Patrick Mbeko : Joseph Kabila a raison de mettre en garde contre le risque de « soudanisation » de la RDC

Patrick Mbeko : Joseph Kabila a raison de mettre en garde contre le risque de « soudanisation » de la RDC

Qu’on l’apprécie ou non, et bien qu’il porte une part de responsabilité dans la crise que traverse la République démocratique du Congo (RDC), l’ancien président Joseph Kabila a raison de mettre en garde contre le risque de « soudanisation » du pays, estime le chercheur et analyste des questions géopolitiques Patrick Mbeko. « On peut détester la personne de Joseph Kabila à cause de son bilan. C’est un droit. Mais balayer d’un revers de main son avertissement sur la « soudanisation » de la crise congolaise relève de l’aveuglement volontaire », écrit-t-il dans un bref message publié sur les réseaux sociaux. L’auteur de plusieurs ouvrages de référence sur les conflits armés en Afrique estime que « la situation actuelle de la RD Congo est si explosive qu’un simple incident pourrait suffire à faire basculer le pays dans un chaos incontrôlable ». A ses yeux, « les réactions outrées des partisans du pouvoir, qui confondent loyauté politique et réflexe alimentaire, n’ont rien d’étonnant. Pas plus que les attaques de ceux qui, obsédés par leur hostilité envers Kabila, refusent d’entendre quoi que ce soit venant de lui ». Pourtant, poursuit-il, « la réalité est bien là : la RDC court un grand danger. La situation est trop critique pour l’aborder avec légèreté et émotion. Le pays est miné de l’intérieur. Ses propres filles et fils l’entraînent vers l’abîme, incapables de dépasser leurs calculs personnels et de penser au‑delà de leurs intérêts immédiats pour affronter une crise qui exige lucidité, courage et responsabilité ». Patick Mbeko conclut en ces termes: « continuer à traiter avec légèreté la crise actuelle, c’est jouer avec une poudrière allumée ». Adrien Thyg

RDC. L’opposant Delly Sesanga accuse le régime Tshisekedi d’exploiter la guerre pour se maintenir au pouvoir

RDC. L’opposant Delly Sesanga accuse le régime Tshisekedi d’exploiter la guerre pour se maintenir au pouvoir

Le parti d’opposition Envol a tenu une conférence de presse ce samedi 21 mars à Kinshasa, au cours de laquelle son président, Delly Sesanga, s’est exprimé sur la situation sécuritaire et politique du pays. Il a fermement condamné ce qu’il qualifie d’agression du Rwanda contre la République démocratique du Congo, tout en dénonçant une dégradation persistante de la situation sécuritaire dans l’Est du pays. Une guerre « instrumentalisée » ? Au-delà de la condamnation de l’agression extérieure, Delly Sesanga a pointé du doigt la gestion politique du conflit par les autorités en place. Selon lui, la guerre est devenue « un alibi » utilisé pour servir des intérêts politiques internes. Il s’interroge notamment sur les intentions réelles du pouvoir : « Le pouvoir cherche-t-il réellement la paix ou entretient-il la guerre pour des besoins politiques ? »  Appel à la défense de l’intégrité territoriale Le président d’Envol a réaffirmé sa position de principe contre toute ingérence étrangère. Il a exigé le retrait des forces étrangères et des mercenaires présents sur le territoire congolais. Dans le même temps, il a appelé la population à se mobiliser pour défendre l’intégrité territoriale de la RDC face aux menaces extérieures. Entre lucidité et critique de la gouvernance Delly Sesanga a toutefois insisté sur la nécessité de garder une lecture critique de la situation. Pour lui, la condamnation de l’agression ne doit pas servir à légitimer la gouvernance actuelle. « La condamnation de l’agression rwandaise ne saurait valoir validation de la gouvernance en place », a-t-il martelé. Par cette prise de position, l’opposant relance le débat sur la gestion de la crise sécuritaire dans l’est de la RDC et ses implications politiques. Alors que le pays reste confronté à des défis sécuritaires majeurs, ces déclarations illustrent les tensions persistantes entre pouvoir et opposition autour de la conduite des affaires nationales. Radio Okapi

RDC. La CNC s’oppose à l’émergence du Parti unique UDPS. Le journaliste Freddy MULONGO n’est pas membre de l’AFC/M23

RDC. La CNC s’oppose à l’émergence du Parti unique UDPS. Le journaliste Freddy MULONGO n’est pas membre de l’AFC/M23

LIBRES PROPOS. La Coalition pour un Nouveau Congo (CNC) s’oppose à l’émergence du Parti unique UDPS qui traite tous les vrais opposants et résistants de membres de l’AFC/M23 et du Rwanda. Le journaliste Freddy MULONGO n’est pas membre de l’AFC-M23. Le pouvoir de l’UDPS et de l’Union sacrée souillée est aux abois et devient une terrible dictature. Nous risquons de vivre une dictature pire qu’à l’époque de Mobutu Sese Seko. Tous ceux qui dénoncent les dérives et les faiblesses du pouvoir de l’UDPS et de l’Union sacrée souillée sont traités d’étrangers, de membres de l’AFC/M23 et du Rwanda. Le MPR Parti-Etat que nous croyions définitivement mort est ressuscité par l’UDPS. Le djalelo est revenu avec force. Même certains professeurs d’université n’hésitent pas de se coucher sur leurs ventres pour avoir des privilèges de la part du chef. Même le pouvoir dictatorial de Mobutu, au sommet de sa gloire, n’a pas traité les opposants, les résistants et les leaders d’opinion Congolais d’étrangers. L’UDPS devient ridiculement le parti qui retire et distribue la nationalité congolaise à qui il veut. Pour avoir publié l’article de la Coalition pour un Nouveau Congo (CNC) qui demande que la modification de la Constitution puisse intervenir à la fin du pouvoir de Mr Félix TshilomboTshisekedi après les élections de 2028, le journaliste Freddy MULONGO MUKENA est menacé et traité de membre de l’AFC/M23. Quel est son péché ? La Constitution congolaise limite la durée du mandat présidentiel à deux. Mr Félix Tshilombo veut braver l’article 220 de la Constitution. La Coalition pour un Nouveau Congo (CNC) n’est pas aussi membre de l’AFC/M23 et du Rwanda. Mr Freddy MULONGO MUKENA est un grand journaliste connu de longue date en République Démocratique du Congo et dans la diaspora congolaise avec sa radio Réveil FM International. C’est un journaliste d’investigation pointillé, un pamphlétaire de renom avec son style particulier. Il a battu aussi sa réputation avec sa série de 10 questions posées à plusieurs acteurs politiques et d’opinion Congolais. Il est aussi un grand combattant de la liberté et de la justice en tant qu’acteur de la société civile. Il n’épargne personne dans ses écrits. Il peut aussi attaquer sévèrement la Coalition pour un Nouveau Congo (CNC) qui n’a pas de relation particulière avec lui. Le Journaliste Freddy MULONGO MUKENA publie simplement les articles que la CNC envoie à tous journalistes et professionnels de l’information et de la communication. Il n’est pas aussi membre de la CNC. 2. La CNC appelle à l’application de l’article 64 de la Constitution pour mettre fin à la dictature de l’UDPS et de l’Union sacrée souillée. LaCoalition pour un Nouveau Congo (CNC) demande à toutes les forces vives congolaises de se mobiliser autour  d’elle pour mettre fin à la dictature de Mr Félix TshilomboTshisekedi. L’heure est grave au moment où une partie du territoire est occupée à l’Est. Nous risquons de vivre une balkanisation de fait. C’est la raison pour laquelle la CNC continue d’appuyer l’organisation d’un dialogue national inclusif, sous l’égide de l’Union Africaine et de la CENCO et de l’ECC, pour mettre fin au génocide congolais et briser le plan de balkanisation de notre beau pays, la RDC. Mettons-nous ensemble avec la CNC pour la sortie définitive de crise de notre beau pays, la République Démocratique du Congo. Ainsi fait à Kinshasa, le 13 mars  2026 Pour la Coalition pour un Nouveau Congo Isidore EKOFO LOKENYO Le Porte-parole

RDC. La CNC préconise le changement de la Constitution après les élections de 2028 consacrant la fin du pouvoir de Félix Tshisekedi

RDC. La CNC préconise le changement de la Constitution après les élections de 2028 consacrant la fin du pouvoir de Félix Tshisekedi

TRIBUNE. La Coalition pour un Nouveau Congo (CNC) préconise le changement de la Constitution    après les élections de 2028 consacrant la fin du pouvoir de Mr Félix Tshilombo Tshisekedi de l’UDPS et de l’Union sacrée souillée. La Coalition pour un Nouveau Congo (CNC) suit avec une attention particulière les débats nés de l’intervention de Mr Bahati Lukwebo, notamment quand il affirme : « Si ceux qui ont 60 ou 50 ans ne sont pas matures, comment voulez-vous qu’une Constitution de 17 ans soit vieille ? ». Cette phrase, largement relayée dans les médias et sur les réseaux sociaux, s’inscrivait dans le cadre du débat national sur l’éventualité d’une réforme constitutionnelle en RDC. Pour Bahati Lukwebo, l’âge de la Constitution ne peut être considéré comme un argument suffisant pour justifier son remplacement ou sa modification. Ainsi, la République Démocratique du Congo n’a pas de problème des textes, mais d’hommes qui n’appliquent pas la Constitution. La polémique soulevée par l’intervention de ce dernier qui est membre du Présidium de l’Union Sacrée souillée montre clairement que même certains membres de l’Union sacrée ne veulent pas à entendre parler de la modification de la Constitution pour permettre à Mr Félix Tshilombo Tshisekedi de se maintenir au pouvoir après 2028. La CNC est catégorique et souligne que le mandat de ce dernier se terminera en 2028, qu’il pleuve ou qu’il neige. La CNC dit non à une nouvelle dictature. 1. Les membres de l’UDPS et de l’Union sacrée pris dans leurs propres pièges. En 2015 dans l’opposition, avec l’appui de la société civile et du Comité Laïc Catholique, l’UDPS s’est opposée farouchement à la révision de la Constitution par le pouvoir de Joseph Kabila, notamment en ce qui concerne l’article verrouillé 220 qui limite la durée du mandat présidentiel. Il s’agit bien strictement de deux mandats de cinq ans. Si le ridicule pouvait tuer les vuvuzela de l’UDPS et de l’Union sacrée souillée. Que de la cacophonie avec des propos contradictoires ! 2. Pour la CNC, la Constitution sera modifiée après le départ du pouvoir de Mr Félix Tshilombo Tshisekedi en 2028. Pour la Coalition pour un Nouveau Congo (CNC), la RDC a un problème des hommes et des textes. La Constitution actuelle appelle une modification, pour ne pas dire un changement. Mais cela n’interviendra qu’après le départ de Mr Félix Tshilombo Tshisekedi du pouvoir. La CNC ne va pas tolérer qu’il modifie la Constitution pour se maintenir au pouvoir après 2028. 3. La CNC propose que le problème de la Constitution soit traité lors d’un dialogue national inclusif. La Coalition pour un Nouveau Congo (CNC) est et sera toujours du côté du Peuple Congolais. La CNC appuie toujours l’organisation d’un dialogue national inclusif, sous l’égide de l’Union Africaine et de la CENCO et de l’ECC, pour mettre fin au génocide congolais et briser le plan de balkanisation de notre beau pays, la RDC. Elle propose que le problème de modification ou de changement de la Constitution soit traité lors du dialogue national inclusif en préparation. Mettons-nous ensemble avec la CNC pour la sortie définitive de crise de notre beau pays, la République Démocratique du Congo. Ainsi fait à Kinshasa, le 09 mars  2026 Pour la Coalition pour un Nouveau Congo Isidore EKOFO LOKENYO Le Porte-parole Contact : Mail : coalition2024@gmail.com

LINAFOOT Ligue 1 : Mazembe écrase Lubumbashi Sport, V.Club accroché par Céleste FC

LINAFOOT Ligue 1 : Mazembe écrase Lubumbashi Sport, V.Club accroché par Céleste FC

Le TP Mazembe s’est imposé face à Lubumbashi Sport sur le score de 2-0, dimanche 1er mars au stade Kibasa Maliba, dans le cadre du groupe A du championnat national de football de la RDC. Dans le groupe B, l’AS V.Club et Céleste FC se sont séparés sur un score vierge à Kinshasa. Cette victoire de TP Mazembe a été obtenue grâce aux réalisations de Dan Mbaya à la 8e minute et de Lanjesi Nkhoma à la 57e. Elle permet aux Corbeaux de consolider leur position en tête du groupe A. Dans la même enceinte, le JS Bazano a dominé le SC Don Bosco sur le score de 2-1 et grimpe à la 13e position. Au stade des Jeunes, l’AS Malole a battu l’US Panda B52 (2-0) ; tandis que le FC Saint-Luc a battu l’AS New Soger (1-0), grâce à un but précoce de Didier Mulumba inscrit à la 10e minute. Enfin, le FC Tshikas a pris le dessus sur l’AS Simba sur le score de 1-0. Dans le groupe B, le duel disputé au stade Joseph-Kabila-Kabange entre le FC Les Aigles du Congo et le FC Étoile du Kivu s’est soldé par un spectaculaire nul (2-2), marqué notamment par un doublé de Helton Kayembe, et consolide la position des Aigles à la tête du groupe B. L’As V.Club coincée À Kinshasa, au stade Tata Raphaël, l’AS V.Club a été tenue en échec par Céleste FC (0-0), laissant filer des points précieux dans la course au classement. Cette journée confirme l’intensité de la compétition, où chaque point pèse déjà lourd dans la lutte pour la qualification à la phase décisive. Voici l’actuel classement du groupe A :‎ ‎1 TP Mazembe — 52 pts ‎2 FC Saint Eloi Lupopo 45 pts ‎3 AS Simba —43 pts ‎4 CS Don Bosco —36 pts ‎5 CS Manika —32 pts ‎6 FC Blessing —32 pts ‎7 AS Saint Luc —32 pts ‎8 FC Tanganyika -31 pts 9 FC Lubumbashi Sport 28 pts ‎10 US Tshinkunku — 28 pts 11 AS New Soger — 26 pts ‎12 AS Malole —  26 pts ‎13 JSG Bazano — 25 pts ‎14 Sanga Balende 24 pts ‎15 FC Tshikas —19 pts ‎15 US Panda B52 13 pts ‎Groupe B 1.FC Les Aigles du Congo — 40 pts 2.As vita club 34 pts 3.AS Maniema Union — 33 pts 4.AS Dauphin Noir — 31 pts 5.FC Céleste — 29pts 6.AC Rangers — 26 pts 7.FC New Jack — 23 pts 8.AF Anges Verts — 20 pts 9.FC MK — 19 pts 10.FC Étoile du Kivu — 20 pts 11.FC Renaissance — 18 pts 12.OC Renaissance du Congo — 18 pts 13.OC Bukavu Dawa — 10 pts 14.Dcmp — 2 pts. Radio Okapi

RD Congo/Mort de Willy Ngoma : que comprendre et à quoi s’attendre ?

RD Congo/Mort de Willy Ngoma : que comprendre et à quoi s’attendre ?

PARLONS-EN. La mort de Willy Ngoma, le très bavard porte-parole du M23, tué, dit-on, lors d’une frappe de drone attribuée aux FARDC, suscite des réactions pour le moins contrastées. Entre les soutiens du pouvoir à Kinshasa qui s’en réjouissent ouvertement et les critiques du régime qui adoptent une posture attentiste, l’observateur neutre que je suis s’interroge : que s’est-il réellement passé à Rubaya, et que révèle cet épisode dans la séquence politico-militaire en cours ? Willy Ngoma a-t-il réellement été atteint par une frappe de drone des FARDC ? Si tel est le cas, comment expliquer l’absence d’images alors que ce type d’opération s’accompagne souvent, volontairement ou non, d’enregistrements qui circulent rapidement ? Plus encore, pourquoi le gouvernement congolais demeure-t-il étonnamment silencieux sur une action qui, si elle était confirmée, constituerait un succès militaire et symbolique ? Cet effacement est-il un choix tactique, un signe de prudence diplomatique, ou l’indice que la version la plus répandue n’épuise pas la vérité des faits ? Autre interrogation : pourquoi le Rwanda, principal soutien du M23, adopte-t-il un mutisme aussi calculé ? Faut-il y voir la volonté de ne pas assumer publiquement un revers, de préserver une marge de dénégation, ou de préparer une riposte sans s’exposer sur le terrain diplomatique ? Autant de questions qui, au-delà du sort d’un homme, renvoient à une interrogation plus large : assiste-t-on à un simple épisode de guerre, ou au signal d’un tournant dans la dynamique du conflit et dans la bataille des récits qui l’accompagne ? Deux observations s’imposent. Tout d’abord, Ngoma, comme Corneille Naanga, n’était que le visage congolais d’un dispositif politico-militaire qui n’a de congolais que le nom. Autrement dit, un figurant sur un échiquier dont il ne maîtrisait ni les articulations ni les subtilités. Sa mort, en soi, n’est donc pas un événement majeur. Mais elle pourrait devenir un casus belli pour le Rwanda et le M23, contraints récemment de battre en retraite sous la pression américaine après la prise d’Uvira. De là découlent deux hypothèses. La première : une opération sous faux drapeau Rwanda/M23 (sorte de règlement de compte interne) visant à attribuer à Kinshasa la responsabilité de l’escalade militaire qui suivrait la mort de Ngoma ⸺ ce qui placerait les États-Unis dans une position délicate. Le régime de Paul Kagame a souvent excellé dans l’art d’attribuer à autrui la responsabilité des crimes commis par ses hommes. Pendant la guerre civile au Rwanda, l’ancienne rébellion tutsie du FPR, aujourd’hui au pouvoir à Kigali, n’hésitait pas à assassiner des personnes qu’elle avait en aversion, parfois en se déguisant en forces régulières, uniquement pour multiplier les occasions d’accuser le président Habyarimana, que la presse internationale vouait déjà à la réprobation. Kagame a réédité ce type de procédé au Zaïre, entre juillet et octobre 1996, pour justifier l’invasion des forces de l’AFLD encadrées par l’armée rwandaise. La seconde hypothèse est celle d’une guerre totale assumée par Kinshasa, avec le soutien de ses partenaires. Si tel est le cas, alors la suite des événements ne dépendra pas de la capacité du M23 à maintenir sa cohésion, mais de la manière dont Kigali, son parrain, choisira de réagir. Et quoi qu’il advienne, l’arbitrage final appartiendra à Washington, partenaire des deux capitales dans l’exploitation des minerais critiques de la RDC. Je bois mon lait nsambarisé… Par Patrick Mbeko

Les pays du bassin du Congo tracent une voie stratégique vers les marchés carbone grâce à des feuilles de route pour monétiser la richesse forestière

Les pays du bassin du Congo tracent une voie stratégique vers les marchés carbone grâce à des feuilles de route pour monétiser la richesse forestière

Six pays du bassin du Congo — Cameroun, République centrafricaine, République démocratique du Congo, Guinée équatoriale, Gabon et République du Congo — travaillent à prendre des mesures audacieuses pour débloquer des paiements fondés sur les résultats et le financement climatique. Les feuilles de route stratégiques pour le marché du carbone et le financement climatique dans le secteur forestier des pays du bassin du Congo,nouvellement lancées et développées avec le soutien de la Banque mondiale, servent de plans pour transformer la vaste richesse forestière de la région en un moteur puissant de croissance résiliente au climat, de développement durable et d’emplois verts. Ces feuilles de route fournissent des plans spécifiques à chaque pays, pour aider les pays du bassin du Congo à haute forêt et faible déforestation (HFLD) à s’engager de manière crédible et efficace sur les marchés mondiaux du carbone, à mobiliser un financement basé sur les résultats et à transformer leurs actifs forestiers en moteurs de croissance résiliente face au climat. Adaptées à la préparation et au paysage institutionnel de chaque pays, les feuilles de route s’appuient sur les données fondamentales des Comptes écosystémiques forestiers et recommandations politiquespour le bassin du Congo pour créer un cadre complet alignant les objectifs nature et climatique avec les priorités nationales de développement. Dans le cadre des services analytiques et consultatifs (ASA) plus larges de la Banquemondiale pour le bassin du Congo, ces feuilles de route visent à transformer le récit du développement régional — passant d’une perte ou dégradation forestière à une croissance axée sur les forêts. « Les forêts du bassin du Congo offrent plus que la simple régulation climatique mondiale — elles représentent des actifs financiers essentiels et une opportunité de développement », a déclaré Chakib Jenane, directeur régional de la pratique de la Banque mondiale pour la région Afrique de l’Ouest et du Centre. « Ces feuilles de route constituent le lien crucial et montrent comment les pays peuvent convertir le capital naturel en investissements tangibles générant des revenus, des emplois et de la résilience pour les communautés locales. » Les feuilles de route appellent à une coordination institutionnelle renforcée, des mécanismes équitables de partage des bénéfices, ainsi qu’à des systèmes numériques robustes de Surveillance, Reporting et Vérification (MRV) alignés sur l’article 6 de l’Accord de Paris. Alors que des pays comme le Gabon, la République du Congo progressent avec des accords pilotes basés sur les résultats et des progrès REDD+, d’autres comme la Guinée équatoriale et la République centrafricaine en sont aux premiers stades de leur développement. Les opportunités abondent également en République démocratique du Congo et au Cameroun. Les feuilles de route mettent en lumière les lacunes et priorisent les actions clés qui permettront aux pays de tirer parti du potentiel des marchés du carbone et du financement climatique. « Les marchés du carbone peuvent changer la donne pour les pays du bassin du Congo — mais seulement si les conditions favorables sont en place », a déclaré Cheick Fantamady Kanté, directeur de division de la Banque mondiale pour le Cameroun, la République centrafricaine, la Guinée équatoriale, le Gabon et la République du Congo. « Ces feuilles de route stratégiques offrent un guide pratique de bout en bout pour que les gouvernements mettent en œuvre le financement carbone, en mettant l’accent sur la bonne gouvernance, l’engagement du secteur privé et les bénéfices pour les communautés locales. » Élaborées à travers de larges consultations des parties prenantes et ancrées dans des priorités nationales, ces feuilles de route aident les pays à : Ces feuilles de route climatiques pour les marchés du carbone représentent une convergence d’emplois, d’environnements et d’agendas économiques. BM

RD Congo : Willy Ngoma, porte-parole de l’AFC/M23, tué à Rubaya

RD Congo : Willy Ngoma, porte-parole de l’AFC/M23, tué à Rubaya

Willy Ngoma, le porte-parole militaire de l’Alliance Fleuve Congo/Mouvement du 23 mars, a été tué dans la nuit de lundi à mardi à Rubaya, dans la province du Nord-Kivu. Selon plusieurs sources, le dirigeant militaire du M23 aurait été visé par un drone lors d’une opération aérienne attribuée aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC). Sa mort intervient treize mois après la prise de Goma par le groupe armé. Comme le souligne Radio Okapi, Willy Ngoma figurait sur la liste des personnes sanctionnées par le Conseil de sécurité des Nations unies pour entrave au processus de paix et violations des droits humains. « Il avait aussi été visé en décembre 2023 par les États-Unis pour violation des droits de l’homme et meurtre entre autres », rappelle Africanews. Adrien Thyg