Mali/Mali, AES : le nouveau drapeau de la confédération présenté au Président de la TransitionAES : le nouveau drapeau de la confédération présenté au Président de la Transition

Mali/Mali, AES : le nouveau drapeau de la confédération présenté au Président de la TransitionAES : le nouveau drapeau de la confédération présenté au Président de la Transition

Le Président de la Transition, Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, a reçu en audience, ce lundi 24 février 2025, une délégation de ministres de la Confédération des États du Sahel (AES). L’objectif de cette visite était de faire le compte-rendu des rencontres récemment tenues à Bamako et de lui présenter le nouveau drapeau de la Confédération. À leur sortie d’audience, le porte-parole de la délégation, le Général de Brigade Célestin SIMPORE, ministre de la Défense et des Anciens Combattants de la République du Burkina Faso, a rendu un hommage vibrant aux Forces de Défense et de Sécurité des pays de l’AES, « qui se battent jour et nuit pour le retour de la paix, la sécurité, l’indépendance et la souveraineté réelle de nos trois États ». Il a précisé que cette visite faisait suite à la rencontre des délégations ministérielles et des experts, tenue à Bamako la semaine dernière. Alors que les experts se sont réunis pendant plus de cinq jours, les ministres, quant à eux, ont tenu leurs travaux sur une durée de 72 heures, a-t-il expliqué. Ces rencontres s’inscrivent dans le cadre de la réflexion sur les négociations futures que l’Alliance devra mener avec la CEDEAO en vue de sa sortie de cette organisation. « Les travaux se sont bien déroulés, nous avons abouti à de bonnes conclusions que nous sommes venus présenter à Son Excellence le Président Assimi GOÏTA ce matin », a expliqué le ministre burkinabè avant d’indiquer avoir reçu des orientations claires du Président de la Confédération des États de l’AES. Les ministres sont exhortés à accélérer le processus, à être pratiques et pragmatiques, en vue de la consolidation de l’espace AES et de sa structuration, de sorte à « garantir l’indépendance et la souveraineté réelle de nos peuples ». Le Général de Brigade Célestin SIMPORE a également précisé qu’au cours de cette audience, le nouveau drapeau de l’AES a été présenté à Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA. « Un très beau drapeau qui sera porté à la connaissance de tous les peuples de l’AES », et qui sera célébré autant que possible. Dans les jours à venir, les ministres de l’espace AES vont se « réunir en commission avec les pays de la CEDEAO pour engager rapidement des négociations et tirer des conclusions », qui seront bénéfiques pour l’ensemble des peuples, a conclu le porte-parole de la délégation ministérielle.

Niger/50è édition de la coupe nationale : L’AS FAN élimine L’AS GNN après une séance des tirs au but par un score de 3 à 0

Niger/50è édition de la coupe nationale : L’AS FAN élimine L’AS GNN après une séance des tirs au but par un score de 3 à 0

Dans le cadre de la 16ème de finale de la coupe nationale du Niger édition 2025, l’Association Sportive des forces Armées Nigériennes AS FAN a battu, ce samedi 22 février 2025, l’Association Sportive de la Garde Nationale du Niger AS GNN au stade Général Seyni Kountché de Niamey après une séance des tirs au but (3-0).  C’est d’ans une rencontre palpitante et beaucoup d’engagement entre l’AS FAN et l’AS GNN, que l’AS FAN qui a eu à mobiliser un nombre important des supporters a battu l’AS GNN. A l’issue de ce match intense, Elvis Bernard Addae a inscrit pour les forces armées nigériennes un joli but juste à la 4ème minute de jeu et le score reste inchangé jusqu’à la pause. Au retour des vestiaires, Godgive Oscar de l’AS GNN a égalisé le score à travers un coup de tête qui a surpris le gardien de but de l’AS FAN Tanja Mahamadou. Cette rencontre s’est terminée sur un score de 1but partout, et c’est après une séance des tirs au but que l’association sportive des forces armées nigériennes a battu l’Association Sportive de la Garde Nationale par un score de 3 buts à 0. L’AS GNN éliminée de la course à la quête de la dame coupe et l’AS FAN passe en vitesse pour le 8ème de finale exactement comme l’édition précédente. ANP

Niger : Deux nouveaux permis d’exploitation minière octroyés à deux sociétés de droit nigérien

Niger : Deux nouveaux permis d’exploitation minière octroyés à deux sociétés de droit nigérien

Le gouvernement du Niger, réuni ce samedi 22 février 2025, en conseil des ministres sous la présidence du Chef de l’Etat, le général de brigade Abdourahamane Tiani, a attribué des nouveaux permis pour exploitation minière à la compagnie Minière de l’Aïr (COMINAIR SA) et la Compagnie Minière de Recherche et d’Exploitation (COMIREX SA), toutes les deux de droit nigérien. Ainsi, le gouvernement a adopté un projet de décret portant attribution d’un permis pour petite exploitation minière de cuivre dénommé  »OUNWAJO », situé dans les communes rurales de Tabelot et de Dabaga, département de Tchirozérine, Région d’Agadez à la Compagnie Minière de l’Aïr (COMINAIR SA). La réunion a par la suite adopté le projet de décret portant attribution d’un permis pour petite exploitation minière d’uranium dénommé  »MORADI », situé dans la commune rurale de Dannet, département d’Arlit, Région d’Agadez à la Compagnie Minière de Recherche et d’Exploitation (COMIREX SA). Le communiqué du gouvernement indique que « ces deux (2) projets de décrets sont pris en application de la loi du 05 juillet 2022, portant loi minière. Dans leur forme, ces projets consacrent la transformation des autorisations d’exploitation minière sémi-mécanisée déjà détenues par ces Compagnies minières en permis pour petite exploitation minière ». En effet, les travaux de sondage et d’analyse des échantillons réalisés par ces compagnies ont abouti à la mise en évidence d’un gisement important de cuivre et d’uranium dans le périmètre de leurs autorisations d’exploitation minière sémi-mécanisée. « Avec le début de l’exploitation du cuivre, le Niger poursuit son programme de diversification de la production minière et marque son entrée dans le cercle restreint des pays producteurs de ce minerai stratégique », souligne la source. Le gouvernement de préciser que les compagnies titulaires de ces permis « sont des sociétés de droit nigérien appartenant à des nationaux et dans lesquelles l’Etat a un niveau de participation dans le capital social de l’ordre de 25% pour la Compagnie Minière de l’Aïr (COMINAIR SA) et de 40% pour la Compagnie Minière de Recherche et d’Exploitation (COMIREX SA) ». Le gouvernement révèle qu’ il est attendu de l’exploitation du cuivre par la Compagnie Minière de l’Aïr (COMINAIR SA) notamment  une production moyenne annuelle de 2700 tonnes de cuivre métal sur une durée de 10 ans ; la création de 300 emplois directs au profit des jeunes nigériens; une redevance minière sur les 10 premières années de vente de la production de cuivre de plus de quatre milliards (4000 000 000) de Francs CFA et une redevance superficiaire de cinq cent soixante-quinze millions (575 000 000) de Francs CFA . S’agissant  de l’exploitation de l’uranium par la Compagnie Minière de Recherche et d’Exploitation (COMIREX SA) , il est attendu entre autres , une production moyenne annuelle de 300 tonnes d’uranium métal sur une durée de cinq (05) ans, renouvelable ; la création de quatre-vingt-quatorze (94) emplois au profit des jeunes nigériens; une redevance minière sur la vente de la production d’uranium de plus de trois milliards six cent trente-quatre millions deux cent soixante-sept mille (3.634 267 000) de francs CFA et une redevance superficiaire de cent quatorze millions (114 000 000) de francs CFA, durant la vie du projet. Le document souligne par ailleurs qu’en respect aux dispositions de la loi minière et de l’ordonnance du 02 août 2024, relative au contenu local dans les secteurs des mines et des hydrocarbures, ces deux (2) sociétés devront donner la priorité aux entreprises locales dans la fourniture des biens et services liés à leur exploitation. En outre, elles sont tenues de contribuer, notamment au financement de la formation continue du personnel du Ministère en charge des Mines ; au financement des infrastructures collectives dans leur zone d’exploitation ; à la protection de l’environnement et au respect des principes de gestion durable. « Ces deux (2) projets de décrets viennent ainsi conforter la volonté du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie et du Gouvernement d’exercer notre souveraineté pleine et entière sur nos ressources naturelles au profit de nos populations », rappelle la source. ANP

Niger : Le général Abdourahamane Tiani s’engage à mettre en œuvre les recommandations et résolutions issues des assises nationales

Niger :  Le général Abdourahamane Tiani s’engage à mettre en œuvre les recommandations et résolutions issues des assises nationales

Le président du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP), chef de l’Etat, le général de Brigade Abdourahamane Tiani, en clôturant les travaux des assises nationales, ce jeudi 20 février 2025, s’est engagé à concrétiser toutes les recommandations et résolutions formulées à l’occasion. Dans son intervention, le chef de l’Etat Nigérien a rappelé que les assises qui s’achèvent aujourd’hui ont permis de passer en revue tous les sujets d’intérêt national, qu’ils s’agissent de l’exploitation des ressources du sol et du sous-sol ; de l’environnement ; des maux qui minent la société et la cohésion sociale ; des défis sécuritaires, de la gouvernance du pays ; de la santé de la population, de l’éducation et de la relation avec les autres Etats de la communauté internationale. Général Tiani de souligner également que ces assises ont permis d’élaborer un projet de charte de la transition et de dégager les principes fondamentaux qui devront désormais régir la gouvernance de notre pays, l’exploitation de nos ressources et notre conduite dans les relations internationales entre autres. « Vous avez aussi échangé de tous les sujets sans restriction et sans ingérence aucune du pouvoir public de la transition et fait des propositions pour la refondation de notre Etat », a-t-il relevé tout en mentionnant que « les résultats auxquels vous êtes parvenus sont donc le fruit d’un travail effectué en toute liberté avec la claire conscience de vos responsabilités devant Dieu, devant le peuple nigérien et devant l’histoire ». Aussi, le chef de l’Etat d’ajouter que ces résultats sont aussi le fruit d’un travail collectif de l’ensemble des forces vives de la nation. « Donc nous avons toutes les raisons de penser qu’ils ont acquis l’adhésion de notre peuple souverain et ont exprimé sa volonté et ses attentes à travers les différents niveaux de consultations » ; a mentionné le général Tiani. Après avoir noté que ces résultats peuvent encore être enrichis car des analyses complémentaires viendront, le chef de l’Etat d’appeler tous les nigériens qui n’ont pas pu apporter leurs contributions durant ces assises de ne pas hésiter à le faire dans les semaines à venir. Le chef de l’Etat Nigérien de constater qu’il s’agit d’un procédé inédit porteur d’un espoir raisonnable pour un nouveau départ qui s’offre à notre pays. « Je m’engage solennellement à concrétiser cet espoir dans le bonheur nigérien en prenant toutes les mesures pour le faire, cela dans l’intérêt supérieur de notre pays », a-t-il annoncé. Rappelons que ces assises Nationales de refondation ont regroupé du 15 au 20 février 2025 quelque 700 participants. ANP

Conférence des chefs d’État africains : plus de 175 associations appellent à la priorisation de la lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles

Conférence des chefs d’État africains : plus de 175 associations appellent à la priorisation de la lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles

Alors que les Chefs d’État de l’Union Africaine s’apprêtent à se réunir lors de la 38ᵉ session ordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement les 15 et 16 février 2025 à Addis-Abeba, pour débattre des priorités continentales, une opportunité historique se présente à nous : l’adoption de la Convention sur l’Élimination de la Violence à l’Égard des Femmes et des Filles. Nous, associations du Bénin, de Côte d’Ivoire, du Niger, du Burkina Faso, du Sénégal et du Mali appelons les leaders des Etats africains à adopter cette convention sans plus tarder ! Ensemble pour mettre fin aux violences à l’égard des femmes et des filles en Afrique Cette convention constitue un cadre ambitieux et transformateur. Elle se distingue également par son évolution favorable, soulignant la nécessité d’une approche intersectionnelle qui reconnaît les inégalités systémiques affectant les femmes et les filles. Elle réaffirme un principe fondamental : les femmes et les filles africaines ont le droit de vivre à l’abri de toute forme de violence. Une crise persistante qui exige une action courageuse En Afrique, une femme sur trois subit des violences basées sur le genre au cours de sa vie, qu’il s’agisse de violences physiques, sexuelles, émotionnelles ou économiques. Ces violences, enracinées dans des inégalités structurelles et perpétuées par des normes patriarcales, affectent démesurément les femmes et les filles en situation de vulnérabilité – déplacées, réfugiées, femmes en situation de handicap ou issues de groupes marginalisés. Au Bénin, par exemple, 69 % des femmes ont déclaré avoir subi des violences au moins une fois dans leur vie, tandis que 86 % ont été victimes de violences verbales ou psychologiques. Au Burkina Faso, 44 % des femmes mariées l’ont été avant l’âge de 18 ans, et plus de 9 800 cas de violences basées sur le genre ont été signalés en 2021.Au Niger, le mariage d’enfants demeure une pratique courante : près de 25 % des femmes étaient déjà mariées avant l’âge de 15 ans. Enfin, en Côte d’Ivoire, le Programme National de Lutte contre les VBG faisait état de 8 782 cas de VBG rapportés et pris en charge en 2023, 1 067 cas de viols, 6 717 cas de violences domestiques, 154 cas de VBG sur les personnes en situation de handicap. Ces données illustrent l’ampleur de la crise et l’urgence d’une réponse coordonnée. Un moment décisif pour l’Afrique L’adoption de cette convention au Sommet de l’Union Africaine serait un signal fort. Elle marquerait l’engagement collectif des nations africaines à faire de la lutte contre les Violences Sexistes et Sexuelles une priorité absolue, en alignant leurs politiques nationales sur les principes énoncés. En garantissant des services accessibles et centrés sur les survivantes, cette convention répond aux besoins et droits fondamentaux, impératifs des femmes africaines, trop souvent ignorés ou minimisés. Elle reconnait également la notion de féminicide (meurtre d’une femme ou d’une fille en raison de son genre) : un enjeu de vocabulaire majeur qui permet de lutter contre l’invisibilisation des violences sexistes, et ainsi d’apporter une reconnaissance juridique et des solutions plus adaptées. L’un des points phares de cette convention est la proposition de mise en place du Comité africain pour la fin de la violence à l’égard des femmes et des filles. Ce comité jouerait un rôle central dans la coordination, le suivi et l’évaluation des engagements des États membres. En étant un organe dédié à la surveillance de l’application des dispositions de la Convention, il assurerait une responsabilisation accrue des gouvernements, tout en favorisant la participation active des organisations de la société civile et des mouvements féministes. Ce mécanisme garantirait une réponse durable et effective aux Violences Sexistes et Sexuelles à travers le continent. Un appel à l’action collective Le Réseau Alliance Droits et Santé et ses partenaires, dans le cadre de son plaidoyer régional, appellent les leaders africains à adopter et à ratifier sans tarder cette convention. Nous les exhortons à traduire ces engagements en actions concrètes : un engagement à lutter contre l’impunité des auteurs, des lois renforcées, des budgets alloués, des mécanismes de suivi efficaces, et une volonté politique constante ! Nous appelons également les mouvements de femmes, les organisations de la société civile et les activistes à maintenir la pression. Ce combat est le nôtre, et il ne prendra fin que lorsque chaque femme et chaque fille, dans chaque coin du continent, pourra vivre en sécurité et dans la dignité. Construire une Afrique sans violences L’avenir de l’Afrique repose sur la capacité de ses nations à protéger leurs citoyennes et citoyens les plus vulnérables. En adoptant cette convention, les dirigeants africains peuvent poser un jalon historique vers une égalité véritable et une société libérée des violences sexistes et sexuelles. Ensemble, faisons de cette vision une réalité ! Sources : service communication du Réseau Alliance Droits et Santé et ses partenaires

Le dialogue national inclusif s’ouvre à Niamey, une étape cruciale pour la réussite de la transition

Le dialogue national inclusif s’ouvre à Niamey, une étape cruciale pour la réussite de la transition

Les assises nationales, point d’orgue du « dialogue national inclusif » annoncé par le général Abdourahamane Tiani en août 2023, se tiendront du 15 au 19 février 2025 à Niamey. Cette initiative, fruit de consultations menées dans les huit régions du pays au début de l’année 2024, vise à définir les « axes prioritaires » de la gouvernance future et à déterminer la durée de la transition. Une commission nationale, présidée par le chef traditionnel Dr Mamoudou Harouna Djingareye et composée de personnalités diverses (anciens ministres, universitaires, juristes, militaires, conseillers du général Tiani, chefs religieux et figures de la société civile), a été spécialement créée pour préparer et conduire ces assises. Pas moins de 674 participants, représentant un large éventail de la société nigérienne (présidents, ministres, organisations de la société civile, chefs traditionnels, forces de défense et de sécurité, etc.), sont attendus pour prendre part à ces discussions cruciales. Les travaux de ces assises s’articuleront autour de cinq sous-commissions thématiques : • Paix, sécurité, réconciliation nationale et cohésion sociale • Refondation politique et institutionnelle • Justice et droits de l’Homme • Développement économique et social • Questions transversales Le « rapport final » de cette commission devra être remis au général Tiani début mars, marquant une étape décisive dans le processus de transition au Niger. Souhaitons plein succès à ces assises nationales, qui constituent une opportunité unique pour le Niger de construire un avenir de paix, de stabilité et de prospérité pour tous ses citoyens. AES INFO

Le Sahel : un enjeu de communication aussi crucial que celui de la sécurité

Le Sahel : un enjeu de communication aussi crucial que celui de la sécurité

TRIBUNE. La cabale médiatique, le lynchage verbal et la diabolisation dont sont victimes les leaders de la Confédération des États du Sahel révèlent trois grandes leçons. 1. Une guerre de l’information implacable Il existe bel et bien une guerre de l’information, parfois plus féroce et immorale que la guerre militaire. Elle repose sur la manipulation du langage, visant à discréditer les dirigeants sahéliens en les qualifiant de putschistes, juntes, marionnettes de Poutine ou encore nouveaux valets. Cette guerre de communication se traduit également par une couverture médiatique biaisée : soit en omettant délibérément certaines vérités, soit en véhiculant des contre-vérités. Par exemple, la récente déclaration du Premier ministre burkinabé sur la reconquête du territoire n’a pas eu d’écho significatif dans la presse internationale. Pourtant, le Burkina Faso, qui était au bord d’une prise de contrôle par les groupes terroristes, a restauré sa souveraineté sur plus de 70 % de son territoire. Ce succès aurait dû être un événement médiatique majeur, salué comme une victoire contre le terrorisme. Mais au lieu de cela, le silence domine. 2. Une hostilité systématique envers les nationalistes africains La deuxième leçon est l’hostilité presque instinctive envers les dirigeants nationalistes africains. L’histoire l’a déjà montré : avant d’être physiquement éliminés, Patrice Lumumba et Thomas Sankara ont d’abord été attaqués médiatiquement. Présentés comme des communistes ou des extrémistes, ils ont été accusés de tous les maux et livrés à la vindicte populaire. Aujourd’hui, l’histoire se répète. Lorsque le général Assimi Goïta, au Mali, décide de renégocier les contrats miniers, notamment ceux liés à l’or, aucun média occidental ne salue cette initiative comme une démarche de justice sociale ou de souveraineté économique. De la même manière, au Niger, les nationalisations d’industries sont perçues non pas comme une volonté de préserver les intérêts nationaux, mais comme une menace pour l’ordre établi. 3. L’impératif de renforcer la puissance des médias africains Enfin, la troisième leçon est l’urgence pour nos États de bâtir des médias puissants et influents. Il ne s’agit pas de propagande, mais d’un équilibre dans la transmission de la vérité. Il faut développer des médias capables de contrer les désinformations, de porter une voix crédible sur la scène internationale et d’offrir un regard alternatif sur les réalités africaines. Sans ce renforcement médiatique, nos nations resteront vulnérables dans cette guerre informationnelle. L’enjeu est clair : si nous voulons rétablir un équilibre des forces, nous devons investir massivement dans la communication et la souveraineté médiatique. Teddy Patou Journaliste et animateur radio.

L’OMS confirme que le Niger est le premier pays de la Région africaine à avoir éliminé l’onchocercose

L’OMS confirme que le Niger est le premier pays de la Région africaine à avoir éliminé l’onchocercose

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) félicite le Niger pour avoir rempli les critères d’élimination de l’onchocercose, ce qui en fait le cinquième pays au monde et le premier pays d’Afrique à être reconnu par l’OMS comme ayant interrompu la transmission du parasite Onchocerca volvulus. « L’élimination d’une maladie est un accomplissement majeur qui nécessite un dévouement inlassable », a déclaré le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l’OMS. « Je félicite le Niger pour son engagement à libérer sa population de cette maladie cécitante porteuse de stigmatisation, qui cause tant de souffrances humaines chez les plus pauvres. Ce succès témoigne une fois de plus des progrès remarquables que nous avons accomplis dans la lutte contre les maladies tropicales négligées. En démontrant que l’élimination est possible, il donne espoir à d’autres pays qui luttent encore aujourd’hui contre l’onchocercose. » L’onchocercose, communément appelée cécité des rivières, est une maladie parasitaire et la deuxième cause infectieuse de cécité dans le monde après le trachome. Elle est transmise par la piqûre d’une mouche noire infectée, que l’on trouve principalement à proximité des cours d’eau. La maladie touche surtout les populations rurales d’Afrique subsaharienne et du Yémen, même si des zones d’endémie plus réduites sont également présentes en Amérique latine. Des initiatives et des partenariats efficaces menés à l’initiative des pays Entre 1976 et 1989, sous l’égide du Programme OMS de lutte contre l’onchocercose en Afrique de l’Ouest (OCP), le Niger a pris des mesures de lutte antivectorielle consistant à pulvériser des insecticides qui ont permis de réduire considérablement les niveaux de transmission de l’onchocercose. À la suite des dons d’ivermectine de Merck, Sharpe & Dohme (MSD), une campagne d’administration de masse de médicaments (AMM) à base d’ivermectine et d’albendazole a été menée entre 2008 à 2019 dans les zones encore touchées par la filariose lymphatique, qui ont ensuite fait l’objet d’une surveillance. Sachant que l’ivermectine est efficace contre les deux maladies, et comme les zones ciblées par l’AMM contre la filariose lymphatique étaient aussi des zones d’endémie de l’onchocercose, cette intervention a aussi contribué à interrompre la transmission du parasite Onchocerca volvulus. Le Niger a commencé des évaluations préliminaires de l’interruption de la transmission de l’onchocercose en 2014, après avoir cessé l’AMM contre la filariose lymphatique dans la plupart des régions. Des enquêtes entomologiques et épidémiologiques ont ensuite révélé que l’association entre médicaments et lutte antivectorielle avait permis d’éliminer la transmission de l’onchocercose, comme en témoigne la réduction de la prévalence, passée d’environ 60 % à 0,02 %. Outre les interventions de lutte antivectorielle et les dons de médicaments de MSD, le partenariat entre le gouvernement nigérien, l’OMS et les organisations non gouvernementales a contribué de façon déterminante au succès du Niger, car il a aidé à mobiliser des ressources et un soutien technique. Le suivi continu de la prévalence de la maladie et de ses répercussions a permis de moduler rapidement les stratégies et de garantir l’efficacité des interventions. « L’onchocercose a longtemps causé d’immenses souffrances humaines. Elle a également entravé le développement économique des communautés touchées en éloignant les populations des rivières alors que celles-ci sont souvent essentielles à leurs moyens d’existence », explique la Dre Matshidiso Moeti, Directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique. « Le succès du Niger met fin à ce fardeau pour sa population. Il fait également du Niger un modèle pour l’élimination des maladies tropicales négligées en Afrique. Le pays a déjà démontré son leadership en matière de santé publique en 2013, en éliminant la maladie du ver de Guinée. Il s’agit aujourd’hui d’une nouvelle avancée historique. » Progrès à l’échelle mondiale Au niveau mondial, 54 pays ont éliminé au moins une maladie tropicale négligée. Le Niger rejoint quatre autres pays dont l’élimination de l’onchocercose a été attestée par l’OMS, tous situés dans la Région des Amériques : la Colombie (2013), l’Équateur (2014), le Guatemala (2016) et le Mexique (2015). Dans la Région africaine de l’OMS, 21 pays ont éliminé au moins une maladie tropicale négligée. L’onchocercose est la deuxième maladie tropicale négligée éliminée au Niger : le pays a été certifié exempt de transmission de la dracunculose (maladie du ver de Guinée) en 2013. OMS