Mali: Conseil des Ministres du mercredi 05 juin 2024

Mali: Conseil des Ministres du mercredi 05 juin 2024

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 05 juin 2024, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat.Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRESSur le rapport du ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant affectation au Ministère des Transports et des Infrastructures, des parcelles de terrain, objet de Titres fonciers sis dans les Régions de Sikasso, Ségou et Mopti. Il s’agit des parcelles de terrains objet des Titres fonciers : AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLESLe Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes :AU TITRE DU MINISTERE DE LA DEFENSE ET DES ANCIENS COMBATTANTS AU TITRE DU MINISTERE DE LA SECURITE ET DE LA PROTECTION CIVILE -Au grade de Commissaire Général de Brigade de Police :Contrôleur général de Police Mohamed Ali AWAISSOUN. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS

11e commémoration annuelle de la Déclaration de paix mondiale et de la marche pour la paix de HWPL

11e commémoration annuelle de la Déclaration de paix mondiale et de la marche pour la paix de HWPL

Alors que des conflits éclatent dans le monde entier, menaçant la sécurité et la coexistence mondiales, l’espoir de paix émerge des citoyens. En mai 2024, les citoyens de tous les continents se sont donnés la main pour la 11e commémoration annuelle de la déclaration de la paix mondiale et de la marche pour la paix, organisée par l’ONG Heavenly Culture, World Peace, Restoration of Light (HWPL), affiliée aux Nations unies. Sous le thème « Communication pour une citoyenneté mondiale de réconciliation et de tolérance », cet événement qui a eu lieu dans plusieurs pays dans le monde en vue de cultiver  une culture mondiale de la paix. Cette marche vise à réaffirmer l’importance universelle de la paix, à consolider les liens sociaux tant au niveau individuel que communautaire, et à encourager des actions tangibles pour résoudre les conflits et édifier un avenir harmonieux. Elle a été observée dans près d’une cinquantaine de pays à travers le globe, touchant des continents variés tels que l’Amérique, l’Afrique, l’Europe, l’Asie et même l’Océanie. Cette année des pays comme la France, le Mali et la côte d’ivoire ont enrichi cet événement, initialement une marche, en abordant, à travers une variété d’activités, les défis particuliers rencontrés par chaque population. En France, HWPL  a organisé le « Clean Walk », mobilisant plus de 500 participants dans le but de rappeler notre responsabilité commune pour la paix et la planète. Au Mali, la commémoration de la Déclaration Mondiale pour la Paix a eu lieu simultanément le 25 mai dans quatre villes : Bamako, Mopti, Yorosso et Macina. Des conférences, nettoyage des rues et échanges entre les élus ont permis d’aborder les défis spécifiques auxquels chaque communauté est confrontée. À Yamoussoukro en Côte d’Ivoire, cet événement, agrémenté d’activités artistiques diverses et de stands d’information et de divertissement, a également mis en avant la question de la santé mentale, une thématique sur laquelle l’IPYG, branche de HWPL, se concentrera particulièrement en Côte d’Ivoire. Cette journée inoubliable a été marquée par des discours inspirants, dont celui de Tony Canadas, fervent défenseur de l’environnement. Avec passion, il a partagé son engagement de longue date pour la préservation de notre biodiversité et de notre planète, soulignant l’importance vitale de notre terre et la nécessité de nous préserver mutuellement. De même, Moussa Diarra, entrepreneur numérique, a captivé l’audience en appelant les jeunes à adopter une culture du civisme et de l’engagement. Leurs paroles empreintes de sagesse ont ajouté une dimension profonde et motivante à la journée, incitant chacun à contribuer activement à la construction d’un avenir meilleur. Fort du succès de cet événement dans divers pays, HWPL organise pour ses adhérents de l’Afrique du Nord une table ronde en lignele 27 mai. Cette occasion offre une plateforme de discussion autour de thèmes essentiels, invitant chacun à réfléchir et à contribuer à des actions concrètes en faveur de la paix et de l’harmonie.

Mali. Sanankoroba : coup d’envoi de la construction d’une nouvelle centrale solaire de 200 MWc

Mali. Sanankoroba : coup d’envoi de la construction d’une nouvelle centrale solaire de 200 MWc

Ce vendredi 24 mai 2024, dans la matinée, le Président de la Transition, Son Excellence le Colonel Assimi GOÏTA, Chef de l’État, a donné le coup d’envoi de la construction de la nouvelle centrale solaire à Sanankoroba, dans la région de Koulikoro. Cette cérémonie marque un tournant décisif pour l’avenir énergétique du Mali et témoigne de l’engagement du Président GOÏTA à fournir une source d’énergie propre et durable à la nation. Le lancement des travaux de cette centrale solaire de Sanankoroba a vu la présence de plusieurs personnalités de haut rang. Étaient présents le Premier ministre, le Président du Conseil national de Transition, ainsi que plusieurs membres du Gouvernement, dont Mme Bintou CAMARA, ministre de l’Énergie et de l’Eau. Des diplomates accrédités, dont l’ambassadeur de la Fédération de Russie auprès de la République du Mali, ont également honoré de leur présence cet événement. Le Directeur général de l’entreprise russe Novawind, M. Grigory NAZAROV, a exprimé sa satisfaction et son engagement à contribuer activement au développement énergétique du Mali. « La centrale solaire de Sanankoroba, avec une capacité de 200 MWc, représente une avancée majeure vers la souveraineté énergétique du Mali», a-t-il déclaré. Il a souligné l’importance des investissements financiers et de la coopération internationale pour la réalisation de tels projets. Mme Bintou CAMARA, ministre de l’Énergie et de l’Eau, a salué la dynamique coopération entre le Mali et la Russie, qui a permis l’aboutissement de ce projet. Elle a décrit en détail les spécificités techniques de la centrale solaire, dont les travaux s’étaleront sur 12 mois pour un coût de plus de 120 milliards de FCFA. Le Président de la Transition, Son Excellence le Colonel Assimi GOÏTA, a exprimé son espoir et sa détermination en posant le premier panneau solaire. Il a réaffirmé l’engagement du Gouvernement à concrétiser la souveraineté énergétique du Mali. « L’étape de Sanankoroba est le début d’une série de constructions de centrales solaires en République du Mali», a-t-il déclaré. Le Colonel GOÏTA a également salué la résilience et la patience du peuple malien, assurant que tous les sacrifices consentis sont le socle de la détermination du Gouvernement. Le Président GOÏTA a remercié la Fédération de Russie pour son soutien constant et a souligné la qualité de l’excellent partenariat entre les deux nations. « La réalisation de cette nouvelle centrale est la preuve de l’excellence de notre partenariat», a-t-il conclu. Cette cérémonie de lancement des travaux de la centrale solaire de Sanankoroba, qui sera installé sur une superficie de 300 hectares, est un symbole fort de la volonté du Mali de se tourner vers un avenir énergétique plus durable et autonome. Elle incarne l’espoir et la détermination du Gouvernement de transition à répondre aux besoins énergétiques urgents du pays et à améliorer la qualité de vie de ses citoyens.

Mali: Conseil des Ministres du mercredi 15 mai 2024

Mali: Conseil des Ministres du mercredi 15 mai 2024

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 15 mai 2024, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – procédé à des nominations ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la ratification de l’Accord de prêt, signé à Lomé le 06 octobre 2023, entre le Gouvernement de la République du Mali et la Banque Ouest Africaine de Développement, pour le financement partiel de la seconde tranche du Projet d’aménagement et d’élargissement du tronçon urbain de la route nationale n°27, Bamako-Koulikoro à Bamako. Par cet accord, la Banque Ouest Africaine de Développement accorde au Gouvernement de la République du Mali un prêt d’un montant de 14 milliards 780 millions de francs CFA. Les aménagements projetés consistent, notamment en : – l’élargissement de la plateforme ; – la construction de deux (02) passerelles en béton armé sur le tronçon pour faciliter la traversée des piétons ; – l’installation d’un nouveau système d’éclairage public à technologie LED conventionnelle. La réalisation du projet contribuera à améliorer les conditions de transport des personnes et de leurs biens et à minimiser les risques d’accidents de la circulation dans la ville de Bamako. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE – Ambassadeur Représentant permanent adjoint à Riyad : Monsieur Tidiani TRAORE, Conseiller des Affaires étrangères. – Ministre conseiller à l’Ambassade du Mali au Caire : Monsieur Samba Ousmane DIAKITE, Inspecteur des Finances. – Ministre conseiller à l’Ambassade du Mali à Moscou : Monsieur Amadou MORO, Conseiller des Affaires Etrangères. – Ministre conseiller à l’Ambassade du Mali à Ottawa : Monsieur Amadou DIALLO, Inspecteur des Services Economiques. – Ministre conseiller à l’Ambassade du Mali à Pretoria : Monsieur Taoulé KEITA, Conseiller des Affaires étrangères. – Ministre conseiller à l’Ambassade du Mali à Luanda : Madame Anta SONFO, Traducteur-Interprète. – Ministre conseiller à l’Ambassade du Mali à Dakar : Monsieur Drissa MALLE, Conseiller des Affaires étrangères. – Ministre conseiller à l’Ambassade du Mali à Niamey : Madame Kadidiatou DIA, Conseiller des Affaires étrangères. – Premier conseiller à l’Ambassade du Mali à Moscou : Monsieur Aldjouma Amadou MAIGA, Inspecteur des Finances. – Premier conseiller à l’Ambassade du Mali à Riyad : Monsieur Mamoudou SOW, Conseiller des Affaires étrangères. – Premier conseiller à l’Ambassade du Mali à Pretoria : Madame Gabdo TOGO, Conseiller des Affaires étrangères. – Premier conseiller à l’Ambassade du Mali à Libreville : Monsieur Badian TRAORE, Administrateur civil. – Premier conseiller à l’Ambassade du Mali à Brasilia : Monsieur Athanase COULIBALY, Conseiller des Affaires étrangères. – Premier conseiller à l’Ambassade du Mali à Tripoli : Monsieur Adama DIAWARA, Enseignant-chercheur. – Premier conseiller à l’Ambassade du Mali à Accra : Madame Korotimi THERA, Professeur de l’Enseignement secondaire. – Deuxième conseiller à l’Ambassade du Mali au Caire : Madame Hassanatou TALL, Conseiller des Affaires étrangères. – Deuxième conseiller à l’Ambassade du Mali à Ankara : Monsieur Adama Mery DIAKITE, Conseiller des Affaires étrangères. – Deuxième conseiller à l’Ambassade du Mali à Addis-Abeba : Monsieur Boncana SEYDOU, Administrateur civil. – Deuxième conseiller à l’Ambassade du Mali à Malabo : Monsieur Oumar TRAORE, Professeur de l’Enseignement secondaire. – Deuxième conseiller à l’Ambassade du Mali à Genève : Madame Fatoumata dite Fatim DIAKITE, Administrateur civil. – Deuxième conseiller à l’Ambassade du Mali à Pretoria : Monsieur Mohamed DJILLA, Planificateur. – Deuxième conseiller à l’Ambassade du Mali à Libreville : Madame Hawa KONE, Conseiller des Affaires étrangères. – Deuxième conseiller à l’Ambassade du Mali à Ouagadougou : Monsieur Cyriaques DAKOUO, Conseiller des Affaires étrangères. – Deuxième conseiller à l’Ambassade du Mali à Conakry : Monsieur Mamadou Lamine SIBY, Conseiller des Affaires étrangères. – Deuxième conseiller à l’Ambassade du Mali à Tripoli : Monsieur Fousseyni SOGODOGO, Professeur de l’Enseignement secondaire. – Troisième conseiller à l’Ambassade du Mali au Caire : Monsieur Amadou BAMBA, Conseiller des Affaires étrangères. – Troisième conseiller à l’Ambassade du Mali à Genève : Monsieur Moulaye TRAORE, Conseiller des Affaires étrangères. – Troisième conseiller à l’Ambassade du Mali à Ouagadougou : Monsieur Daouda Ousmane CISSE, Conseiller des Affaires étrangères. – Vice-consul à l’Ambassade du Mali à Douala : Monsieur Baba TRAORE, Administrateur civil, Membre du Corps Préfectoral. – Vice-consul à l’Ambassade du Mali à Lyon : Monsieur Hamadou Albachir MAHAMANE, Conseiller des Affaires étrangères. – Vice-consul à l’Ambassade du Mali à Guangzhou : Monsieur Issa KANSAYE, Enseignant-Chercheur. – Vice-consul à l’Ambassade du Mali à Abidjan : Monsieur Mahamadou Bakoroba DRAME, Conseiller des Affaires étrangères. – Vice-consul à l’Ambassade du Mali à Djeddah : Monsieur Dramane TRAORE, Conseiller des Affaires étrangères. – Vice-consul à l’Ambassade du Mali à Paris : Monsieur Ibrahim Almoudou BABY, Conseiller des Affaires étrangères. – Conseiller consulaire à l’Ambassade du Mali à Libreville : Madame Romaine DIARRA, Administrateur civil. – Conseiller consulaire à l’Ambassade du Mali à Tripoli : Monsieur Dramane YOLO, Professeur de l’Enseignement secondaire. – Conseillers consulaires à l’Ambassade du Mali à Nouakchott : Monsieur Amadou Diadié Ibrahima DICKO, Administrateur des Ressources humaines ; Monsieur Aly DIALLO, Conseiller des Affaires étrangères. – Conseiller consulaire à l’Ambassade du Mali à N’Djamena : Monsieur Mamadou DEMBELE, Militaire. – Conseiller consulaire à l’Ambassade du Mali à Douala : Madame Oumou DIALLO, Administrateur civil. – Conseillers consulaires à l’Ambassade du Mali à Guangzhou : Monsieur Amadou GUINDO, Traducteur-Interprète ; Monsieur Broulaye BAMBA, Militaire. – Conseillers consulaires à l’Ambassade du Mali à Abidjan : Madame Solange DEMBELE, Administrateur civil ; Monsieur Nanko COULIBALY, Administrateur des Ressources humaines. – Conseillers consulaires à l’Ambassade du Mali à Djeddah : Monsieur Oumar COULIBALY, Administrateur civil ; Monsieur Habib KANE, Professeur de l’Enseignement secondaire ;

« Les enseignements tirés de la crise grecque restent-ils valables pour les pays d’Afrique ? »

« Les enseignements tirés de la crise grecque restent-ils valables pour les pays d’Afrique ? »

TRIBUNE. Il y a 14 ans, l’article intitulé «Comprendre la crise grecque et ses enjeux: quelques enseignements pour les pays africains», paraissait dans l’hebdomadaire La Semaine Africaine avec un objectif simplement pédagogique. Il avait été retenu comme sujet d’économie au concours d’entrée au programme bilingue (français-anglais) de haut niveau du Mastère en Banque et Finance du CESAG à Dakar, par le Pr Boubacar Baidari, son ancien Directeur Général, Doyen à l’Université de Niamey (Niger). Une reconnaissance infinie lui est due pour avoir reconnu la pertinence et l’intérêt du sujet dont les enseignements restent d’une actualité factuelle. Le cabinet conseil en stratégie des entreprises et financement des projets, BT Integral Consulting, toujours dans une perspective pédagogique, reprend à son compte les leçons tirées de cette crise pour l’Afrique à l’aune des récents développements de la situation économique internationale, marquée par la guerre en Ukraine, la crise énergétique, poussant à une forte inflationet à l’explosion des déficits publiques des Etats. Les causes de la crise grecque en bref. L’Asie a réussi à sortir de la crise économique déclenchée fin 2008 (la crise des ‘’subprimes’’), mais les Etats européens y sont toujours englués. Ils se sont énormément endettés pour résorber cette crise. Les politiques budgétaires menées en Grèce depuis plusieurs années par les gouvernements qui se sont succédé ont accru son endettement. La Grèce veut entrer dans la zone euro. Il lui faut coûte que coûte se conformer à quelques critères dits de convergence de l’Europe: présenter un déficit public au plus égal à 3% de son produit intérieur brut (PIB) et une dette inférieure à 60% de son PIB.Dans cette perspective, la Grèce parvient à maquiller ses comptes, notamment sa dette publique colossale grâce à la complicité de la non moins célèbre banque d’affaires américaine, Goldman Sachs. La révélation, par son chef de gouvernement, du déficit budgétaire réel de la Grèce a plongé les marchés financiers dans l’émoi, et un vent de panique s’est emparé de toute l’Europe. Les Européens craignent que la dégradation de l’économie grecque ne mette en péril, par effet d’assimilation, celles des pays comme l’Espagne, l’Irlande et le Portugal, eux aussi en grande difficulté économique. La situation économique actuelle de la Grèce. La crise grecque est passée. L’économie Grecque s’est sans doute passablement redressée à en juger par ses performances macroéconomiques actuelles. En 2022, elle a réussi à rembourser ses prêts accordés par le FMI avec deux ans d’avance. Le pays n’est plus sous surveillance financière de l’Union Européenne (UE). Un taux de croissance du PIB égal à 5.9% (contre une moyenne européenne de+1%) en 2022, +2.4%(+1%) en 2023 et 1.9% (+1.7%) prévu en 2024. (Source: commission européenne). Un endettement toujours élevé, accentué par la crise du covid, mais en légère régression. Il est resté stable entre 2011(175% du PIB) et 2019(173% du PIB) et se situe autour de 165% du PIB en 2023. Un taux de chômage fort mais en baisse, soit 12,6% en 2023. (Prévisions OCDE cité in leschos.fr). La Grèce est parvenue à atteindre ces performances grâce aux politiques budgétaires restrictives que lui avaient imposées l’union européenne et le FMI, appuyées par des restructurations de dettes, mais aussi en raison de la volonté de ses acteurs politiques. Les leçons que les pays africains peuvent tirer de cette crise. La crise grecque était édifiante sur les aspects relatifs à l’universalité des problématiques des équilibres budgétaires et financiers; au caractère pernicieux d’un endettement excessif qui conduit les Etats à ne pas prendre des mesures en faveur de la réduction de leur train de vie injustifié; la qualité des statistiques budgétaires et financières encore peu fiables; et la nécessité de faire accompagner toute création d’union monétaire d’un pacte de stabilité budgétaire et de croissance. L’universalité des questions des équilibres budgétaires. Les déséquilibres budgétaires ne sont pas seulement inhérents aux pays africains engagés dans des programmes d’ajustement structurels (PAS), conséquence d’une gestion chaotique de leurs finances publiques et d’un faible niveau de diversification de leurs économies encore trop dépendantes des matières premières et d’un secteur informel prépondérant (faiblesse des recettes fiscales). La question de la dette et du déficit budgétaire devient de plus en plus préoccupante dans les pays développés notamment au sein de certains pays de la zone euro. Car ces paramètres caracolent à des niveaux jamais atteints en temps de paix depuis la fin de la dernière guerre mondiale. De même, les pratiques de quelques pays européens en matière de gestion de la dette se rapprochent à s’y méprendre de la finance dite Ponzi, du nom du tristement célèbre financier américain des années 1920 qui assurait le remboursement des clients avec les dépôts des nouveaux souscripteurs jusqu’à ce que la pyramide s’écroule. Des pays européens, qui n’ont jamais eu un budget à l’équilibre depuis 40-50 ans, empruntent chaque année des sommes énormes pour rembourser des emprunts antérieurs arrivés à échéance. En faisant rouler leur dette, ces Etats courent le risque d’un défaut de paiement lorsqu’il n’y aura plus aucun nouveau prêteur en face. Heureusement que la banque centrale européenne (BCE) peutvenir en aide à un Etat en cessation de paiement par des politiques monétaires accommodantes. La situation des finances publiques et de l’endettement de certains pays occidentaux demande la mise en place en leur faveur d’un PAS, comme cela est advenu en Afrique. De plus, de même qu’une entreprise privée s’endette pour investir et rembourser sa dette à partir des revenus générés par son investissement, de la même manière l’endettement d’un État doit s’auto-rembourser à terme. En principe, l’État s’endette parce que la dette est génératrice de revenus futurs et de croissance qui la rembourseront. Cependant, ce qu’il se passe dans plusieurs pays d’Europe, comme en Afrique d’ailleurs, c’est que les dettes évoluent plus vite que le PIB. Cela signifie que la dette, qui a vocation à s’auto-amortir, sert à financer la consommation (salaires, aides sociales, sécurité sociale, etc.) plutôt que l’investissement. On y mène donc un train de vie au-dessus des moyens de ces Etats. L’Allemagne a réussi l’exploit de ramener sa dette publique brute

Mali: Conseil des Ministres du jeudi 02 mai 2024

Mali: Conseil des Ministres du jeudi 02 mai 2024

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le jeudi 02 mai 2024, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté : a. un projet de décret portant approbation du marché relatif aux travaux d’aménagement en 2×2 voies de la section Bamako-Koulouba-Kati (11,481 km) de la RR9, de la bretelle d’accès au Point G (1,7 km), de 7 km de voiries à Kati et de la section Rond-point GMS-Samé-Kati (9,3 km). Le marché relatif aux travaux d’aménagement de la section Bamako-Koulouba-Kati, de la Route Régionale n°9, de la bretelle d’accès au Point G, de 7 km de voiries à Kati et de la section Rond-point GMS-Samé-Kati est conclu entre le Gouvernement de la République du Mali et l’entreprise COVEC-Mali pour un montant de 92 milliards 661 millions 945 mille 897 F CFA, toutes taxes comprises et un délai d’exécution de trente-six (36) mois. La réalisation de ces travaux contribuera, notamment à améliorer les conditions de transport des personnes et de leurs biens et à promouvoir l’économie nationale. b. un projet de décret instituant le paiement des frais de dossiers de formalités déclaratives, de certification et d’agrément soumis à l’Autorité de Protection des Données à caractère Personnel. L’essor fulgurant du numérique, la banalisation de l’utilisation d’applications numériques de traçage, de traitement de données biométriques et de santé ainsi que l’amorce de la transformation digitale de l’Administration et du monde des affaires ont fait accroître les enjeux de la protection des données à caractère personnel. Pour y faire face, le Gouvernement a créé l’Autorité de Protection des Données à caractère Personnel (APDP) pour réguler l’utilisation desdites données. Dans le cadre de l’exécution de cette mission, elle accorde des agréments pour toute interconnexion de données et assure la certification des entreprises ou organismes sur le niveau de respect de la protection des données personnelles. Le projet de décret adopté, institue le paiement des frais de dossiers de formalités déclaratives, de certification et d’agrément soumis à l’Autorité de Protection des Données à caractère Personnel. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS 1. Le ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social a informé le Conseil des Ministres du déroulement des épreuves des concours directs de recrutement dans la Fonction publique de l’Etat, exercice 2023. La 5ème et la 6ème journée des concours se sont déroulées les 27 et 28 avril 2024, à Bamako et dans les 6 centres régionaux. La 7ème et la 8ème journée auront lieu les 04 et 05 mai 2024. Les corps concernés sont : Agents de Constatation des Douanes, Contrôleurs des Douanes, Contrôleurs des Impôts, Techniciens de Santé, Techniciens supérieurs de Santé, Médecins Pharmaciens Odontostomatologues, Ingénieurs sanitaires et Assistants médicaux. 2. Le ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine a informé le Conseil des Ministres : a. de la participation des Maliens établis à l’Extérieur au Dialogue inter-maliens pour la paix et la réconciliation nationale. Les Maliens établis à l’Extérieur ont activement participé au dialogue, notamment à l’élaboration des Termes de Référence, à l’atelier national de leur validation et à la phase de concertations dans les Ambassades et Consulats du Mali. Ils ont, au-delà des questions d’ordre général sur la gouvernance dans notre pays, évoqué leurs préoccupations spécifiques et formulé des recommandations pertinentes. Cette participation de la diaspora malienne est l’expression de la reconnaissance à leur endroit par les autorités de la Transition pour leur apport au développement du pays. b. de l’organisation de la Semaine nationale de l’Intégration africaine, prévue du 25 au 31 mai 2024. La Semaine nationale de l’Intégration africaine a été instituée par le Décret n°2021-0243/PT-RM du 08 avril 2021. Le thème retenu pour cette année par l’Union Africaine est : « Éduquer un Africain adapté au 21ème siècle ». La journée du 25 mai, placée sous la présidence du Premier ministre, Chef du Gouvernement, sera l’occasion de réaffirmer notre attachement aux idéaux du panafricanisme à travers un leadership avéré qui s’est traduit par les initiatives de création des organisations régionales et sous régionales. En plus des manifestations éducatives, culturelles, artistiques, sportives, des conférences débats et des ateliers, il sera procédé à la Montée des Couleurs africaines à la Tour de l’Afrique en présence des membres du Gouvernement, des membres du Corps diplomatique, des Communautés africaines résidant au Mali ainsi que de la Jeunesse de l’Union africaine. 3. Le ministre de l’Agriculture a informé le Conseil des Ministres de la participation du Mali, à la 33ème Session de la Conférence Régionale de la FAO pour l’Afrique à Rabat au Maroc et à la 16ème édition du Salon international de l’Agriculture du Maroc à Meknès. La Conférence Régionale de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), tenue du 18 au 20 avril 2024, sous le thème : « Systèmes agroalimentaires résilients et transformation rurale inclusive » s’est avérée un cadre d’échanges d’expériences entre les participants sur les programmes/projets des pays visant à accélérer la transformation des systèmes agroalimentaires et le soutien au développement rural. En marge des travaux de ladite Conférence, notre pays a obtenu de la FAO le soutien au programme de promotion des filières céréalières. En outre, le ministre de l’Agriculture a participé à la 16ème édition du Salon international de l’Agriculture à Meknès le 22 avril 2024 et à la Conférence Ministérielle annuelle de l’initiative « Adaptation de l’Agriculture Africaine au changement climatique ». 4. Le ministre de la Communication, de l’Economie numérique et de la Modernisation de l’Administration a informé le Conseil des Ministres de l’organisation de la 2ème édition de la Semaine du numérique, du 25 au 27 juin 2024, avec le Niger comme pays invité d’honneur. La « Semaine du numérique

Mali. Abou Houzeifa dit Higgo, commandant de l’EIGS, neutralisé lors d’une opération militaire

Mali. Abou Houzeifa dit Higgo, commandant de l’EIGS, neutralisé lors d’une opération militaire

Le commandant du groupe armé État islamique au Grand Sahara (EIGS), Abou Houzeifa dit Higgo, a été tué lors d’une opération menée par les Forces armées maliennes (FAMa) dans le secteur d’Indelimene, au nord-est de Gao, selon un communiqué officiel publié ce lundi. Higgo, dont la tête avait été mise à prix par différents pays occidentaux, dont les États-Unis pour un montant de 3,5 milliards de francs CFA, était recherché pour ses activités terroristes au Sahel, notamment au Mali et au Niger. Cette opération s’inscrit dans le cadre de la vaste offensive lancée par les FAMa depuis quelques jours contre les bases terroristes implantées dans le nord du pays. L’armée utilise des moyens de défense modernes pour identifier et frapper avec précision les groupes armés terroristes.

Mali: Conseil des Ministres du mercredi 17 avril 2024

Mali: Conseil des Ministres du mercredi 17 avril 2024

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 17 avril 2024, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a entendu des communications. 1. Le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation a informé le Conseil des Ministres : a. de la dissolution de l’association « Coordination des Organisations de l’Appel du 20 février 2023 pour sauver le Mali ». Les partis politiques et les associations sont régis respectivement par la Loi n°05-047 du 18 août 2005 portant charte des partis politiques et par la Loi n°04-038 du 05 août 2004, modifiée, relative aux associations. Ces différents textes précisent leur vocation mais imposent également des limites qu’ils ne doivent pas franchir, notamment l’interdiction faite aux partis politiques de former des regroupements sous la forme d’association et aux associations d’adopter des agissements contraires aux principes de souveraineté nationale, de la démocratie, de l’intégrité du territoire national, de l’unité nationale et de la laïcité de l’Etat. La Coordination des Organisations de l’Appel du 20 février 2023 pour Sauver le Mali s’illustre en permanence par des agissements ostentatoires de nature à troubler l’ordre publique, à porter atteinte à la souveraineté de l’Etat et à l’unité nationale. Au regard de ce qui précède, l’association « Coordination des Organisations de l’Appel du 20 février 2023 pour sauver le Mali » est dissoute. b. de l’organisation d’un concours direct de recrutement d’enseignants dans la Fonction publique des Collectivités territoriales, au titre de l’exercice budgétaire 2023. L’organisation du concours intervient en application des dispositions de l’Arrêté interministériel n°2023-5141/MATD/MEF-SG du 29 décembre 2023 en vue du recrutement de 684 nouveaux enseignants dans la Fonction publique des Collectivités territoriales avec un quota de 15% accordé aux personnes vivant avec un handicap conformément à la règlementation en vigueur. Le recrutement qui vise à satisfaire les besoins de l’Enseignement secondaire, de l’Enseignement fondamental et de l’Education préscolaire et spéciale concerne quarante-neuf (49) spécialités des catégories A et B2 reparties entre les différents ordres d’enseignement. Les informations relatives, notamment aux conditions de participation, à la réception des dossiers de candidature, aux différents centres du concours, ainsi qu’à la date du déroulement des épreuves, feront l’objet d’un communiqué ultérieur. 2. Le ministre de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les Institutions a informé le Conseil des Ministres de l’ouverture de la Session ordinaire d’avril du Conseil national de Transition. La Session ordinaire du mois d’avril du Conseil national de Transition a débuté le 08 avril 2024. La cérémonie d’ouverture était présidée par le Président du Conseil national de Transition, en présence du Premier ministre, Chef du Gouvernement, des Présidents des Institutions de la République, des membres du Gouvernement, des Autorités administratives et politiques du District de Bamako et des représentants du Corps diplomatique. Le Conseil national de Transition procédera à l’examen et à l’adoption des textes soumis. Une vingtaine de projets et de propositions de lois sont déjà inscrits parmi lesquels les projets de Code pénal et de Code de procédure pénale ainsi que ceux relatifs au financement du réseau électrique. La session verra la tenue des débats sur la mise en œuvre du Plan d’Action du Gouvernement. Un exercice qui sera l’occasion pour les membres du Conseil national de Transition et le peuple malien d’être mieux informés sur les réalisations du Gouvernement et les difficultés rencontrées dans sa mise en œuvre. 3. Le ministre de la Réconciliation nationale, de la Paix et de la Cohésion nationale a informé le Conseil des Ministres de l’état de mise en œuvre des changements institutionnels induits par la fin de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali, issu du Processus d’Alger. Le Gouvernement de la Transition, dans son Communiqué n°65 du 25 janvier 2024, a constaté l’inapplicabilité absolue de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger et par conséquent, a annoncé sa fin, avec effet immédiat. De la fin de l’Accord à nos jours, plusieurs mesures ont été prises. Elles concernent l’abrogation des décrets de certaines structures créées dans le cadre de la mise en œuvre de l’Accord ainsi que ceux fixant les avantages des membres et personnels desdites structures. Par ailleurs la relecture des textes de création de la Commission nationale de Désarmement-Démobilisation-Réinsertion, de la Commission nationale d’Intégration et du Commissariat à la Réforme du Secteur de la Sécurité sont en cours. Le ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale à travers un communiqué, en date du 29 mars 2024, a invité les représentants des mouvements signataires détenteurs des véhicules de l’Etat à les rendre. A ce jour, un certain nombre de véhicules ont été récupérés et des dispositions sont en cours pour procéder à la récupération de l’ensemble des moyens roulants affectés. Pour ce qui concerne le Comité Technique de Sécurité et les Equipes Mobiles de Vérification, des dispositions sont en train d’être prises pour mettre fin à la désignation des éléments. 4. Le ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social a informé le Conseil des Ministres : a. du déroulement des épreuves des concours directs de recrutement dans la Fonction publique de l’Etat, exercice 2023. La première et la deuxième journée se sont déroulées les 13 et 14 avril 2024, à Bamako et dans les 6 centres régionaux. La troisième et la quatrième journée auront lieu les 20 et 21 avril 2024. Les corps et spécialités suivants sont concernés : Ingénieurs de l’informatique, Ingénieurs de la statistique, Techniciens de la statistique, Techniciens de l’informatique, Instructeurs de la jeunesse et des Sports, Techniciens des Arts et de la culture, Archives et Documentation, Administrateurs des Ressources Humaines, Secrétaires d’administration et Attachés d’administration. b. des manifestations commémoratives du 1er mai 2024 par les Centrales syndicales des travailleurs. La fête du travail est une tradition bien établie dans notre pays depuis 1963. Dans la pratique,