Le Roi Mohammed VI au Nigeria : des perspectives prometteuses

C’est dans une ambiance chaleureuse que le Roi du Maroc est arrivé, le 1er décembre 2016, à l’aéroport Nnamdi Azikiwe d’Abuja, en visite officielle où il a été accueilli par le Vice-Président de la République Fédérale du Nigeria, Monsieur Yenni Osinbajo, puis par le Ministre du Territoire de la capitale fédérale, Monsieur Muhammad Musa Bello, qui lui a remis les clés de la ville d’Abuja, un honneur réservé aux hôtes de marque de cette cité et ce, pendant que des troupes folkloriques exécutaient des danses et des chants traditionnels pour lui souhaiter la bienvenue. Cette visite officielle du Souverain marocain au Nigeria, la première d’un Roi du Maroc en terre nigériane et la 3ème étape de la seconde partie de la tournée africaine du Roi Mohammed VI, est inédite et historique dans le sens où elle ouvre grand la porte à une coopération franche, sincère et bénéfique au service des peuples nigérian et marocain dans le cadre de la mise en œuvre d’un partenariat « Gagnant-Gagnant » et d’une coopération Sud-Sud forte, agissante et solidaire. Le lendemain, soit le vendredi 02 décembre 2016, le Souverain du Maroc est arrivé au Palais Présidentiel escorté par un orchestre de la Garde Présidentielle où il a été reçu officiellement par le Président Muhammadu Buhari. Au terme de cette cérémonie officielle d’accueil, les deux Chefs d’Etat ont accompli la Grande Prière du vendredi à la Mosquée Nationale d’Abuja, haut lieu de culte et symbole de l’unité des Musulmans du Nigeria, à l’issue de laquelle le Roi Mohammed VI a fait don d’un lot de 10 000 exemplaires du Saint Coran aux parties en charge de la gestion des affaires religieuses pour qu’ils soient distribués dans toutes les Mosquées de la République Fédérale du Nigeria. A ce sujet, Sheikh Ibrahim Sadik Al Husseini, Président du Conseil des Fatwas au Nigeria, a confirmé que la visite du Roi Mohammed VI au Nigeria, de part son statut de Commandeur des Croyants, est la preuve irréfutable de l’engagement du Maroc à faire revivre les liens historiques et spirituels entre les deux pays. Par la suite, les deux Chefs d’Etat ont eu des entretiens en tête-à- tête au cours desquels le retour du Maroc au sein de l’Union Africaine et le dossier des provinces sahariennes marocaines ont été longuement évoqués. Un large tour d’horizon a également été fait par les deux Chefs d’Etat sur les questions qui secouent la région, le continent africain et la scène internationale, notamment le terrorisme, la criminalité internationale, le trafic de drogue, la Syrie, le Yémen et le conflit israélo-palestinien. La coopération bilatérale et les moyens de la renforcer et de la développer, tout particulièrement dans les secteurs religieux, sécuritaire et économique ainsi que la création d’une usine d’engrais alimentée par les phosphates marocains et nigérians figuraient aussi au menu de leurs entretiens. S’agissant du retour du Maroc au sein de l’Union Africaine (U.A), il y a lieu de noter que le gouvernement nigérian, par la voix de son Ministre des Affaires Etrangères, Monsieur Goeffrey Onyeama, s’est félicité de la décision du Maroc de regagner son siège au sein de l’U.A, la qualifiant de «développement bienvenu», tout en ajoutant que, et je le cite : «Le Maroc est un pays important, et qu’il n’est pas dans l’intérêt, ni de l’Union Africaine ni celui du Maroc que le Royaume du Maroc reste en dehors de l’organisation continentale car le Maroc est un pays qui a atteint un niveau élevé de développement économique et a une grande contribution à apporter aux efforts de développement dans le continent ». A l’issue de leurs entretiens, le Roi Mohammed VI et le Président Muhammadu Buhari ont co-présidé la cérémonie officielle de signature de deux conventions de partenariat pour le développement d’une plateforme de production d’engrais au Nigéria, pour la première, et le développement du marché des engrais au Nigéria, pour la seconde, ainsi que cinq autres accords bilatéraux portant sur l’exemption des visas pour les passeports officiels diplomatiques et de service, la coopération en matière de pêche maritime, les services aériens et de coopération dans le domaine des énergies renouvelables, de même qu’il a été signé un mémorandum d’entente dans le domaine agricole. Enfin, le Président de la République Fédérale du Nigeria a offert un dîner officiel à son Illustre hôte, le Roi Mohammed VI, auquel ont pris part des membres de la délégation qui l’accompagne, des membres du gouvernement du Nigeria, des opérateurs économiques nigérians et plusieurs hautes personnalités civiles et militaires. Au final, la visite du Roi Mohammed VI exprime, bel et bien, la volonté du Maroc, portée au plus haut niveau, de diversifier ses partenariats en Afrique et d’étendre le modèle de coopération Sud-Sud qu’il a développé avec ses partenaires traditionnels sur le continent africain. Cette officielle présage aussi que les relations économiques et commerciales entre les deux pays sont promises à un bel avenir. Elle démontre également la détermination du Maroc à accompagner le Nigeria dans ses efforts de réforme dans le cadre d’une coopération Sud-Sud fructueuse et mutuellement avantageuse et sa volonté d’insuffler une dynamique nouvelle à ces relations dans tous les domaines afin de les hisser au niveau des aspirations des deux peuples frères, tout en capitalisant sur les complémentarités des deux pays. Après avoir conquis le respect, l’estime et le cœur des peuples tanzanien, rwandais, éthiopien, malgache et, maintenant nigérian le Roi Mohammed VI reprendra très bientôt son bâton de pèlerin et de défenseur sincère et efficient des intérêts des peuples africains pour se rendre en Zambie, 4ème étape de la seconde partie de son périple africain.
Haute qualité environnementale: Sindibad Beach Resort certifié HQE

L’ensemble résidentiel Sindibad Beach Resort s’est vu remettre la certification HQE avec la mention « Très bon » pour la phase I du programme. « Je suis heureuse de remettre ce certificat à l’un des plus grands projets résidentiels intégrés de Casablanca. Les bâtiments certifiés HQE sont respectueux de l’environnement et mettent la santé et le confort au cœur des préoccupations pour une plus grande satisfaction de leurs propriétaires », a déclaré Corinne Block-Raguin, directrice exécutive de Cerway, lors d’une cérémonie organisée par le Morocco Green Building Council en marge de la COP 22. A noter que cette certification intervient après un processus d’audit mené par des experts habilités par Cerway, l’organisme certificateur, et conforte le maître d’ouvrage ainsi que le concepteur du projet dans l’excellence des opérations mises en œuvre. Grâce à cette consécration, Sindibad Beach Resort devient le premier ensemble résidentiel à être livré au Maroc détenant la norme Haute Qualité Environnementale. Pour rappel, c’est à travers une démarche volontaire de management de la qualité environnementale que Sindibad Beach Resort a pu parvenir à ce résultat. En effet, lors de la conception du master plan du projet Sindibad Beach Resort par le célèbre architecte Philippe Madec (lauréat en 2012 du prix de l’architecture écologique le plus prisé, le Global Award for Sustainable Architecture) avait déjà mis en exergue la volonté du promoteur d’intégrer efficacement le projet à son environnement en respectant ses particularités et sa diversité. Par la suite, le cabinet d’architecture marocain JLA, concepteur de la phase I, a pris le relais dans le même esprit. « La qualité environnementale du site avec un faible ratio d’occupation du sol par rapport à la surface végétalisée, l’intégration d’une conception bioclimatique des bâtiments, une enveloppe thermique et acoustique renforcée pour les bâtiments par la mise en place d’une isolation thermique performante, du double vitrage et l’apport d’un éclairage naturel dominant ont fait l’objet d’une attention particulière et ont été des éléments déterminants dans la réussite de cette certification », a-t-on indiqué. Tout comme, le choix des procédés, des matériaux de construction et le niveau de nuisance du chantier qui ont fait également partie intégrante des éléments audités. Précisons que la norme HQE, label français indépendant, permet de certifier des logements qui sont sains, sûrs, confortables, économiquement performants et respectueux de l’environnement.
La transformation de la CIMR en Société mutuelle de retraite actée

Les adhérents approuvent de nouveaux statuts et un règlement général La transformation de la Caisse interprofessionnelle marocaine de retraites (CIMR) en une Société mutuelle de retraite a été actée. Réunis en Assemblée générale extraordinaire, le jeudi 17 novembre courant, les adhérents de la CIMR ont approuvé cette transformation. Il est à souligner qu’au cours de cette assemblée, tenue sous la présidence de Khalid Cheddadi, président directeur général de la Caisse, ils ont également approuvé les nouveaux statuts et le règlement général de retraite de la caisse. La décision de transformer la CIMR en une Société mutuelle de retraite est la conséquence de l’entrée en vigueur de la loi n° 64-12 portant création de l’Autorité de contrôle des assurances et de la prévoyance sociale (ACAPS), rattachée directement à la Primature, en remplacement de la Direction des assurances et de la prévoyance sociale (DAPS) du ministère de l’Economie et des Finances. Notons que cette loi, qui réglemente désormais le secteur des assurances ainsi que celui de la retraite, prévoit la mise en place d’un nouveau cadre juridique pour l’exercice et la gestion des opérations de retraite par les organismes du secteur privé. En effet, explique la CIMR dans un communiqué, « les régimes de retraite qui ne sont pas gérés en vertu d’un texte de loi spécifique, sont dans l’obligation d’adopter le statut de société mutuelle de retraite ». Ainsi, poursuit la même source, « la CIMR qui fonctionnait jusqu’à aujourd’hui avec un statut d’association, change de cadre juridique pour passer sous ledit statut, et sera dorénavant soumise au contrôle de cette nouvelle autorité, qui va à la fois édicter des règles prudentielles, procéder aux contrôles prévus par la loi, et s’assurer que les engagements de la CIMR sont respectés ». Suite à ce changement, le top management de la CIMR a indiqué que les statuts et le règlement général de retraite de la caisse connaîtront de profonds changements en vue, précise-t-il, d’assurer une consolidation de son système de gouvernance et son adaptation par rapport au nouveau contexte légal, un développement démographique et commercial, mais également une plus grande équité entre les différentes catégories de bénéficiaires du régime de retraite CIMR. En détail, ce changement impose de nouvelles dispositions comme l’élargissement de la palette des taux de cotisation, permettant aux salariés de maintenir leur niveau de vie à la retraite; l’abrogation de la condition d’une durée minimum de 5 ans pour bénéficier d’une pension de retraite ainsi que la révision à la baisse du coût d’achat de points pour une meilleure équité entre les affiliés de la caisse. La CIMR introduira aussi d’autres mesures comme les dispositions de départ en retraite anticipée ou prorogée plus favorables pour ses affiliés. Un capital équivalent à trois fois la dernière pension mensuelle sera versé aux ayants cause en cas de décès du retraité ou du réservataire ainsi que la révision à la hausse des coefficients appliqués pour la détermination du montant de la retraite. L’exploitation de la caisse prévoit également la possibilité d’adhésion individuelle grâce à l’offre «Al Moustakbal individuel» et l’enrichissement du bouquet d’offres de retraite avec de nouveaux produits et options. Gérée par un Conseil d’administration élu par l’Assemblée générale des adhérents, la CIMR a pour mission de promouvoir un régime de retraite pérenne, équilibré et solidaire, garantissant aux bénéficiaires une pension équitable dans le cadre d’une gestion efficace et de qualité. Jusqu’à l’année dernière, ladite caisse comptait 6388 entreprises adhérentes, 595.091 affiliés actifs cotisants et ayants droit et 158.863 allocataires. A noter que le montant total de ses produits techniques s’élevait à cette même période à 6777 millions de DH alors que le total des pensions servies était de 3612 millions de dirhams.
Interview exclusive du Roi du Maroc à la presse malgache

Dans une interview accordée à plusieurs supports de presse malgaches depuis Madagascar, où il effectue une visite officielle et publiée par de nombreux médias locaux, le 26 novembre 2016, le Roi Mohammed VI a défendu la politique d’une coopération Sud-Sud forte et solidaire entre les pays africains. Le Souverain marocain a également affirmé aux journalistes malgaches que le modèle de coopération que son pays souhaite mettre en place à Madagascar est similaire à celui déjà mis en œuvre dans plusieurs autres pays africains, révélant que « le Maroc donne et partage sans arrogance, ni sentiment de colonisation ». Le Roi du Maroc a aussi exprimé la détermination du Maroc à soutenir Madagascar à la Conférence de Paris et à effectuer une nouvelle visite dans ce pays pour suivre personnellement la réalisation des projets lancés. De plus, le Roi Mohammed VI a tenu à rappeler à la presse malgache que le continent africain est un continent « où il se sent bien, appréciant les marques de gentillesse et d’affection que lui manifestent les populations » , d’où il tire sa fierté d’être africain et son fort attachement à ce continent. S’agissant de la décision du Maroc de reprendre son siège au sein de l’Union Africaine (U.A), le Souverain marocain a indiqué que la présence marocaine en Afrique et, notamment, la tournée qu’il effectue en ce moment déplaisent à certains, ajoutant que tous les pays amis de longue date ou amis nouveaux, notamment en Afrique l’Est, sont unanimes à soutenir le retour du Maroc au sein de l’U.A et que « le Maroc et l’Afrique ne font qu’un et les séparer serait un déracinement, une erreur ». Par la suite, le Roi Mohammed VI a tenu à mettre un terme aux fausses rumeurs selon lesquelles les projets lancés à Madagascar ne bénéficieraient qu’à la communauté musulmane, confirmant qu’ils sont au profit de toute la population. Le Roi Mohammed VI a conclu son interview en mettant l’accent sur les multiples accords conclus lors de sa visite officielle à Madagascar et qui démontrent la volonté du Maroc d’aider les autorités malgaches et d’améliorer les conditions de vie du peuple malgache, annonçant sa prochaine visite à Abuja, au Nigéria. Cette interview confirme que le Maroc, qui a de nombreux projets dans plusieurs pays d’Afrique, défend une politique de coopération Sud-Sud forte, sincère et solidaire entre les pays africains dans le cadre d’un partenariat gagnant-gagnant exempt de toute arrogance et de sentiment de colonisation. Le Maroc reste profondément africain dans racines.
Le Roi du Maroc confirme à Madagascar sa doctrine de politique étrangère africaine

Arrivé en visite officielle à Antananarivo, capitale de la République de Madagascar, en provenance de l’Ethiopie, le 19 novembre 2016, le Roi Mohammed VI a eu des entretiens officiels, le 21 novembre 2016, avec le Président malgache, Monsieur Hery Rajaonarimampianina. Les deux Chefs d’Etat ont, par la suite, co-présidé la cérémonie officielle de signature de 22 accords et conventions dans les domaines économique et social. Ces accords et ces conventions portent sur un projet important en terme de développement et de préservation de l’environnement, celui de la valorisation et la sauvegarde du Canal des Pangalanes ; ils concernent aussi les secteurs de l’agriculture, des banques, de la fonction publique, de la jeunesse et des sports, des impôts, des énergies renouvelables, de l’enseignement et de la formation professionnelle et visent à instaurer un véritable partenariat exemplaire maroco-malgache, à la lumière de l’expérience avérée du Maroc dans ces domaines. Ces accords et ces conventions démontrent également la volonté sincère du Maroc d’instaurer avec la République de Madagascar des relations économiques fortes et agissantes pour le bien-être des peuples malgache et marocain. Le 23 novembre 2016, le Souverain marocain s’est rendu à Antsirabé pour y effectuer une visite mémorielle historique sur les lieux d’exil des Feus Leurs Majesté les Rois Mohammed V et Hassan II ainsi que des membres de la famille Royale. La Mosquée d’Antsirabe a été rebaptisée, à cette occasion, « Mosquée Mohammed V » où le Roi du Maroc a accompli la prière. Des projets de construction du plus grand hôpital « Mères-Enfants » de l’Océan Indien et d’un centre de formation professionnelle ont également été lancés à Antsirabe. Enfin, le 25 novembre 2016, le Roi Mohammed VI Amir Al Mouminine (Prince des Croyants) a accompli la Grande Prière du vendredi à la Mosquée d’Antananarivo en compagnie de nombreux fidèles malgaches et de ressortissants marocains installés dans la capitale malgache. A l’issue de la prière, le Souverain marocain a fait don d’un lot de Sant Coran aux parties en charge de la gestion des affaires religieuses à Madagascar. La visite officielle du Roi Mohammed VI à Madagascar est un réel succès dans le sens où elle consacre le renouveau dans les relations entre le Maroc et Madagascar et s’inscrit en droite ligne de l’orientation du Souverain marocain tendant à multiplier les accords de coopération avec les autres pays africains dans un objectif de renforcement du partenariat Sud-Sud, tel que défini par la doctrine de politique étrangère africaine du Roi du Maroc dont le principe fondamental est d’assurer au continent africain stabilité et sécurité et aux peuples africains de meilleures conditions de vie, de la prospérité et du développement durable. A l’échelle régionale, il est également à souligner que les objectifs des visites, non seulement à Madagascar, mais aussi au Rwanda, en Tanzanie, en Ethiopie, et bientôt au Nigéria et en Zambie, ont été largement atteints, faisant du Maroc un partenaire sérieux, crédible et désintéressé des pays qui soutiennent fortement le retour du Maroc au sein de l’Union Africaine.
Maroc: aggravation du déficit commercial

Les échanges extérieurs à fin octobre marqués par un recul de 3,2 points du taux de couverture, selon la DEPF Les échanges extérieurs ont été marqués, à fin octobre 2016, par une augmentation, en glissement annuel, du déficit commercial de 15,8% pour se situer à 149,2 milliards de dirhams et par un recul du taux de couverture de 3,2 points pour se situer à 55,3%, à en croire la Direction des études et des prévisions financières (DEPF), relevant du ministère de l’Economie et des Finances. Cette évolution est essentiellement imputable à la hausse des importations de biens (+7,5%) plus importante que celle des exportations (+1,5%), a précisé la DEPF dans sa note de conjoncture du mois de novembre. Selon la DEPF, la bonne performance des métiers mondiaux du Maroc, en l’occurrence les secteurs de l’automobile, de l’électronique, de l’aéronautique, de l’industrie alimentaire et du textile et cuir, a particulièrement contribué à la hausse des exportations qui se sont établies à 184,5 milliards de dirhams. Tirant profit, notamment, du raffermissement des exportations de l’activité de construction de 18,8% à 3,8 milliards de dirhams et de celles du segment câblage de 2,7% à près de 17,2 milliards de dirhams, les exportations du secteur automobile se sont accrues de 12,2% pour s’établir à 45,5 milliards de dirhams, précise la DEPF. Alors que les exportations des secteurs de l’aéronautique et de l’électronique ont connu une hausse de 10,2% (7,6 milliards de dirhams) et de 11,9% (7,5 milliards de dirhams). Au cours de cette même période, les exportations du secteur de l’agriculture et agroalimentaire ont progressé de 5,6% à 38,5 milliards de dirhams. Ce qui représente 20,9% des exportations totales. Pour la DEPF, cette évolution est imputable, essentiellement, à l’accroissement de l’ordre de 6,9% des exportations de l’industrie alimentaire, qui se sont établies à 21,9 milliards de dirhams. S’agissant des exportations du secteur du textile et cuir, celles-ci ont progressé de 5,3% pour s’établir à 29,5 milliards de dirhams. La DEPF explique qu’elles ont été façonnées par l’accroissement des exportations des vêtements confectionnés de 7,6% (18,6 milliards de dirhams) et de celles des articles de bonneterie de 5,1% (6,1 milliards de dirhams). Quant aux exportations de l’industrie pharmaceutique, elles se sont appréciées de 6,6% pour s’établir à 905 millions de dirhams. La DEPF note, en revanche, une baisse de 12,8% à 32,9 milliards de dirhams des ventes à l’étranger de phosphates et dérivés à fin octobre 2016. Ce qui, explique-t-elle, a diminué leur part dans le total des exportations à 17,8% après 20,8% l’année dernière. « Cette baisse est expliquée par le recul des prix de phosphates et de DAP sur le marché international, respectivement, de 2% et de 25%. Hors phosphates et dérivés, les exportations ont progressé de 5,3% pour atteindre 151,6 milliards de dirhams », précise-t-elle soulignant que le reste des exportations, soit 12% des exportations totales à fin octobre 2016, a reflué de 9,6%. En ce qui concerne la hausse des importations, qui se sont établies à 333,6 milliards de dirhams, la note de la DEPF la lie essentiellement à la hausse des acquisitions des produits alimentaires, des biens d’équipement, des biens de consommation et des demi-produits. En détail, « les importations des produits alimentaires se sont raffermies de 20,7% pour se situer à 36,3 milliards de dirhams, en rapport, particulièrement, avec la hausse des importations de blé de 37,9% pour atteindre 10,2 milliards de dirhams à fin octobre 2016 », explique-t-elle. Alors que la valeur des approvisionnements en produits énergétiques a régressé de 21,5% pour s’établir à 44,2 milliards de dirhams. La DEPF attribue ce recul principalement à la baisse des achats de l’huile brute de pétrole (-10,9 milliards de dirhams), « suite à la cessation de l’activité de la SAMIR, unique raffinerie du Maroc et, dans une moindre mesure, de ceux du gaz de pétrole et autres hydrocarbures (-1,9 milliard de dirhams) ». Hors énergie et céréales, la DEPF indique que les importations se sont accrues de 13% pour atteindre 253,2 milliards de dirhams. A noter que les achats des produits finis de consommation ont progressé de 15,5% pour ressortir à 67,2 milliards de dirhams. Cette hausse des importations a notamment concerné les voitures de tourisme et les pièces pour voitures de tourisme qui ont augmenté de 35,5% et de 31,7% pour atteindre respectivement près de 12 et 4,8 milliards de dirhams. Pour leur part, indique la DEPF, « les importations des demi-produits ont augmenté de 6,4% à 75,8 milliards de dirhams, particulièrement celles des demi-produits en fer ou en aciers non alliés qui se sont accrues de 23,9% pour s’établir à 3,5 milliards de dirhams ». Alors que les acquisitions des biens finis d’équipement ont connu une amélioration de 23,8% pour se situer à 95,3 milliards de dirhams. Ce qui représente 28,6% des importations totales. La DEPF note, en revanche, une baisse de 15,9% à 14,9 milliards de dirhams des importations des produits bruts, « sous l’effet du retrait des acquisitions de soufres bruts et non raffinés de 35,6% pour atteindre 3,8 milliards de dirhams», explique-t-elle.
Une holding d’investissement en béton

SADET adopte un nouveau business model et table sur un chiffre d’affaires d’un milliard de DH à l’horizon 2025 Le groupe SADET (Société arabe de développement des technologies de construction) a choisi la franchise industrielle pour accélérer son développement, plus de 30 ans après sa création. L’entreprise, qui s’est spécialisée dans la fabrication, la commercialisation et la livraison de composants en béton précontraint, entend ainsi renforcer davantage son leadership et devenir encore plus compétitive sur le marché. Forte de sa longue expérience dans le secteur, doublée d’une offre distinctive, associée à une innovation de pointe qui lui a valu un franc succès sur le marché, SADET opte pour un nouveau business model dénommé «Vision 2025 ». «Nous avons décidé de rénover notre Business model face aux mutations actuelles des marchés et de développer de nouvelles performances et opportunités, et ce de façon durable», a indiqué le PDG du groupe, Mohammed Azzeddine Abaakil, lors d’une rencontre tenue lundi dernier à Casablanca. Abdullah Abaakil, directeur général adjoint de SADET, a pour sa part indiqué que « le principe n’est pas de décider de changer un business model. On a adapté une organisation à nos ambitions. C’est-à-dire, aller en Afrique notamment de l’Ouest et couvrir l’ensemble du territoire marocain ». A propos du maillage, il a précisé que c’est une ambition que le groupe a depuis longtemps. Au cours de cette rencontre, le top management a expliqué que le nouveau modèle économique se concentre sur les métiers de base de l’entreprise et son savoir-faire. Dans ce cadre, le groupe prévoit de se désengager de la partie opérationnelle de diverses unités industrielles existantes et table sur un chiffre d’affaires d’un milliard de DH à l’horizon 2025 dont 200 millions de dirhams à l’international, contre 350 millions de DH actuellement. A noter que ce changement total de stratégique se traduit par la transformation du groupe SADET en holding d’investissement. Outre le transfert des activités opérationnelles de SADET vers des unités indépendantes, il est aussi question d’ouverture du capital des unités industrielles opérationnelles aux investisseurs régionaux; de la mise en place d’une gouvernance basée sur un conseil de surveillance et un comité de direction composé de jeunes managers ainsi que de la création de comités spécialisés pour la gestion quotidienne. Dans ce cadre, le groupe assure qu’il accordera aussi une place de choix aux femmes dans les organes de gouvernance. Dans son exposé, Mohammed Azzeddine Abaakil a affirmé que le nouveau modèle vise comme objectifs l’expansion industrielle par le lancement de nouvelles unités régionales «Franchisées SADET» en association avec des investisseurs locaux et le développement de nouveaux produits et métiers. «Ce qui se passe, c’est qu’on s’est aperçu que le fait de ne compter que sur nos propres ressources risquait de rendre tout processus de développement fort long. Car ce sont des investissements qui exigent la mobilisation de ressources humaines et financières importantes. Par ailleurs, il faut du temps pour les amortir puis repartir de nouveau. Parallèlement à cela, il faut gérer le quotidien : faire tourner la boîte, vendre, acheter, produire et gérer correctement », a précisé Abdullah Abaakil. Dans tous les cas, la priorité consiste à assurer au groupe les moyens d’une croissance pérenne avec un focus sur le retour sur investissement tout en optimisant les coûts. L’autre priorité de la nouvelle structure, est l’expansion nationale et continentale, notamment en Afrique subsaharienne dans un premier temps. Sur ce dernier point, Abdullah Abaakil a assuré que « la prospection est en cours, le tout est d’arriver à trouver des investisseurs suffisamment intéressés par un investissement industriel et en quête de partenaire qui connaisse le marché. De notre côté, on apportera la technologie et le savoir faire ». Il est à noter que l’identité visuelle de l’entreprise a été changée pour la mettre en adéquation avec son marché, ont souligné les responsables de l’entreprise. Notons enfin que Robert Augier, consultant international de SADET, a édifié l’assistance sur l’historique de création d’une franchise industrielle en France. Un modèle dont s’est justement inspiré le groupe marocain.
Le Roi Mohammed VI à Antsirabé : une visite à forte charge mémorielle et historique.

Ce mercredi 23 novembre 2016, la population d’Antsirabé, Chef Lieu de la Région du Vakinankaratra ( au Centre de Madagascar et au Sud de la Capitale Antananarivo), a vécu un événement majeur avec la venue du Roi Mohammed VI, dans le cadre de sa visite officielle à Madagascar ; un moment chargé d’émotion et de souvenirs du Souverain marocain sur les lieux d’exil de ses grand-père et père, Feus leurs Majestés les Rois Mohammed V et Hassan II. En effet, la puissance coloniale française en charge d’assumer le protectorat au Maroc avait décidé de déposer et d’exiler vers la Corse, dans un premier temps, Feu Sa Majesté le Roi Mohammed V et puis l’ensemble de la famille Royale le 20 août 1953, à la veille de l’Aïd Al Adha, importante fête religieuse pour les Musulmans. Une nouvelle terre d’exil leur sera imposée peu de temps après leur arrivée par la puissance coloniale française qui les forcera à l’exil à Madagascar, colonie française, et plus précisément à Antsirabé où ils resteront jusqu’en 1955, peu avant la signature des accords d’indépendance du Maroc. Le séjour fut difficile dans cette ville thermale où le Souverain exilé et la famille Royale furent chaleureusement accueillis par la population d’Antsirabé. En mémoire de ces moments d’histoire intenses et profondes, le Roi Mohammed VI est arrivé, ce 23 novembre 2016 à Antsirabé, où il a été accueilli par le Président de la République de Madagascar, Monsieur Hery Rajaonarimampianina, de nombreuses autres personnalités et des notables locaux ainsi que par une population en liesse fière, d’accueillir le petit-fils de Feu Sa Majesté le Roi Mohammed V. Au cours de cette visite souvenir dans cette ville chargée d’histoire pour la famille Royale et pour le peuple marocain, le Souverain marocain a posé officiellement la première pierre du plus grand hôpital pédiatrique de l’Océan Indien réservé à la santé des futures mères, des enfants et des adolescents dont les activités annuelles atteindront les chiffres de 1.200 naissances, 8.000 consultations de gynécologie obstétrique, 9.600 consultations pédiatriques, 1.800 actes de chirurgie d’urgence, 900 actes de chirurgie pédiatrique, 500 actes de chirurgie gynécologique et 4.000 cas médicaux. Le Roi Mohammed VI a également lancé les travaux d’un Centre de Formation Professionnelle en Agriculture et au Tourisme qui devrait accueillir 1 000 jeunes afin de doter les secteurs du bâtiment et des travaux publics, du tourisme, de l’hôtellerie et de la restauration des cadres nécessaires et qualifiés et à accompagner les grands chantiers de développement sociaux initiés à Madagascar. Le Roi Mohammed VI, en compagnie du Président de la République malgache est également revenu sur les traces de son grand-père, Feu Sa Majesté Mohammed V, en se rendant, sous un accueil chaleureux marqué par des spectacles de troupes folkloriques populaires locales, à l’hôtel des Thermes, classé patrimoine national, lieu de résidence d’exil de l’ensemble de la famille Royale, un moment d’intense émotion. Par la suite, le Roi du Maroc s’est rendu à la Mosquée d’Antsirabé, rénovée sur ses Instructions, qu’il a rebaptisée « Mosquée Mohammed V » , puis a accompli la prière avant de faire un don d’exemplaires du Saint Coran au Président de la Mosquée en question, Monsieur Issack Hassim . En conclusion, les deux projets lancés par le Souverain marocain à Antsirabé d’un investissement total de 22 millions d’Euros assuré par la Fondation Mohammed VI pour le développement durable, confirment, une nouvelle fois, si besoin est, la vision du Roi Mohammed VI en faveur d’une coopération Sud-Sud forte, agissante et solidaire. Concernant les visites du Souverain marocain à l’Hôtel des Thermes et à la Mosquée d’Antsirabé, elles sont pures émotion, souvenirs mémorables et piété fervente.