Mali: une croissance de 5% attendue en 2025, portée par le lithium et l’agriculture (FMI)

Le Fonds monétaire international (FMI) prévoit une croissance de 5% au Mali en 2025, soutenue par la performance de l’agriculture, le démarrage de l’exploitation du lithium et la progression des services, selon un communiqué publié jeudi soir à l’issue d’une mission du FMI à Bamako. Malgré un contexte difficile marqué par l’insécurité, des inondations et la baisse de l’aide extérieure, le FMI salue la résilience de l’économie malienne, dont la croissance était estimée à 4,7% sur les deux dernières années. La première mine de lithium, exploitée par une entreprise chinoise dans le sud du pays, a été inaugurée fin 2024, alors que la seconde, portée par un opérateur britannique, doit prochainement entrer en production, renforçant ainsi les perspectives de croissance. Le FMI met, par ailleurs, en garde contre les effets négatifs de la réduction de l’aide internationale et des perturbations dans le secteur aurifère, tout en appelant à des réformes structurelles pour préserver la stabilité macroéconomique, réduire les incertitudes et renforcer la transparence. MAP
Mali: Conseil des Ministres du mercredi 30 juillet 2025

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 30 juillet 2025, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – procédé à des nominations ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES E T REGLEMENTAIRES 1. Sur le rapport du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation, aux modalités de fonctionnement et au cadre organique de la Direction nationale de la Protection judiciaire des Enfants. Les instruments juridiques internationaux et régionaux relatifs à la protection et à la promotion des Droits de l’Enfant, ratifiés par notre pays, recommandent pour l’enfant en conflit avec al loi un traitement spécifique distinct de celui réservé aux adultes et l’institution d’un système complet de justice, pour les enfants, porté par des services spécialisés. Ce principe apparaît spécifiquement dans la Convention relative aux Droits de l’Enfant et dans la Charte africaine des Droits et du Bien-être de l’Enfant qui invitent les Etats parties à promouvoir l’adoption de lois et de procédures, la mise en place d’autorités et d’institutions spécialement conçues pour les enfants suspectés, accusés ou convaincus d’infraction à la loi pénale. Dans el cadre de la mise en œuvre de ces engagements internationaux, le Mali a adopté la Loi n°01- 081 du 24 août 2001 portant sur la minorité pénale et institution de juridiction pour mineurs et l’Ordonnance n°02-062/P-RM du 05 juin 2002 portant Code de Protection de l’Enfant dont la mise en œuvre a permis de marquer la spécificité de la protection des Droits de l’Enfant dans al pratique judiciaire. Cependant, l’évaluation du système de justice pour enfant, réalisée en 2021, a révélé des insuffisances qu’il convient de corriger. Les projets de texte, adoptés, créent la Direction nationale de la Protection judiciaire des Enfants avec pour mission l’élaboration des éléments de al politique nationale dans el domaine de al prise en charge des enfants en contact avec la loi et d’en assurer la coordination et le contrôle de sa mise en œuvre. Ils prévoient, également, l’effectif du personnel nécessaire à son fonctionnement pour les 5 prochaines années. 2. Sur el rapport du ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, le Conseil des Ministres a adopté un projet de loi portant Charte nationale pour la Paix et la Réconciliation nationale. Notre pays, depuis son accession à l’indépendance, est confronté à des défis sécuritaires, économiques, financiers, climatiques et de gouvernance qui ont engendré des conflits inter et intra- communautaires, des rébellions successives avec comme corollaires l’instabilité politique et institutionnelle, la criminalité transnationale organisée et le terrorisme. Les crises insurrectionnelles survenues, depuis 1960 ont été gérées à travers des accords notamment : – l’Accord de Tamanrasset, signé à Tamanrasset le 6janvier 1991 ; – el Pacte national, signé àBamako el 1 avril 1992 ; – l’Accord d’Alger pour la restauration de la paix, de la sécurité et du développement dans la Région de Kidal, signé à Alger el 4 juillet 2006 ; – l’Accord préliminaire à l’élection présidentielle et aux pourparlers inclusifs de paix, signé à Ouagadougou le 18 juin 2013 ; – l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger, signé à Bamako le 15 mai 2015 et parachevé le 20 juin 2015. Malgré les multiples initiatives de l’Etat, des institutions régionales et internationales dans el cadre du processus de paix, l’insécurité persiste et notre pays connait depuis 2012 une profonde crise qui a impacté les fondements de la Nation et entrainé l’effritement de la cohésion sociale et du vivre- ensemble. Le Président de la Transition, Chef de l’Etat, tirant les enseignements des différentes rébellions, prenant en compte les acquis des accords subséquents et dans le but d’associer l’ensemble des Maliens à al recherche d’une paix durable, a décidé de l’appropriation nationale du processus de paix et de réconciliation. Dans ce contexte, il a initié le Dialogue inter-Maliens pour al Paix et al Réconciliation nationale qui a recommandé, entre autres, la rédaction d’une Charte pour la paix, la sécurité, la cohésion sociale et le vivre-ensemble. aLprésente charet searelda ume,edretérente pour rouesesl intacives, acoitns et eties qui ensemble. Sa vision est : «Une Nation souveraine, réconciliée, tolérante et en paix, dans un Etat refondé reposant sur une gouvernance démocratique, juste et équitable .» Le projet de loi, adopté, permettra de consolider l’unité nationale, de restaurer al paix, de renforcer la sécurité, de raffermir al cohésion sociale et le vivre-ensemble à travers la réconciliation nationale. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE – Conseiller Consulaire à l’Ambassade du Mali à Moscou : Capitaine Ahmed TOURE. – Conseiller Consulaire au Consulat général du Mali à Paris : Commandant Samba COULIBALY. – Conseiller Consulaire à l’Ambassade du Mali à Bruxelles : Monsieur Modibo CISSE, Inspecteur des Finances. – Conseiller Consulaire à l’Ambassade du Mali à Riyad : Commissaire Principal Mohamed Ali OULD MOHAMED YEHIA. – Conseiller Consulaire à l’Ambassade du Mali à Libreville : Commissaire Divisionnaire Souleymane GOITA. – Conseiller Consulaire à l’Ambassade du Mali à Malabo : Capitaine Fadiougou SISSOKO. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS 1. Le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux a informé le Conseil des Ministres : a. de la participation du Mali à la 26ème Edition de la Réunion statutaire des Présidents des Cours des Comptes de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine, tenue du 14 au 18 juillet 2025 à Ouagadougou, au Burkina Faso. Cette 26eme Edition, placée sous el thème : « Renforcer la reddition des comptes pour une gouvernance publique responsable », avait pour objet l’évaluation des systèmes de contrôle des comptes publics et des
COOPÉRATION : l’Égypte réaffirme son soutien au Mali et à l’AES

Le Président de la Transition, Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Chef de l’État et Président de la Confédération des États du Sahel (AES), a reçu en audience, ce jeudi 24 juillet 2025, Son Excellence Dr. Badr ABDELATTY, Ministre des Affaires étrangères, de l’Immigration et des Expatriés de la République Arabe d’Égypte. Au sortir de l’audience, le chef de la diplomatie égyptienne a indiqué être porteur d’un message écrit du Président de la République Arabe d’Égypte, Son Excellence Monsieur Abdel Fattah AL-SISSI destiné à son frère et homologue malien, Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA. Dr. ABDELATTY a exprimé la volonté de son pays de renforcer la coopération bilatérale, notamment dans les domaines militaire, sécuritaire, économique et du développement. Il a souligné que l’Égypte soutient le Mali dans sa lutte contre le terrorisme, tant sur le plan sécuritaire que par des approches idéologiques et de développement durable. Accompagné d’une importante délégation économique, le ministre égyptien a également évoqué les opportunités de partenariat dans des secteurs stratégiques tels que les mines, l’énergie, l’agriculture et les infrastructures, dans le cadre d’une coopération Sud-Sud fondée sur les intérêts mutuels et le respect de la souveraineté. Il a enfin réaffirmé la disposition de l’Égypte à accompagner les États membres de la Confédération des États du Sahel (AES) dans leurs efforts pour la stabilité, la lutte contre le terrorisme et la consolidation de leur souveraineté. Cette visite s’inscrit dans le prolongement de celle récemment effectuée en Égypte par le Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale du Mali, Son Excellence M. Abdoulaye DIOP, marquant ainsi la dynamique croissante des relations bilatérales entre Bamako et Le Caire.
Mali: Conseil des Ministres du mercredi 23 juillet 2025

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 23 juillet 2025, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – procédé à des nominations ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la ratification de l’Accord de financement du Projet d’Amélioration de la Connectivité et de la Résilience des Infrastructures routières, signé à Bamako, le 21 juillet 2025, entre le Gouvernement de la République du Mali et l’Association internationale de Développement. Par cet Accord de financement, l’Association internationale de Développement octroie au Gouvernement de la République du Mali un prêt d’un montant de 133 milliards 356 millions 58 mille 100 francs CFA pour le financement du Projet d’Amélioration de la Connectivité et de la Résilience des Infrastructures routières. La réalisation du projet, objet du présent financement, permettra d’améliorer la connectivité résiliente au climat des corridors routiers prioritaires du Mali à travers, entre autres, la construction de la route Sandaré-Diéma, la réhabilitation de salles de classe, de centres de santé, l’amélioration de 200 km de routes rurales dans les zones couvertes par le projet et la conduite d’études techniques pour la réhabilitation du tronçon Douentza-Gao. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE Inspecteurs à l’Inspection des Services diplomatiques et consulaires : – Monsieur Modibo TRAORE, Conseiller des Affaires étrangères ; – Madame Fatoumata POUDIOUGO, Inspecteur du Trésor. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS 1. Le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux a informé le Conseil des Ministres de la participation du Mali à la 2ème Réunion extraordinaire du Comité ministériel du Groupe Intergouvernemental d’Action contre le Blanchiment d’Argent en Afrique de l’Ouest, tenue le 19 juillet 2025, à Accra au Ghana. Cette 2ème Réunion qui a connu la participation de 15 pays dont le Mali avait à l’ordre du jour, l’examen du Mémorandum sur l’adoption du calendrier du 3ème cycle des évaluations mutuelles et du Mémorandum sur la requête d’adhésion du Burkina-Faso, du Mali et du Niger. Après échanges, le Conseil ministériel a approuvé le Mémorandum d’adhésion des 3 pays de la Confédération des Etats du Sahel et recommandé leur admission au Groupe Intergouvernemental d’Action contre le Blanchiment d’Argent en Afrique de l’Ouest, comme pays africains non-membres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest, à l’instar de l’Union des Comores et Sao Tomé et Principe. 2. Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a informé le Conseil des Ministres de la tenue de la 3ème Conférence des Nations unies sur les Pays en développement sans littoral, du 05 au 08 août 2025, à Awaza en Turkménistan. Cette conférence, placée sous le thème : « Favoriser le progrès par le biais de partenariats », a pour objectifs : – de procéder à un examen de la mise en œuvre du Programme d’Actions de Vienne en faveur des pays en développement sans littoral pour la décennie 2014-2024 ; – d’adopter un nouveau cadre de soutien international afin de répondre aux besoins spécifiques desdits pays ; – de définir un plan d’exécution du nouveau Programme d’Actions adopté le 24 décembre 2024, par l’Assemblée générale des Nations unies. La participation du Mali à cette conférence sera l’occasion de présenter aux partenaires au développement ainsi qu’au secteur privé, les opportunités d’investissement dans les domaines des Transports, des Infrastructures, du Commerce et de l’Energie afin de susciter leur accompagnement dans le cadre du nouveau Programme d’Actions en faveur des pays en développement sans littoral. 3. Le ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille a informé le Conseil des Ministres de la participation du Mali à la réunion des ministres chargés de la Promotion de la Femme et du Genre de la Confédération des Etats du Sahel, tenue du 13 au 18 juillet 2025, à Niamey au Niger. La réunion s’inscrivait dans le cadre de la Déclaration de Bamako des ministres chargés de la Promotion de la Femme et du Genre de la Confédération des Etats du Sahel, signée le 1er août 2024 et de l’opérationnalisation du pilier « Développement » du Traité portant création de la Confédération. Les travaux ont porté sur l’analyse des progrès et des défis, le partage d’expériences et de bonnes pratiques en matière d’égalité du genre et d’autonomisation des femmes et des filles dans chaque pays de la Confédération, l’élaboration de la Déclaration de Niamey sur la mise en place d’un Cadre de concertation des ministres chargés de la Promotion de la Femme et du Genre et d’une Plateforme régionale des Organisations des Femmes de la Confédération des Etats du Sahel. 4. Le ministre de l’Industrie et du Commerce a informé le Conseil des Ministres de la participation du Mali à l’Expo universelle Osaka 2025 au Japon. Le thème central de cette édition est : « Concevoir la société du futur, imaginer notre vie de demain ». Chaque exposition s’articule autour d’un thème qui lui est propre et vise à impacter le progrès humain de façon durable. L’objectif de la participation du Mali est de promouvoir l’offre de biens et services maliens à travers les réunions et rendez-vous d’affaires prévus. Par ailleurs, la participation du Mali à cette exposition sera l’occasion de renforcer les liens de coopération avec le Japon et les autres pays participants, en vue d’explorer de nouveaux modes de coopération économique. 5. Le ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population a informé le Conseil des Ministres de l’organisation de la 1ère Edition du Salon Malien de l’Architecture et de la Construction « SAMAC 2025 », prévue du 31 juillet au 03 août 2025. Cette initiative de l’Ordre des Architectes du Mali s’inscrit dans la
Mali/TRANSPORT AÉRIEN : Le Président de la Transition reçoit une délégation de l’ASECNA

Le Président de la Transition, Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, a accordé, ce vendredi 18 juillet 2025, une audience à M. Prosper Zo’o MINTO’O, nouveau Directeur général de l’Agence pour la Sécurité de la Navigation aérienne en Afrique et à Madagascar (ASECNA), en visite de travail au Mali. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre d’une visite de courtoisie du nouveau responsable de cette institution communautaire stratégique. Elle a offert l’opportunité à M. Prosper Zo’o MINTO’O de faire un état des lieux détaillé de la situation actuelle de la navigation aérienne dans l’espace aérien malien, tout en présentant les perspectives de coopération entre l’ASECNA et les autorités nationales. Au cours de l’entretien, le Directeur général de l’ASECNA a exprimé sa reconnaissance à Son Excellence le Président de la Transition pour l’attention particulière portée aux questions de sécurité et de souveraineté aérienne. Il a salué les efforts consentis par le Gouvernement de la Transition, à travers le ministère des Transports et des Infrastructures, pour assurer une amélioration continue des infrastructures et services aériens au Mali. « J’ai eu l’honneur d’être reçu en audience par Son Excellence Monsieur le Président Assimi GOÏTA, à qui j’ai rendu compte de la situation des activités de l’ASECNA au Mali. J’ai aussi participé au 42 ᵉ comité de gestion de la délégation des activités aéronautiques nationales, à l’invitation de Mme DEMBÉLÉ Madina SISSOKO, ministre des Transports et des Infrastructures. Ces échanges ont mis en lumière une dynamique positive, tant sur le plan des réalisations que des perspectives à court et moyen terme », a déclaré M. Zo’o MINTO’O à l’issue de l’audience. Il a, en outre, souligné la reprise progressive des activités dans certaines zones précédemment confrontées à des défis opérationnels, ainsi que le lancement de nouveaux projets structurants, dont la construction du nouveau bloc technique de l’aéroport de Bamako. Ce complexe moderne intègrera l’ensemble des services techniques essentiels à la sécurité aérienne, tant au sol que dans l’espace aérien malien. Le Directeur général de l’ASECNA a également sollicité les orientations et conseils du Président de la Transition pour renforcer l’ancrage institutionnel de l’Agence au Mali et consolider son rôle en tant qu’instrument d’intégration régionale et continentale. Il s’est dit confiant quant à l’avenir, saluant la mobilisation des autorités maliennes, la compétence des équipes locales de l’ASECNA, ainsi que le climat de collaboration fructueuse avec le ministère de tutelle. Pour rappel, M. Zo’o MINTO’O a été élu à la tête de l’ASECNA par le Comité des ministres lors de sa 74 ᵉ réunion extraordinaire, tenue le 27 septembre 2024 à Dakar. Cette élection a été entérinée par le Conseil d’administration lors de sa 154 ᵉ session, le 25 novembre 2024 à Brazzaville. Par cette audience, le Mali réaffirme son engagement aux côtés de l’ASECNA, acteur clé du ciel africain, pour une navigation aérienne sûre, intégrée et durable.
Médias: l’Afrique dans la presse internationale (Revue de presse de la semaine du 14 au 20 juillet 2025)

Samedi 19/07. France 24 : RD Congo : Kinshasa et le M23 signent un accord de cessez-le-feu au Qatar Le groupe armé M23 et le gouvernement de la République démocratique du Congo (RD Congo) ont signé, samedi, un accord de cessez-le-feu permanent dans l’est du Congo. Des négociations formelles en vue d’un accord de paix global sont prévues à la suite de cette signature. Une « avancée significative » saluée par l’Union africaine. Vendredi 18/07. RFI: Côte d’Ivoire: le chanteur Molare incarcéré suite à son implication dans un accident de la route mortel En Côte d’Ivoire, le chanteur Molare est actuellement incarcéré au pôle pénitentiaire d’Abidjan. Un mandat de dépôt lui a été décerné jeudi 17 juillet, selon plusieurs médias ivoiriens. Début juillet, Molare avait perdu le contrôle de son véhicule et blessé mortellement une passante alors qu’il roulait dans les rues d’Abidjan. RT France : Alger dénonce une procédure d’arbitrage «unilatérale» de l’UE L’Algérie a fermement réagi à l’ouverture, par la Commission européenne, d’une procédure d’arbitrage dans le cadre de l’Accord d’association liant les deux parties. Dans un communiqué publié le 17 juillet, le ministère algérien des Affaires étrangères dénonce une initiative précipitée, contraire à l’esprit de dialogue censé prévaloir. RFI : Tchad: les avocats de l’opposant Succès Masra dénoncent «une machination politique» Selon les avocats de l’ancien Premier ministre, l’information judiciaire est close depuis mardi 15 juillet et le dossier a été transmis au parquet général pour un éventuel jugement. Le président du parti les Transformateurs est donc maintenu en détention préventive, depuis plus de deux mois. Dans une conférence de presse organisée le jeudi 17 juillet au QG du parti, son collectif d’avocats dénonce « une machination politique » et une procédure judiciaire entachées d’irrégularités. RFI : En 2025, la Chine a investi 39 milliards de dollars en Afrique, dont 21 au Nigeria Selon un rapport publié, jeudi 17 juillet, par l’université australienne de Griffith, le continent africain est en 2025 le premier bénéficiaire des « nouvelles routes de la soie » lancées il y a plus de dix ans. Cependant, l’Empire du Milieu a totalement revu ses priorités. RFI : RDC: Jacques Kyabula, le gouverneur du Haut-Katanga, introuvable depuis près d’une semaine Depuis bientôt une semaine, Jacques Kyabula, le gouverneur du Haut-Katanga, est introuvable. Après un discours prononcé au début du mois, l’ancien proche de Joseph Kabila, rallié depuis à Félix Tshisekedi, n’a pas répondu à une convocation du vice-Premier ministre de l’Intérieur. Jeudi 17/07 XINHUA : Fin de la présence militaire permanente française au Sénégal La France a remis jeudi aux autorités sénégalaises ses deux dernières installations militaires dans le pays, marquant ainsi la fin de sa présence militaire permanente au Sénégal. Le camp Geille, le plus grand site militaire français à Dakar, capitale sénégalaise, ainsi que l’escale aéronautique française à l’aéroport international de Dakar, ont été officiellement transférés à l’Etat sénégalais lors d’une cérémonie en présence du général Mbaye Cissé, chef d’état-major général des armées sénégalaises, et du général Pascal Ianni, commandant des forces françaises en Afrique, a-t-on constaté sur place. DW : RDC : Thomas Lubanga conteste un rapport de l’ONU Thomas Lubanga, ancien chef de milice et ex-détenu de la CPI, conteste un rapport de l’ONU sur le soutien que lui apporterait l’Ouganda. Thomas Lubanga explique son exil par ce qu’il qualifie de « persécution » dont lui et ses compagnons seraient victimes. « Persécution consécutive aux dénonciations de l’affairisme et de l’incapacité des gouvernements provincial et central. Comme on le sait, la République d’Ouganda a une tradition avérée d’accueil des exilés et des réfugiés politiques vis-à-vis de tous les pays de la région », explique-t-il. RT France : Hôtel particulier saisi à Paris : La CIJ examine la plainte de la Guinée équatoriale Opposée à la France dans le cadre de l’affaire dite des « biens mal acquis », la Guinée équatoriale a saisi la Cour internationale de justice (CIJ) pour contester la saisie et la gestion de l’hôtel particulier parisien. Le différend, à la fois juridique et diplomatique, s’est cristallisé lors d’une audience qui s’est tenue le 15 juillet à La Haye. XINHUA : Congo : une Task force créée pour réhabiliter les infrastructures des Jeux africains de 2015 Le président de la République du Congo, Denis Sassou Nguesso, a ordonné la création immédiate d’une Task force chargée de la réhabilitation des infrastructures construites à l’occasion des 50 ans des Jeux africains organisés en 2015, selon le compte rendu du Conseil des ministres tenu le 16 juillet. Placée sous l’autorité du Premier ministre, cette Task force sera pilotée par le ministre d’Etat chargé de l’Aménagement du territoire et des Grands travaux. DW : Le Burkina dissout la Céni qualifiée de budgétivore D’après les militaires, la décision viserait à refonder l’Etat. Pour des observateurs, c’est la suite logique de la liquidation des acquis démocratiques. Alors qu’il recevait le 23 février 2024, un rapport de la Commission électorale nationale indépendante (Céni), des mains de son président, Elysée Ouédraogo, le président de la transition du burkinabè, le capitaine Ibrahim Traoré, avait assuré pourtant vouloir accompagner la Céni pour la réussite des élections à venir. LEPOINT : La justice gabonaise à l’épreuve du clan Bongo Ali, Sylvia et Noureddin Bongo rompent le silence. Leurs révélations à Paris relancent les doutes sur l’indépendance de la justice gabonaise et la promesse d’un procès équitable. Le président renversé Ali Bongo, son épouse Sylvia et son fils Noureddin sont sortis du silence devant la justice française. Vidéo et audio à l’appui, ils réaffirment leurs accusations de « tortures et actes de barbarie », « enlèvement » et « séquestration en bande organisée ». XINHUA : Cameroun/présidentielle : le président Paul Biya dépose officiellement sa candidature La candidature du président camerounais Paul Biya à l’élection présidentielle prévue le 12 octobre a été officiellement déposée ce jeudi au siège d’Élections Cameroon (Elecam) à Yaoundé, a annoncé l’organe en charge de l’organisation des scrutins. Le dossier a été remis par Jean Nkuété, secrétaire général du Comité central du Rassemblement Démocratique du peuple camerounais (RDPC), parti au pouvoir, accompagné de Samuel Mvondo Ayolo, ministre directeur du Cabinet civil de la présidence. Mercredi 16/07. SPUTNIK : Le Burkina Faso et le Tchad unissent leurs forces
TF1+, la plateforme de streaming gratuite du Groupe TF1, désormais disponible en Afrique francophone

Après avoir séduit des millions de streamers en France, Belgique, Suisse et Luxembourg, la plateforme de streaming gratuite TF1+ poursuit son ambitieux déploiement international, annonce le Groupe TF1 dans un communiqué parvenu à notre Rédaction. Elle est désormais disponible dans 21 nouveaux pays d’Afrique francophone Algérie, Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Comores, Congo, Côte d’Ivoire, Djibouti, Gabon, Guinée, Île Maurice, Madagascar, Mali, Mauritanie, Niger, République Démocratique du Congo, Rwanda, Sénégal, Tchad, Togo et Tunisie. La plateforme de streaming sera aussi prochainement accessible au Maroc, ajoute le groupe affirmant que depuis son lancement début 2024 en France, TF1+ a su s’imposer avec succès comme une destination de référence pour le divertissement sur le marché de la vidéo digitale, avec des milliers d’heures de programmes emblématiques du groupe TF1, complétée par des centaines de films et séries en illimité.. 20 000 heures de contenus premium gratuits en illimité Avec l’objectif de proposer une nouvelle expérience du streaming premium à la française, TF1+ met à disposition des streamers d’Afrique francophone une offre de contenus riche et gratuite, destinée à tous les publics. La plateforme proposera près de 20 000 heures de programmes disponibles à tout moment, en illimité, incluant du divertissement, des séries, du cinéma, ainsi que bien d’autres contenus conçus pour toute la famille, et ce gratuitement. Un catalogue premium mêlant des émissions emblématiques de TF1 et des contenus exclusifs Les utilisateurs peuvent dès maintenant profiter d’un catalogue de programmes premium unique et intergénérationnel, avec des émissions phares du groupe TF1 comme Koh-Lanta, Star Academy, Quotidien ou encore Secret Story. La plateforme propose également le meilleur de la fiction française comme HPI et Brocéliande, des sagas quotidiennes emblématiques comme Plus Belle la Vie et Tout pour la Lumière, des offres de télénovelas avec L’Amour d’une mère ou encore Les Arômes du cœur, ainsi que des centaines de films et téléfilms.
Afrique. Lutte contre les violences : Alliance Droits et Santé appelle à des actions concrètes suite à l’adoption de la Convention de l’Union Africaine

SOCIETE. L’adoption en février dernier, de la Convention de l’Union Africaine sur l’Élimination de la Violence à l’égard des Femmes et des Filles marque une avancée historique pour les droits des femmes en Afrique. Toutefois, Alliance Droits et Santé alerte : sans engagement politique fort, cadre juridique harmonisé et financements durables, cette convention restera lettre morte. L’organisation exhorte les gouvernements des six pays membres (Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Mali, Niger, Sénégal) et les autres pays à mettre en œuvre des plans d’action nationaux budgétisés, multipartites et efficaces, pour assurer une prise en charge intégrale et coordonnée des survivantes de violences basées sur le genre (VBG). Ces actions doivent inclure la prévention, la protection, l’accès à la justice et la réinsertion socio-économique. Chaque jour de retard expose davantage de femmes et de filles à des violences inacceptables. L’heure n’est plus aux promesses, mais à l’action. Alliance Droits et Santé formule trois recommandations stratégiques pour des politiques efficaces : 1. Renforcer les cadres juridiques et la protection des survivant·e·s : Harmoniser les lois nationales avec les engagements régionaux et internationaux, criminaliser toutes les formes de VBG et garantir un accès simplifié à la justice pour les survivantes. 2. Accroître les financements dédiés à la lutte contre les VBG : Allouer des budgets nationaux pluriannuels, impliquer le secteur privé africain via la RSE, et créer des fonds dédiés, transparents et suivis. 3. Améliorer la coordination et le partage des données : Mettre en place des mécanismes de coopération entre acteurs, digitaliser les données, renforcer les centres spécialisés et former les professionnel de terrain. Alliance Droits et Santé appelle les gouvernements, les partenaires techniques et financiers, la société civile, les mouvements féministes et le secteur privé à unir leurs efforts pour bâtir une Afrique de l’Ouest où chaque femme et chaque fille vit librement, en sécurité et avec dignité. En somme, ensemble pour les droits des femmes et des filles. Ainsi, l’heure est à l’action. L’heure est à la ratification. La Rédaction