Transports publics à Safi : Vectalia Maroc et Weego s’associent pour déployer une solution innovante

La société Vectalia-Maroc, gestionnaire des transports publics par bus à Safi, et la startup Weego viennent de nouer un partenariat pour déployer une solution innovante. Les 48 000 passagers quotidiens des bus exploités par Vectalia pourront désormais consulter les temps d’arrivée réels des prochains bus grâce à l’application « Vectalia-Weego ». Un concept innovant de mobilité urbaine qui porte Safi dans le cercle des « Smartcities », où le cadre de vie est plus durable, innovant et interactif. Téléchargeable sur iOS et Android, l’application « Vectalia-Wegoo » offre aux usagers des bus Vectalia la possibilité de localiser les bus directement sur l’application, d’indiquer leur temps d’arrivée réel et de suivre leur avancement entre les stations. « Vectalia-Weego est le fruit d’un partenariat entre deux entreprises marocaines qui, bien qu’opérant dans deux domaines d’expertise différents, ont su fédérer leurs visions et leurs projectifs afin d’offrir aux usagers des transports publics de Safi une expérience encore plus satisfaisante », affirme le directeur de Vectalia-Safi, Mohamed Badre. « Cette solution est une première au Maroc et en Afrique. En effet, il n’existe aucune solution similaire au niveau national ou continental qui offre aux usagers la possibilité de consulter les horaires d’arrivée des bus en temps réel », souligne M. Badre ajoutant que cette solution est une véritable immersion dans le futur des villes connectées et intelligentes pour améliorer l’expérience de la mobilité urbaine. Les usagers du bus de Safi sont composés à 50 % d’étudiants et d’élèves et cette solution intelligente correspond parfaitement aux besoins de cette génération très connectée à internet. Il convient de noter que Vectalia-Maroc déploie également des afficheurs de temps d’arrivée des bus à chaque arrêt. La marge de retard qui est de 1 minute reste tout à fait tolérable au regard de la marge de référence tolérée au niveau mondial qui est de 4 minutes.
Maroc: La CGEM conduit une mission économique en Israël

En marge de l’ouverture de la nouvelle route aérienne reliant Casablanca à Tel-Aviv, la Confédération Générale des Entreprises du Maroc (CGEM) organise une mission économique à Tel-Aviv, du 12 au 15 décembre prochain. La délégation marocaine, qui sera conduite par M. Chakib ALJ, Président de la CGEM, est composée de plus de 70 opérateurs économiques représentant les différents secteurs d’intérêt commun identifiés tels que le tourisme, l’industrie, l’agriculture, la technologie et l’innovation, l’éducation, la santé, la finance et les assurances, les énergies renouvelables, la grande distribution ou encore le textile. L’objectif étant d’explorer les pistes de renforcement des liens économiques et commerciaux et de créer de fortes synergies entre les communautés des affaires marocaine et israélienne. « Au vu des similitudes et des complémentarités que présentent les économies marocaine et israélienne, d’innombrables opportunités s’offrent à nos opérateurs économiques respectifs et ce, dans différents secteurs et sur de nouveaux marchés. Cette mission vise à construire, avec nos homologues israéliens, des partenariats d’affaires gagnant-gagnant porteurs de croissance pour nos entreprises nationales » indique M. ALJ. À noter que le programme de la mission inclut un forum économique Israël-Maroc, organisé le 13 décembre en partenariat avec la Israeli Employers and Business Organization (IEBO) en présence d’entreprises israéliennes, des rencontres BtoB, ainsi que des visites de sites industriels et agricoles.
Accord de financement entre le Maroc et la BAD au profit du PADIDZAR

La Banque africaine de développement (BAD) et le Maroc ont signé mardi 23 un accord de financement de plus de 114 millions d’euros, soit environ 1,184 milliards de dirhams, a annoncé le ministère de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et forêts. L’accord de prêt signé avec la Banque africaine vise à mettre en œuvre le Programme d’appui au développement inclusif et durable des zones agricoles et rurales (PADIDZAR), indique un communiqué du ministère de l’Agriculture précisant qu’il s’agit de d’un premier financement axé sur les résultats dans le secteur agricole en Afrique du Nord. Inscrit dans le cadre de la nouvelle stratégie agricole baptisée «Génération Green 2020- 2030», le PADIDZAR a pour objectif d’appuyer la petite et moyenne hydraulique sur une soixantaine de périmètres avec la prise en compte de l’élément humain à travers le renforcement des capacités des acteurs, la promotion de l’emploi et le conseil agricole, souligne de son côté le ministère de l’Economie et des Finances. Selon le Département de l’Agriculture, « ce nouveau projet d’adaptation climatique contribuera à renforcer la résilience de l’agriculture marocaine aux effets du changement climatique et à améliorer les conditions de vie des populations dans les zones rurales prioritaires ». A travers cet accord, la Banque africaine de développement manifeste sa volonté « de contribuer à l’essor d’une agriculture plus moderne qui porte en elle l’exigence, toujours plus forte, d’inclusion, de performance et de durabilité », a déclaré Achraf Hassan Tarsim. Pour le responsable-pays de la Banque pour le Maroc, ce nouveau programme « vient jalonner le parcours d’une coopération réussie qui a contribué à faire évoluer le secteur agricole d’une logique de production à une logique de valeur ajoutée ». Comme l’a rappelé le ministre Mohammed Sadiki, la Banque africaine de développement a été la première institution de développement à soutenir la nouvelle stratégie agricole du Maroc. Il faut dire que l’institution panafricaine a toujours apporté un « appui précieux et constant » pour la mise en œuvre de réformes structurelles essentielles, comme l’a également relevé la ministre délégué auprès du ministre de l’Economie et des finances, Fouzi Lekjaa. Dans son communiqué, le ministère de l’Agriculture assure que ce nouveau programme permettra de déployer une approche de développement plus durable et plus inclusive. Mieux, il favorisera l’émergence d’une classe moyenne agricole, notamment par la création d’emplois en milieu rural et l’accompagnement des jeunes et femmes entrepreneurs agricoles, selon la même source. Selon les précisions de Mohammed Sadiki, « ce modèle de projet bénéficiera à sept régions prioritaires ». Avec une double priorité : « celle de renforcer la résilience de l’agriculture aux effets du changement climatique en plus de consolider le processus d’inclusion, notamment pour les petits agriculteurs et les jeunes entrepreneurs », a-t-il affirmé. Soulignons enfin que l’accord de financement a été paraphé lors d’une cérémonie présidée par le ministre de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et forêts, le ministre délégué auprès du ministre de l’Economie et des Finances, chargé du budget et le responsable-pays de la Banque africaine de développement pour le Maroc. Alain Bouithy
Le Groupe ISCAE et ESLSCA Rabat signent un accord-cadre de partenariat
Madame Nada BIAZ, Directrice générale du Groupe ISCAE et Monsieur Jalil Achour, Directeur général PLANETA FORMATION ET UNIVERSITÉS MAROC, Groupe propriétaire de l’ESLSCA Business School, Rabat ont signé un accord-cadre s’inscrivant dans une stratégie de développement des ressources d’enseignements et de recherche dans les domaines de leurs compétences. Le Groupe ISCAE, première Business School au Maroc et référence dans l’enseignement supérieur national et régional et l’ESLSCA Business School Paris-Campus Rabat connue pour être à l’écoute du monde économique et de ses évolutions, s’associent à l’ISCAE-Rabat afin d’encourager et d’améliorer la formation des hauts cadres à l’échelle transrégionale et continentale. Ce partenariat Public-Privé s’inscrit dans le cadre d’un choix stratégique qui vise à créer des synergies d’expertise entre les deux établissements. Il s’agit également d’accompagner des établissements d’enseignement supérieur et de leurs activités dans le domaine de l’enseignement supérieur au Maroc. Cela permettrait notamment d’offrir des programmes avec une architecture pédagogique innovante et adaptée au contexte local et continental. Par ailleurs, ce partenariat conforte la volonté stratégique du Maroc visant à renforcer les échanges entre les acteurs africains. En effet, cette collaboration pourrait aboutir, entre autres, à la création en partenariat avec l’ISCAE-Rabat, du premier programme de formation exécutive PANAFRICAIN en « Gouvernance et Management Stratégique des Organisations » . Ce programme s’articulerait autour d’une vision économique, sociale, politique et culturelle de développement de l’Afrique. Il permettrait aux lauréats d’être en phase et en adéquation avec les spécificités managériales et culturelles des organisations africaines et internationales opérant en Afrique. Il serait ainsi destiné à tout manager ayant un projet ou un investissement en Afrique (cadres subsahariens, expatriés en Afrique, investisseurs, …). Jalil ACHOUR, Directeur Général de PLANETA FORMATION ET UNIVERSITÉS Maroc explique : « Cette coopération avec le premier établissement public d’enseignement supérieur en Management au Maroc vient renforcer la position de l’ESLSCA Rabat comme étant une Business School de référence au Maroc. Tous nos projets communs bénéficieront à nos étudiants et lauréats respectifs, mais aussi à toute la communauté. » Tarik EL MALKI , Directeur ISCAE-Rabat : « Ce partenariat que nous scellons avec un acteur privé international de l’enseignement supérieur (ESLSCA Business School- Campus de Rabat) aspire à créer un Mastère spécialisé PANAFRICAIN en Gouvernance et Stratégie des organisations. Ce Mastère, en double diplomation, vise à former aux meilleures pratiques managériales du moment avec une contextualisation de l’environnement africain, les cadres marocains et étrangers désirant s’implanter en Afrique, ainsi que des cadres africains. Vu le raffermissement des liens entre le Maroc et l’Afrique, nous sommes certains que ce nouveau programme trouvera un écho favorable. »
Maroc. Rétablissement progressif de l’activité économique

L’activité économique nationale se rétablit progressivement et de manière significative, selon la Direction des études et des prévisions financières (DEPF) relevant du ministère de l’Economie et des Finances. Le reprise de l’activité économique se consolide « à la faveur des avancées enregistrées en matière de vaccination, des mesures de relance engagées et des résultats très positifs de la campagne agricole », a indiqué la DEPF dans sa note de conjoncture du mois de novembre (N°297). Il faut dire que des signes de reprise ont été observés dans plusieurs branches d’activité non agricoles, à forte contribution dans la valeur ajoutée nationale courant 2021, comme l’ont relevé les économistes de la DEPF. Des améliorations ont été, en effet observées au niveau notamment des industries extractives et manufacturières, de l’énergie électrique, du BTP et des télécommunications. Dans sa dernière note de conjoncture, la DEPF a, en effet, noté une croissance de l’activité du secteur extractif au troisième trimestre 2021. Lequel a retrouvé son dynamisme après un léger recul au deuxième trimestre 2021. Une dynamique « en ligne avec le raffermissement de la production de phosphate roche, principale composante du secteur, de 5,7%, après +5% un an auparavant, portant sa croissance à +3,3% à fin septembre 2021, après +2% au terme du premier semestre 2021 et +4,8% l’année précédente », a expliqué la DEPF. La même source fait également état d’une hausse de 22,8% de la valeur ajoutée du secteur manufacturier au deuxième trimestre 2021, après une baisse de 20,8% l’année précédente, sous l’effet des restrictions imposées à l’activité économique lors du confinement général. En tenant compte de la hausse de 1,6% enregistrée au premier trimestre 2021, la DEPF estime que « la valeur ajoutée du secteur s’est améliorée en moyenne de 12,2% par rapport à fin juin 2020 et de 0,2% par rapport à son niveau pré-crise (fin juin 2019) ». Pour le troisième trimestre 2021, la DEPF se réfère aux derniers résultats de l’enquête de conjoncture de Bank Al-Maghrib auprès du secteur manufacturier. Ces résultats montrent une amélioration de la production et des ventes, entre les mois d’août et septembre 2021, dans l’ensemble des branches d’activités, excepté pour la «mécanique et métallurgie». S’agissant du secteur de l’énergie électrique, les données recueillies montrent que ses indicateurs ont poursuivi leur évolution favorable à fin septembre 2021 avec un accroissement notable par rapport à leur niveau pré-crise au titre du troisième trimestre. Il est à souligner qu’« au terme des neuf premiers mois de 2021, la production de l’énergie électrique s’est renforcée de 6,2%, après une baisse de 4,6% un an auparavant, portée par la hausse de la production privée de 5,8%, de celle de l’ONEE de 9,5% et de celle des énergies renouvelables on vertu de la loi 13-09 de 2,8% », a relevé la DEPF. Principal baromètre du secteur du BTP, les ventes de ciment ont pour leur part poursuivi leur amélioration au terme des dix premiers mois de l’année. Selon la même source, elles sont ressorties en hausse de 16,1%, après un repli de 13,2% un an auparavant. Les indicateurs du secteur des télécommunications ne sont pas en reste non plus, puisque le parc global de la téléphonie s’est amélioré de 8,2% à fin juin 2021, après une progression de 1% un an plus tôt, et que celui de l’Internet s’est accru significativement (+ 15,1% à 31,3 millions d’abonnés après +15,4% un an auparavant). Mieux, si l’on en croit la DEPF, ces résultats positifs devraient se poursuivre au terme des neuf premiers mois de l’année 2021. Si le rétablissement progressif et significatif de l’activité économique ne fait aucun doute, la DEPF annonce cependant qu’« une persistance des tensions récessives a été observée dans certains secteurs, particulièrement le tourisme ». En effet, malgré le redressement progressif entamé en juin, la hausse des recettes touristiques de 202% au titre du troisième trimestre 2021, atteignant 15,9 milliards de dirhams, demeure en baisse de 40,2% par rapport à la même période de l’année 2019. « Sur le plan de la demande intérieure, la consommation des ménages poursuit sa progression, soutenue par l’amélioration des revenus générés par l’excellente campagne agricole, la bonne tenue des transferts des MRE, la consolidation de la reprise des créations d’emplois (+572.000 emplois rémunérés au T3-2021) et le raffermissement des crédits accordés aux ménages et ce, dans un contexte d’inflation modérée », a noté la DEPF. Stimulé par la progression des importations des biens d’équipement, la hausse des recettes des IDE et la croissance de l’investissement public, « l’investissement continue de s’accroître », a fait savoir la même source estimant que cette dynamique se confirme par la croissance significative des créations d’entreprises (+53% en glissement annuel à fin août 2021). Si les exportations ont maintenu leur dynamique au point de dépasser leur niveau d’avant crise (+8,7% par rapport à fin septembre 2019), les chiffres montrent que le rythme de progression des importations a dépassé celui des exportations, a relevé la DEPF notant que les AOR (Avoirs officiels de réserve) permettent de couvrir 7 mois et un jour d’importations de biens et services. Dans son analyse, il ressort, par ailleurs, que le déficit budgétaire a quasiment stagné, suite notamment à l’accroissement des recettes ordinaires, plus important que celui des dépenses ordinaires et à la baisse significative de l’excédent des comptes spéciaux du Trésor. Notons enfin que le financement de l’économie est « marqué par un ralentissement de la croissance des crédits bancaires, dû notamment au ralentissement de la croissance des crédits au secteur non financier, en dépit de l’accélération des crédits accordés aux ménages », a conclu la DEPF. Alain Bouithy
Tunisie. Baisse de 20% de la récolte d’agrumes à cause du changement climatique
La récolte d’agrumes en Tunisie a chuté de 20% cette saison. Les autorités ont attribué cette baisse au changement climatique qui a provoqué une sécheresse dans les régions concernées, rapporte la chaîne CGTN. D’après les données du ministère tunisien de l’Agriculture, la production d’agrumes a chuté à 345 mille tonnes, contre 440 mille tonnes de récoltes la saison dernière.à cause du changement climatique, rapporte-t-elle.
Maroc: Exposition collective « D’Art et de Lumière » au Palais de Couleurs de Casablanca

ARTS. « D’Art et de Lumière » est le thème choisi pour une exposition collective qui réunit une quarantaine d’œuvres de huit artistes contemporains de divers horizons au Palais des Couleurs de Casablanca du 23 novembre au 23 décembre 2021. Organisée par PLEINAR, cette exposition, dont le vernissage est prévu le 23 novembre 2021 à partir de 19h, donne à voir et à apprécier les travaux picturaux des artistes Hassan Dahane, Khadija Bennani, Christophe Cochain, Mohamed Essoulimani, Meriem Ammor, Loubna Fazazi Idrissi, Majda Chraibi, et les créations de concept store de quatre de ces artistes et de Bazardage. Déambuler au Palais des Couleurs, l’espace de l’exposition, un mois durant, permettra aux amateurs de découvrir de belles créations et défis esthétiques de l’art contemporain et de percevoir les évolutions des différentes formes d’arts plastiques, entre le style et le contenu de chacune des œuvres exposées. En effet, l’exposition « D’Art et de Lumière», sous l’impulsion de l’artiste-peintre Mounya Ammor et de l’architecte Mohamed Majber, co-fondateurs de Pleinar, propose de porter un regard nouveau sur l’art contemporain et la réalité de ses transformations: une identité artistique plurielle en devenir permanent. En pleine mutation, aussi. Les amateurs de l’art contemporain auront le plaisir de découvrir des œuvres réservant de réelles surprises. Au niveau de la peinture, le voyage se fera entre cubisme lyrique abstrait (Hassan Dahane), abstraction lyrique poétique (Loubna Fazazi)Idrissi, impressionnisme abstrait (Khadija Bennani), unité de la matière et de l’esprit (Majda Chraïbi), résonance spirituelle du corps féminin (Mohamed Essoulimani), doodles décrivant le monde (Meriem Ammor), et doodles pour transcrire des situations imaginaires ou réelles tragi-comiques ( Christophe Cochain)Il y aura aussi des créations uniques de concept store (bijoux, sculptures, vêtements, objets décoratifs et/ou utiles…) qui vont être présents grâce aux artistes Bazardage, Christophe Cochain, Khadija Bennani, Meriem Ammor et MajdaChraibi. Cette exposition collective tend justement à unir plusieurs pièces des créations de ces artistes de tous bords. Il s’agit aussi d’accorder dans cette approche de l’art contemporain une place nouvelle à la diversité, de manifester toute la complexité de chaque œuvre présentée, et de manière plus globale, la richesse de l’art et de la création. Riche et varié, l’événement se veut aussi l’occasion de créer des échanges et d’élaborer un dialogue entre les artistes et les amateurs de l’art. L’art contemporain apparaît alors ici comme un territoire symbolique où les artistes tentent de lui donner une nouvelle identité. La perspective serait donc de favoriser l’émergence d’une approche d’avant-garde dont le fil conducteur serait la diversité des talents rejoignant une même vision. Ici, l’art est lumière par la lumière qu’il dégage, et c’est ce que cherche à traduire le titre « D’Art et de Lumière ». Des artistes qui tentent ainsi un engagement sans concession dans un média toujours revisité. Le parti-pris de cette exposition consiste à laisser le spectateur se départir de tout a priori, pour que le regard devienne sensible à l’extrême, s’attardant sur le travail de chaque artiste et finalement, d’approfondir son propre rapport à l’imaginaire – reflet d’une identité libre, réceptive à l’infini. Bref, passionnés d’art, professionnels et artistes, sont tous invités à partager des découvertes picturales et des dialogues artistiques dans une véritable communion.
Maroc. Le secteur bancaire dans une dynamique positive

Le secteur bancaire marocain devrait rester dans une dynamique positive au terme de l’année 2021, a indiqué CDG Capital Insight dans une note d’analyse rendue publique récemment. Il «devrait continuer de bénéficier globalement d’une toile de fond assez favorable», a affirmé la Direction de CDG Capital Insight dans ce document intitulé «Secteur bancaire – des performances solides prévues pour 2021». Ainsi, selon Fatima Zahra Erraji, analyste financière à CDG Capital Insight, «pour cette fin de 2021, le secteur bancaire devrait continuer de bénéficier d’une dynamique de croissance des crédits et d’une quasi-stabilité de la qualité des actifs». Livrant son opinion sur l’évolution des principaux facteurs et enjeux auxquels le secteur bancaire marocain fait face aujourd’hui, la direction de CDG Capital Insight a noté que la distribution des crédits est portée principalement par la reprise de la croissance économique nationale prévue pour cette année. Une évolution qu’attestent «les croissances enregistrées du PIB courant deuxième et troisième trimestres 2021 de 15,2% et 5,9% respectivement». La direction de CDG Capital Insight estime, par ailleurs, que « la poursuite des mesures de soutien et de relance, qui ont été prolongées jusqu’à la fin du deuxième trimestre de 2021, a contribué au dynamisme qu’ont connu les crédits de trésorerie ». Dans sa note d’analyse, la direction rappelle à ce propos qu’à fin juin 2021, l’encours des crédits débiteurs et de trésorerie est ressorti à 227 Mrd MAD, contre 206 Mrd MAD à fin décembre 2020. Ce qui correspond à un accroissement de 21 Mrd MAD. Comme le relève également la même source, l’encours des crédits distribués dans le cadre des programmes Relance a atteint environ 45 Mrd MAD à fin juin 2021 contre 35 Mrd MAD à fin 2020, progressant ainsi d’environ 10 Mrd MAD. Ainsi, et selon les dernières prévisions de Bank Al-Maghrib, «le rythme d’évolution des crédits destinés au secteur non financier devrait terminer cette année avec une progression de 3,7%, soit un niveau légèrement inférieur à celui enregistré en 2020», anticipe la note. Sur la qualité des actifs, et après la montée des créances en souffrance enregistrée en 2020, CDG Capital Insight anticipe une légère hausse du taux d’impayé à 8,7% à fin 2021. Cette évolution tient compte de leur rythme d’évolution courant les neuf premiers mois de l’année, a précisé la direction dans sa note d’analyse expliquant que «cette hausse limitée traduit à notre sens l’évolution positive des indicateurs macroéconomiques couplée à l’assouplissement progressif des mesures contre la Covid-19, suite à une campagne de vaccination réussie ». Qu’à cela ne tienne, CDG Capital Insight a toutefois noté que «ce niveau demeure assez élevé par rapport à la moyenne historique du fait que les effets de la pandémie continuent de peser sur certains secteurs d’activité et, par conséquent, la solvabilité des ménages et des entreprises est toujours mise à rude épreuve». Sur les taux d’intérêts que la note juge bas, la direction de CDG Capital Insight constate effectivement que les banques marocaines évoluent aujourd’hui dans un environnement de taux d’intérêt bas ; après que la Banque centrale a décidé de mettre en place «plusieurs actions visant l’assouplissement de la politique monétaire». Parmi ces mesures, qui visent à relancer la distribution des crédits et soutenir l’économie, on peut citer la diminution du taux directeur qui est passé de 3,25% en 2009 à 1,5% en 2020 et qui s’est globalement traduite par celle des taux d’intérêt. Comme le fait remarquer la note, cette tendance se poursuit encore cette année avec la baisse enregistrée de 34 pb du taux débiteur global entre le premier semestre 2020 et le deuxième semestre 2021 en moyenne. Ainsi, pour CDG Capital Insight il ne fait aucun doute que «cette contraction des taux devrait impliquer une légère pression sur la marge d’intermédiation des banques». Quoi qu’il en soit, tout porte à croire que «la baisse du taux directeur constatée en 2020 a profité au marché des taux qui a affiché globalement une performance remarquable l’année dernière», a constaté la direction estimant que cela représente un effet de base défavorable pour le résultat des activités de marché provenant de l’activité obligataire en 2021. Alain Bouithy