Présidentielle au Gabon : Internet coupé et couvre-feu instauré après les fraudes dénoncées par l’opposition

Le climat électoral tourne à l’orage au Gabon. Alors que les Gabonais sont appelés aux urnes samedi 26 août, pour décider s’ils confient ou non un troisième mandat au président Ali Bongo Ondimba, le ministre de la communication a ordonné dans la soirée la coupure d’internet et l’instauration d’un couvre-feu. En vue d’éviter « la propagation d’appels à la violence (…) et des fausses informations », « le gouvernement a pris la décision de suspendre jusqu’à nouvel ordre l’accès à l’internet sur toute l’étendue du territoire. Un couvre-feu sur l’ensemble du territoire est décrété et sera appliqué dès ce dimanche 27 août. Il sera de vigueur tous les jours, à partir de 19 heures, jusqu’à 6 heures », a déclaré le ministre Rodrigue Mboumba Bissawou à la chaîne de télévision publique… Lire la suite sur Le Monde

« Réinventer le Gabon ». Le cri du cœur de Jacques Aubin Massalha pour réformer le pays afin d’accélérer son émergence

« Réinventer le Gabon ». Le cri du cœur de Jacques Aubin Massalha pour réformer le pays afin d’accélérer son émergence

LIVRES. Les Editions Jets d’Encre annoncent la parution de « Réinventer le Gabon », un essai richement documenté de Jacques Aubin Massalha. Dans cet ouvrage de 144 pages, l’auteur livre une analyse fine des raisons qui ont conduit le Gabon dans la situation critique qu’il connaît aujourd’hui – politiquement, économiquement et socialement – et en tire suffisamment d’enseignements pour proposer des réformes qui permettront de faire émerger le pays, tant au niveau national que sur la scène internationale. « A voir l’état miséreux de notre pays, tout laisse à penser qu’une poignée de nos dirigeants s’est davantage illustrée dans la gabegie et l’enrichissement de masse, laissant de manière volontaire le pays en marge des grandes nations développées, nonobstant les nombreuses richesses dont il dispose », écrit-il dans son livre. Et le natif de Mbigou, dans la province de la Ngounié, de s’interroger: Où sont alors passés les revenus issus de la production et de la vente de nos hydrocarbures, de l’abattage et de la vente de nos essences en bois, de l’extraction et de la vente de nos minerais, principales ressources dans notre pays ? Jacques Aubin Massalha interpelle dès lors ses compatriotes, estimant que « nous devons réfléchir et décider de l’avenir que nous ambitionnons pour notre pays dans les quinze années à venir. Nous devons choisir entre la soumission, l’assujettissement, l’injustice, la kakistocratie, le sous-développement et l’émancipation, le développement de notre nation, ainsi que l’amélioration concrète de nos conditions de vie. Notre destin – et celui de notre pays – est entre nos mains et non plus entre celles de ceux qui nous délivrent des faux discours, encore moins entre celles de l’Occident ». Jacques Aubin Massalha invite ainsi ses concitoyens à se réveiller et oser «adopter une position de gagnant et non celle de vaincu ! Il arrive des moments dans la vie où les hommes et les femmes doivent se réinventer pour refaçonner leur pays. Prenons de bonnes décisions pour notre avenir et celui de nos enfants. Rêvons d’un autre modèle, d’un nouveau projet de société. » Passionné de littérature, Jacques Aubin Massalha porte un grand intérêt aux sujets ayant attrait à la politique, à l’économie, au développement, à l’urbanisation des villes, à la protection de l’environnement et au bien-être des populations en milieu rural et urbain. « Réinventer le Gabon » est disponible dans toutes les librairies et sur le site de l’éditeur. Adrien Thyg

Football/Transfert : Du Maroc au TP Mazembe

Football/Transfert : Du Maroc au TP Mazembe

SPORTS. C’est officiel, Louis Ameka Autchanga, âgé de 26 ans, vient de signer un contrat de deux ans avec le TP Mazembe. Le milieu de terrain international gabonais rejoint le club à l’issue de son contrat avec le MAS Fès (D1 Maroc). Ce transfert peut sembler inattendu compte tenu de l’histoire de rivalité entre la RDC et le pays des Panthères… Originaire de Libreville, Louis Ameka est un joueur qui possède déjà une expérience notable. Ancien membre du CF Mounana, avec lequel il a remporté deux titres de champion du Gabon (en 2016 et 2017), il a ensuite évolué en France aux Chamois Niortais (Ligue 2). Bien qu’il ait été utilisé de manière limitée (une vingtaine de matchs par saison pendant trois ans), il a rejoint le MAS Fès à l’été 2021. Après deux saisons et 37 matchs (3 buts), le voilà désormais en RD Congo. Avec les Panthères, ce milieu de terrain au format réduit (1 mètre 74) compte 27 sélections depuis 2017 et a participé à la dernière Coupe d’Afrique des Nations (CAN). Il ne fait aucun doute qu’il apportera un atout supplémentaire au TP Mazembe, qui vise à retrouver sa gloire passée dès cette saison malgré le départ de plusieurs joueurs clés (Rainford Kalaba, Trésor Mputu, Issama Mpeko…). Un apaisement entre la RDC et le Gabon ? Ce transfert peut sembler étonnant, surtout en tenant compte de l’affaire Guelor Kanga. Celle-ci avait suscité des remous dans le monde du football africain et avait soulevé des questions sur l’éligibilité des joueurs. En rappel, en 2021, la RDC avait contesté l’éligibilité de Guelor Kanga, l’accusant de falsification d’identité suite à un match contre son propre pays, le Gabon (3-0). Malgré un appel jugé « recevable sur la forme », l’instance avait rejeté la demande de la Fédération congolaise (Fecofa), estimant que celle-ci n’avait pas fourni de nouvelles preuves au-delà de celles déjà soumises au Jury disciplinaire de la CAF. Ce revers avait empêché la RDC de participer à la CAN 2021. Il est donc quelque peu surprenant de voir Louis Ameka rejoindre le pays après de tels incidents entre les deux nations. Cependant, cela démontre que le TP Mazembe a su mettre de côté cet épisode au profit des avantages sportifs que peut apporter le Gabonais. Cela peut également être interprété comme un signe d’apaisement entre les deux pays. Ya Willy.

Signature d’un partenariat dans l’hôtellerie au Gabon

Signature d’un partenariat dans l’hôtellerie au Gabon

Le Fonds Gabonais d’Investissements Stratégiques (FGIS), ses filiales la Façade Maritime du Champ Triomphal (FMCT), société d’aménagement urbain, Luxury Green Resorts (LGR), opérateur touristique gabonais, d’une part, et le groupe Kasada, d’autre part, ont signé le 2 août 2023, un partenariat pour le développement d’hôtels au Gabon. À travers cet accord, le FGIS, la FMCT, LGR et Kasada, la plateforme d’investissement dédiée au secteur hôtelier en Afrique, répondent à l’ambition de renforcer l’attractivité du territoire et de dynamiser l’économie gabonaise. Avec un portefeuille aujourd’hui de dix-huit (18) hôtels sur huit (8) marchés africains, Kasada interviendra dans l’identification, l’évaluation, la structuration et le pilotage de projets hôteliers au Gabon de leurs conceptions jusqu’à leurs réalisations. Parmi les projets qui seront à l’étude dans le cadre de cette collaboration, figure en priorité celui du complexe hôtelier haut de gamme prévu sur la zone Nord du site de la Baie des Rois. Il répondra aux besoins croissants identifiés en matière d’urbanisme, de tourisme d’affaires et de loisirs et proposera des services innovants aux usagers à la recherche d’expériences uniques et locales. Novateur sur le plan architectural et environnemental, l’hôtel privilégiera les matériaux durables, le traitement des eaux, et l’utilisation d’énergie verte selon les standards internationaux. Le projet de la Baie des Rois s’inscrit dans la programmation d’aménagement urbain de la Zone d’Investissement Spécial (ZIS) Baie des Rois, piloté par la FMCT. En phase avec le Plan d’Accélération de la Transformation (PAT), la Baie des Rois a pour vocation de devenir un pôle d’exception répondant aux critères de ville durable, innovante et bas-carbone. Située sur le front de mer de Libreville, elle se distingue par sa mixité d’usage immobilière et commerciale pour les populations. Monsieur Akim Mohamed DAOUDA, Administrateur-Directeur Général du FGIS, a déclaré : « Ce projet s’inscrit dans notre stratégie globale de développement d’infrastructures durables axée sur la valorisation de notre capital naturel. La construction d’un complexe hôtelier respectueux de l’environnement mettra en avant des solutions bas carbone. » Monsieur Emmanuel EDANE, Administrateur-Directeur Général de la FMCT, a déclaré : « Le partenariat avec Kasada démontre efficacement les opportunités d’investissement qu’offre la Baie des Rois. Cet espace contribuera au rayonnement économique et à l’essor touristique de la capitale gabonaise. » Messieurs Olivier GRANET et David DAMIBA, associés-gérants de Kasada Capital Management, ont précisé : « Nous nous réjouissons de ce partenariat avec le FGIS et ses filiales. La Baie des Rois est un projet ambitieux et passionnant. Il démontre une fois de plus notre savoir-faire et notre rôle d’interlocuteur privilégié d’entités souveraines pour réaliser des projets complexes. Notre capacité d’analyser des projets de cette échelle, et notre agilité en termes de structurations financières, nous permet de trouver la solution appropriée pour réaliser ce projet phare du Gabon. En outre, nous ambitionnons au travers de ce projet, d’établir une nouvelle référence en termes de développement durable au Gabon conformément aux initiatives du pays dans le cadre de la lutte contre les changements climatiques. »

Maroc-Gabon: Un modèle de coopération interafricaine

Libreville, 28/07/2023 (MAP) – Les liens stratégiques, étroits et fraternels liant le Maroc au Gabon constituent un bel exemple de coopération sud-sud, fondée sur les valeurs de solidarité, d’échange et de partage, tel que voulu par Sa Majesté le Roi Mohammed VI et le Président Ali Bongo Ondimba.Depuis plusieurs décennies, les deux pays frères ne cessent d’entretenir des relations profondes et riches, se reflétant positivement sur tous les domaines: politique, économique, sanitaire, commercial… Cette relation d’exception, dont les bases ont été fondées par feus SM Hassan II et le président Omar Bongo Ondimba s’est raffermie sous la conduite éclairée de SM le Roi Mohammed VI, un panafricaniste dans l’âme, et le président Ali Bongo Ondimba, qui ne cessent d’asseoir une coopération interafricaine agissante de nature à ériger le Continent en un pôle d’émergence qui rivalise avec les autres. Sous l’impulsion des deux chefs d’Etat, le Royaume du Maroc et la République du Gabon partagent les mêmes points de vue sur nombre de questions liées, en l’occurrence, a la paix et la sécurité a l’échelle continentale, à la lutte contre les changements climatiques et la protection de l’Environnement, ainsi qu’à la sécurité et souveraineté alimentaires. En effet, l’image à forte teneur symbolique de SM le Roi Mohammed VI, accompagné du président Ali Bongo Ondimba, procédant à la remise de 2.000 tonnes de fertilisants au profit d’agriculteurs gabonais, traduit, à bien des égards, la place centrale qu’occupe la sécurité alimentaire dans la vision panafricaine du Souverain. Ces engrais adaptés au sol et aux cultures gabonaises permettront aux agriculteurs locaux d’avoir accès à des fertilisants de qualité. « Le don de fertilisants remis par Sa Majesté le Roi Mohammed VI pour accompagner le Gabon dans sa quête d’autosuffisance alimentaire, est « un grand geste de bienveillance et de soutien à l’adresse des agriculteurs du pays », a affirmé le ministre gabonais de l’Agriculture, de la Sécurité alimentaire, chargé de la Valorisation de la Ruralité, Charles MVE Ellah. Dans une interview accordée à la MAP, M. MVE Ellah a indiqué que ce geste Royal témoigne du « prisme africain » de SM le Roi et du soutien appuyé et multiforme apporté par le Souverain aux pays africains frères, pour asseoir les bases d’une sécurité alimentaire durable. Le responsable gouvernemental a, ainsi, souligné que la coopération Sud-Sud, notamment, dans le domaine de la sécurité alimentaire demeure une démarche importante que Sa Majesté le Roi ne cesse de soutenir. Dans le même sillage, il a fait savoir que la question des fertilisants reste « extrêmement importante pour les agriculteurs gabonais et pour l’agriculture du pays ». « Je suis convaincu que notre production va énormément en bénéficier », a-t-il relevé. Par ailleurs, le ministre gabonais a réaffirmé l’excellence des relations entre le Maroc et le Gabon, les qualifiant de « profondes, riches, basées sur une amitié profonde, une estime mutuelle et une entente cordiale », sous l’impulsion des deux chefs d’État, Sa Majesté le Roi Mohammed VI, et le président Ali Bongo Ondimba. « Pratiquement dans tous les secteurs d’activités, le Royaume du Maroc et la République du Gabon sont liés par un partenariat actif, privilégié et mutuellement bénéfique », s’est-il félicité. En outre, le ministre de l’Agriculture a rappelé sa participation au Salon international de l’Agriculture au Maroc et ses entretiens « intenses », notamment avec son homologue marocain, Mohammed Sadiki, ainsi qu’avec des responsables du Groupe OCP. Dans ce sens, le responsable gabonais a indiqué que l’OCP va contribuer au « renforcement des capacités agricoles, en formant des coopératives gabonaises ». « Le Gabon est en train de mettre en place des zones agricoles à forte productivité. L’objectif serait d’assurer 50% de la productivité localement », a relevé M. Charles MVE Ellah. Il a noté que l’OCP, fort de son expérience, « va nous appuyer afin de former les agriculteurs, renforcer nos capacités et mettre en place de bonnes cultures ». Sur un autre registre, le responsable gabonais a affirmé que la distribution des fertilisants dans les neuf provinces gabonaises se déroule adéquatement, après que les agriculteurs ont bénéficié d’une formation sur la manière de les utiliser, assurée par l’OCP. Par Anouar AFAJDAR (MAP)

Cameroun. Réunion ordinaire du Conseil d’Administration de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC)

Cameroun. Réunion ordinaire du Conseil d’Administration de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC)

Le Ministre congolais de l’Economie et des Finances, Jean-Baptiste Ondaye, Président de l’Union monétaire de l’Afrique centrale (UMAC) et Président du Conseil d’Administration de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC), a présidé une session ordinaire dudit Conseil, jeudi 20 juillet 2023, à Douala (Cameroun).  Parmi les dossiers soumis à l’examen des membres du Conseil d’Administration de cet institut d’émission monétaire de la zone CEMAC, figuraient la conjoncture économique, les perspectives et le cadrage macro-économique de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), ainsi que la conjoncture internationale. Ils ont noté que la croissance, au niveau mondial, connaît, globalement, un léger ralentissement.  « Dans la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), il était prévu une croissance de 3%. Mais, selon les nouvelles prévisions pour 2023, on s’attend à une moyenne de 2,4% », ont estimé les administrateurs.  Cette conjoncture, selon eux, reste marquée par des tensions inflationnistes, aussi bien pour la sous-région CEMAC, que pour le reste du monde. Le taux d’inflation dépasse, par exemple, 6%, en zone CEMAC, alors que la norme communautaire est de 3%.  Le Conseil a aussi examiné les différentes mesures prises par les six États membres, en 2020 et 2021, à la suite de l’épidémie de Covid-19. Toutes ces mesures se résument aux subventions des produits pétroliers à la pompe et des produits alimentaires ; au gel des factures des produits de consommation courante (comme l’eau et l’électricité), ainsi qu’aux allègements fiscaux et des droits douaniers à l’importation des produits de première nécessité.  Les administrateurs ont observé que cette inflation n’est pas que du ressort de la Banque centrale.  Pour le court terme, ils ont suggéré un meilleur ciblage des dépenses sociales dans tous les États membres et une vigilance de la Banque centrale dans l’examen de la conjoncture, afin d’ajuster tous les instruments de politique monétaire pour la maîtrise de l’inflation.  Les administrateurs ont également examiné les déterminants de l’inflation. Il ressort de cette analyse que l’inflation d’origine externe est dominante à plus de 58 % dans la zone, et que la composante ‘’Produits alimentaires et boissons non alcoolisées’’ constitue la composante la plus importante dans la formation de l’inflation en zone CEMAC.  Au nombre des recommandations, à long terme, formulées par les participants pour contrer la flambée des prix, se trouve la diversification des bases économiques dans la zone CEMAC, afin d’accroître l’offre.  La situation de la soutenabilité extérieure de la BEAC a été aussi examinée. Il ressort de cette analyse que les réserves de change se consolident avec une garantie de 5 mois d’importation. Au mois d’avril 2023, on a enregistré un pic de 7.600 milliards, contre seulement 1.000 milliards de F CFA de réserves de change en 2018. « Cette tendance devrait être consolidée », a indiqué Abbas Mahamat Tolli, Gouverneur de la BEAC.  Le Budget de la Banque centrale a été aussi examiné. Il fait ressortir, d’ici la fin de l’année 2023, une prévision de près de 300 milliards, alors que le Budget initial était estimé à 142 milliards de F CFA.  Le Plan stratégique de la BEAC 2018-2023 a été également examiné. Son taux d’exécution a été établi à environ 90 %. Le Conseil s’est félicité de ces résultats et, surtout, de l’impact des effets de ce Plan et de sa mise en œuvre.    Notons, à titre indicatif, que la session ordinaire du Conseil d’Administration de la BEAC du 20 juillet 2023 a été précédée de la réunion du Gouvernement de la BEAC.  Au cours de cette rencontre, Jean-Baptiste Ondaye a évoqué certains points de blocage qui minent le fonctionnement de cet institut d’émission monétaire, considéré comme le fleuron de l’intégration sous-régionale en zone CEMAC (Cameroun, Congo, RCA, Gabon, Guinée Equatoriale et Tchad).

Mali/FAMa : Sortie de la 17ème promotion de l’Ecole des Sous-officiers de Banankoro

Mali/FAMa : Sortie de la 17ème promotion de l’Ecole des Sous-officiers de Banankoro

Au nombre de quatre cent six (406) Elèves Sous-officiers dont soixante-cinq (65) personnels féminins à boucler leur cycle de formation, cette 17ème promotion de l’Ecole des Sous-officiers (ESO) de Banankoro a été baptisée Feu Sergent-chef Harouna Kéita de la Direction des Transmissions des Télécommunications et de l’Informatique des Armées. La cérémonie de baptême et de remise de galons s’est déroulée le vendredi 07 juillet 2023 sur la place d’Armes de l’Ecole des Sous-officiers de Banankoro. Le ministre de la Défense et des Anciens Combattants, le Colonel Sadio Camara, a présidé l’évènement en présence des chefs d’Etat-major et directeurs de Service des Armées ainsi que des autorités administratives et coutumières de la Région de Ségou. Des parents des promus ont également pris part à la cérémonie de sortie. Cette 17ème promotion de l’ESO, baptisée Feu Sergent-chef Harouna Kéita de la Direction des Transmissions des Télécommunications et de l’Informatique des Armées, compte quatorze (14) stagiaires venant des pays amis, notamment le Burkina Faso, le Niger, le Tchad, le Gabon et la Guinée Conakry. Ils ont participé à la formation. Le taux de réussite est de 100%. Le Sergent Niamoye Maïga du Mali a été le major de la promotion avec une moyenne de 17,22. Pendant deux ans, ces jeunes chefs de groupes se sont familiarisés avec, entre autres, les connaissances Tactiques et techniques de combat, du DIH, du Leadership et d’Aguerrissement Commando à Samanko. Le ministre de la Défense et des Anciens Combattants soutiendra que c’est de la volonté du président de la Transition, le Colonel Assimi Goïta, de faire l’armée malienne une armée professionnelle pour être efficace au service malien. Le Colonel Sadio Camara soulignera que le Gouvernement a fourni d’énormes efforts pour renforcer les capacités opérationnelles des FAMa. « L’armée malienne a des hommes et femmes bien formés, disciplinés et engagés pour combattre » a-t-il reconnu. Ajoutant que les Sous-officiers sont les colonnes vertébrales de l’armée. Le Colonel Sadio Camara a noté que les instructeurs entièrement maliens ont transmis leurs savoirs faires à ces jeunes cadres du pays afin de relever le défi.                                         Le Commandant de l’Ecole des Sous-officiers, le Colonel Sidi Lamine Traoré a, pour sa part, rappelé que l’Ecole des Sous-officiers a pour mission d’apporter aux Forces Armées Maliennes un appoint permanent aux unités. Ces nouveaux sous-officiers sont capables de commander les groupes de combat et d’instaurer la culture de l’Excellence à leurs subordonnés. Le Colonel Traoré a relevé que les autorités du pays ont accordé un recrutement massif au profit de l’ESO compte tenu de sa bonne qualité de l’instruction. Car, cette Ecole est également un outil essentiel dans la chaine de commandement des FAMa. Le Commandant de l’ESO soutiendra que ces nouveaux Sergents sont désormais aptes pour le déploiement opérationnel. Sur ce point, le Colonel a remercié l’encadrement pour sa disponibilité et son engagement. Il a informé que l’Ecole a été ouverte depuis un moment à certains pays amis grâce au principe de bon voisinage et politique de l’intégration africaine du ministre Colonel Sadio Camara. Le directeur des Ecoles Militaires, le Colonel-major Moussa Yoro Kanté, a noté que l’Eso a formé plus de vingt-cinq mille (25.000) Sous-officiers depuis sa création. Selon lui, l’objectif de la formation défini dans la Diapo 2023 était de donner à ces jeunes militaires les aptitudes d’un chef de groupe de combat interarmes par excellence. Conformément aux conclusions de la table ronde sur la conduite des opérations, un exercice de synthèse dénommé Exercice « Meguetan » s’est également déroulé du 03 au 08 juin 2023, à Koulikoro. Cet exercice a regroupé tous les stagiaires des Ecoles Militaires. Ledit exercice avait pour objectif de consolider les connaissances tactiques des élèves. Selon le Colonel-major Moussa Yoro Kanté, l’ESO a toujours tenu à une grande satisfaction et un professionnalisme avéré. S’adressant aux Sous-officiers de la promotion Feu Sergent-chef Harouna Kéita, il les a conseillés d’incarner les valeurs fondamentales des Forces Armées Maliennes (FAMa) que sont l’honneur, le devoir, la loyauté et la discipline. « Vous êtes appelés à servir avec honneur, à respecter les droits de l’homme, mais aussi d’être des exemples d’intégrité et de professionnalisme, à l’image de votre parrain » a-t-il affirmé. Enfin, le directeur des Ecoles Militaires a remercié les autorités de la Transition pour l’accompagnement. ADJ Alou Kola Traoré (FaMa)

Gabon. Visite médicale présidentielle

Gabon. Visite médicale présidentielle

INDISCRETION. ALI BONGO ONDIMBA, Président sortant et candidat à sa propre succession au prochain scrutin au Gabon, affiche un bilan de santé « SATISFAISANT » selon les médecins officiels. Il pourra donc continuer à diriger son pays jusqu’à la fin des temps et concourir même au 100 mètres lors des prochains J.O, s’il le faut. Pour balayer les doutes sur sa forme physique, il a abandonné sa canne qui lui permet de se déplacer aussi vite qu’un caméléon. Certains luttent pour pouvoir VIVRE et d’autres vivent pour le POUVOIR. YAKO au peuple frère du GABON. Par Nysymb Lascony