algérie en France par le Quai d’Orsay, la diplomatie algérienne a décidé d’appliquer le principe de réciprocité. 06/08. LEPOINT : La crise passe au niveau supérieur. Dans une lettre adressée à François Bayrou et publiée ce mercredi 6 août par Le Figaro, Emmanuel Macron demande au Premier ministre que la France agisse « avec plus de fermeté et de détermination » face à l’Algérie, dans un contexte de relations dégradées entre les deux pays. 05/08. LEPOINT : Kigali s’est engagé à accueillir 250 migrants expulsés des États-Unis, scellant un nouveau partenariat migratoire avec l’administration Trump. Le Rwanda s’impose décidément comme la terre d’accueil des expulsés indésirables de l’Occident. Kigali a discrètement signé en juin un accord avec les États-Unis pour accueillir jusqu’à 250 migrants expulsés du territoire américain, selon une révélation exclusive de Reuters, confirmée par le gouvernement rwandais. Adrien Thyg
Classement : les 7 présidents africains aux plus longs règnes en 2025

Teodoro Obiang Nguema en Guinée Équatoriale, Paul Biya au Cameroun ou encore Paul Kagame au Rwanda, ils sont près d’une dizaine de présidents à s’être maintenus au pouvoir durant des décennies. Entre modifications de la constitution, mainmise sur les élections et autres mesures autocratiques, ils ont tout osé et tout reformé pour demeurer chef d’États. Paul Kagamé, Rwanda (25 ans) Réélu le 15 juillet 2024, Paul Kagamé est président de la République du Rwanda depuis le 24 mars 2000, soit 25 ans. Âge de 67 ans, il était commandant du Front patriotique rwandais (FPR), un mouvement rebelle qui combattait le pouvoir Hutu. Il remporte la guerre civile rwandaise et met fin au génocide des Tutsi en 1994. Par la suite, il devient vice-président et ministre de la Défense, sous la présidence de Pasteur Bizimungu. À son poste, il soutient une invasion rebelle du Zaïre en 1996, menant au renversement du président zaïrois Mobutu Sese Seko en 1997. Il soutient également plusieurs groupes rebelles dans la deuxième guerre du Congo, de 1998 à 2003, contre le nouveau gouvernement congolais de Laurent-Désiré Kabila puis de son fils Joseph Kabila. Après la démission de Pasteur Bizimungu en 2000, il accède à la présidence en tant que quatrième président du Rwanda et depuis, il sera systématiquement réélu. Alors que beaucoup apprécient son bilan économique, il est considéré par plusieurs observateurs comme étant un dictateur. Il est accusé par l’ONU d’être partie prenante à la guerre du Kivu dans l’est de la République démocratique du Congo, en soutenant le Mouvement du 23 mars (M23), groupe armé rebelle accusé de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité. Ismail Omar Guelleh, Djibouti (26 ans) On n’entend pas souvent parler de lui, mais Ismail Omar Guelleh, 77 ans, Président de la République de Djibouti, a une longévité à ne pas négliger. Guelleh dirige le pays depuis 26 ans, détenant le record de longévité à la présidence de Djibouti. Il arrive au pouvoir le 08 mai 1999, succédant à son oncle Hassan Gouled Aptidon, et devient le deuxième président de Djibouti en mai 1999. En 1965, âgé de 18 ans, Ismail Omar Guelleh commence à travailler au sein des Renseignements généraux du Territoire français des Afars et des Issas, car il est polyglotte, s’exprimant en amharique, somalien, arabe, français, italien et anglais. En 1974, il est suspendu de ses fonctions, car soupçonné de transmettre des informations à la mouvance indépendantiste. Il s’investit alors dans la Ligue populaire africaine pour l’indépendance (LPAI) présidée par Hassan Gouled Aptidon, qui milite pour l’indépendance. Membre du parti présidentiel, le Rassemblement populaire pour le progrès (RPP), dès sa création en 1979, il est élu président du comité central et de la commission culturelle en 1981. La liberté de presse est presque inexistante sous son gouvernement. En 2025, Reporters sans frontières situe Djibouti à la 168e place sur 180 pays, décrivant une situation de « terreur médiatique » où tout un arsenal répressif est déployé contre les journalistes. Le 9 avril 2021, Ismaïl Omar Guelleh est réélu pour un 5e mandat à la tête de l’État dès le premier tour avec 98,58 % des voix. Isaias Afwerki, Érythrée (32 ans) Isaias Afwerki est président de l’Érythrée depuis son indépendance, en 1993. Avant cette date, le pays était lié à l’Éthiopie, lui garantissant son ultime façade maritime. Le président érythréen a été l’un des principaux artisans de cette indépendance, obtenue grâce à un référendum soutenu par l’ONU le 24 mai 1993. En février 1994, le FPLE est renommé Front populaire pour la démocratie et la justice (FPDJ) lors de son troisième congrès et Afwerki reste le secrétaire général du parti unique du nouvel État. Dès le début de son mandat, Isaias Afwerki instaure un régime de parti unique, sans élections, une économie centralisée sur l’État et une forte restriction de la liberté de la presse. Après la deuxième guerre contre l’Éthiopie (de 1998 à 2000), le président Afwerki fait basculer son pays dans la dictature. Son pays est considéré comme l’un des plus fermé au monde. Yoweri Museveni, Ouganda (39 ans) Yoweri Museveni est à la tête du gouvernement ougandais depuis 1986, soit 39 ans. Commandant du Mouvement de résistance nationale (NRM), il fait partie des rebelles qui ont renversé les dirigeants ougandais Idi Amin (1971-1979) et Milton Obote (1980-1985). Reconnu comme héros par l’Occident, Museveni va supprimer la limitation de mandats présidentiels en 2005, lui permettant ainsi de se maintenir au pouvoir. En 2018, il supprime la limite d’âge présidentielle puis gagne un sixième mandat à l’issue de l’élection présidentielle de 2021. Il va aussi se distinguer en 2014 par ses lois anti-homosexualité visant à introduire la peine de mort pour les personnes LGBT+. En politique extérieure, il soutient une invasion rebelle du Zaïre pendant la première guerre du Congo en 1996, menant au renversement du dictateur zaïrois Mobutu Sese Seko l’année suivante. Il soutient également plusieurs groupes rebelles, notamment le Mouvement de libération du Congo (MLC) contre le nouveau gouvernement congolais de Laurent-Désiré Kabila puis de son fils Joseph Kabila dans la deuxième guerre du Congo de 1998 à 2003. Au cours de sa présidence, Yoweri Museveni fait face à l’insurrection de l’Armée de résistance du Seigneur mais ne faiblit pas. Denis Sassou-Nguesso, République du Congo (41 ans) À 82 ans, Denis Sassou-Nguesso est le président de la République du Congo depuis 41 ans. Initialement militaire et homme d’État congolais, il est devenu chef de l’État pour la première fois en mars 1979 et a dirigé le pays jusqu’en août 1992. Il est revenu au pouvoir après une guerre civile en 1997 et est resté en poste depuis, écrasant toute opposition politique significative. Pour retrouver le pouvoir, il a renversé le président élu : Pascal Lissouba, lors de la guerre civile du Congo-Brazzaville. Dès les années 1960, Denis Sassou-Nguesso participe à la mouvance des officiers progressistes qui lui donne une place parmi les trente-neuf membres du Conseil national de la révolution. Il finit par les diriger. Il fonde ensuite le Parti congolais