Le tirage au sort de « La CAN avant l’heure » lancé à Casablanca

Le tirage au sort de « La CAN avant l’heure » lancé à Casablanca

Tournoi communautaire en prélude à la Coupe d’Afrique des nations de football – Maroc 2025 SPORTS. Le tirage au sort des poules de «La CAN avant l’heure » a eu lieu vendredi 19 septembre à Casablanca. Rendez-vous citoyen et solidaire, ce tournoi communautaire de football se déroulera du samedi 4 octobre au 6 novembre 2025 à Lissasfa Stadium dans la capitale économique. Le tirage au sort de cette compétition, portée par les diasporas subsahariennes résidant au Maroc, a été dévoilé lors d’une cérémonie très animée, organisée au Complexe culturel Al Hassani, devant un parterre de prestigieux invités parmi lesquels figuraient des représentants du corps diplomatique, des responsables d’organisations communautaires subsahariennes, des acteurs associatifs nationaux et étrangers ainsi que des partenaires. Alain Giresse Nkouaga : « Rassembler Subsahariens et Marocains dans un esprit de fraternité » Prélude à la Coupe d’Afrique des nations de football – Maroc 2025, qui se déroulera du 21 décembre 2025 au 18 janvier 2026, ce tournoi communautaire est organisé par le Club des professionnels subsahariens au Maroc (CPSM), l’Assemblée du Conseil des Ivoiriens résidant au Maroc (ACIREM) et l’Association des Anciens footballeurs ivoiriens au Maroc (AAFIM). Cet événement « se veut une célébration anticipée du football africain, mais surtout une  démonstration vivante de l’hospitalité marocaine et de la fraternité continentale », ont indiqué les organisateurs. Cette compétition mettra aux prises 16 sélections (15 représentant des communautés subsahariennes résidentes + 1 équipe marocaine). Les Lions de l’Atlas, les Léopards de la RD Congo, les Diables Rouges du Congo et les Cœlacanthes des Comores composent le groupe A. Dans le groupe B, on retrouve les Aigles du Mali, le Syli National (Guinée Conakry), les Lions de la Teranga (Sénégal) et les Lone Stars du Liberia. Le groupe C se compose des Lions indomptables du Cameroun, des Éperviers du Togo, des Panthères du Gabon et des Barea de Madagascar. Quant au groupe D, il comprend les Eléphants de la Côte d’Ivoire, les Etalons du Burkina Faso, les Super Eagles du Nigeria et les Lycaons (Os Djurtus) de la Guinée-Bissau. « La CAN avant l’heure est un programme qui consiste à accompagner et soutenir le Maroc dans l’organisation de la Coupe d’Afrique des nations 2025 et la Coupe du  monde 2030. Cette initiative a également été mise en place pour valoriser l’image des Subsahariens au Maroc », a déclaré le président du Comité d’organisation, Alain Giresse Nkouaga. Des joueurs locaux ainsi que d’anciens footballeurs prendront part à cette compétition, a-t-il fait savoir ajoutant que «notre objectif, à travers ce tournoi, est de rassembler un large public, Subsahariens et Marocains, dans un esprit de cohésion sociale et de fraternité entre nos deux peuples ». Comme l’ont souligné les organisateurs dans leurs déclarations à la presse, l’enjeu de cette mini-CAN réside également dans la mobilisation des compétences au service de la CAN 2025 via un réseau de bénévoles et de volontaires subsahariens mobilisables pour les besoins organisationnels, logistiques et  techniques pendant la CAN, la projection continentale en créant une ferveur anticipée et inclusive autour de la CAN Maroc 2025 ainsi que la valorisation territoriale en mettant en lumière Hay Hassani comme symbole du brassage culturel et de la citoyenneté active. Concernant le choix du timing du tournoi, Alain Giresse Nkouaga l’a justifié en ces termes: « C’est vrai que nous aurions pu l’organiser entre juillet et août, mais compte tenu des nombreux événements organisés à cette période, nous avons estimé que le mois d’octobre serait plus adapté ». A noter que la soirée de tirage au sort a été rythmée par des prestations très applaudies d’artistes et de groupes de musique marocains, sénégalais, ivoiriens et gabonais. Figurait également au programme de cette soirée, un panel intitulé « Réussite de la CAN 2025 et de la Coupe du monde 2030 : quelles contributions des communautés subsahariennes au Maroc », animé par Mohamed Amine Zariat et Abdoulaye Diop, respectivement présidents de l’ONG marocaine Tibu Africa et de la Fédération des associations subsahariennes au Maroc (FASAM). Alain Bouithy

Gabon: Brice Oligui Nguema pose la première pierre de la centrale thermique à gaz d’Owendo

Gabon: Brice Oligui Nguema pose la première pierre de la centrale thermique à gaz d’Owendo

Le Président Brice Clotaire Oligui Nguema a lancé lundi 15 les travaux de construction de la centrale électrique à gaz dans la commune d’Owendo, quelques mois après la mise en marche des centrales électriques flottantes Karpowership. La pose de la première pierre de la centrale thermique à gaz d’Owendo intervient après la signature, le 24 juin dernier à Libreville, d’un mémorandum d’entente, puis la conclusion d’une convention de prêt avec l’AFREXIMBANK le 27 juin à Abuja, au Nigeria, rappelle la Présidence du Gabon. « Cette convention concerne la construction par la société Solar Energy Sustainable Services de 3 centrales thermiques à gaz pour un montant global d’environ 130 milliards de FCFA », précise un communiqué de la Présidence. Selon la même source, « ce projet ambitieux va permettre d’augmenter de 300 MW la capacité de production d’électricité au réseau d’ici 3 ans ». Et d’ajouter: « cette puissance énergétique sera répartie sur 3 sites stratégiques dont 220MW à Owendo, 40 MW à Port-Gentil et 40 MW à Lambaréné afin de répondre à la demande croissante des ménages, des entreprises et des industries ». Il est à noter que la centrale thermique d’Owendo sera dotée d’une turbine à double carburant/gaz/gazoil pour la production d’électricité primaire de marque GE Alstom et d’un générateur de vapeur à récupération de chaleur qui capte la chaleur des gaz d’échappement et d’une turbine à vapeur de marque Alstom qui utilise la production d’énergie supplémentaire. En plus d’un système de refroidissement par eau pour soutenir la continuité et la fiabilité des opérations, ainsi que divers matériels auxiliaires garantissant la performance des installations. Enfin, « la mise en œuvre de ces 3 centrales générera plus de 1000 emplois directs et indirects durant la phase de construction et environ 300 emplois en phase d’exploitation ». Martin Kam

Médias: l’Afrique dans la presse internationale (Revue de presse du 08 au 10 septembre)

Médias: l’Afrique dans la presse internationale (Revue de presse du 08 au 10 septembre)

Mercredi 10/09. Africanews : Le premier ministre sénégalais Ousmane Sonko annule sa toute première visite en France. Dans un communiqué, la primature évoque un empêchement lié à son agenda, précisant qu’Ousmane Sonko sera représenté lors de cet événement par un membre du gouvernement. Dans un contexte de redéfinition des relations entre la France et le Sénégal, cette annonce alimente les spéculations, certains observateurs y voyant un acte de rupture avec l’Hexagone. Sputnik : Selon un communiqué officiel de l’État-Major Général des Armées, une opération d’envergure a permis de démanteler une base terroriste majeure dans la région de Kayes. Grâce à une patrouille aérienne précise et une coordination sans faille, des dizaines de terroristes ont été neutralisés, leur repaire a été détruit. DW : En République démocratique du Congo, après une semaine de tensions, certaines activités ont repris, bien que timidement, dans la ville d’Uvira, après le départ supposé du général Olivier Gasita, commandant adjoint chargé des opérations et renseignements de la 33e région militaire, dans l’est de la RDC. Cet officier, issu de la communauté tutsi congolaise des banyamulenge, a été accusé, sans preuves, d’être un agent double au service de la rébellion de l’AFC-M23. Rfi : Au Gabon, à une semaine du début de la campagne électorale officielle mercredi 17 septembre, en vue des élections locales et législatives du 27 septembre, la Cour constitutionnelle s’est prononcée mercredi 10 septembre sur de nombreux recours déposés par des candidats écartés du processus par le ministère de l’Intérieur. Parmi les recalés, il y a l’ancien leader syndical Jean-Rémy Yama.  RT en français : Le Zimbabwe a officiellement annoncé sa campagne pour intégrer le Conseil de sécurité des Nations unies en tant que membre non permanent pour le mandat 2027–2028. Cette candidature, qui sera soumise au vote de l’Assemblée générale de l’ONU en 2026, bénéficie déjà du soutien de plusieurs partenaires internationaux, dont la Russie, l’Inde, Cuba, ainsi que de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) et de l’Union africaine. Jeuneafrique : À quelques jours de la rentrée prévue le 15 septembre, les présidents de l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe, et du Sénat, Jean-Michel Sama Lukonde, sont visés par des pétitions qui demandent leur destitution, ainsi que celle des membres de leur bureau. Africanews : L’Est de la République Démocratique du Congo est à nouveau frappé par une tragédie. Une vague de violence d’une ampleur terrifiante a déferlé sur la région du Nord-Kivu, laissant derrière elle un bilan humain désastreux.  Mardi soir, les autorités ont annoncé la mort de 71 personnes sauvagement assassinées à Nyoto, alors qu’elles étaient réunies pour des funérailles la veille. Le lendemain, la terreur s’est abattue sur Beni, où 18 autres civils ont péri dans une attaque similaire.  Mardi 9 septembre. Xinhua : Le gouvernement gabonais a adopté lundi en conseil des ministres un projet de décret portant création, attributions et organisation d’une commission interministérielle chargée du suivi des projets intégrés de transformation locale des minerais. Cette commission aura pour mission de coordonner et d’assurer le suivi des projets stratégiques liés au secteur minier. Rfi : Le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), le parti du candidat président sortant du Cameroun Paul Biya, prépare son entrée en campagne pour l’élection présidentielle d’octobre. Une organisation massive structurée autour de plusieurs centaines de personnes, des hommes et des femmes issus de tous les milieux. RT en français : Le 9 septembre a eu lieu l’inauguration du Grand barrage de la Renaissance éthiopienne, une méga-centrale hydroélectrique construite sur le Nil Bleu, qui est devenue le plus grand barrage jamais construit sur le continent africain. Le projet, mis en service pour la première fois en 2022, a été officiellement inauguré après 14 ans de construction et un long différend avec l’Égypte et le Soudan voisins. Xinhua : Un total de 1.800 soldats de République centrafricaine (RCA) sont arrivés en Ouganda pour un entraînement militaire dans le cadre des efforts en cours pour renforcer les capacités de l’armée centrafricaine, a déclaré mardi un porte-parole de l’armée ougandaise. Les recrues seront soumises à un entraînement de base et à des exercices de collecte de renseignements pendant une période de neuf à douze mois. RT en français : Le Conseil constitutionnel ivoirien a annoncé le 8 septembre la validation de cinq candidatures sur soixante déposées pour l’élection présidentielle prévue le mois prochain. Parmi elles figure celle du président sortant Alassane Ouattara, 83 ans. DW : S’exprimant ce mardi devant le Conseil des droits de l’Homme des Nations unies, Bintou Keita, la cheffe de la Monusco, a déclaré que les violations des droits de l’Homme et du droit international humanitaire ont atteint un niveau qui sape les efforts entrepris pour rétablir la paix dans l’est de la RDC.  Lundi 08/09. Sputnik : Les exportations d’or ont explosé en 2024 pour atteindre un record de 68,1 milliards de francs CFA, selon la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC). Cela représente une hausse de 183% par rapport à 2023. Au total, les exportations gabonaises se sont établies à 5.752,1 milliards de FCFA en 2024, soit une progression de 1,6% sur un an, d’après la BEAC. Adrien Thyg

Mariage princier au Congo : gabegie, pouvoir personnel, christianisme performatif et personnalisation psychotique extrême de Bruno Itoua et Cie ( lecture en 5 min)*

Mariage princier au Congo : gabegie, pouvoir personnel, christianisme performatif et personnalisation psychotique extrême de Bruno Itoua et Cie ( lecture en 5 min)*

LIBRES PROPOS. Les relations politico-familiales entre le Congo et le Gabon sont vieilles (mariage Omar Bongo–Édith Lucie Sassou-Nguesso) et connaissent depuis 2023 un réchauffement visible avec la noce annoncée d’Omar Denis Junior Bongo et Julia Otto présentée par la presse internationale comme un événement « fastueux et très politique ». À la tête de ces festivités, Bruno Jean Richard Itoua (BJRI) est entre décor, le ministère des hydrocarbures, le pétrole, la courtisanerie et les affiches géantes. Si partout ailleurs au monde, un ministère des hydrocarbures se juge à ses chiffres de production, à ses contrats, à ses réformes et aux retombées qui profitent à la population, au Congo ; il se mesure aux incantations d’un ministre qui joue au pseudo – apôtre et aux affiches géantes où son visage occupe plus de place que celui des mariés. Quelle flagornerie éhontée ! BJRI, ancien patron de la SNPC, recyclé dans les portefeuilles stratégiques depuis vingt ans est devenu le symbole d’un État confisqué par l’autosacralisation. C’est le culte de la personnalité qui se mue en adulation et en idolatrie condamnées sévèrement par la Bible (Exode 20:5, I Cor 10:7-15). Ministre par décret, «disciple» par maman Olangui Oshio, bombardé apôtre en avril puis consacré le 25 mai 2025 sans église et en l’absence de son épouse par Bafounguissa Jean Baptiste et Miyouna Léandre. Le commun des mortels se demande si BJRI a été réellement éprouvé comme le recommande, Timothée 3:10. Miyouna et Bafounguissa ont-ils vérifié si BJRI est irréprochable, n’est pas arrogant, ni colérique, ni adonné au vin, ni violent, ni porté à un gain déshonnête, etc comme exigé en Tite 1:6-8 ? Certainement les borgnes et les Nepios qui ignorent les livres d’Esaïe 58:1, d’Ephesien 5 :11de Matthieu et autres diront de ne pas juger alors que la bible et la langue de Molière parlent de jugements ( 1er… dernier). BJRI incarne la fusion obscène du pouvoir et du religieux. Son nom traîne dans les Panama Papers, dans le faux et la surfacturation mais surtout dans la désorganisation du système éducatif, son ministère dans les cérémonials de cour, et sa gouvernance dans un théâtre où la logique publique se confond avec les logiques privées. Le pétrole est censé irriguer l’économie ; il sert plutôt de parfum dans une liturgie narcissique où l’homme de pouvoir encense sa propre image. Le dispositif : Tartuffe au baril et prophétisme patrimonial BJRI n’est pas un ministre, c’est un metteur en scène de lui-même. Ses prières quotidiennes ne relèvent pas de la chrétienté, mais d’un entrepreneuriat syncrétiste qui légitime son pouvoir temporel. Il n’administre pas, il manipule. Il ne régule pas, il maudit. Il ne signe pas… Les commissions mises en place pour un mariage princier qu’il préside sont la caricature du néo-patrimonialisme triomphant : ministres transformés en maîtres de cérémonie, directeurs généraux en porteurs de dragées, parlementaires en figurants obligés. La République est prostituée à l’événementiel privé. L’État devient un traiteur de luxe pour noces claniques. À ce stade, il n’y a plus de distinction entre administration et sanctuaire, budget et offrandes, fonction publique et fanfare de cour. Le Congo est gouverné comme un sanctuaire privé, où le citoyen n’est qu’un adepte soumis au manipulateur, et où la logique du service public s’efface derrière l’économie morale de la loyauté. Jugez-en vous-même : le noyau du Directoire Nkeni-Alima s’est réuni le 05 août 2025 sous la direction du président de Sénat Pierre NGOLO, entouré des ministres Pierre OBA, BJRI, Hugues Ngouélondélé, Léon Juste IBOMBO, etc., qui ont été rejoints dans la cour du roi Petaud pour la circonstance par des parlementaires et des cadres à l’image du Cardiologue Bertrand ELENGA-MBOLA qui a abandonné les malades au CHUB au profit de l’organisation du mariage et et de la mobilisation des cadres surtout haut placés. Inimaginable pour Hugues Ngouolondélé qui s’est marié avec Ninelle en toute modestie et Cie qui suivent le dévoyé apôtre BJRI. Curieux pour le pervers BJRI qui se constitue un trésor de guerre pour remplacer le très discret Denis Sassou Nguesso. Le pétrole qui lui monte à la tête nous oblige à lorgner son ministère. Un ministère captif, une tragédie annoncée L’avenir du ministère des Hydrocarbures sous BJRI s’écrit : hyper-personnalisation, confusion d’intérêts, pilotage par l’apparat. Le pétrole ne se négocie plus dans des contrats, mais dans des cérémonials, et la crédibilité internationale se délite à mesure que la flagornerie remplace la gestion axée aux résultats. Les investisseurs réclament de la prévisibilité ; ils trouvent une messe superflue. Les Congolais et les partenaires veulent des chiffres ; ils obtiennent des affiches. Ce système est dangereux. Car il engendre un ministère schizophrène, partagé entre une administration fantôme et un cabinet de fait dominé par le christianisme performatif. Le moindre choc exogène – chute du baril, pressions internationales, déstabilisation clanique – fera s’écrouler ce décor de carton-pâte. La vérité crue est là : tant que ce modèle perdure, le Congo perd des milliards, perd sa crédibilité et perd son avenir. Car un État qui remplace ses ingénieurs par des chantres, ses directeurs par des diacres improvisés, et ses politiques publiques par des prières syncrétistes ne peut récolter que le déclin. Le cas de ya « B.J.R.I. » n’est pas une anecdote : il est la métaphore d’un pays otage d’une gouvernance théâtrale et narcissique. Un État réduit au rôle de sanctuaire privé, où la rationalité publique est sacrifiée sur l’autel d’un ego hypertrophié. Tant que l’encensement et la courtisanerie tiendront lieu de stratégie et que la personnalisation extrême tiendra lieu d’institution, le pétrole congolais continuera d’être brûlé non pour le développement, mais pour la gloire éphémère d’un seul homme. Comme quoi, la politique et l’argent rendent folles toutes les personnes non préparées pour les hautes fonctions. Ce mariage offusque plus d’un congolais qui broie le noir alors qu’à côté, les dépenses de prestiges… Ghys Fortuné BEMBA DOMBE

Gabon : Oligui Nguema remet des logements aux forces de défense et lance la réinstallation des familles déplacées

Gabon : Oligui Nguema remet des logements aux forces de défense et lance la réinstallation des familles déplacées

Le Président gabonais, Brice Clotaire Oligui Nguema, a procédé hier, vendredi 15 août 2025, à la remise officielle des clés de 160 logements du projet Bikélé Mvett aux Forces Armées Gabonaises sur les 170 prévus, a annoncé la présidence dans un comminiqué. Le chef de l’Etat gabonais a également inauguré 60 logements destinés à la Gendarmerie, selon la même source. D’après le communiqué, il a parallèlement « lancé la réinstallation à Bikélé Zong des familles déplacées par les travaux d’aménagement des bassins versants », précisant que sur un site de 100 hectares, 260 villas modernes ont déjà été livrées sur les 1 070 programmées. Un vaste chantier permet de reloger 300 familles avec la garantie d’un titre foncier pour un patrimoine durable. Patricia Engali

Gabon: Conseil des Ministres du mardi 12 août 2025

Gabon: Conseil des Ministres du mardi 12 août 2025

Sous la Très Haute Présidence de Son Excellence Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA, Président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement, le Conseil des Ministres s’est réuni ce mardi 12 août 2025, à 10 heures précises, au Palais de la Présidence de la République. À l’entame des travaux, le Conseil des Ministres a procédé à un examen attentif des conclusions issues du séminaire gouvernemental des 10 et 11 août 2025. Tout en saluant la dynamique nouvelle insufflée par le Gouvernement dans la mise en œuvre du projet de société « Bâtissons un édifice nouveau », le Conseil a souligné que cette impulsion devait désormais se traduire par une intensification des efforts, afin de transformer cet élan en résultats concrets et mesurables au bénéfice de la Nation. Dans cette perspective, le Président de la République et le Conseil ont réaffirmé, avec force, leur soutien à l’élaboration et à la mise en œuvre d’un plan d’ajustement budgétaire, à condition que celui-ci préserve, en toutes circonstances, les couches sociales les plus vulnérables. Le Chef de l’État a souligné avec fermeté que l’action publique doit rester guidée par la volonté constante de protéger les populations, de soulager leurs difficultés quotidiennes et de leur ouvrir de réelles perspectives d’avenir. Pour atteindre ces objectifs, il a insisté sur l’exigence absolue d’une plus grande rigueur, d’une méthode irréprochable et d’un suivi-évaluation rigoureux de chaque décision et de chaque projet engagé par l’État. Fixant résolument le cap, le Président de la République a réaffirmé que le redressement des comptes publics demeure un objectif prioritaire, pour se donner les moyens d’atteindre, à moyen terme, un taux de croissance d’au moins 10 %, soutenu par un secteur non pétrolier robuste, innovant et créateur d’emplois. Il a réitéré sa détermination à promouvoir la création de valeur ajoutée sur le territoire national afin de réduire significativement les exportations de matières premières à l’état brut, à élargir l’assiette fiscale en mettant un terme aux exonérations abusives, et à procéder à une évaluation rigoureuse des services publics personnalisés, en évaluant leur viabilité et leur niveau de dépendance budgétaire, pour réorganiser ou supprimer ceux qui se révèlent improductifs, tout en adaptant leurs régimes de rémunération aux performances réelles. Dans le même ordre d’idées, le Conseil s’est félicité des résolutions adoptées au cours de ce séminaire, structurées autour de quatre axes majeurs et revêtant une priorité absolue. Elles portent, d’une part, sur des mesures immédiates telles que la clarification du circuit des signatures pour fluidifier l’action administrative, la centralisation des communications internationales afin de garantir la cohérence et la souveraineté diplomatique, l’instauration d’un monopole étatique sur la production des agrégats pour contrôler les matériaux stratégiques, ainsi que la mise en place d’un Laboratoire national du BTP destiné à assurer la qualité des infrastructures. D’autre part, elles comprennent des réformes structurelles à fort impact, notamment la refonte complète du système foncier avec la régularisation massive de 50 000 titres de propriété, la mise en œuvre d’une nouvelle politique nationale du logement accompagnée de la réforme de la SNI pour élargir l’accès à l’habitat, l’introduction d’un prélèvement fiscal automatisé pour moderniser la collecte des impôts, ainsi que l’obligation de stockage national des données afin de garantir la souveraineté numérique. L’action gouvernementale devra s’articuler autour des secteurs prioritaires suivants : infrastructures routières, logement et foncier, souveraineté économique (SNT, agrégats), transformation numérique, éducation, agriculture, suivi-évaluation et réformes institutionnelles. Le financement reposera sur un dispositif combinant budget national, partenariats techniques et financiers, ainsi que coopération bilatérale et multilatérale. Le Conseil a insisté sur la nécessité de mettre en place un cadre de suivi- évaluation robuste, comprenant un pilotage stratégique assuré par un Conseil Présidentiel de Performance, la levée régulière des blocages lors de la phase de coordination interministérielle et un monitoring permanent confié aux instances compétentes. Ces décisions traduisent pleinement la vision présidentielle de « Bâtir l’Édifice Nouveau », à travers une action disciplinée, cohérente et méthodique, plaçant le Gabon sur la voie du leadership régional en matière de souveraineté économique et de gouvernance moderne. Poursuivant dans la même dynamique, le Conseil s’est félicité des premiers résultats constatés dans la livraison des chantiers publics, notamment ceux relatifs au logement de fonction des agents de l’État à l’intérieur du pays. Dans cette perspective, il a entériné l’orientation du Président de la République, qui a rappelé avec fermeté que tout agent public bénéficiant d’un logement attribué dans le cadre des programmes de construction en cours perdra le bénéfice de son indemnité de fonction correspondante. Cette mesure vise à mettre un terme aux cumuls abusifs et à garantir une gestion optimale du patrimoine immobilier de l’État, dans l’intérêt général et la discipline budgétaire. Le Conseil a également validé le principe d’un pilotage intégré et rigoureux des finances publiques, reposant sur la mise en œuvre effective du Compte Unique du Trésor, un suivi budgétaire hebdomadaire, le recentrage des investissements sur les priorités nationales, le respect strict des engagements financiers, ainsi que sur l’accélération des procédures de création d’entreprises et le recours systématique à la médiation et à l’arbitrage pour restaurer la confiance des investisseurs. Il a par ailleurs acté qu’une réforme structurelle de la gouvernance des entreprises publiques sera conduite, avec une gestion unifiée et optimisée des participations de l’État. La stratégie nationale d’endettement sera, quant à elle, actualisée afin de mobiliser les financements nécessaires aux projets structurants, tout en préservant la soutenabilité de la dette publique. Réaffirmant la nécessité de réformes profondes, le Conseil a exhorté le Gouvernement à s’engager avec discipline, courage et audace pour garantir la stabilité financière et assurer l’avenir du pays. Dans le prolongement des actions engagées pour renforcer la souveraineté économique et promouvoir l’entrepreneuriat national, notamment celui des jeunes, le Conseil a décidé de réviser la réglementation sur les métiers réservés aux nationaux afin d’en garantir l’exercice exclusif par les Gabonais, y compris dans les secteurs émergents tels que le commerce numérique et l’entrepreneuriat moderne. Des rapports réguliers seront exigés pour en assurer l’application effective. Abordant la question du commerce informel, le Conseil a constaté que ce

Gabon/Crise au sein du PDG : le président Denis Sassou-Nguesso tente de rapprocher les deux franges du Parti démocratique gabonais

Gabon/Crise au sein du PDG : le président Denis Sassou-Nguesso tente de rapprocher les deux franges du Parti démocratique gabonais

Le président Denis Sassou-Nguesso aurait convié quatre personnalités gabonaises à une réunion en vue de régler la crise qui secoue depuis plusieurs semaines le Parti démocratique gabonais (PDG), rapporte Africa Intelligence. « Le chef de l’État congolais a réuni les deux camps qui s’opposent pour le contrôle du PDG, le parti fondé par Omar Bongo et dirigé par Ali Bongo une formation fondée par Omar Bongo et dirigé par Ali Bongo », indique le quotidien dans son édition du mercredi 30 juillet 2025. Selon la même source, la rencontre aurait eu lieu, dimanche 27 juillet, dans la résidence privée du président Sassou-Nguesso, à Mpila à Brazzaville. Outre les quatre personnalités invitées, la réunion s’est déroulée en présence d’Omar-Denis Junior Bongo, petit-fils du président congolais et conseiller à la présidence congolaise. Rappelons que ce dernier est, par ailleurs, le fils  d’Omar Bongo. Adrien Thyg

Coopération économique Gabon-Turquie : le Président Brice Oligui Nguema rencontre des investisseurs turcs de premier plan

Coopération économique Gabon-Turquie : le Président Brice Oligui Nguema rencontre des investisseurs turcs de premier plan

Mercredi 30 juillet, le Président Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA, a rencontré des investisseurs turcs de premier plan lors d’une séance de travail stratégique à Ankara, annonce la présidence dans un communiqué. En marge de sa visite officielle en République de Turquie, le Chef de l’État gabonais « a échangé avec des acteurs majeurs de l’économie turque, dans une perspective de relance et d’accélération des projets structurants au Gabon », indique le communiqué précisant que cette rencontre visait à consolider les relations économiques bilatérales et à ouvrir de nouvelles perspectives de coopération dans les secteurs clés du développement national. Parmi les entreprises présentes, Cengiz Holding, géant turc de l’ingénierie et des infrastructures, a exprimé sa volonté de mettre son expertise au service de projets prioritaires tels que la construction de routes et le développement du port en eau profonde de Mayumba, souligne la même source. Reconnu pour son savoir-faire dans les secteurs industriels, Gülsan Holding a pour sa part manifesté un vif intérêt pour accompagner le Gabon dans la réalisation de projets à fort impact socio-économique, notamment dans le domaine de l’hydroélectricité, selon la Présidence ajoutant que la société Hakan Kıran Architecture – spécialisée dans le développement urbain et l’architecture contemporaine – a proposé de son côté d’apporter son expertise dans le cadre de la transformation urbaine engagée par les autorités gabonaises. Enfin, partenaire du Gabon en matière d’évacuation sanitaire, « le groupe Liv Hospital a proposé d’élargir la coopération à travers un programme de formation et de transfert de compétences. Ce nouveau cadre inclurait des immersions professionnelles pour les médecins, infirmiers, techniciens et autres spécialistes gabonais au sein des structures hospitalières turques ». Rappelons que l’ambition du Gabon depuis l’avènement de Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA en tant que chef de l’Etat est s’ouvrir davantage à l’investissement international pour accélérer son développement. Patricia Engali