Mali: Conseil des Ministres du vendredi 26 septembre 2025

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le vendredi 26 septembre 2025, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – procédé à une nomination ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES 1. Sur le rapport du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, le Conseil des Ministres a adopté un projet d’ordonnance portant modification de la Loi n°2016-031 du 7 juillet 2016 portant Statut des fonctionnaires du Cadre de la Surveillance des Services pénitentiaires et de l’Education surveillée. L’adoption de la Loi n°2019-024 du 05 juillet 2019 et de l’Ordonnance n°2021-015/PT-RM du 31 décembre 2021 portant modification du Statut général des fonctionnaires a consacré la prorogation, de 3 ans, des limites d’âges pour les fonctionnaires à faire valoir leur droit à la retraite et de recrutement dans les différents corps de la Fonction publique. En vue de l’harmonisation des conditions d’accès aux différents corps et des âges limites de départ à la retraite, il est apparu nécessaire de modifier la Loi n°2016-031 du 7 juillet 2016 portant Statut des fonctionnaires du Cadre de la Surveillance des Services pénitentiaires et de l’Education surveillée. Le projet d’ordonnance, adopté, relève de 3 ans les limites d’âges de départ à la retraite et de recrutement des fonctionnaires du Cadre de la Surveillance des Services pénitentiaires et de l’Education surveillée et prend en compte la Licence parmi les diplômes requis pour le recrutement. 2. Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté un projet de loi portant loi de Finances pour l’exercice 2026. Le projet de loi de Finances pour l’exercice 2026 est préparé en application de la Loi n°2025-038 du 15 août 2025 portant loi organique relative aux lois de Finances. Les prévisions des recettes budgétaires pour l’exercice 2026 s’élèvent à 3 057,792 milliards de francs CFA contre 2 739,697 milliards de francs CFA dans la loi de Finances rectifiée 2025, soit une augmentation de 318,095 milliards de francs CFA correspondant à une hausse de 11,61%. Les prévisions des dépenses budgétaires pour l’exercice 2026 s’élèvent à 3 578,217 milliards de francs CFA contre 3 279,886 milliards de francs CFA dans la loi de Finances rectifiée 2025, soit une hausse de 298,331 milliards de francs CFA et un taux de 9,10%. Le Budget de l’Etat 2026 présente un déficit global de 520,425 milliards de francs CFA, soit une baisse de 3,66% par rapport à celui de la loi de Finances rectifiée 2025, estimé à 540,189 milliards de francs CFA. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé à la nomination suivante : AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE ET DES DROITS DE L’HOMME – Directeur général de l’Administration pénitentiaire et de l’Education surveillée : Monsieur Sou DAO, Inspecteur Divisionnaire-major des Services pénitentiaires et de l’Education surveillée. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS 1. Sur le rapport du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, le Conseil des Ministres a pris acte d’une communication écrite relative au rapport national à mi-parcours de mise en œuvre des recommandations acceptées par le Mali lors du 4ème cycle de son Examen Périodique Universel, tenu le 2 mai 2023 à Genève, en Suisse. Le 4ème cycle de l’Examen Périodique Universel a été l’occasion pour le Groupe de travail de procéder à l’examen de la situation des Droits de l’Homme dans 14 pays dont le Mali. Le rapport national présenté, à cette occasion, a été examiné par le Groupe de travail sur l’Examen Périodique Universel du Mali, le 2 mai 2023 en présence de la délégation malienne conduite par le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, accompagné du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale. A l’issue de cet examen, notre pays a reçu 275 recommandations sur lesquelles 219 ont été acceptées, 53 notées et 3 acceptées et notées à la fois. Ainsi, les recommandations acceptées ont été soumises, dans le cadre d’un rapport national additif, au Groupe de travail du Conseil des Droits de l’Homme des Nations unies de l’Examen Périodique Universel qui les a adoptées lors de sa 54ème Session ordinaire. Le présent rapport à mi-parcours fait ressortir le taux de mise en œuvre des recommandations acceptées. 2. Le ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine a informé le Conseil des Ministres de la tenue de la 3ème Session de « Tounkan Blon », le 20 septembre 2025. Cette 3ème Session, consacrée aux Maliens établis en Amériques et au Moyen-Orient, a enregistré la participation du Cabinet du ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, de responsables des services centraux, de représentants du Ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, de représentants des organisations des Maliens de l’Extérieur, de Missions diplomatiques et Postes consulaires du Mali ainsi que de représentants de la diaspora installée aux Etats-Unis, au Canada, au Brésil, à Cuba, en Arabie saoudite, aux Emirats arabes unis, au Qatar et au Koweït. Elle a été l’occasion de recenser les préoccupations exprimées en vue de leur prise en charge à travers, entre autres, l’activation du cadre de concertation Gouvernement-Diaspora, le déploiement de missions de l’Institut national de Prévoyance sociale dans les juridictions à forte demande et la mise en place d’un Guichet unique API-Diaspora. 3. Le ministre de l’Agriculture a informé le Conseil des Ministres des principales conclusions de la 1ère Edition du Forum sur le Développement de l’Agriculture dans l’espace de la Confédération des Etats du Sahel, tenue du 18 au 20 septembre 2025, à Bamako. Cette 1ère Edition avait pour objectif d’identifier les actions de synergie à développer afin de parvenir à une vision partagée favorable à la transformation durable des systèmes Agricoles au sein
Le tirage au sort de « La CAN avant l’heure » lancé à Casablanca

Tournoi communautaire en prélude à la Coupe d’Afrique des nations de football – Maroc 2025 SPORTS. Le tirage au sort des poules de «La CAN avant l’heure » a eu lieu vendredi 19 septembre à Casablanca. Rendez-vous citoyen et solidaire, ce tournoi communautaire de football se déroulera du samedi 4 octobre au 6 novembre 2025 à Lissasfa Stadium dans la capitale économique. Le tirage au sort de cette compétition, portée par les diasporas subsahariennes résidant au Maroc, a été dévoilé lors d’une cérémonie très animée, organisée au Complexe culturel Al Hassani, devant un parterre de prestigieux invités parmi lesquels figuraient des représentants du corps diplomatique, des responsables d’organisations communautaires subsahariennes, des acteurs associatifs nationaux et étrangers ainsi que des partenaires. Alain Giresse Nkouaga : « Rassembler Subsahariens et Marocains dans un esprit de fraternité » Prélude à la Coupe d’Afrique des nations de football – Maroc 2025, qui se déroulera du 21 décembre 2025 au 18 janvier 2026, ce tournoi communautaire est organisé par le Club des professionnels subsahariens au Maroc (CPSM), l’Assemblée du Conseil des Ivoiriens résidant au Maroc (ACIREM) et l’Association des Anciens footballeurs ivoiriens au Maroc (AAFIM). Cet événement « se veut une célébration anticipée du football africain, mais surtout une démonstration vivante de l’hospitalité marocaine et de la fraternité continentale », ont indiqué les organisateurs. Cette compétition mettra aux prises 16 sélections (15 représentant des communautés subsahariennes résidentes + 1 équipe marocaine). Les Lions de l’Atlas, les Léopards de la RD Congo, les Diables Rouges du Congo et les Cœlacanthes des Comores composent le groupe A. Dans le groupe B, on retrouve les Aigles du Mali, le Syli National (Guinée Conakry), les Lions de la Teranga (Sénégal) et les Lone Stars du Liberia. Le groupe C se compose des Lions indomptables du Cameroun, des Éperviers du Togo, des Panthères du Gabon et des Barea de Madagascar. Quant au groupe D, il comprend les Eléphants de la Côte d’Ivoire, les Etalons du Burkina Faso, les Super Eagles du Nigeria et les Lycaons (Os Djurtus) de la Guinée-Bissau. « La CAN avant l’heure est un programme qui consiste à accompagner et soutenir le Maroc dans l’organisation de la Coupe d’Afrique des nations 2025 et la Coupe du monde 2030. Cette initiative a également été mise en place pour valoriser l’image des Subsahariens au Maroc », a déclaré le président du Comité d’organisation, Alain Giresse Nkouaga. Des joueurs locaux ainsi que d’anciens footballeurs prendront part à cette compétition, a-t-il fait savoir ajoutant que «notre objectif, à travers ce tournoi, est de rassembler un large public, Subsahariens et Marocains, dans un esprit de cohésion sociale et de fraternité entre nos deux peuples ». Comme l’ont souligné les organisateurs dans leurs déclarations à la presse, l’enjeu de cette mini-CAN réside également dans la mobilisation des compétences au service de la CAN 2025 via un réseau de bénévoles et de volontaires subsahariens mobilisables pour les besoins organisationnels, logistiques et techniques pendant la CAN, la projection continentale en créant une ferveur anticipée et inclusive autour de la CAN Maroc 2025 ainsi que la valorisation territoriale en mettant en lumière Hay Hassani comme symbole du brassage culturel et de la citoyenneté active. Concernant le choix du timing du tournoi, Alain Giresse Nkouaga l’a justifié en ces termes: « C’est vrai que nous aurions pu l’organiser entre juillet et août, mais compte tenu des nombreux événements organisés à cette période, nous avons estimé que le mois d’octobre serait plus adapté ». A noter que la soirée de tirage au sort a été rythmée par des prestations très applaudies d’artistes et de groupes de musique marocains, sénégalais, ivoiriens et gabonais. Figurait également au programme de cette soirée, un panel intitulé « Réussite de la CAN 2025 et de la Coupe du monde 2030 : quelles contributions des communautés subsahariennes au Maroc », animé par Mohamed Amine Zariat et Abdoulaye Diop, respectivement présidents de l’ONG marocaine Tibu Africa et de la Fédération des associations subsahariennes au Maroc (FASAM). Alain Bouithy
65E ANNIVERSAIRE DE L’INDÉPENDANCE : Le Président Assimi GOÏTA ravive la flamme patriotique du peuple malien

Le 22 septembre 2025, le Mali a célébré, dans la ferveur patriotique et la solennité républicaine, le 65e anniversaire de son accession à la souveraineté nationale et internationale. À cette occasion, une cérémonie grandiose a été organisée sur la Place de l’Indépendance de Bamako, sous la haute présidence de Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Président de la Transition, Chef de l’État, Chef suprême des Armées. Après plusieurs années durant lesquelles le Mali avait réduit l’ampleur de ses célébrations officielles, notamment les prises d’armes et les défilés militaires, les autorités de la Transition ont tenu à redonner toute sa splendeur à cette journée historique. Sous l’impulsion du Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi GOÏTA, le choix a été fait de revivifier la flamme patriotique par une manifestation à la fois sobre et grandiose, digne des sacrifices du peuple et de ses Forces armées. La commémoration s’est déroulée en trois grandes étapes : le dépôt de gerbes de fleurs au pied du Monument de l’Indépendance, la cérémonie d’hommages et de distinctions, puis le défilé militaire et civil, comprenant un volet pédestre, motorisé et aérien. La cérémonie a rassemblé les plus hautes autorités du pays : le Président du Conseil National de Transition, le Premier ministre et Chef du Gouvernement, le Général Abdoulaye MAÏGA, le Ministre de la Défense et des Anciens Combattants, le Général Sadio CAMARA, les membres du Gouvernement, les Présidents des institutions de la République, ainsi que le Corps diplomatique accrédité au Mali. Une foule immense, composée de citoyens de toutes les générations, s’est également déplacée massivement pour partager ce moment d’histoire et de communion nationale. Le cœur de la célébration a été marqué par un défilé d’une rare ampleur, mobilisant à la fois les unités militaires, paramilitaires et civiles. Dans un ordre de bataille minutieusement préparé, se sont succédé la fanfare nationale, les officiers d’état-major, les écoles militaires, les corps spécialisés tels que l’Amicale des anciens du Service national des jeunes, l’Administration pénitentiaire et l’Éducation surveillée, les Eaux et Forêts, les Douanes, la Protection civile, la Police nationale, la Gendarmerie nationale avec sa section cynophile, le Génie militaire, la Garde nationale, l’Armée de l’Air, l’Armée de Terre, la Direction du sport militaire, et la cavalerie. Le défilé s’est ensuite poursuivi par une impressionnante démonstration motorisée et aérienne. Véritables vitrines de la modernisation en cours des Forces de défense et de sécurité, ces séquences ont suscité l’admiration et la fierté des milliers de spectateurs présents. A l’issue des cérémonies de commémoration, le Président de la Transition a accordé une interview à la presse dans laquelle il a rappelé que la fête de l’indépendance est un jour de mémoire, de recueillement et de devoir national. Rendant hommage au Président Modibo KEITA et à ses compagnons de lutte, il a salué leur courage et leur vision, qui demeurent une source d’inspiration pour les générations actuelles. Le Chef de l’État a également adressé un hommage appuyé aux Forces de Défense et de Sécurité, qui, chaque jour, consentent d’immenses sacrifices pour protéger les populations face aux menaces terroristes et pour préserver l’intégrité du territoire. Il a eu une pensée particulière pour les soldats tombés, pour les blessés, ainsi que pour les otages, réaffirmant que toutes les dispositions étaient en cours pour leur libération. Le Président GOÏTA a aussi souligné l’importance de l’Alliance des États du Sahel (AES), rappelant la détermination commune du Mali, du Niger et du Burkina Faso à poursuivre une coopération militaire et politique exemplaire, garantissant la souveraineté et le développement de leurs peuples. À cet égard, il a salué ses homologues, le Général Abdourahamane TIANI et le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, pour leur engagement sans faille. Dans un appel vibrant à l’unité nationale, il a exhorté l’ensemble du peuple malien à rester soudé face aux défis de l’heure : la sécurité, la refondation institutionnelle et le développement. Selon lui, c’est dans la cohésion et la résilience que le Mali pourra écrire de nouvelles pages glorieuses de son histoire et transmettre aux générations futures un héritage digne et honorable. « Le peuple malien ne reculera jamais devant l’adversité. Dans l’unité et la cohésion, nous poursuivrons ce combat jusqu’à la pacification totale du territoire national et jusqu’à la pleine réalisation de la souveraineté du Mali », a-t-il affirmé. Le 22 septembre 1960, le Mali, héritier des grands empires qui ont marqué l’histoire de l’Afrique de l’Ouest, accédait à l’indépendance sous la conduite du Président Modibo KEITA. Soixante-cinq ans plus tard, cette date reste l’expression de la fierté nationale et du refus de toute forme de domination. Elle incarne l’idéal d’un peuple qui, malgré les épreuves, demeure attaché à sa dignité, à son unité et à sa souveraineté.
65e anniversaire de l’indépendance du Mali : Le Président Assimi GOÏTA honore des personnalités à la retraite

Dans le cadre des festivités marquant le 65e anniversaire de l’accession du Mali à la souveraineté nationale et internationale, le Président de la Transition, Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Chef de l’État, a procédé, ce lundi 22 septembre 2025, à la remise de distinctions honorifiques à plusieurs personnalités appelées à faire valoir leurs droits à la retraite. Par cet acte, le Chef de l’État a tenu à rendre hommage à des serviteurs émérites de la Nation, dont le parcours professionnel a été marqué par un engagement remarquable au service du Mali. Parmi les récipiendaires figure Dr Fatoma THERA, Président de la Cour suprême, est élevé à la dignité de Grand Officier de l’Ordre national du Mali, à titre exceptionnel. Dans le même esprit de reconnaissance, six autres personnalités ont également été nommées au grade d’Officier de l’Ordre national du Mali, à savoir : – M. Bamassia SISSOKO, Conseiller à la Cour suprême – M. Mangal TRAORÉ, Magistrat, Rédacteur du projet de nouveau Code de procédure pénale – M. Badou Hasseye TRAORÉ, Directeur général du contentieux de l’État. – M. Issa TRAORÉ, Président de la Section judiciaire par intérim de la Cour suprême – Inspecteur général des Douanes Amadou KONATÉ, Directeur général des Douanes – M. Mama DJENEPO, Secrétaire général du Ministère des Transports et des Infrastructures Cette initiative du Président de la Transition intervient dans un contexte où le Mali célèbre, avec ferveur, ses 65 ans d’indépendance, sous le signe de l’unité dans l’action pour la souveraineté. Elle s’inscrit dans une volonté de valoriser le mérite, l’intégrité et le patriotisme des cadres de l’administration malienne. À travers ces remises de décorations, le Chef de l’État envoie un message fort à l’ensemble des agents publics : le service loyal rendu à la Nation ne sera jamais oublié.
Mali : Conseil des Ministres du vendredi 19 septembre 2025

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le vendredi 19 septembre 2025, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre des Mines, le Conseil des Ministres a adopté : a. un projet de décret portant 2ème renouvellement du permis de recherche d’or et des substances minérales du groupe 2 appartenant à la Société ROSCAN GOLD MALI-SARL. Un permis de recherche d’or et des substances minérales du groupe 2, d’une superficie de 16,8km2 a été attribué, en 2015, à la Société MINEX-SARL dans le secteur de Makounké, Cercle de Kéniéba. Ce permis a été cédé à la Société ROSCAN GOLD MALI-SARL en 2022. Aussi, la Société OUANI-OR-SARL, titulaire d’un permis de recherche d’or et des substances minérales du groupe 2, d’une superficie de 40 km2, à Kandiolé Nord, Cercle de Kéniéba, a cédé ce permis à la Société ROSCAN GOLD MALI-SARL en 2022. Après ces cessions, les deux permis ont été fusionnés pour donner une superficie de 56,8 km2 au profit de la société ROSCAN GOLD MALI-SARL. Compte tenu de la mise en évidence des indices nécessaires à la poursuite des activités sur le périmètre dudit permis et conformément aux dispositions du Code minier, la société sollicite son renouvellement. Le projet de décret, adopté, renouvelle pour une 2ème fois le permis de recherche d’or et des substances minérales du groupe 2 attribué à la Société ROSCAN GOLD MALI-SARL. b. un projet de décret portant approbation de l’Avenant n°3 à la Convention d’établissement, signée le 2 mars 2017, entre l’Etat du Mali et la Société « FEKOLA-S.A. » pour l’exploitation d’or sur le permis de Médinandi dans le Cercle de Kéniéba, Région de Kayes. Pour être en cohérence avec sa vision d’un partage plus équitable des revenus issus du secteur minier, l’Etat a engagé un processus de renégociation des conventions d’établissement avec les sociétés minières. Ces négociations ont abouti à la signature d’un protocole d’accord avec la Société « FEKOLA-S.A. » qui prévoit un 3ème Avenant à la convention conclue en 2017. Le projet de décret, adopté, approuve l’Avenant n°3 à la Convention d’établissement du 2 mars 2017 pour prendre en compte : – le changement de la nature de la participation en numéraire de l’Etat, qui devient une participation non diluable et non contributive aux investissements ; – l’augmentation des revenus à travers l’application de taux raisonnables concernant les impôts, droits et taxes ; – la prise en compte du contenu local ; – le renforcement du rôle de l’Etat dans l’organe de gestion de la société d’exploitation. c. un projet de décret portant approbation de la Convention d’établissement pour la phase d’exploitation entre la République du Mali et la Société « Lithium du Mali-S.A. » pour l’exploitation du lithium à Torakoro dans le Cercle de Bougouni, Région de Bougouni. d. un projet de décret portant approbation de la Convention d’établissement pour la phase d’exploitation entre la République du Mali et la Société « SEMOS-S.A. » pour l’exploitation d’or à Sadiola, Cercle de Kayes, Région de Kayes. e. un projet de décret portant approbation de la Convention d’établissement pour la phase d’exploitation entre la République du Mali et la Société « Les Mines de Lithium de Bougouni-S.A. » pour l’exploitation du lithium à Foulaboula dans le Cercle de Bougouni, Région de Bougouni. f. un projet de décret portant approbation de la Convention d’établissement pour la phase d’exploitation entre la République du Mali et la Société « SOMISY-S.A. » pour l’exploitation d’or à Syama, Cercle de Kadiolo, Région de Sikasso. Dans le cadre des réformes opérées dans le secteur minier, l’Etat du Mali a signé des protocoles d’accord avec : – les Sociétés Leo Lithium LTD, Firefinch Limited, GFL International CO-LTD, Mali Lithium BV et Lithium du Mali-S.A., le 12 septembre 2024 ; – les Sociétés Allied Gold et SEMOS-S.A., le 12 septembre 2024 ; – les Sociétés Future Minerals, Kodal Mining UK Limited et Les Mines de Lithium de Bougouni, le 1er novembre 2024 ; – la Société des Mines de Syama, le 15 novembre 2024. Conformément à ces protocoles d’accord, l’Etat du Mali et les sociétés minières ont conclu de nouvelles conventions d’établissement pour la phase d’exploitation. Les projets de décret, adoptés, approuvent les nouvelles conventions d’établissement qui consacrent, entre autres, l’augmentation et la transformation des parts détenues par l’Etat dans le capital desdites sociétés en des participations non contributives, non diluables donnant droit à des dividendes prioritaires. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS 1. Le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation a informé le Conseil des Ministres des dispositions prises pour la révision annuelle des listes électorales de 2025. La révision annuelle des listes électorales de 2025, prévue du 1er octobre au 31 décembre 2025, se déroulera dans les 815 Communes, les 7 Arrondissements du District de Bamako et 48 Missions diplomatiques et Postes consulaires pour les Maliens établis à l’extérieur. Elle sera également une opportunité pour les citoyens en âge de voter et ne figurant pas dans le fichier électoral de se faire inscrire directement auprès des Commissions administratives. Pour faciliter les transferts en ligne, la plateforme www.ralemali.ml sera réactivée du 1er au 31 octobre 2025. Les opérations de la révision de 2025 s’effectueront sur la base des résultats des travaux des Commissions administratives de 2024 et des données transmises en 2025 par le Ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation à l’Autorité Indépendante de Gestion des Elections. 2. Le ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne a informé le Conseil des Ministres de la tenue des Vacances citoyennes, Edition 2025. L’Edition 2025 des Vacances citoyennes, prévue du 19 au 28 septembre 2025, à Fana et à Dioila, regroupera 300 jeunes venus
Revue de presse : L’Afrique dans la presse francophone internationale (mardi 16 au vendredi 19 septembre)

Vendredi 19/09. Africanews : À quelques semaines de l’élection présidentielle, la Côte d’Ivoire s’enfonce dans un climat politique tendu. Le 18 septembre, Laurent Gbagbo a déclaré qu’il ne soutiendrait aucun des cinq candidats en lice. Selon lui, la compétition électorale est biaisée, car les candidatures validées ne reflètent pas le choix des grands partis politiques. RFI : Au Cameroun, c’est la consigne de vote que personne n’attendait. Brenda Biya, l’unique fille du président Paul Biya, appelle, dans une vidéo devenue virale, à ne pas voter pour son père lors de cette élection, affirmant qu’il a fait beaucoup de mal au peuple. RT en Français : Le Burkina Faso s’affirme comme un acteur incontournable de l’or en Afrique de l’Ouest. En 2024, le pays a produit près de 61 tonnes de métal précieux, soit une multiplication par dix de sa production depuis 2008, où elle s’élevait à seulement 5,6 tonnes. TV5Monde : L’Algérie a qualifié vendredi de « trop grossière » une requête du Mali devant la Cour internationale de justice (CIJ), l’accusant d’avoir abattu un drone de son armée au dessus du territoire malien. Euronews : Paris a ordonné à deux diplomates maliens de quitter son territoire d’ici samedi, en représailles à l’arrestation à Bamako, le mois dernier, d’un agent diplomatique français accusé d’espionnage. RFI : Malgré la brouille entre Paris et Bamako, les services de renseignements malien et français continuaient à se parler, à échanger des informations. Désormais, ce canal est fermé avec des conséquences : par exemple, plus de partages d’écoutes téléphoniques dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. RT en Français : Les ambassadeurs du Mali, du Burkina Faso et du Niger en Russie ont effectué une visite officielle en Crimée, où ils ont rencontré le chef de la République, Sergueï Aksionov. Il s’agit du premier déplacement sur la péninsule des représentants des pays membres de l’Alliance des États du Sahel (AES). TV5Monde : Le cyclisme international se réunit au Rwanda pour les Mondiaux 2025 qui se tiennent de ce dimanche 21 au dimanche 28 septembre. Une première sur le continent africain. France 24 : Au moins 75 personnes ont été tuées vendredi 19 septembre dans une attaque de drone des forces paramilitaires sur une mosquée dans un camp de déplacés près d’El-Fasher au Darfour, dans l’ouest du Soudan. Jeudi 18/09. RT Français : L’ex-ministre togolaise des Armées, Marguerite Gnakadé, a été arrêtée le 17 septembre à son domicile de Lomé. Elle a été conduite à la police judiciaire, où elle doit être entendue pour «incitation à la rébellion», selon une source policière. Mercredi 17/09. DW : Alors que la procédure se poursuit pour la destitution de Vital Kamerhe, le président du bureau de l’Assemblée nationale, cette nouvelle crise politique touche le président congolais Félix Tshisekedi, qui semble avoir abandonné son ancien allié. Les deux hommes s’étaient pourtant juré plusieurs fois fidélité. Mardi 16/09. Sputnik : Le Burkina Faso devient l’unique maître de la Nouvelle société sucrière de la Comoé. Les 37 actionnaires minoritaires, détenant 305 actions, ont été contraints de céder leurs parts à l’État en raison de leur « inaction », selon le Conseil des ministres. Adrien Thyg
Coopération dans le secteur des mines : La Türkiye manifeste son intérêt pour le potentiel malien

Le Ministre des mines a reçu ce jeudi 18 septembre 2025 l’Ambassadeur de Türkiye au Mali, Son Excellence M. Efe CEYLAN. Au cours de la rencontre, les deux personnalités se sont entretenues sur des sujets d’intérêt commun en saluant les bonnes relations qu’entretiennent la Türkiye et le Mali. Le ministre et son hôte du jour ont réaffirmé la nécessité de raffermir cette coopération, singulièrement dans le domaine des mines. Le diplomate turc s’est réjoui de cette rencontre qui s’inscrit dans le cadre de la promotion des investissements turcs au Mali à travers notamment la visite prochaine au Mali de grands groupes qui interviennent dans plusieurs secteurs d’activités. Le Ministre des Mines, Pr. Amadou KEITA, en exposant le potentiel du secteur minier malien, a exprimé l’intérêt que le Mali accorde à la coopération avec la Türkiye qui est, sans nul doute, un partenaire stratégique.
Mali. Digitalisation de l’Administration : SIX nouvelles solutions digitales présentées au Premier Ministre

La digitalisation de l’administration n’est plus une perspective, elle est désormais une réalité. La série de présentations faites au gouvernement ce mardi 16 septembre 2025 en témoigne. Trois départements : les Transports, la Santé et l’Administration territoriale, ont exposé leurs nouveaux systèmes de gestion numérique. Le ministère des Transports et des Infrastructures a ouvert la présentation avec quatre solutions innovantes. La première, le système Sigui-Dolo, est une plateforme unique de la Direction générale des Transports destinée à sécuriser les titres de transport. Elle facilite la traçabilité et la centralisation des données. Ce dispositif permet la production de permis de conduire biométriques et de cartes grises dotées d’une troisième plaque, tout en offrant aux usagers des services en ligne et une interconnexion avec TrésorPay ainsi que le système douanier SYDONIA. Toujours dans le secteur, la digitalisation des postes de péage routier, développée par le Fonds d’Entretien Routier (FER), constitue une autre avancée. Sur les 33 postes existants à travers le pays, 10 sont déjà digitalisés. Grâce à cette innovation, les recettes du poste de Massala sont passées de 30 à 65 millions de francs CFA. À cela s’ajoute la digitalisation des redevances de l’ANASER, qui s’appuie sur un système de ticketing modernisé, un Ticketing Management System et une application de paiement mobile en cours de déploiement. Enfin, la digitalisation des parcs auto de l’aéroport international Président Modibo Keïta, où la digitalisation des parkings automobiles permet une gestion fluide des flux de véhicules, une sécurisation des ressources financières, une exploitation mieux maîtrisée et des facilités de paiement via mobile money et d’autres moyens électroniques. Après les transports, le ministère de la Santé et du Développement social a mis en avant OpenClinic, un système intégré de gestion des informations hospitalières. Il permet la création, le stockage et la recherche de dossiers patients, tout en couvrant les aspects cliniques, financiers, pharmaceutiques, de laboratoire et statistiques. Déjà opérationnel dans plusieurs hôpitaux et centres de référence du pays, ce système sera bientôt interconnecté avec le NINA et l’AMO, renforçant ainsi la continuité et l’efficacité des services de santé. Enfin, le ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation a présenté son système intégré de gestion de l’information préfectorale (SIGIP). Cet outil garantit l’intégrité, la disponibilité et la confidentialité des données. Il permet un suivi rigoureux des associations grâce à une base de données nationale mise à jour et des statistiques fiables, tout en améliorant la gestion du personnel à travers le suivi de la présence, des activités et de la performance des représentants de l’État. Le système intègre également des espaces collaboratifs, des messageries, un forum d’échanges et la gestion des Bulletin de Renseignement Quotidien (BRQ), avec en plus un accès à la cartographie des circonscriptions administratives. À noter que l’ensemble de ces systèmes ont été développés au Mali, en droite ligne de la valorisation des talents nationaux et la préservation de la souveraineté nationale.