Maroc: recul des prix à la consommation en octobre

L’IPC tiré par la baisse des prix des produits alimentaires et la hausse des produits non alimentaires, selon le HCP En octobre, l’indice des prix à la consommation a baissé de 0,3%, a annoncé le Haut-commissariat au plan (HCP). Quand bien même les consommateurs ne l’auraient pas vraiment ressenti, les données statistiques analysées au cours du mois d’octobre par les experts du HCP font état d’une tendance à la baisse des prix à la consommation. Le recul de l’indice des produits alimentaires et la hausse de l’indice des produits non alimentaires ont, semble-t-il, contribué à cette baisse en tirant vers le bas l’IPC du mois d’octobre. « L’indice des prix à la consommation a connu, au cours du mois d’octobre 2016, une baisse par rapport au mois précédent. Cette variation est le résultat de la baisse de 0,8% de l’indice des produits alimentaires et de la hausse de 0,1% de l’indice des produits non alimentaires », explique le HCP soulignant que l’indicateur d’inflation sous-jacente a reculé de 0,3% sur un mois et progressé de 0,9% sur une année. Pour rappel, l’IPC du mois de septembre avait connu une hausse de 0,7%, suite à l’augmentation de 1,1% de l’indice des produits alimentaires et de 0,4% de l’indice des produits non alimentaires. Un mois plus tard, c’est donc de baisse qu’il s’agit maintenant. Et selon les statistiques du Haut-commissariat, les baisses des produits alimentaires observées entre septembre et octobre 2016 concernent principalement les « poissons et fruits de mer » et les « viandes » dont les prix ont chuté respectivement de 5,3% et 3,4%. A noter que des baisses ont été également enregistrées au niveau de bien d’autres produits très consommés comme le « café, thé et cacao » avec 1,1% et les « fruits » avec 0,8%. En revanche, il a été constaté une hausse de 2,3% des prix des «légumes» et de 0,2% du «lait, fromage et œufs ». En ce qui concerne la répartition par ville, il ressort que les baisses les plus importantes de l’IPC ont été enregistrées dans une dizaine de cités. En l’occurrence Al-Hoceima avec 1,7%, Safi et Béni Mellal (1,5%), Casablanca, Kénitra et Laâyoune (0,8%), Agadir (0,7%), Dakhla et Guelmim (0,4%) et Tanger (0,1%). Le Haut-commissariat a relevé, en revanche, des hausses dans cinq villes. A savoir Meknès et Settat avec 0,4%, Rabat et Oujda avec 0,3% et Tétouan avec 0,2%. Selon les analystes du HCP, les prix à la consommation ont stagné au niveau des villes de Fès et Marrakech. « Comparé au même mois de l’année précédente, l’indice des prix à la consommation a enregistré une hausse de 1,6% au cours du mois d’octobre 2016, conséquence de la hausse de l’indice des produits alimentaires de 2,2% et de celui des produits non alimentaires de 1,2% », a fait observer l’institution que dirige Ahmed Lahlimi Alami. En ce qui concerne les produits non alimentaires, le HCP note que les variations vont d’une baisse de 0,3% dans la «communication» à une hausse de 2,8% dans l’«enseignement». Dans ces conditions, soutient le Haut-commissariat, « l’indicateur d’inflation sous-jacente, qui exclut les produits à prix volatiles et les produits à tarifs publics, aurait connu au cours du mois d’octobre 2016 une baisse de 0,3% par rapport au mois de septembre 2016 et une hausse de 0,9% par rapport au mois d’octobre 2015 ».
En visite officielle à Madagascar, le Roi Mohammed VI promeut la coopération bilatérale et la consolidation du partenariat Sud-Sud

Ce lundi 21 janvier 2016, le Roi Mohammed VI a été reçu officiellement au Palais présidentiel à Antananarivo par le Président de la République de Madagascar, Monsieur Hery Rajaonarimampianina, avec lequel il eu une série d’entretiens de haut niveau portant sur le retour du Maroc au sein de l’Union Africaine, le dossier du Sahara marocain, les relations bilatérales et d’autres nombreuses questions d’actualité sur les plans régional, continental et international. Par la suite, les deux Chefs d’Etat ont présidé la cérémonie de signature de 22 conventions et accords de coopération bilatérale. Ces accords et conventions, qui portent sur la valorisation et la sauvegarde du canal des Pangalanes, ainsi que sur les domaines de l’agriculture, des banques, de la fonction publique, de la jeunesse et des sports, des impôts, des énergies renouvelables, de l’enseignement et de la formation professionnelle, visent à instaurer un véritable partenariat exemplaire partagé et renforcé entre le Maroc et Madagascar et à partager avec les Malgaches l’expérience économique marocaine ; une volonté partagée par les opérateurs économiques des deux pays qui ont exprimé leur désir sincère d’instaurer des relations économiques parfaites tirant leur énergie dans l’action commune, érigée en partenariat gagnant-gagnant générateur de valeur ajoutée et créateur d’emplois locaux. S’agissant du mémorandum d’entente signé entre le Maroc et Madagascar relatif au projet de valorisation et de sauvegarde du Canal de Pangalanes, il est la conséquence logique d’une forte impulsion du Roi Mohammed VI dans l’acquisition dans les domaines du développement de projets territoriaux de grande envergure ayant pour objectif central le respect de l’Homme et de son environnement. Ce projet important, concerne la mise en place, dans un cadre partenarial des outils de préservation et de valorisation des écosystèmes des sites traversés par ce dernier. Il vise aussi à instaurer une cohérence territoriale par l’identification et l’intégration des différentes vocations des sites sur les rives du Canal de Pangalanes, notamment celles ayant trait aux volets écologique, agricole, industriel, minier, portuaire, urbain, culturel et touristique. Une expérience similaire a déjà été menée avec succès par le Maroc à Nador, dans le Nord du Maroc, avec le projet de la Lagune de Marchica. Cette expérience est également partagée avec de nombreux pays africains, dont la Côte d’Ivoire dans la réalisation du projet de la baie de Cocody. Ces accords et conventions signés, ce lundi 21 novembre 2016, s’inscrivent en droite ligne de l’orientation du Roi Mohammed VI tendant à renforcer le partenariat Sud-Sud et, au final, ont trait à la croissance partagée et au développement responsable, créateurs des conditions suffisantes de stabilité du monde et de l’espace francophone ce qui sera le thème central du prochain Sommet de l’Organisation Internationale de la Francophonie qui s’ouvrira, au niveau des Chefs d’Etat, le 26 novembre 2016 à Madagascar. Ces accords et conventions, notamment le projet du Canal de Pangalanes, attestent de la confiance Sud-Sud incarnée par la relation multisectorielle liant le Maroc à ses différents partenaires africains.
Le CAM s’investit dans le financement des petits agriculteurs subsahariens

Signature d’un protocole d’accord entre le Crédit agricole du Maroc et Mirova Le Groupe Crédit Agricole du Maroc (CAM) et Mirova (filiale du Groupe Natixis S.A. dédiée à l’investissement responsable) ont signé récemment un protocole d’accord portant sur le financement des petits agriculteurs en Afrique subsaharienne. L’accord a été signé, mercredi dernier à Marrakech, entre le président du directoire du Groupe CAM, Tariq Sijilmassi, et le directeur général de Mirova, Philippe Zaouati. Les objectifs de ce partenariat, signé en marge de la 22ème Conférence des parties de la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP22), qui s’est achevée vendredi 18, «sont en droite ligne avec les orientations de l’initiative Adaptation de l’agriculture africaine (Initiative AAA)», a indiqué la banque leader dans l’accompagnement des professionnels de l’agriculture et de la filière agroalimentaire. A travers cet accord, les deux parties entendent améliorer l’accès au financement pour les projets qui contribuent à une meilleure adaptation de l’agriculture africaine aux changements climatiques et à la lutte contre la dégradation des terres. Soulignons qu’en vertu de ce protocole, le GCAM s’engage à mettre ses outils et son savoir-faire à la disposition de partenaires dans les pays en développement africains et à soutenir le développement des projets d’adaptation de l’agriculture aux changements climatiques, explique le Groupe bancaire dans un communiqué. Pour la banque, la signature de cet accord est une nouvelle reconnaissance internationale dans ce sens que «ce protocole d’envergure vient consacrer le modèle de financement de l’agriculture et l’approche novatrice mis en place par le GCAM pour l’accompagnement et la promotion de l’agriculture», fait-on observer. A ce titre, le groupe rappelle que le CAM a développé un modèle unique au monde qui permet le financement de toutes les exploitations agricoles, quels que soient leur taille ou leur profil de risque. Un modèle reconnu et primé par plusieurs institutions internationales, notamment par la «FAO, la Banque mondiale ou l’AFD qui l’ont audité et identifié comme un modèle innovant de financement de l’agriculture qui mérite d’être largement diffusé et partagé avec d’autres institutions de financement», se réjouit le top management du groupe». Comme l’indique la même source, «Mirova est chargé de gérer un fonds public-privé (Fonds LDN) d’un montant cible de 300 millions de USD destiné à soutenir et à financer des projets de restauration et de gestion durable des terres». Il est à rappeler que la filiale du groupe Natixis est partenaire de la Convention des Nations unies pour la lutte contre la désertification (CNULCD) et de son département opérationnel, le Mécanisme mondial (MM), pour structurer puis gérer un fonds public-privé (Fonds LDN)». Lequel fonds est «destiné à soutenir et financer des projets de restauration et de gestion durable des terres permettant de contribuer à l’atteinte de la neutralité en termes de dégradation des terres (NDT) à l’horizon 2030, conformément à l’objectif de développement durable des Nations unies 15.3». Grâce à son modèle d’intervention dans le monde agricole et rural, ses approches, ses outils et ses produits adaptés, «le GCAM propose aujourd’hui un vrai dispositif de transformation des financements internationaux privés ou publics en un nombre important de crédits destinés à toutes les catégories des agriculteurs avec une gestion optimisée des risques et une traçabilité des flux», assure-t-on.
Les Marocains broient du noir

L’indice de confiance des ménages pique du nez au troisième trimestre, selon le HCP L’année 2016 a commencé sous de mauvais auspices pour les ménages marocains. Au cours du premier trimestre, l’indice de confiance des ménages (ICM) avait atteint son niveau le plus bas depuis 2008. Il s’est maintenu à un niveau à peine supportable au deuxième trimestre, avant de piquer du nez au troisième trimestre. Les résultats de la dernière enquête de conjoncture du Haut-commissariat au plan (HCP) indiquent, en effet, que la perception par les ménages de l’évolution du niveau de vie, du chômage, de l’opportunité à effectuer des achats de biens durables et de leur situation financière témoigne du pessimisme dont ils font montre quant à l’amélioration de leur situation. L’analyse des données recueillies auprès de ces ménages montre, globalement, que le moral de ces derniers a relativement baissé au troisième trimestre de cette année. L’ICM est passé à 73,8 points, contre 75,7 points un trimestre auparavant. Il était de 76,3 points le même trimestre de l’année précédente. A en croire cette étude, le sentiment d’une détérioration du niveau de vie a impacté négativement le moral des Marocains au cours de ce trimestre. « Le solde d’opinion sur l’évolution du niveau de vie est resté toujours négatif, à moins 17,4 points, au lieu de moins 15,2 points le trimestre précédent et de moins 15,1 points une année auparavant », a constaté le Haut-commissariat. Selon l’étude, près de la moitié des ménages (44,8%) déclarent une dégradation du niveau de vie et un peu plus d’un quart (27,4%) évoque une amélioration. Notons qu’ils sont 33,2% à s’attendre à une dégradation du niveau de vie au cours des 12 prochains mois, contre 40,7% à croire à un maintien au même niveau. Seuls 26,1% disent s’attendent à une amélioration. « Le solde d’opinion passe ainsi à moins 7,1 points, au lieu de moins 7,6 points le trimestre précédent et moins 7,7 points une année auparavant », a relevé le HCP. Au sentiment de détérioration du niveau de vie, s’ajoute la persistance d’une perception négative de l’évolution du chômage. A ce propos, l’enquête révèle que la grande majorité des ménages marocains (77,5%) s’attendent à une hausse du chômage au cours des 12 prochains mois, contre seulement 6,9% qui croient encore à une possible amélioration. Sans surprise, « le solde d’opinion est resté ainsi négatif, à moins 70,6 points, enregistrant une détérioration aussi bien par rapport au deuxième trimestre que par rapport au même trimestre une année auparavant où il était respectivement à moins 69 points et moins 66,2 points », a noté le HCP. Le pessimisme des ménages se ressent aussi au niveau des achats des biens durables, puisque plus de la moitié des ménages (59,8%) contre 19,3 % considère que le moment n’est pas propice pour effectuer des achats de biens durables. Pour le HCP, le solde d’opinion relatif à cette composante est tout simplement resté négatif. Il est passé « à moins 40,5 points, après avoir été de moins 34,2 points le troisième trimestre de 2015 et moins 34,8 le trimestre précédent », a-t-il précisé. Quand bien même ils s’attendent à son amélioration, la perception d’une détérioration de leur situation financière actuelle pèse également sur le moral des ménages. A ce propos, l’étude a révélé que 59% des ménages ont estimé que leurs revenus couvrent leurs dépenses, 33,4 % ont déclaré s’endetter ou puiser dans leur épargne et 7,6 % ont affirmé épargner une partie de leur revenu. « Le solde d’opinion sur la situation financière actuelle des ménages est resté ainsi négatif, à moins 25,8 points, avec une détérioration aussi bien par rapport au premier trimestre que par rapport au troisième trimestre de l’année dernière où il était respectivement de moins 23 points et de moins 25,1 points », a indiqué le HCP. A noter que 39,3% des ménages considèrent que leur situation financière s’est dégradée au cours des 12 derniers mois, contre 12,3% qui estiment plutôt qu’elle s’est améliorée. Cette perception reste ainsi toujours négative, avec un solde d’opinion de moins 27 points, en deçà des moins 20,8 points enregistrés au troisième trimestre de l’année précédente, ont relevé les analystes du HCP. Ces derniers soulignent, en revanche, que le regard sur l’avenir de la situation financière des mêmes ménages est resté optimiste. En effet, « au cours des 12 prochains mois, 24,5% des ménages s’attendent à une amélioration de leur situation financière, 19,5% à une dégradation », ont-ils précisé. Conclusion : le solde d’opinion est resté ainsi positif à 5 points, contre 2,3 points le trimestre précédent et 3,3 points enregistrés une année auparavant. Il est à souligner que d’autres indicateurs trimestriels de la conjoncture renseignent sur la situation des ménages marocains, telles la capacité à épargner et l’évolution des prix des produits alimentaires. A ce propos, on notera que la perception pessimiste de la capacité future des ménages à épargner dont une large majorité (84%) ne s’attend pas à le faire au cours des 12 prochains mois. A ce niveau, « le solde d’opinion est resté ainsi négatif, à moins 67,9 points, après avoir été de moins 66,6 points le trimestre passé et de moins 70,6 points une année auparavant », indique le HCP, alors que 88 % contre 0,3 % des ménages estiment que les prix des produits alimentaires ont augmenté au cours des 12 derniers mois. « Le solde d’opinion est ainsi resté toujours négatif, à moins 87,7 points, après avoir été de moins 87,9 points le trimestre précédent et de moins 84,3 points une année auparavant. Au cours des 12 prochains mois, les prix des produits alimentaires devraient continuer à augmenter selon 78,6% des ménages. Seuls 0,7% s’attendent à une baisse des prix de ces derniers. Le solde d’opinion est ainsi resté négatif, à moins 77,9 points, se situant toujours en deçà des 75,3 points enregistrés une année auparavant.
Maroc Éthiopie : le Roi Mohammed VI préside à Addis Abeba la cérémonie de lancement d’un mégaprojet industriel capital pour la sécurité alimentaire en Afrique.

Après un accueil officiel au Palais National à Addis-Abeba, capitale de la République Fédérale Démocratique d’Ethiopie, le 19 novembre 2016, par le Premier Ministre éthiopien, Monsieur Hailé Mariam Dessalegn, le Roi Mohammed VI a eu des entretiens en tête à tête avec le Chef de l’Exécutif. Des entretiens qui ont porté essentiellement sur le retour du Maroc au sein de l’Union Africaine (U.A), le dossier des provinces sahariennes marocaines, les relations bilatérales ainsi que les sujets de l’heure sur les plans régional, continental et international. Par la suite, le Roi du Maroc et le Premier Ministre ont présidé la cérémonie de signature de nombreuses conventions et mémorandums Privé-Privé portant sur l’établissement de la plate-forme intégrée de classe mondiale pour la production d’engrais en Ethiopie, le domaine de l’eau, la mise en place d’un conseil bilatéral d’affaires entre la Confédération Générale des Entreprises du Maroc (CGEM) et la Chambre éthiopienne du Commerce et des Associations Sectorielles (ECCSA), l’investissement entre Anouar Invest Group, BMCE Bank of Africa et la Commission éthiopienne mais aussi entre la Commission éthiopienne pour l’Investissement, Holmarcom et BMCE Bank et une autre entre la Commission éthiopienne pour l’Investissement et Tanger Med. SA (TMSA). En compagnie du Président de la République Fédérale Démocratique d’Ethiopie, Monsieur Mulatu Teshome, le Souverain marocain a également présidé la cérémonie de signature de sept conventions et accords bilatéraux Public/Public touchant la coopération économique, scientifique, technique et culturelle, les services aériens, la promotion du commerce, la double imposition l’évasion fiscale, la protection réciproque des investissements, le domaine agricole et les énergies renouvelables. A l’issue de ces deux cérémonies de signatures de conventions et d’accords bilatéraux, Roi Mohammed VI et le Premier Ministre de la République Fédérale démocratique d’Ethiopie, Hailé Mariam Dessalegn, ont présidé au lancement du projet de réalisation d’une plateforme intégrée de classe mondiale pour la production d’engrais en Ethiopie. Un mégaprojet industriel qui nécessitera un investissement de 2,4 milliards de dollars dans sa première phase, afin de produire 2,5 millions de tonnes/an d’engrais d’ici 2022. Ce qui rendra l’Ethiopie autosuffisante en engrais, avec un potentiel à l’export. Un investissement additionnel de 1,3 milliard de dollars est prévu d’ici à 2025, pour atteindre une capacité totale de 3,8 millions de tonnes/an d’engrais, pour soutenir la croissance de la demande locale. Cette plateforme industrielle, à portée continentale, sera composée d’un complexe intégré de production d’engrais, d’unités industrielles et de stockage, fait partie du futur plan de développement stratégique de l’ Office Chérifien des Phosphates (O.C.P) pour répondre aux besoins locaux en engrais après une connaissance réelle par l’OCP des sols agricoles et des besoins de l’Ethiopie grâce à son expertise de classe mondiale et son expérience dans le domaine de l’industrie des engrais. Un plan fondé sur la complémentarité des ressources naturelles respectives des deux pays. Le lancement de ce mégaprojet industriel traduit bien la vision du Roi Mohammed VI selon laquelle l’investissement économique est essentiel pour le développement humain et, par ricochet, pour la paix et la sécurité. Cette étape éthiopienne de la 2ème partie de la tournée africaine du Souverain marocain vient d’envoyer un signal supplémentaire quant à l’enracinement du leadership panafricain du Maroc. Une étape qui a été sanctionnée par un Communiqué Conjoint dans lequel le Premier Ministre éthiopien, Hailé Mariam Dessalegn, a exprimé « l’engagement ferme de l’Éthiopie pour la réalisation totale des valeurs et principes de l’Union Africaine », et souligné, à cet égard, son « soutien à la décision du Maroc de rejoindre l’Union Africaine dès le prochain sommet de l’UA ». De plus, le Roi du Maroc et le Premier Ministre éthiopien ont convenu de « coordonner au sein des différents forums régionaux et internationaux pour défendre et consolider la stabilité régionale, prévenir et contenir les conflits armés, lutter contre le terrorisme et promouvoir la culture de la tolérance et de la coexistence pacifique ».
La BCP obtient le feu vert de l’AMMC pour lancer ses Green Bonds

Un groupement d’investisseurs internationaux de premier ordre a déjà manifesté son intérêt pour cette émission La Banque centrale populaire (BCP) a obtenu le visa préliminaire de l’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC) pour l’émission d’une obligation de type «Green Bond». Cette annonce a été faite suite à l’assemblée générale tenue le 14 novembre dernier qui a relevé que « la Banque centrale populaire remplit les conditions visées par l’article 293 de la loi n°17-95 relative aux sociétés anonymes, telle que modifiée et complétée par la loi n°20-05 et la loi n° 78-12 » et autorisé l’émission par la BCP d’un ou plusieurs emprunts obligataires de type « Green Bond », peut-on lire dans une note d’information préliminaire relative à l’émission de ce Green Bond. Selon les caractéristiques de l’emprunt, le montant total de l’opération à lancer ne devra pas excéder la somme de deux milliards (2.000.000.000) de dirhams ou son équivalent en devise(s) étrangère(s) alors que la maturité de l’emprunt est de 7 à 10 ans. Pour l’heure, le Groupe a annoncé qu’un groupement d’investisseurs internationaux de premier ordre a d’ores et déjà manifesté son intérêt pour cette émission à hauteur de 100 millions d’euros. Ce qui représente plus de la moitié du plafond autorisé et témoigne, si besoin est, de la crédibilité à l’égard de la solidité financière du Groupe, a noté la banque. Dans un communiqué, la BCP a indiqué que « cette opération s’inscrit dans la droite ligne des orientations stratégiques et environnementales du Groupe qui se traduit, notamment, par la structuration et le financement de projets verts », précisant que son lancement intervient dans le contexte de la 22ème Conférence des Nations unies sur le climat (COP22) et «au moment où les appels en faveur des investissements verts en Afrique se multiplient ». Le BCP a, par ailleurs, affirmé que « ce Green Bond vient confirmer l’ambition du Groupe de devenir un acteur de référence du développement durable et traduit son engagement en matière de financement des activités à faible empreinte carbone, un domaine dans lequel le Groupe Banque populaire possède déjà un actif considérable aussi bien sur le plan financier qu’en matière d’accompagnement des entreprises ». La même source indique que l’émission de cette importante obligation environnementale permettra au Groupe, de par sa forte présence en Afrique de l’Ouest – où il couvre l’ensemble des pays de l’UEMOA – et en Afrique centrale, d’être aux avant-postes en matière de sensibilisation des opérateurs économiques panafricains et autres ». A noter que le principe fondamental d’une émission obligataire de type «Green» est d’allouer les fonds collectés exclusivement au financement de projets «verts» tels qu’ils sont définis au niveau des «Green Bonds Principles». Lesquels recommandent la transparence, la divulgation et l’incitation à l’intégrité afin de promouvoir le développement de ce marché en croissance rapide, rappelle-t-on. Notons qu’un projet est considéré « vert » lorsqu’il appartient au moins à une des catégories de projets « verts » reconnus par les « Green Bonds Principles » et lorsque les avantages environnementaux prévisionnels du projet pourront être évalués et quantifiés. Pour rappel, la Banque centrale populaire a affiché une amélioration des principaux agrégats financiers au terme du premier semestre de l’année en cours. Le résultat net part du Groupe a enregistré une croissance significative de 13% pour s’établir à 1,4 milliard de dirhams (MMDH) durant cette période, alors que le produit net bancaire du Groupe (PNBG) s’est apprécié de 5,5% à 8,1 MMDH.
Le Maroc campe en milieu de tableau des pays où il fait bon entreprendre

Le Royaume classé 70ème sur 137 pays étudiés, selon l’Indice mondial de l’entrepreneuriat 2017 Les Etats-Unis, la Suisse, le Canada, la Suède et le Danemark figurent en tête de liste des pays où il fait bon entreprendre en 2017, selon le Global entrepreneurship index (Indice mondial de l’entrepreneuriat). L’Islande, l’Australie, le Royaume-Uni, l’Irlande et les Pays-Bas complètent le top10 de ce classement réalisé par le Global Entrepreneurship and Development Institut (GEDI). Selon cette étude publiée récemment par cet institut de recherche économique, le Maroc a gagné 8 places dans le classement 2017 des pays favorisant l’entrepreneuriat. Ce qui le hisse à la 70èmeplace sur 137 pays étudiés à l’échelle mondiale avec un score de 25,7. Pour rappel, le Royaume était classé 78ème dans le classement de l’année 2016. A l’échelle africaine, le Maroc occupe la 5ème position devant l’Algérie (73ème, 24,7), le Gabon (75ème, 24,6), l’Egypte (81ème, 22,7), le Ghana (86ème, 22) et le Swaziland (88ème, 21,8). Il est devancé par la Tunisie (42ème, 40,5), qui figure en tête de liste des pays africains où il fait bon entreprendre en 2017, le Botswana (52ème, 34,4), l’Afrique du Sud (55ème, 32,6) et la Namibie (60ème, 30,7) que l’institut place en tête de liste des pays africains où il fait bon entreprendre. Le Burkina Faso (132ème, 11,9), la Mauritanie (134ème, 11,6), la Sierra Leone (135ème, 11,4), le Burundi (136ème, 11,4) et le Tchad (137ème, 8,8) ferment le bas du tableau au niveau du continent. Dans ce nouveau classement, on notera que trois pays africains ont enregistré les plus fortes progressions comparativement au précédent rapport. Il s’agit de la Tunisie qui a progressé de +20 places en l’espace d’une année, du Ghana a grimpé de +13 places alors que le Gabon a gagné +11 places. En revanche, la Libye (104ème, 19,2) et le Nigeria (100ème, 19,9) ont enregistré les plus forts reculs, en perdant respectivement 25 et 14 places au classement général. « L’Indice mondial de l’entrepreneuriat est un indice annuel qui mesure la santé des écosystèmes entrepreneuriaux dans 137 pays. Il classe ensuite les performances de ces derniers les uns contre les autres », souligne l’institut sur son site. Il est à souligner que l’Indice mondial de l’entrepreneuriat est établi en prenant en considération plusieurs critères dont la perception de l’entrepreneuriat par la société, le niveau du risque, la qualité de l’éducation, les compétences en matière de création de start-up. A noter que d’autres critères tels que le niveau d’usage d’Internet, le niveau de corruption, la liberté économique et la profondeur du marché des capitaux sont combinés pour déterminer le classement final.
Le Roi Mohammed VI entame la 2ème partie de sa tournée africaine avec une visite officielle de travail en Ethiopie

Alors que la 22ème Conférence des Parties à la Convention-Cadre des Nations-Unies sur les changements climatiques (COP22) qui s’est déroulée à Marrakech, a connu un franc succès qui honore le Maroc et consolide la confiance et la crédibilité dont jouit le Royaume au niveau international, le Roi du Maroc vient d’entamer ce jour, 17 novembre 2016, la 2ème partie de ses visites officielles dans plusieurs pays africains. La République Démocratique d’Ethiopie, première étape stratégique du Roi du Maroc dans ce pays de la Corne d’Afrique répond parfaitement à la doctrine de Politique Etrangère du Chef de l’Etat marocain. et vise à donner toute l’impulsion nécessaire à la dynamique voulue par le Souverain marocain à cette Afrique qui bouge. Cette étape éthiopienne du Roi du Maroc revêt, de plus une grande importance dans la mesure où l’Ethiopie, abrite le siège de l’Union Africaine (U.A) et accueillera son prochain sommet en janvier 2017 qui devrait entériner la demande marocaine de réintégrer l’U.A. Elle constitue également la preuve que le Maroc poursuit sereinement sa projection dans le continent africain afin d’y multiplier et d’y renforcer ses alliances. Outre son caractère politique, la visite du Roi du Maroc en Ethiopie consolidera le rapprochement économique entre les deux pays à travers la signature de plusieurs accords de coopérations et le lancement de projets de développement. Cette visite officielle de travail du Roi Mohammed VI en Ethiopie constitue aussi une phase essentielle dans le renforcement du partenariat économique bilatéral et le rapprochement entre les peuples éthiopien et marocain ; un partenariat qui intéresse les opérateurs et investisseurs marocains pour les atouts économiques qu’offrent l’Ethiopie. Une visite officielle de travail du Roi Mohammed VI qui ne peut, donc, que consolider le rapprochement économique et politique entre les deux pays.