REVUE DE PRESSE: L’Afrique dans la presse internationale (du 10 au 14 décembre 2025)

Revue de presse

14 Décembre. Le Figaro : Le journaliste français Christophe Gleizes, condamné à sept ans de prison en Algérie, a déposé un pourvoi en Cassation pour obtenir un nouveau procès, ont annoncé ses avocats dimanche soir. DW : Dans l’est de la RDC, malgré l’accord de paix signé le 4 décembre à Washington entre la République démocratique du Congo et le Rwanda sous l’égide des États-Unis, les combats n’ont pas cessé sur le terrain. Jeune Afrique : La campagne pour le quadruple scrutin – présidentiel, législatif, municipal et régional – du 28 décembre en Centrafrique a débuté samedi 13 décembre, avec des meetings à Bangui de plusieurs candidats, dont le président sortant Faustin-Archange Touadéra. RFI : En République démocratique du Congo, les miliciens wazalendos se sont dotés samedi 13 décembre d’un « directoire exécutif national ». Réunis à Kinshasa, les représentants des groupes armés venus de plusieurs provinces, notamment de l’Est, ont décidé d’encadrer et de coordonner à l’échelle nationale les activités de leur coalition. Le Figaro : Kemi Seba, visé depuis vendredi par un mandat d’arrêt international pour son soutien à la tentative de putsch au Bénin, a assuré dans une vidéo dimanche très critique du président Patrice Talon, qu’il ira «au bout de son combat». Sputnik : Une cérémonie marquant la culmination des commémorations du trentenaire de la police municipale a eu lieu dans la capitale burkinabè, rapporte le bureau du Premier ministre. À cette occasion, 30 agents ont été décorés pour leur « engagement et leur dévouement ». 13 Décembre. Xinhua : Sur l’axe stratégique reliant Bukavu à Uvira, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), les traces des récents combats restent largement visibles, après une série d’offensives menées par les rebelles du Mouvement du 23 mars (M23), qui ont affirmé avoir pris mercredi le contrôle de la ville d’Uvira, ville stratégique de la province du Sud-Kivu. Le Monde Afrique : C’est un rouleau compresseur judiciaire qui s’abat sur l’opposition tunisienne. A l’issue d’un procès expéditif, Abir Moussi, 50 ans, l’une des principales figures de l’opposition au président Kaïs Saïed, a été condamnée à douze ans de prison ferme, vendredi 12 décembre. Sputnik : Afreximbank financera l’électrification solaire de 200 localités au Cameroun. Début décembre, Paul Biya a signé un décret en ce sens. Au total, la banque enchaînera trois financements pour un montant de 96 milliards de FCFA. Xinhua : La loi de finances de Tunisie pour l’année 2026 a été promulguée par le président de la République avant d’être publiée vendredi au Journal officiel de la République, ce qui signifie son entrée en vigueur officielle. 12 Décembre. DW : Le chef des opérations de maintien de la paix de l’ONU, Jean-Pierre Lacroix, a mis en garde contre la menace d’un « embrasement » dans la région des Grands Lacs, à la suite de la nouvelle offensive du groupe armé M23 dans l’est de la République démocratique du Congo. Liberation.fr : L’accusation a réclamé ce vendredi 12 décembre à Paris la réclusion criminelle à perpétuité contre l’ex-chef rebelle congolais Roger Lumbala pour complicité des crimes contre l’humanité commis par ses soldats, dont il fut «l’une des têtes pensantes» il y a près d’un quart de siècle en RDC. RT : Le chef d’État malien et président de la Confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES), Assimi Goïta, a reçu, le 11 décembre, une délégation ministérielle de haut niveau afin de finaliser la mise en place de la Banque confédérale d’investissement de l’AES (BCID-AES). Le Monde Afrique : Alors que l’ONU avait instauré un embargo sur les ventes d’armes au Rwanda le 17 mai 1994, la Banque de France est accusée d’avoir validé plusieurs virements qui auraient facilité l’armement des forces génocidaires au Rwanda. 11 Décembre. BBC Afrique : Les forces rebelles sont entrées dans la dernière ville tenue par le gouvernement dans l’est de la République démocratique du Congo, une région riche en minerais. Le Point Afrique : Mercredi 10 décembre, la ville stratégique d’Uvira est tombée aux mains des rebelles du M23, soutenus par Kigali, réduisant à néant l’accord de paix signé une semaine plus tôt à Washington. Le Soir : La prise par le M23 de la dernière ville stratégique du Sud-Kivu fait basculer le conflit aux portes du Burundi, contraint de fermer sa frontière et de revoir son rôle dans le conflit. 10 Décembre. RT : Vestige colonial et inadapté au climat africain, le port de perruque judiciaire (et de la tenue de magistrat) fait polémique au Nigeria, où certains avocats appellent à abolir cette tradition d’une époque révolue, appelant à une justice reflétant l’identité nationale plutôt que l’héritage colonial. Libération.fr : Soutenus par le Rwanda, les combattants du groupe armé congolais semblent décider à jouer désormais leur propre calendrier, après s’être emparés de la ville stratégique à la frontière avec le Burundi. Dont le contrôle s’avère pourtant délicat. Adrien Thyg

Algérie : Répondre aux défis climatiques et soutenir le développement durable

Algérie : Répondre aux défis climatiques et soutenir le développement durable

L’économie algérienne a poursuivi sa progression en 2025, avec une croissance de 4,1 % au premier semestre et une expansion attendue de 3,8 % sur l’ensemble de l’année. Les secteurs hors hydrocarbures ont enregistré une croissance de 5,4 %, tandis que l’inflation a reculé à 1,7 % sur les neuf premiers mois, portée par la baisse des prix des denrées alimentaires, et le maintien d’un taux de change stable, selon le dernier rapport de la Banque mondiale portant sur la situation économique de l’Algérie pour l’automne 2025. Cette dynamique est soutenue par la poursuite de la croissance des industries et des services hors hydrocarbures. Par ailleurs, les exportations d’hydrocarbures ont diminué, tandis que les importations ont augmenté sous l’effet de la demande d’investissement. Cependant, ces évolutions ont exercé une pression sur les comptes extérieurs, et les recettes d’hydrocarbures restent inférieures à leurs niveaux précédents, ce qui souligne l’importance de maintenir les efforts de mobilisation des recettes et d’amélioration de l’efficacité de la dépense publique. « Alors que l’Algérie renforce sa compétitivité dans un environnement mondial en mutation, le pays peut s’appuyer sur ses progrès récents pour avancer vers une croissance plus rapide, portée par le secteur privé, créatrice d’emplois de qualité et favorable à l’innovation. Des politiques claires et prévisibles, associées à des mesures qui encouragent l’investissement et l’innovation, peuvent soutenir les progrès accomplis et renforcer la compétitivité. » a déclaré Cemile Hacibeyoglu Ceren, représentante résidente du Groupe de la Banque mondiale en Algérie. La croissance hors hydrocarbures devrait demeurer dynamique, tout en connaissant un léger ralentissement en 2026–2027. La croissance du PIB est projetée à 3,5 % en 2026, et à 3,3 % en 2027. La poursuite soutenue des réformes, en particulier celles visant à améliorer le climat des affaires, à élargir l’accès au financement et à renforcer la concurrence, sera déterminante pour soutenir la diversification et la création d’emplois. « L’allègement des pressions sur les prix et la performance soutenue des secteurs hors hydrocarbures constituent des signaux encourageants. Le maintien de ces avancées grâce à la poursuite des réformes peut soutenir une croissance plus vigoureuse, durable et diversifiée. », a indiqué Daniel Prinz, économiste de la Banque mondiale pour l’Algérie. Le rapport souligne également l’importance de mieux intégrer la dimension climatique dans les politiques de développement. Cela permettrait de préserver la compétitivité de l’économie dans un contexte où les partenaires commerciaux intensifient leurs efforts de décarbonation, notamment avec l’entrée en vigueur l’année prochaine du mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF) de l’Union européenne. BM

TV5MONDE+ va donner une visibilité mondiale à la série El’Sardines

TV5MONDE+ va donner une visibilité mondiale à la série El’Sardines

Réalisée par Zoulikha Tahar et co-écrite avec la romancière Kaouther Adimi, la série El’Sardines met à l’honneur les femmes algériennes sous la forme d’un récit poétique, drôle et résolument moderne qui entremêle les langues française et arabe. Fidèle à sa mission de découvrabilité des contenus francophones et de promotion de l’égalité femmes-hommes, TV5MONDE a décidé de donner une visibilité mondiale à El’Sardines en l’intégrant à sa plateforme de streaming gratuite TV5MONDE+. À partir du 3 décembre, la série pourra ainsi être vue dans toutes les régions du monde, en plus de l’Europe où elle est déjà distribuée par ARTE. Cette mise en avant à l’international par TV5MONDE contribue aussi à promouvoir les nouveaux talents de l’audiovisuel francophone à travers des créations audacieuses ancrées dans les préoccupations des jeunes générations. Un casting mêlant comédiens pros et amateurs El’Sardines nous plonge dans l’univers de Zouzou, une jeune ingénieure bio-maritime, qui cherche à construire sa vie de femme, tiraillée entre les pressions familiales liées à son célibat et la tentation de partir travailler à l’étranger. Tournée près d’Oran, avec un casting associant des comédiens professionnels et amateurs, cette série brosse un portrait tout en nuances de la société algérienne et interroge le spectateur sur le poids du regard social, l’émancipation et la condition féminine. « En Algérie, la femme reste toujours la fille de. J’ai voulu en parler sans colère et avec poésie », confie la réalisatrice Zoulikha Tahar. Synopsis   À six jours du mariage de sa petite sœur, Zouzou, ingénieure bio-maritime trentenaire, rêve de quitter Trouville, près d’Oran, pour une expédition scientifique suivant la migration mystérieuse des sardines disparues des côtes algériennes. Entre conflits de générations, résistance et tendresse, ragots sur son célibat, amitié en crise, secrets de famille et préparatifs du mariage, Zouzou réussira-t-elle à partir ? Fiche technique   Format : 6×10’  Réalisation : Zoulikha Tahar   Scénario : Kaouther Adimi, Zoulikha Tahar  Distribution : Meriem Amiar, Dalila Nouar, Rabie Ouadjaout, Marwa Bakir, Lina Boumedine, Meriem Medjkane, Amir Ourabah   Animation : Aude Abou Nasr et Juliette Bonvallet  Production : ARTE France, FablabChannel, 2HORLOGES   Pays : Algérie, France  

Revue de presse : L’Afrique dans la presse francophone internationale (mardi 16 au vendredi 19 septembre)

Revue de presse

Vendredi 19/09. Africanews : À quelques semaines de l’élection présidentielle, la Côte d’Ivoire s’enfonce dans un climat politique tendu. Le 18 septembre, Laurent Gbagbo a déclaré qu’il ne soutiendrait aucun des cinq candidats en lice. Selon lui, la compétition électorale est biaisée, car les candidatures validées ne reflètent pas le choix des grands partis politiques. RFI : Au Cameroun, c’est la consigne de vote que personne n’attendait. Brenda Biya, l’unique fille du président Paul Biya, appelle, dans une vidéo devenue virale, à ne pas voter pour son père lors de cette élection, affirmant qu’il a fait beaucoup de mal au peuple. RT en Français : Le Burkina Faso s’affirme comme un acteur incontournable de l’or en Afrique de l’Ouest. En 2024, le pays a produit près de 61 tonnes de métal précieux, soit une multiplication par dix de sa production depuis 2008, où elle s’élevait à seulement 5,6 tonnes. TV5Monde : L’Algérie a qualifié vendredi de « trop grossière » une requête du Mali devant la Cour internationale de justice (CIJ), l’accusant d’avoir abattu un drone de son armée au dessus du territoire malien. Euronews : Paris a ordonné à deux diplomates maliens de quitter son territoire d’ici samedi, en représailles à l’arrestation à Bamako, le mois dernier, d’un agent diplomatique français accusé d’espionnage. RFI : Malgré la brouille entre Paris et Bamako, les services de renseignements malien et français continuaient à se parler, à échanger des informations. Désormais, ce canal est fermé avec des conséquences : par exemple, plus de partages d’écoutes téléphoniques dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. RT en Français : Les ambassadeurs du Mali, du Burkina Faso et du Niger en Russie ont effectué une visite officielle en Crimée, où ils ont rencontré le chef de la République, Sergueï Aksionov. Il s’agit du premier déplacement sur la péninsule des représentants des pays membres de l’Alliance des États du Sahel (AES). TV5Monde : Le cyclisme international se réunit au Rwanda pour les Mondiaux 2025 qui se tiennent de ce dimanche 21 au dimanche 28 septembre. Une première sur le continent africain. France 24 : Au moins 75 personnes ont été tuées vendredi 19 septembre dans une attaque de drone des forces paramilitaires sur une mosquée dans un camp de déplacés près d’El-Fasher au Darfour, dans l’ouest du Soudan. Jeudi 18/09. RT Français : L’ex-ministre togolaise des Armées, Marguerite Gnakadé, a été arrêtée le 17 septembre à son domicile de Lomé. Elle a été conduite à la police judiciaire, où elle doit être entendue pour «incitation à la rébellion», selon une source policière. Mercredi 17/09. DW : Alors que la procédure se poursuit pour la destitution de Vital Kamerhe, le président du bureau de l’Assemblée nationale, cette nouvelle crise politique touche le président congolais Félix Tshisekedi, qui semble avoir abandonné son ancien allié. Les deux hommes s’étaient pourtant juré plusieurs fois fidélité. Mardi 16/09. Sputnik : Le Burkina Faso devient l’unique maître de la Nouvelle société sucrière de la Comoé. Les 37 actionnaires minoritaires, détenant 305 actions, ont été contraints de céder leurs parts à l’État en raison de leur « inaction », selon le Conseil des ministres. Adrien Thyg

Luca Zidane choisit l’Algérie plutôt que les Bleus

Luca Zidane choisit l’Algérie plutôt que les Bleus

International français jusqu’aux U20, Luca Zidane a officialisé son changement de nationalité sportive. Le fils de Zinédine Zidane portera désormais le maillot de l’Algérie, pays de ses origines paternelles. La FIFA a validé son choix ce vendredi. Le deuxième fils de Zinédine Zidane ne défendra plus les couleurs de la France. Comme l’a révélé le média français RMC Sport, Luca Zidane a décidé de rejoindre la sélection algérienne. L’instance internationale a confirmé son changement de nationalité sportive sur sa plateforme “Change of Association Platform”. Gardien de but de 27 ans, Luca Zidane avait disputé toutes les catégories jeunes de l’équipe de France, des U16 aux U20, avec un titre majeur à la clé : l’Euro U17 remporté en 2015. Mais il n’a jamais réussi à franchir le cap vers les Espoirs. Resté sans convocation chez les Bleus de Didier Deschamp, il poursuivra désormais sa carrière avec l’Algérie. En optant pour les Fennecs, Luca Zidane embrasse l’héritage de ses grands-parents paternels et de son père, Franco-Algérien et champion du monde 1998 avec les Bleus. “C’est un choix inattendu”, note RMC Sport, au regard du poids symbolique du nom Zidane en équipe de France. Mais pour l’ancien portier du Real Madrid Castilla, du Racing Santander ou encore d’Eibar, l’Algérie représente aussi une vraie opportunité sportive. Objectif CAN et Mondial Comme l’explique So Foot, la Fédération algérienne a accéléré les démarches pour l’intégrer rapidement. Luca Zidane pourrait être convoqué dès la prochaine trêve internationale, le 6 octobre, alors que l’Algérie affrontera la Somalie puis l’Ouganda pour valider sa qualification à la Coupe du monde 2026. La hiérarchie des gardiens est loin d’être figée : Alexis Guendouz (MC Alger) peine à convaincre, Anthony Mandrea (ex-Caen) évolue désormais en National et Alexandre Oukidja est en convalescence après une rupture des croisés. Luca Zidane arrive donc “à point nommé” pour renforcer un poste fragilisé, à deux mois de la Coupe d’Afrique des nations (21 décembre 2025-18 janvier 2026 au Maroc). Sous contrat avec Grenade en deuxième division espagnole, Luca Zidane a disputé les quatre premiers matchs de championnat avant de retrouver le banc lors du dernier revers contre Leganés. En mars, il avait déjà été écarté plusieurs semaines après une blessure à la cheville lors d’un duel avec son frère Théo. TV5monde

Revue de presse: L’Afrique dans la presse internationale

Revue de presse: L’Afrique dans la presse internationale

Mercredi 17/09. Le Monde Afrique : Le premier ministre, Ousmane Sonko, a annoncé le lancement de « titres patriotes et citoyens » auprès des Sénégalais établis à l’étranger. Objectif : financer une partie de son « plan de redressement » destiné à rééquilibrer les comptes du pays. RT en français : La Cour d’assises de Paris a ouvert le 16 septembre le procès en appel de Sosthène Munyemana, ancien gynécologue rwandais condamné en 2023 à 24 ans de réclusion pour génocide et crimes contre l’humanité. Jeune Afrique : Accusé par Bangui d’avoir été l’un des relais de la communication de l’ex-chef rebelle Armel Sayo, le cyberactiviste centrafricain, interpellé à Cotonou, fait l’objet d’une demande d’extradition. Pour l’heure, sans succès. TV5monde : Cela fait cinq ans que les Guinéens n’ont pas voté. Dimanche 21 septembre, c’est donc le grand retour aux urnes pour les 6.7 millions d’électeurs du pays. L’objet du scrutin: un référendum. Pour ou contre le projet de Constitution proposé par les autorités militaires au pouvoir? Sputnik : Les cryptos peuvent se superposer aux multiples monnaies nationales, a déclaré à Sputnik Afrique Yamb Ntimba, économiste, écrivain et philosophe camerounais, commentant la croissance de plus de 50% des transactions en cryptomonnaies en Afrique subsaharienne au cours de l’année financière 2024. Mardi 16/09. La Libre Afrique : Avec la chute annoncée dans les tout prochains jours de Vital Kamerhe et d’une partie de son bureau (le premier vice-président, Jean-Claude Tshilumbayi, et le 2e vice-président, Christophe Mboso, sont épargnés par la motion), c’est la musique du changement de la Constitution pour permettre à Félix Tshisekedi de se maintenir au pouvoir après 2028 qui revient dans toutes les têtes. France 24 : En Côte d’Ivoire, où la moitié de la population a moins de 30 ans, le chômage des jeunes reste deux fois supérieur à la moyenne nationale. Malgré les efforts du gouvernement, l’accès à un emploi décent demeure un défi pour les jeunes ivoiriens. RT en français : En RDC, les rebelles de l’AFC/M23 sont accusés de traitements inhumains, d’actes de torture et d’humiliation qui auraient été commis à l’encontre de militaires congolais, selon le témoignage d’un sergent évadé de captivité. Le Monde Afrique : Cinq personnes rapatriées au Nigeria et en Gambie, où elles sont parfois menacées de persécutions ou de torture, accusent Washington d’avoir téléguidé leur retour illégal via Accra. Jeune Afrique : Les ministres de la Justice des trois pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) se sont réunis ce mardi pour discuter des modalités d’un retrait coordonné de la Cour pénale internationale, qu’ils souhaitent remplacer par une Cour pénale sahélienne. Lundi 15/09. France 24 : Au Cameroun, Issa Tchiroma Bakary, ancien ministre de Paul Biya a été désigné par le Front du changement 2025, comme candidat « consensuel » d’une partie de l’opposition. Une désignation qui est pourtant loin de faire l’unanimité. RT en français : La Foire commerciale intra-africaine (IATF 2025), dans sa 4ᵉ édition organisée à Alger du 4 au 10 septembre, « a été un plein succès, reconnu par toutes les institutions continentales associées à son organisation, et salué par l’ensemble des participants : exposants, opérateurs économiques et visiteurs », selon le chef de la diplomatie algérienne, Ahmed Attaf. Adrien Thyg

Les économies africaines sont invitées à investir dans la recherche pour la transformation industrielle

Les économies africaines sont invitées à investir dans la recherche pour la transformation industrielle

Les économies africaines sont appelés à accroître leurs investissements dans la recherche afin de stimuler la transformation industrielle du continent, en accélérant le développement d’innovations locales qui renforcent l’autonomie, la durabilité et la souveraineté technologique. S’exprimant lors du lancement officiel du Centre africain de recherche et d’innovation (ARIH) en marge de la Foire commerciale intra-africaine 2025 (IATF2025) à Alger, l’Economiste en chef du Groupe et Directeur Général de la Recherche à la Banque Africaine d’Import-Export (Afreximbank), Dr. Yemi Kale, a souligné que si l’Afrique représente moins de 3% de la production mondiale de la recherche, elle supporte une part disproportionnellement plus élevée des défis mondiaux. « Ce qui est encore plus inquiétant, c’est que nos dépenses en recherche et développement s’élèvent en moyenne à moins de 0,5% du PIB, bien en deça de la moyenne mondiale de 2,2 % et des investissements de plus de 4% dans des pays comme la Corée du Sud et Israël. Cependant, l’histoire nous montre que l’investissement délibéré dans les écosystèmes de recherche a été le fondement de la transformation industrielle. Une compétitivité durable nécessite la recherche, l’innovation et la capacité industrielle à transformer les idées en produits et services qui peuvent se situer à la frontière des marchés mondiaux », a déclaré le Dr Kale. Ce Centre est une initiative conjointe d’Afreximbank, de l’Union Africaine et du Secrétariat de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) qui vise à promouvoir et à commercialiser la recherche et l’innovation africaines. Il permet aux universitaires, aux chercheurs et aux étudiants d’apporter leurs connaissances et leur expertise dans la promotion du commerce et de l’industrialisation intra-africains. « La mission de l’ARIH est de transformer le capital intellectuel en compétitivité industrielle et en croissance tirée par le commerce. Des études indiquent que si l’Afrique double simplement ses dépenses en R&D pour atteindre 1 % du PIB d’ici 2030, nous pourrions libérer une valeur supplémentaire estimée à 60-70 milliards de dollars US par an dans les domaines de l’agriculture, des technologies numériques et de l’industrie manufacturière. Cela stimulerait la productivité, réduirait la dépendance à l’égard des importations et augmenterait la part de l’Afrique dans le commerce mondial », a poursuivi Dr Kale. Dans le cadre de l’IATF2025, l’ARIH organise des sessions réunissant des participants issus du monde universitaire, de l’entreprise, des décideurs politiques et des investisseurs. Outre les coorganisateurs, le Ministère algérien de l’Enseignement supérieur assure la coordination technique des sessions, qui comprennent des tables rondes et des séances de présentation de projets innovants et de startups. Les professeurs d’université et les étudiants, ainsi que les scientifiques et les chercheurs affiliés aux institutions nationales de recherche d’Afrique et de la diaspora, y compris les Caraïbes, ont l’occasion de présenter leurs recherches innovantes et leurs prototypes scientifiques. Accueillie par la République Algérienne Démocratique et Populaire, l’IATF2025 est co-organisée par Afreximbank, la Commission de l’Union Africaine et le Secrétariat de la ZLECAf, et devrait faciliter des accords commerciaux et d’investissement d’une valeur de plus de 44 milliards de dollars américains. L’IATF est une plateforme permettant aux entreprises de présenter leurs biens et services aux visiteurs et acheteurs tout en explorant les opportunités et en échangeant des informations. L’IATF vise à tirer parti des opportunités du marché unique de la ZLECAf, qui compte plus de 1,4 milliard de personnes et un PIB supérieur à 3500 milliards de dollars US. L’IATF en est à sa quatrième édition. Les trois dernières éditions ont généré au total plus de 118 milliards de dollars US d’accords commerciaux et d’investissement et attiré plus de 70000 visiteurs et 4500 exposants.

La Journée mondiale de la diaspora africaine à la Foire commerciale intra-africaine (L’IATF2025) réaffirme l’engagement en faveur de l’unité et de la souveraineté économique pour tous les Africains

La Journée mondiale de la diaspora africaine à la Foire commerciale intra-africaine (L’IATF2025) réaffirme l’engagement en faveur de l’unité et de la souveraineté économique pour tous les Africains

Alors que la Foire Commerciale Intra-Africaine (L’IATF2025) entamait sa deuxième journée, la Journée Mondiale de la Diaspora Africaine a réuni des Chefs d’État, des Hauts Fonctionnaires, des Chefs d’entreprise et des Icônes culturelles de toute l’Afrique, des Caraïbes et de la Diaspora, avec une vision renouvelée pour apporter l’unité et la souveraineté économique. Organisée au Centre International de Conférences (CIC) d’Alger, la Journée Mondiale de la Diaspora Africaine s’est ouverte par une allocution de S.E. M. Sifi Ghrieb, Premier Ministre par intérim de l’Algérie. Elle a été suivie par les déclarations percutantes de S.E. Olusegun Obasanjo, Ancien Président du Nigeria et Président du Conseil Consultatif de l’IATF, du Professeur Benedict Oramah, Président du Conseil d’Administration d’Afreximbank, S.E. Mia Amor Mottley, Première Ministre de la Barbade ; S.E. Dr Terrance Drew, Premier Ministre de Saint-Kitts-et-Nevis ; et S.E. Dickon Mitchell, Premier Ministre de la Grenade, qui ont tous appelé à l’unité entre l’Afrique et sa Diaspora. Dans son discours liminaire, le Professeur Benedict Oramah a souligné que l’Afrique globale doit évoluer vers un marché cohésif de près de deux milliards de personnes : « La tâche qui nous attend consiste à utiliser la force de nos efforts collectifs et de nos connaissances pour bâtir une économie solide pour nous-mêmes et par nous-mêmes. Nous devons produire au sein de nos communautés, vendre au sein de nos communautés et être fiers de consommer ce qui est produit au sein de nos communautés. » Le Professeur Benedict Oramah a ajouté : « Notre concept d’Afrique mondiale peut être défini comme un Panafricanisme soutenu par les marchés et par le capital que nous possédons et contrôlons. L’événement d’aujourd’hui est essentiel pour faire avancer ce nouveau programme. » Renforçant ce message, le Dr Terrance Drew, Premier Ministre de Saint-Kitts-et-Nevis, a expliqué comment l’Afrique et sa Diaspora s’efforcent de jeter des ponts et de se construire un avenir radieux ensemble : « L’Afrique mondiale n’est pas une idée nouvelle. Elle s’inscrit dans la continuité d’un grand voyage visant à réparer un passé brisé et à garantir un avenir fondé sur l’unité et la souveraineté. » La liste complète des Ministres et des Dirigeants participant à la session du matin comprenait : Des discours spéciaux ont également été prononcés par des créateurs de renommée mondiale, M. Ozwald Boateng, Créateur de mode Ghanéo-Britannique, et M. Chafik Gasmi, Architecte et Directeur Artistique Algérien. Ramirez, de la Grenade, a mis en avant la richesse de la créativité Africaine et de la Diaspora. Le Professeur Benedict Oramah a également souligné la création prévue d’une Commission mondiale pour l’Afrique, parallèlement à des initiatives culturelles telles que des activités sportives entre l’Afrique et les Caraïbes. Le panel intitulé « L’Afrique Mondiale que nous voulons : une collaboration commerciale sans frontières » était présidé par l’honorable Ginger Moxey, Ministre de Grand Bahama, Bahamas, et modéré par Mucha Hazel Nyandoro (Royaume-Uni/Zimbabwe). Mme Sunmbo Olatunji (Nigéria), Mme Kaye-Anne Greenidge (Barbade), M. Mouloud Khelif (Algérie), le Dr Fouad Bousetouane (Algérie/États-Unis) et M. Okechukwu Ihejirika (Afreximbank) ont apporté leur contribution en partageant des idées concrètes pour renforcer la collaboration transfrontalière. La journée s’est terminée par une conversation sur le thème « Décoloniser les récits : la voix de l’Afrique dans le discours mondial », animée par M. Karim Zéribi (Algérie). Le panel était composé de l’Ambassadeur Orlando Romain (Grenade), Mme Lavaille Lavette (États-Unis), M. Noureddine Zahzah (Algérie), Mme Naïma Yahi (Algérie) et M. Temwa Gondwe (Afreximbank), qui ont discuté des moyens de remodeler les récits mondiaux et d’amplifier les perspectives Africaines.