Mali : six candidats retenus pour le poste de sélectionneur

Mali : six candidats retenus pour le poste de sélectionneur

La succession d’Éric Chelle à la tête de l’équipe nationale du Mali avance à grands pas. Suite à l’appel à candidatures lancé par la Fédération malienne de football, une trentaine d’entraîneurs ont manifesté leur intérêt pour ce poste prestigieux. Après un examen rigoureux, la Fédération a sélectionné une short-list de six candidats. Selon les informations du Buteur, les entraîneurs Antonio Conceição, Hector Cúper, Pitso Mosimane, Tom Saintfiet, Rachid Taoussi et Jorvan Vieira ont été présélectionnés. Tom Saintfiet, ancien sélectionneur de la Gambie, semble être le favori, mais les auditions des candidats seront déterminantes dans le choix final. Tom Saintfiet, Hector Cúper, Pitso Mosimane, Rachid Taoussi… figurent parmi les finalistes pour le poste de sélectionneur de l’équipe nationale du Mali. Ya Willy.

Mali: Conseil des Ministres du mercredi 21 août 2024

Mali: Conseil des Ministres du mercredi 21 août 2024

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 21 août 2024, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – procédé à des nominations ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES 1. Sur le rapport du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le Conseil des Ministres a adopté : a. des projets de texte relatifs à la ratification des Protocoles portant amendement des articles 50 alinéa a) et 56 de la Convention relative à l’Aviation civile internationale, signés à Montréal, le 06 octobre 2016. Sur l’initiative d’un groupe de plusieurs Etats membres, l’Organisation de l’Aviation civile internationale a approuvé lors de la 39ème session de son Conseil à Montréal, les projets d’amendement des articles 50 alinéa a) et 56 en vue de faire passer le nombre des membres du Conseil de 36 à 40 et celui de la Commission de la navigation aérienne de 19 à 21. Cet amendement se justifie par la sous-représentation des Etats africains et un besoin de rééquilibrage de la représentativité, en vue d’une meilleure participation desdits Etats dans les instances de délibération. L’amendement desdits protocoles permettra à l’Organisation de l’Aviation civile internationale ainsi qu’aux Etats membres de faire appel à l’expertise et à l’expérience provenant de diverses sources d’aptitudes et de bénéficier de connaissances techniques et opérationnelles qui étaient apportées par un groupe restreint d’Etats. Leur ratification rentre dans le cadre de la mise en œuvre de la résolution A39-5 de l’Assemblée de l’Organisation de l’Aviation civile internationale et consacre leur entrée en vigueur à l’égard de notre pays. b. des projets de textes relatifs à la ratification de la Convention régissant la Commission Bancaire de l’Union Monétaire Ouest Africaine, signée à Dakar, le 31 mars 2024. Le Conseil des Ministres de l’Union Monétaire Ouest Africaine a adopté la nouvelle Convention régissant la Commission Bancaire de l’Union, lors de sa session ordinaire, tenue le 31 mars 2024. La révision de la Convention régissant la Commission Bancaire se justifie par les mutations intervenues dans le paysage de l’Union Monétaire Ouest Africaine qui ont rendu nécessaire la modification de la loi portant règlementation bancaire, la Convention et son Annexe. Ces changements portent, notamment sur l’augmentation de la taille du réseau, avec une présence plus importante de groupes bancaires étrangers et panafricains, l’avènement d’entreprises de technologies financières ainsi que l’essor des risques émergents dans le secteur bancaire. Cette révision vise l’accroissement du taux de bancarisation et de financement bancaire ainsi que la préparation des banques de l’Union à la concurrence des autres banques dans le cadre de l’intégration monétaire à travers la rationalisation du paysage bancaire, la consolidation de la gouvernance, l’amélioration de la qualité des informations financières et le renforcement de la supervision. 2. Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté : a. un projet de décret portant approbation du marché relatif aux travaux de réhabilitation du casier de N’Débougou 2 100 hectares de ND1 à ND8-Lot 1. Le marché relatif aux travaux de réhabilitation du casier de N’Débougou, Lot 1 est conclu entre le Gouvernement de la République du Mali et le Groupement d’entreprises OTER-SA/ANTA CONSTRUCTION/HUBEI SAN-QI CONSTRUCTION ENGINEERING CO-LTD pour un montant, hors taxes, de 5 milliards 137 millions 28 mille 600 francs CFA et un délai d’exécution de 16 mois, hors saison des pluies. La réalisation de ces travaux contribuera à l’augmentation de la production agricole et à l’accroissement de la sécurité alimentaire. b. un projet de décret portant approbation du marché relatif aux travaux de recalibrage du canal adducteur Grüber. Le marché relatif aux travaux de recalibrage du canal adducteur Grüber, d’une longueur de 14 770 mètres, est conclu entre le Gouvernement de la République du Mali et le Groupement d’entreprises OTER-SA/ANTA CONSTRUCTION/HUBEI SAN-QI CONSTRUCTION ENGINEERING CO-LTD pour un montant, hors taxes, de 3 milliards 757 millions 956 mille 208 francs CFA et un délai d’exécution de 12 mois. La réalisation des travaux de recalibrage permettra la réhabilitation des périmètres d’irrigation dans la zone de production de N’Débougou et la valorisation du potentiel économique de l’irrigation en vue d’assurer la sécurité alimentaire et nutritionnelle. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE – Chargé de mission : Monsieur N’Bégué KONE, Professeur. AU TITRE DU MINISTERE DU TRAVAIL, DE LA FONCTION PUBLIQUE ET DU DIALOGUE SOCIAL – Conseiller technique : Madame Goundo KONE, Administrateur des Ressources humaines. – Chargés de mission : Monsieur Cheick Oumar TOURE, Historien-Géographe ; Madame Hamsétou TOURE, Journaliste. AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE – Secrétaire Général de l’Assemblée permanente des Chambres d’Agriculture du Mali : Monsieur Mamadou TRAORE, Ingénieur de l’Agriculture et du Génie Rural. AU TITRE DU MINISTERE DE LA COMMUNICATION, DE L’ECONOMIE NUMERIQUE ET DE LA MODERNISATION DE L’ADMINISTRATION – Directeur Général de l’Agence malienne de Presse et de Publicité : Monsieur Alassane SOULEYMANE, Journaliste. – Directeur Général du Complexe numérique de Bamako : Monsieur Malick MAIGA, Ingénieur en Télécommunication. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS 1. Le ministre de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les Institutions a informé le Conseil des Ministres : a. de l’état d’avancement de la mise en œuvre du Projet de Système intégré de Gestion des Ressources humaines de l’Etat et des Collectivités territoriales. Dans la perspective de la finalisation du projet de Système intégré de Gestion des Ressources humaines de l’Etat et des Collectivités territoriales au 30 septembre 2024, l’exécution des activités restantes se poursuit. Les missions d’identification physique des agents dans les régions, dans le District de Bamako et dans les Missions diplomatiques et consulaires sont à l’étape finale. Dans le cadre du suivi des opérations d’identification physique des agents, la réunion du

Voici l’homme qui a sauvé la bibliothèque de Tombouctou (Mali)

Voici l’homme qui a sauvé la bibliothèque de Tombouctou (Mali)

Dans l’histoire des nations, il s’est vérifié qu’à chaque fois un envahisseur veut anéantir et soumettre un peuple, il s’attaque avant tout à sa mémoire et à sa culture. C’est ainsi que la bibliothèque d’Alexandrie riche de 500.000 livres en Égypte fut incendiée en -47 par les troupes romaines sous le commandement du général Jules Cesar. Une autre destruction culturelle non moins significative eut lieu lors de la bataille de Bagdad en 1258 lorsque les Mongols envahissent la ville et anéantissent les bibliothèques, jetant les livres dans le fleuve Tigre. Plus récemment encore en Afrique, plus précisément au Mali où l’on a vu des hordes des terroristes venues de la Libye, vouloir prendre contrôle du Nord du Mali et raser tout ce qui en représentait le mémoriel et le culturel. La cité antique de Tombouctou se trouvait sous les missiles et les canons de Daech, du pseudo Etat islamique, et c’était un pan de l’humanité qui risquait de disparaître comme hier les grands Bouddhas de Bamiyan ou les mausolées et les manuscrits en Afghanistan et en Irak où la fureur obscurantiste s’est souvent doublée d’une visée bassement mercantile, le trafic illicite des antiquités et autres objets culturels étant considéré comme une source de revenus non négligeable. Dans cette célèbre et historique cité malienne, il s’est trouvé des hommes et des femmes pour cacher, protéger et sauver les précieux trésors que recèle Tombouctou et qui ont traversé les siècles avec bonheur. Abdel Kader Haïdara que vous voyez en photo est un de ces héros qui ont failli perdre la vie pour soustraire aux groupes terroristes des milliers de parchemins et de palmyres, ces joyaux légués par les érudits musulmans d’hier, sauvegardant ainsi « l’encre des savants ». Il n’est l’ombre d’aucun doute que le Malien Abdel Kader Haïdara est un héros de la lutte contre l’obscurantisme religieux et contre l’effacement de la mémoire de nos peuples africains. Gageons que son courage suscite tant d’autres imitateurs parmi divers pays africains ! Par Germain Nzinga

Insécurité au sahel : Le Niger et le Mali échangent sur la prise en charge des ex-combattants issus des groupes armés non étatiques

Insécurité au sahel : Le Niger et le Mali échangent sur la prise en charge des ex-combattants issus des groupes armés non étatiques

Le Ministre d’Etat de l’Intérieur, de la Sécurité Publique et de l’Administration du Territoire, le Général de brigade Mohamed Toumba a présidé, dans la matinée de ce mardi 20 août 2024 au Centre des Conférences Mahatma Gandhi de Niamey, l’ouverture de la réunion ministérielle d’échanges avec une délégation malienne portant sur la démobilisation, la déradicalisation et la réintégration (DDR) des ex-combattants des groupes armés non étatiques. Cette rencontre de haut niveau, qui s’est déroulée en présence des membres du gouvernement nigérien ainsi que ceux du Mali, du Gouverneur de la région de Niamey, des chefs religieux et traditionnels, a pour objectif principal de discuter avec la délégation malienne de la prise en charge et la réintégration des anciens terroristes en vue de faire régner la paix dans l’espace AES. Prononçant son discours d’ouverture, le Général de Brigade Mohamed Toumba a tenu à saluer la présence de la délégation malienne au Niger pour cette mission d’échanges, qui ‘’traduit la volonté des Présidents du Mali, Col. Assimi Goita et du Niger, le Général de Brigade Abdourahamane Tiani dont la vision première est de renforcer la cohésion d’actions de nos pays pour une paix durable et la stabilité su sein de l’Alliance des Etats du Sahel (AES)’’. ‘’Dans le cadre de l’opérationnalisation de notre Confédération, la machine est très bien lancée car cette rencontre s’inscrit dans la droite ligne de la tenue des réunions ministérielles au niveau sectoriel et permettra à nos délégations respectives d’échanger et d’apprendre les uns des autres’’ a affirmé le Général Toumba notant que ‘’la question de la prise en charge des ex-combattants des groupes armés non étatiques ne date pas d’aujourd’hui’’. A ce sujet, ‘’le Niger a organisé au cours de l’année 2000 la flamme de la paix, sanctionnant la reddition des ex-combattants du Nord du Niger suivie d’un programme de réintégration’’ a-t-il rappelé, indiquant que depuis plus d’une dizaine d’années, le Niger ‘’qui partage avec le Mali le même défi sécuritaire, est au centre de plusieurs foyers de crises sécuritaires et de criminalité transnationale organisées’’ dans plusieurs localités. Ces crises, a-t-il fait savoir, ‘’menacent régulièrement l’existence de nos communautés et la mise en œuvre des politiques publiques en matière de développement économique et social’’ et la réponse à celles-ci ‘’est passée non seulement par des actions militaires vigoureuses mais également par des initiatives civiles’’. Ainsi en 2015, ‘’le Niger a élaboré une stratégie de sortie de crise dans le Bassin du Lac Tchad et les recommandations qui en sont issues ont débouché en 2016 sur un appel solennel à la reddition à l’endroit de nos concitoyens partis, soit par errement, soit par mimétisme, au sein des groupes terroristes de Boko Haram’’ a-t-il encore rappelé. Cet appel fut entendu, selon le Général de Brigade Toumba Mohamed, ‘’au regard de l’engouement qu’a suscité la première vague des personnes en reddition volontaire et cela a amené le gouvernement à créer, avec l’appui des partenaires techniques et financiers, le centre de réinsertion socio-économique de Goudoumaria non loin de Diffa’’. Ce centre, a-t-il fait souligné, ‘’a enregistré plusieurs centaines de nos pensionnaires composés d’hommes, des femmes et des enfants qui ont subi avec succès le processus de re-socialisation’’. Quant à la zone du Liptako Gourma, ‘’au vu de l’urgence des besoins de repentance, le Gouvernement a pris des mesures urgentes et nécessaires pour prendre en charge à Niamey plusieurs repentis, en attendant l’opérationnalisation du Centre d’Accueil de Hamadallaye qui est pratiquement achevé’’ a poursuivi le ministre d’Etat selon qui, ‘’certains ont été recrutés à la Garde Nationale du Niger et d’autres ont opté pour les Activités Génératrices de Revenus’’. ‘’Tous ces résultats découlent de la mise en œuvre du Programme National de Prise en charge de la Reddition au Niger qui a connu une évolution positive allant du niveau local au niveau national’’ a-t-il fait remarquer expliquant qu’il en est ‘’de même de la réadaptation du cadre légal qui a été initiée pour répondre au besoin du processus en modifiant le code pénal pour la première fois afin de prendre en compte la notion de reddition volontaire’’. A cet effet, il a tenu à saluer les communautés pour leur adhésion, raison pour laquelle  depuis les premières heures du processus, ‘’d’intenses activités de cohésion sociale et de consolidation de la paix sont menées à travers des forums, des caravanes de paix et des tribunes d’expression populaire ainsi que la mise en place des comités communaux de paix  pour renforcer le dispositif de prévention et de gestion de crises’’. Ainsi, ‘’l’élaboration et la mise en œuvre d’une Stratégie Nationale de DDR inclusive qui prendra en compte les défis du moment conformément à la nouvelle vision de l’Etat’’ s’avère primordiale, s’est engagé le Général de Brigade Toumba annonçant à cet effet, la mise en place d’un comité technique qui sera appuyé par deux consultants recrutés pour la circonstance. Pour sa part, le chef de la délégation malienne, M. Mahamadou Kassogue, ministre de la justice et des droits de l’homme, s’est réjoui de prendre part à cette rencontre saluant ainsi les plus hautes autorités du Niger ainsi que sa population, au nom de la délégation malienne pour l’accueil reçu. Ainsi, le chef de la délégation malienne a, à cette occasion, expliqué que le motif de leur mission au Niger, qui consiste à partager leurs expériences avec le Niger, s’inscrit dans cette dynamique de prise en charge des ex-combattants issus des groupes armés non étatiques, mutualisant ainsi leurs ressources pour la stabilisation de la paix et la cohésion sociale dans ces deux pays affectés par le terrorisme. Auparavant, le gouverneur de la région de Niamey, le Général de Brigade Assoumane Abdou Harouna a pris la parole pour souhaiter la chaleureuse bienvenue à la délégation malienne arrivée au Niger dans le cadre de cette mission si bien importante pour la Confédération de l’AES. ANP

Mali: Conseil des Ministres du mercredi 14 août 2024

Mali: Conseil des Ministres du mercredi 14 août 2024

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 14 août 2024, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES 1. Sur le rapport du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, le Conseil des Ministres a adopté un projet d’ordonnance portant Statut de la Magistrature. La Loi n°02-054 du 16 décembre 2002 portant Statut de la Magistrature, au regard de l’évolution du droit, des mutations socio-économiques et de l’appartenance de notre pays aux grands ensembles internationaux et communautaires et des engagements internationaux a révélé, à l’application, des insuffisances. Le projet d’ordonnance, adopté, corrige les insuffisances constatées et apporte, entre autres, les innovations suivantes : – la prise en compte des magistrats de l’ordre des comptes ; – la prise en compte du système Licence-Master-Doctorat dans le recrutement des auditeurs de justice ; – la mise en œuvre d’une nouvelle procédure d’évaluation fondée sur des critères plus objectifs et qui remplace la notation actuellement pratiquée ; – l’introduction du principe de la mobilité fonctionnelle dans le déroulement de la carrière du magistrat ; – le renforcement de l’inamovibilité des magistrats du siège ; – la prise en compte de la mise à disposition pour prendre en charge les magistrats appelés à servir dans d’autres départements ministériels ; – la dotation des magistrats en insigne et macaron ; – les précisions relatives à la cessation des fonctions ; – la possibilité de saisine directe du Conseil supérieur de la Magistrature par d’autres autorités en plus du Ministre chargé de la Justice en cas de faute disciplinaire ou professionnelle ; – la prérogative reconnue au seul Conseil supérieur de la Magistrature de prononcer l’interdiction d’exercer en cas de faute disciplinaire ; – le renforcement de la publicité sur des décisions du Conseil supérieur de la Magistrature en matière disciplinaire ; – l’introduction du concept de magistrat honoraire pour reconnaître le mérite et le dévouement des magistrats à la retraite qui ont servi avec exemplarité. 2. Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté un projet d’ordonnance portant lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et la prolifération des armes de destruction massives dans les Etats membres de l’Union Monétaire Ouest Africaine. La lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme est régie par la Loi uniforme n°2016-008 du 17 mars 2016, applicable dans l’ensemble des pays de l’espace de l’Union économique et Monétaire Ouest africaine. Les évaluations mutuelles, menées entre 2017 et 2022 par le Groupe Intergouvernemental d’Action Contre le Blanchiment d’Argent en Afrique de l’Ouest, des dispositifs de notre pays et des autres pays de l’Union économique et Monétaire Ouest africaine ont mis en exergue des insuffisances en termes de conformité technique et d’efficacité en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et la prolifération des armes de destruction massive. Pour corriger ces insuffisances et adapter la règlementation des pays de l’Union aux exigences en la matière, le Conseil des Ministres de l’Union économique et monétaire Ouest africaine a adopté, le projet de loi uniforme relative à la lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et la prolifération des armes de destruction massive dans ses Etats membres. Le projet d’ordonnance, adopté, transpose dans le droit interne, les dispositions de la loi uniforme. Les principales innovations introduites portent, notamment sur : – l’insertion des dispositions pour formaliser le rôle de la Cellule nationale de Traitement des informations Financières dans les évaluations des risques ; – l’extension de l’intitulé de la loi à la lutte contre le financement de la prolifération des armes de destruction massive ; – la révision de la liste des personnes assujetties conformément aux trois catégories prévues par le Groupe d’Action Financière ; – l’insertion des dispositions portant incrimination du financement de la prolifération des armes de destruction massive ainsi que des manquements dans la mise en œuvre des sanctions financières ciblées y relatives ; – l’incrimination du blanchiment de capitaux et du financement du terrorisme, conformément aux recommandations 3 et 5 du Groupe d’Action Financière ; – la prise en compte des obligations des institutions financières en matière de virement électronique ; – la prise en compte des obligations des opérateurs de transfert de fonds, conformément à la recommandation 14 du Groupe d’Action Financière. 3. Sur le rapport du ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population, le Conseil des Ministres a adopté : a. un projet de décret autorisant et déclarant d’utilité publique les travaux de construction de la Centrale solaire photovoltaïque de 200 MWc à Nienguekoro, les travaux de la ligne de raccordement au poste 225/33 KV électrique de Sanankoroba d’une distance de 10,56 km et les travaux de ses voies d’accès à la route nationale n°7 à Sanankoroba de 20 km, Commune rurale de Sanankoroba, Cercle de Kati, Région de Koulikoro ; b. un projet de décret autorisant et déclarant d’utilité publique les travaux de construction de la Centrale solaire photovoltaïque de 2×50 MWc à Safo, Commune rurale de Safo, Cercle de Kati, Région de Koulikoro. Les travaux de construction des Centrales solaires photovoltaïques de Nienguekoro et de Safo ainsi que ceux relatifs à leur raccordement et à la réalisation des voies d’accès empiètent sur des propriétés privées qu’il convient d’exproprier pour cause d’utilité publique, conformément aux dispositions de la loi domaniale et foncières. Les projets de décret sont adoptés dans ce cadre. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS 1. Le ministre des Transports et des Infrastructures a informé le Conseil des Ministres du démarrage imminent de la campagne de navigation 2024/2025 de la Compagnie malienne de Navigation fluviale. La Compagnie malienne de Navigation fluviale a pour mission d’assurer le service public de désenclavement intérieur et extérieur du pays par la voie fluviale. Le transport fluvial par bateau est privilégié par les populations riveraines du

Coopération bilatérale: Bamako et Dakar renforcent leurs liens historiques

Coopération bilatérale: Bamako et Dakar renforcent leurs liens historiques

Le Chef du Gouvernement sénégalais, Ousmane SONKO a été reçu ce lundi 12 août 2024, en fin d’après-midi, par SE le Colonel Assimi GOÏTA, Président de la Transition, Chef de l’État. Au menu des échanges, plusieurs sujets clés, notamment la sécurité régionale, les opportunités de coopération économique et de développement. A sa sortie d’audience, le Chef du Gouvernement sénégalais a accordé une interview à la presse. Le Premier ministre sénégalais a d’abord présenté les condoléances du peuple sénégalais, au nom du Président Bassirou Diomaye FAYE suite à l’attaque perpétrée contre les FAMa dans la localité de Tinzanwatène, région de Kidal. M. SONKO a aussi évoqué sa volonté de renforcer les liens historiques et stratégiques entre les deux pays. « Le Sénégal et le Mali partagent non seulement une histoire riche mais aussi des objectifs communs pour l’avenir », a affirmé M. SONKO. Sur la question de l’AES, le Premier ministre a laissé entendre que le Mali est un pays souverain tout comme le Burkina Faso et le Niger. Il soutient que ces trois pays doivent être respectés dans leur choix. Il a aussi souligné que cette position du Mali n’affectera en rien les relations bilatérales qui existent entre Bamako et Dakar. A la fin de ses propos, le Chef de Gouvernement Sénégalais a salué l’ouverture et la réceptivité dont a fait preuve le Président GOÏTA tout au long de leur entrevue qui était élargie au Premier ministre malien, Dr Choguel Kokalla MAIGA. Ce premier déplacement du Premier ministre SONKO au Mali en tant que Chef du Gouvernement renforce la vitalité des relations entre le Mali et le Sénégal.

L’Occident utilise l’Ukraine comme intermédiaire pour le transfert d’armes en Afrique, dit un expert

L’Occident utilise l’Ukraine comme intermédiaire pour le transfert d’armes en Afrique, dit un expert

Les pays occidentaux utilisent l’Ukraine comme intermédiaire pour le transfert d’armes aux groupes extrémistes en Afrique et déstabiliser les États du Sahel, affirme à Sputnik un expert égyptien en sécurité. Selon lui, l’Ukraine est incapable de mener des opérations de renseignement dans le Sahel et seuls les États occidentaux ont le potentiel pour le faire. Pour sa part, la directrice du Centre africain d’études stratégiques au Caire a blâmé les forces de l’Onu et l’armée française pour leur échec à contrer les groupes terroristes au Mali… Lire la suite sur Sputniknews

Pourquoi le Mali a rompu ses relations diplomatiques avec l’Ukraine et quels sont les impacts sécuritaires

Pourquoi le Mali a rompu ses relations diplomatiques avec l’Ukraine et quels sont les impacts sécuritaires

Le Mali a rompu ses relations diplomatiques avec l’Ukraine. C’est ce qui ressort d’un communiqué en date du 4 août 2024, signé du Ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Porte-parole du Gouvernement. Tout allait bien entre les deux pays sur le plan diplomatique jusqu’à ce que des responsables ukrainiens fassent des déclarations « subversives » après la mort de plusieurs soldats des forces armées maliennes et des éléments de l’Africa Corps russe (ex-Wagner), dans la nuit du 27 au 28 juillet à Tinzawatène, une localité située au nord du Mali. Que reproche le Mali à l’Ukraine ? « Le Gouvernement de Transition de la République du Mali a pris connaissance, avec une profonde stupeur, des propos subversifs par lesquels Monsieur Andriy Yusov, Porte-parole de l’Agence ukrainienne de renseignement militaire, a avoué l’implication de l’Ukraine dans une attaque lâche, traitre et barbare de groupes armés terroristes ayant entrainé la mort d’éléments des Forces de défense et de sécurité maliennes à Tinzawatène, ainsi que des dégâts matériels », peut-on lire dès l’entame du communiqué susmentionné. « Ces propos ont été renforcés par Monsieur Yurii Pyvovarov, ambassadeur de l’Ukraine au Sénégal qui a ouvertement et sans la moindre équivoque, affiché le soutien de son pays au terrorisme international, particulièrement au Mali », indique le texte… Lire la suite sur BBC