Clôture de la 2ᵉ Session du Collège des Chefs d’État de l’AES : le Capitaine Ibrahim TRAORE prend la présidence de la Confédération 

Clôture de la 2ᵉ Session du Collège des Chefs d’État de l’AES : le Capitaine Ibrahim TRAORE prend la présidence de la Confédération 

La 2e session ordinaire du Collège des Chefs d’État de la Confédération des États du Sahel (AES) s’est tenue ce mardi 25 décembre 2025 au Centre international de Conférences de Bamako (CICB), sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOÏTA, Président de la Transition du Mali et Président sortant de la Confédération. L’un des moments clés de cette 2e session ordinaire du Collège des Chefs d’Etat de l’AES fut le transfert officiel de la présidence de l’AES au Capitaine Ibrahim TRAORE, Président du Faso, pour un mandat d’un an. Dans le communiqué final de la session, lu par le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, M. Abdoulaye DIOP, le Collège a salué le leadership du Président Assimi GOÏTA et les acquis considérables enregistrés durant cette première année de la Confédération. A l’issue des travaux de la session, les Chefs d’État ont également signé plusieurs protocoles additionnels relatifs à la Défense, à la Diplomatie, au Développement et à la Coordination parlementaire. L’objectif demeure le renforcement de l’architecture institutionnelle de la Confédération. Les Chefs d’Etat de l’AES ont saisi l’occasion pour condamner fermement les tentatives de déstabilisation externes, notamment les campagnes de désinformation et les pressions économiques, dont ces pays subissent. Dans ce contexte, ils ont salué la résilience des populations et l’engagement des Forces de défense et de sécurité. La remise récente de l’étendard au Commandant de la Force Unifiée AES a été saluée comme une avancée stratégique majeure dans la sécurisation de l’espace confédéral. Dans son discours d’investiture, le Capitaine Ibrahim TRAORE a rendu un vibrant hommage au travail de son prédécesseur, le Président GOÏTA, et réaffirmé sa volonté de poursuivre les efforts déjà engagés. Le nouveau Président de la Confédération a également annoncé la poursuite de la coopération intra-sahélienne et la volonté de « ne compter que sur nous-mêmes » pour bâtir un modèle de développement autonome. Dans son allocution de clôture, le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Président sortant de la Confédération, a salué la qualité des échanges avec ses pairs de l’AES au cours de cette 2e session, et la détermination commune des Chefs d’État. « L’AES est désormais une réalité politique et géopolitique. La peur a changé de camp. Les terroristes sont frappés jusque dans leurs derniers retranchements », a-t-il salué. Les Chefs d’État ont exprimé leur gratitude au peuple malien pour l’accueil chaleureux et la parfaite organisation de cette session historique.

Télévision AES : Ibrahim Traoré, Assimi Goïta et Abdourahamane Tiani à l’inauguration officielle

Télévision AES : Ibrahim Traoré, Assimi Goïta et Abdourahamane Tiani à l’inauguration officielle

Les présidents Ibrahim Traoré du Burkina Faso, Assimi Goïta du Mali et Abdourahamane Tiani du Niger ont inauguré, mardi 23 décembre 2025 à Bamako, la Télévision de la Confédération des États du Sahel (Télévision AES). « Les Chefs d’État ont procédé à la coupure du ruban, marquant le lancement officiel des programmes de la Télévision AES », a annoncé la présidence du Mali. La cérémonie, à laquelle ont pris part le Premier ministre du Mali, le Président du Conseil national de Transition, les membres du Gouvernement, ainsi que les autorités administratives et communales du District de Bamako, a été « suivie d’une visite guidée des installations techniques et administratives de la chaîne », a-t-elle indiqué dans un communiqué précisant que celle-ci se positionne comme un outil stratégique de communication institutionnelle et d’intégration régionale. Promouvoir les valeurs de solidarité, de souveraineté et de résilience, d’assurer une information fiable et équilibrée, valoriser les politiques publiques confédérales et renforcer la cohésion entre les peuples de l’espace AES, telle est la mission de la Télévision AES. Son inauguration intervient en marge du 2ᵉ Collège des Chefs d’État de la Confédération des États du Sahel (AES). Adrien Thyg

BCID-AES : Les dirigeants de l’AES inaugurent la Banque confédérale d’investissement et de développement

BCID-AES : Les dirigeants de l’AES inaugurent la Banque confédérale d’investissement et de développement

DÉVELOPPEMENT. La Banque Confédérale d’Investissement et de Développement (BCID-AES) a été officiellement inaugurée ce mardi 23 décembre 2025 à Bamako au Mali lors d’une cérémonie présidée par les dirigeants Assimi GOÏTA du Mali, Abdourahamane TIANI du Niger et Ibrahim TRAORÉ du Burkina Faso. S’inscrivant dans le cadre de la mise en œuvre des orientations stratégiques de la Confédération des États du Sahel (AES), la nouvelle institution financière stratégique de la Confédération « vise à soutenir les investissements structurants, à renforcer la souveraineté économique et à promouvoir un développement durable au sein de l’espace AES », indique la Présidence du Mali dans un communiqué. Son inauguration s’est déroulée en présence des hautes autorités politiques et administratives des États membres, et a été marquée par la coupure du ruban symbolique suivie d’une visite des installations, comme le souligne le communiqué. Adrien Thyg

Mali. Cérémonie de remise de l’étendard à la Force unifiée de l’Alliance des États du Sahel (AES)

Mali. Cérémonie de remise de l’étendard à la Force unifiée de l’Alliance des États du Sahel (AES)

Le Président de la Transition, Chef de l’État, Chef Suprême des Armées et Président de la Confédération des États du Sahel (AES), Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, a présidé, ce samedi 20 décembre 2025, la cérémonie solennelle de remise de l’Étendard à la Force Unifiée de l’AES (FU-AES), marquant officiellement l’entrée en activité de cette force multinationale stratégique. La cérémonie a enregistré la présence du Premier ministre, Chef du Gouvernement du Mali, du Président du Conseil national de Transition, des Présidents des Institutions de la République, des Ministres chargés de la Défense des pays membres de la Confédération AES, de membres des Gouvernements de l’AES, des Chefs d’État-major des Armées, ainsi que des Ambassadeurs et Représentants des organisations internationales accrédités au Mali, des Attachés de défense des pays amis et des délégations des États membres de la Confédération. Dans son allocution, le Président de la Confédération AES a souligné la portée historique de cette cérémonie, qualifiant la remise de l’étendard de marqueur officiel du démarrage opérationnel de la Force unifiée. Il a salué l’installation du nouveau commandant de la FU-AES et rendu un vibrant hommage au courage, au professionnalisme et à la détermination des ministres de la Défense, des Chefs d’État-major et de l’ensemble des Forces de défense et de sécurité de l’espace AES. Le Chef de l’État a rappelé que, depuis la Déclaration de Niamey du 6 juillet 2024, les Forces Armées des pays membres ont conduit des opérations conjointes majeures, notamment Yéréko I et Yéréko II, ayant permis la neutralisation de plusieurs chefs terroristes et la destruction de sanctuaires criminels, grâce à une planification rigoureuse, un partage efficace du renseignement et une mutualisation accrue des moyens. Face à l’évolution des modes opératoires des groupes armés terroristes, le Président GOÏTA a insisté sur la nécessité d’une anticipation stratégique permanente, mission confiée au nouveau commandement de la Force Unifiée. Il a également mis en exergue les menaces multiformes pesant sur les États du Sahel : terroristes, économiques et informationnelles. À cet effet, la Confédération AES a engagé des réponses structurantes, notamment la création de la Télévision, de la Radio et de la presse écrite AES, afin de renforcer la souveraineté informationnelle et de contrer la désinformation. Affirmant que « l’AES est une réalité irréversible », le Président de la Confédération a salué la résilience et le soutien constant des peuples de l’AES, tout en s’inclinant devant la mémoire des civils et militaires tombés au combat et en souhaitant un prompt rétablissement aux blessés. Le Ministre de la Défense et des Anciens Combattants du Mali, le Général de Corps d’Armée Sadio CAMARA, a souligné que le Sahel traverse un moment décisif de son histoire, rappelant que la paix, la sécurité et la souveraineté ne se délèguent pas. Il a présenté la Force Unifiée de l’AES comme l’aboutissement d’une mutualisation stratégique fondée sur les valeurs sahéliennes de solidarité, d’entraide et de dignité. L’étendard remis à la FU-AES a été décrit comme un symbole vivant, fruit du sacrifice des martyrs civils et militaires, porteur de mémoire, de volonté et d’engagement irréversible. À la tête de la Force Unifiée de l’AES, le Général de Brigade Daouda TRAORÉ, reconnu comme un officier expérimenté et homme de terrain, aura la lourde responsabilité de conduire cette force multinationale dans un contexte sécuritaire exigeant, au service de la stabilité et de la souveraineté de l’espace AES.

REVUE DE PRESSE : l’Afrique dans la presse internationale (du 25 au 30 novembre 2025)

REVUE DE PRESSE : l’Afrique dans la presse internationale (du 25 au 30 novembre 2025)

30 Novembre. Le Point Afrique : Lundi dernier, dans le quartier de Kawempe, Kampala a ressemblé à un champ de bataille urbain. Les forces de sécurité ont dispersé les partisans de Bobi Wine à coups de gaz poivre et de canon à eau. Mais un cap a été franchi : la police a lâché des chiens sur les manifestants. RFI : En RDC, Denis Mukwege affirme que les protocoles d’accords, notamment celui de Doha, « sont illégitimes, précaires et incapables de garantir une paix durable » (…) sur le terrain, les rebelles de l’AFC/M23 poursuivent leurs offensives. Le Point Afrique : En Guinée-Bissau, les coups d’État ont un air de déjà-vu. Celui du 27 novembre n’a duré qu’une heure : le temps pour des rafales de crépiter autour de la commission électorale et pour les militaires d’occuper les points stratégiques de Bissau. Mais ses conséquences s’annoncent durables. Rfi : Depuis plusieurs semaines, des vidéos similaires circulent. Des militants se filment en train de se désabonner de la page Facebook du chef de l’État, ou décrochent son portrait du mur pour le remplacer par celui du Premier ministre Ousmane Sonko. 29 Novembre. RT : L’ancien capitaine des Lions indomptables, Samuel Eto’o, a obtenu un nouveau mandat à la tête de la Fecafoot par acclamation lors de l’Assemblée générale élective tenue, ce 29 novembre. L’élection s’est déroulée en présence des émissaires de la FIFA et de la CAF, venus superviser le processus et garantir le respect des règles statutaires. France24 : Emmanuel Macron s’est entretenu pour la première fois, samedi 29 novembre, au téléphone, avec Michaël Randrianirina, président de la Refondation de la République de l’île de l’océan Indien. Il lui a « proposé l’appui de la France », dans le processus de transition. 28 Novembre. Libération : La cour d’appel de Tunis a confirmé vendredi 28 novembre les condamnations de 37 opposants au régime, accusés de «complot contre la sécurité de l’Etat», à des peines allant jusqu’à quarante-cinq ans de prison. Un «simulacre de justice», dénoncé par l’entourage des prévenus. RT : L’adoption, le 27 novembre, par le Parlement européen d’une résolution critique à l’égard de la situation des libertés en Tunisie, et appelant à la libération de plusieurs détenus politiques, a provoqué une réaction immédiate et virulente du chef de l’État tunisien (…) Kaïs Saïed a rejeté avec force toute forme d’intervention extérieure. France 24 : Une cour d’appel en Tunisie a prononcé des peines allant jusqu’à 45 ans de prison dans le procès pour complot contre l’État d’une quarantaine de personnes, dont des figures de l’opposition, ont annoncé vendredi plusieurs médias, citant une source officielle. 27 Novembre. La Tribune : 17,9 milliards FCFA, soit environ 27,3 millions d’euros. C’est l’investissement que l’État du Burkina Faso a consenti pour redonner vie à la Société nouvelle-Brasseries du Faso (SN-BRAFASO). Cette société publique qui sort de près de deux décennies de difficultés, vient challenger le groupe français Castel, leader historique du marché brassicole local. RT : Ce 27 novembre 2025 marque un tournant décisif pour la Guinée-Bissau avec l’investiture du général Horta N’Tam à la tête d’une transition d’un an. Ancien chef d’état-major de l’armée de terre, il prend les rênes du pays et du haut commandement militaire, à la suite de la prise de pouvoir par les forces armées la veille. 27 Novembre. Le Monde Afrique : L’avocate tunisienne et chroniqueuse Sonia Dahmani « est sortie » de prison après avoir bénéficié d’une libération conditionnelle, a indiqué, jeudi, l’un de ses avocats, Sami Ben Ghazi, à l’Agence France-Presse (AFP). France 24 : Une nouvelle arrestation dans les rangs de l’opposition en Côte d’Ivoire. Le porte-parole du PDCI (Parti démocratique de Côte d’Ivoire), principal parti d’opposition a été écroué jeudi 27 novembre pour 18 chefs d’inculpation dont « actes terroristes » et « complot contre l’autorité de l’État », a appris l’AFP auprès de ses avocats. 26 Novembre. La Tribune : C’est en marge de la visite du président français Emmanuel Macron, que l’État gabonais et l’Agence française de développement ont signé la convention du « Programme de modernisation et de sécurisation du Transgabonais » (PMS). Une signature assortie d’un financement total de 203 millions d’euros. RT : Barrick Mining Corporation a annoncé, dans un communiqué publié le 24 novembre, avoir conclu un accord avec le gouvernement malien mettant fin au contentieux de deux ans autour des mines de Loulo et de Gounkoto, parmi les plus importants complexes aurifères d’Afrique de l’Ouest. Le Monde Afrique : Les enfants du président nigérien déchu, Mohamed Bazoum, prisonnier d’une junte militaire depuis son renversement par un coup d’Etat en 2023, ont demandé mercredi 26 novembre à la communauté internationale de se mobiliser pour la libération de leurs parents, dans une tribune publiée par le média Jeune Afrique. 25 Novembre. Sputnik : Les rebelles du M23 ont pris le contrôle de Buhimba, territoire de Walikale, au Nord-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), alors que des négociations de paix sont toujours en cours entre les rebelles et les autorités congolaises. Martin Kam

Au Bénin, les pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre s’engagent à accélérer la transformation numérique dans la région

Au Bénin, les pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre s’engagent à accélérer la transformation numérique dans la région

Grantir l’accès au haut débit, développer les capacités en intelligence artificielle, créer des emplois numériques et bâtir un marché intégré d’ici 2030 À l’issue d’un sommet régional qui s’est tenu les 17 et 18 novembre 2025 au Bénin, les ministres en charge du numérique des pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre ont adopté la Déclaration de Cotonou, marquant le fort engagement de leurs pays pour accélérer la transformation numérique dans la région. Dans ce cadre, ils se sont fixés des objectifs ambitieux à l’horizon 2030, notamment pour parvenir à un accès abordable et fiable au haut débit pour 90 % de la population, déployer des infrastructures numériques publiques interopérables comme l’identité numérique et les systèmes de paiement, doubler le commerce électronique intra-africain, et adopter des cadres harmonisés pour la cybersécurité, la gouvernance des données et de l’Intelligence Artificielle (IA) afin de créer un environnement de confiance. La Déclaration de Cotonou prévoit également la formation massive pour faire en sorte que 20 millions de personnes puissent disposer de compétences numériques de base, et que 2 millions de jeunes et de femmes bénéficient d’emplois ou d’entrepreneuriat numériques. Par ailleurs, les ministres se sont engagés à stimuler les écosystèmes d’innovation numérique en partenariat avec le secteur privé. Ils ont également décidé de promouvoir des solutions africaines pour l’IA à travers le développement des infrastructures régionales de calcul, de cloud et des données et la mise en œuvre de programmes d’applications de l’IA dans des secteurs prioritaires pour la transformation économique inclusive. Pour réaliser ces objectifs, la Déclaration appelle à une mobilisation des investissements publics et privés à travers pactes numériques nationaux, qui articuleront objectifs de réformes, besoins en financement et partenariats stratégiques avec le secteur privé autour des objectifs fixés dans la Déclaration pour accélérer la croissance inclusive et la création d’emplois. Des mesures concrètes ont été envisagées pour favoriser l’échange de bonnes pratiques et la coordination visant à créer des marchés numériques régionaux, et inciter le secteur privé à investir dans l’infrastructure numérique en s’appuyant sur des initiatives régionales telles que la Mission 300 (M300), une initiative panafricaine visant à connecter 300 millions d’Africains à l’électricité d’ici 2030 afin de soutenir la transformation numérique et économique du continent. Le numérique s’impose aujourd’hui comme l’un des leviers les plus puissants de transformation économique et sociale. Véritable moteur de croissance, il stimule la productivité, favorise la création d’emplois et renforce l’inclusion. Les engagements pris à Cotonou traduisent une volonté commune de transformer la promesse du numérique en progrès concrets, et de positionner l’Afrique de l’Ouest et du Centre comme un acteur majeur de l’économie numérique mondiale. Co-organisé par le gouvernement de la République du Bénin et le Groupe de la Banque mondiale, le sommet régional sur la transformation numérique en Afrique de l’Ouest et du Centre a réuni plus de 200 participants composés de personnalités de haut niveau, y compris des ministres, responsables des communautés économiques régionales, dirigeants du secteur privé, jeunes créateurs de solution numériques, organisations de la société civile et experts internationaux. Il répond aux objectifs de l’Union africaine à l’horizon 2030, qui est de garantir un accès universel et abordable au haut débit, bâtir un marché numérique unique africain, et saisir pleinement les opportunités offertes par les technologies en croissance comme l’intelligence artificielle pour réaliser la transformation numérique du continent. Avec BM

Abdoulaye DIOP : des progrès considérables ont été réalisés au sein de la Confédération AES

Abdoulaye DIOP : des progrès considérables ont été réalisés au sein de la Confédération AES

ACTUALITE. « Moins d’un an et demi après la création de la Confédération AES, à Niamey, le 06 juillet 2024, il nous est donné de constater des progrès considérables réalisés par notre jeune Confédération », a affirmé le Ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, lors de la réunion des Ministres des Affaires étrangères de la Confédération des Etats du Sahel (AES), le 26 novembre 2026 à Ouagadougou. Ci-dessous l’intégralité du discours prononcé à cette occasion. « Je voudrais, tout d’abord, vous transmettre les salutations cordiales et fraternelles de la délégation du Mali et, en son nom et au mien, j’adresse nos sincères remerciements au Gouvernement du Burkina Faso pour l’accueil si chaleureux et l’hospitalité généreuse, dans la pure tradition de l’AES, depuis notre arrivée en terre africaine de Ouagadougou. Le Mali s’honore de participer à cette importante réunion des Ministres des Affaires étrangères de la Confédération des Etats du Sahel (AES), d’autant plus qu’elle est préparatoire à la Deuxième session du Collège des Chefs d’Etat de la Confédération AES. En effet, conformément au Communiqué en date du 04 juillet 2025 du Président de la Confédération des Etats du Sahel (AES), la deuxième session du Collège des Chefs d’Etat de la Confédération des Etats du Sahel se tiendra à Bamako, en décembre 2025. Je suis heureux de confirmer, ici, les dates du 22 et 23 décembre 2025 pour la tenue de cette importante rencontre au plus haut niveau de nos Etats. Je profite de cette occasion pour saluer le travail remarquable accompli par les Hauts Fonctionnaires de nos trois pays et des Piliers Défense et Sécurité ; Diplomatie et Développement, qui, deux jours durant, ont œuvré à consolider les différents documents de travail. Grâce à ces efforts, réalisés dans l’esprit de fraternité, de convivialité, de solidarité et d’amitié qui a toujours marqué nos relations, des documents de haute qualité sont soumis à notre examen. • Excellences ; • Mesdames et Messieurs, Notre réunion se tient à un moment charnière de la vie de notre Confédération. Moins d’un an et demi après la création de la Confédération AES, à Niamey, le 06 juillet 2024, par Leurs Excellences Le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président du Faso, Chef de l’Etat, Le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Président de la Transition, Chef de l’Etat de la République du Mali ; et Le Général d’Armée Abdourahamane TIANI, Président de la République du Niger, Chef de l’Etat, il nous est donné de constater des progrès considérables réalisés par notre jeune Confédération. Dans le domaine de la défense et de la sécurité, des avancées considérables ont été réalisées sur le terrain par nos Forces Armées et de Sécurité, y compris par la Force Unifiée AES, dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. Malgré les ingérences extérieures, pire, malgré les soutiens de sponsors étatiques étrangers aux groupes armés terroristes opérant au Sahel, nos Forces ont démontré leur capacité à s’adapter aux menaces et à réagir avec efficacité et précision aux attaques lâches et perfides. Comme vous le savez, les ennemis de la paix, soutenus par des puissances étrangères et, hélas, par certains pays de la région, ont étendu leurs actions négatives à une nouvelle dimension, économique, en s’attaquant au tissu économique, aux moyens de production et aux circuits d’approvisionnement, avec l’objectif avoué de déstabiliser les Institutions de nos Etats pour pouvoir étendre leur hégémonie et leur domination sur nos pays et nos populations. Outre cette dimension économique, le nouveau mode opératoire des groupes armés terroristes est accompagné, je dirais même encouragé, par une campagne médiatique sans précédent et contre nature, que je qualifierai de terrorisme médiatique qui voit des organes de presse, essentiellement occidentaux, faire ouvertement l’apologie du terrorisme et se transformer, sans aucune hésitation, en relais et prolongements du terrorisme. Cette presse, proche de pouvoirs en place dans les pays concernés, ne dissimule plus sa hâte à rapporter les méfaits des groupes armés terroristes et, dans le même temps, passer sous un silence assourdissant les victoires de nos Forces de Défense et de Sécurité ainsi que les souffrances de nos populations. Face à cette situation, tant immorale qu’indécente, je rends un hommage appuyé à toutes les victimes, civiles comme militaires du terrorisme au Sahel et je salue, avec force et sincérité, la bravoure, la détermination, le patriotisme et le sens du sacrifice de nos Forces de Défense et de Sécurité. J’adresse la même appréciation aux populations de la Confédération AES, pour leur résilience, leur patience, leur dignité et leur soutien sans faille aux Autorités de la Confédération, en dépit des défis à nous imposés. Je ne saurais poursuivre, Mesdames et Messieurs, sans adresser la profonde gratitude des Plus Hautes Autorités, du Gouvernement et du Peuple du Mali aux Autorités et aux Peuples du Burkina Faso et de la République du Niger. Messieurs les Ministres, chers frères, dans la crise récente que le Mali traverse, le soutien et la solidarité fraternelle et multiforme du Burkina et du Niger ont été déterminants dans notre capacité à surmonter, avec succès, ce nouveau défi. Ainsi, les dizaines de citernes de carburant gracieusement offertes par les Plus Hautes Autorités de la République du Niger illustrent l’esprit de solidarité agissante de la Confédération AES, grâce à laquelle les défis d’un Etat sont des opportunités de complémentarité et de soutien des autres Etats, notamment le rôle joué par les Forces de défense et de sécurité des trois pays et leur bravoure dans la sécurisation des convois de carburant. • Excellences ; • Mesdames et Messieurs, Dans le domaine diplomatique, je salue la cohésion de notre démarche de coordination à tous les niveaux de responsabilité, tant à la Centrale à Ouagadougou, Bamako et Niamey, que dans nos Missions diplomatiques et postes consulaires qui, sur le terrain, ont immédiatement traduit, à travers le monde, nos directives en tenant régulièrement des concertations et en portant, d’une même voix, les messages de la Confédération AES. Je tiens également à saluer, une nouvelle fois, le leadership exemplaire, déterminé et visionnaire de nos trois Chefs d’Etat, marqué par un

Burkina. Les Ministres des Affaires étrangères de la Confédération des États du Sahel rendent compte de leurs travaux au Capitaine Ibrahim TRAORÉ

Burkina. Les Ministres des Affaires étrangères de la Confédération des États du Sahel rendent compte de leurs travaux au Capitaine Ibrahim TRAORÉ

Le Président du Faso, Chef de l’État, Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORÉ a reçu en audience, ce mercredi en fin de matinée, les Ministres chargés des Affaires étrangères de la Confédération des États du Sahel. Conduite par le Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale de la République du Mali, M. Abdoulaye DIOP, la délégation a fait le point de la réunion préparatoire du prochain sommet des Chefs d’État de la Confédération AES, ouverte ce mercredi 26 novembre à Ouagadougou. « Ces travaux se situent dans le cadre de la préparation de la deuxième réunion du Collège des Chefs d’État de la Confédération qui doit se tenir les 22 et 23 décembre prochains à Bamako », indique M. DIOP à l’issue de l’audience avec le Chef de l’État. Cette audience a été également une occasion pour les Ministres de rendre compte au Président du Faso de la mise en œuvre de la feuille de route de la Confédération de l’AES dans les trois piliers que sont la défense, la diplomatie, et le développement. Selon le Ministre Abdoulaye DIOP, sur le volet diplomatie, « le travail a consisté essentiellement à faire en sorte que la Confédération AES parle d’une seule voix sous la direction de nos Chefs d’État et puisse travailler à asseoir une grande reconnaissance de la Confédération des États du Sahel au plan régional et international ». Il souligne que le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ a encouragé les Ministres chargés des Affaires étrangères à poursuivre l’œuvre engagée, à relever les défis, afin que des actes concrets puissent être posés pour répondre aux aspirations des peuples du Sahel.