Vers le renforcement de la coopération entre la Fédération de Russie et la CEEAC

Vers le renforcement de la coopération entre la Fédération de Russie et la CEEAC

L’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la Fédération de Russie en République Gabonaise et Représentant permanent de la Fédération de Russie auprès de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC), son Excellence Monsieur Dmitrii KOREPANOV a reçu (récemment, DNR) en audience le Président de la Commission de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC), son Excellence Ambassadeur Docteur Ezéchiel NIBIGIRA. Le diplomate russe a adressé ses vives félicitations au Président de la Commission de la CEEAC pour sa désignation à la tête de la Commission, par la Conférence des Chefs d’Etat et de gouvernement de la CEEAC le 12 septembre 2025 et de celle de toute l’équipe dirigeante depuis le début de ce mois de mars. Dans son propos liminaire, le Président de la Commission de la CEEAC a remercié son Excellence, Monsieur l’ambassadeur de la Fédération de Russie pour l’intérêt qu’il accorde à la Commission de la CEEAC et surtout pour sa Disponibilité. Il s’est félicité de l’excellence des relations de coopération entre la CEEAC et la Fédération de Russie à Travers entre autre, l’accréditation, le 26 juillet 2024, de l’Ambassadeur de la Fédération de Russie auprès de la CEEAC au Gabon pays siège de la CEEAC, mais aussi par l’accréditation à Moscou des Ambassadeurs extraordinaires et plénipotentiaires de tous les Etats membres de la CEEAC, témoignant de l’excellence des relations entre ses Etats membres et la Fédération de Russie. L’Ambassadeur Docteur Ezéchiel NIBIGIRA a émis le souhait que le renforcement de la coopération entre la Commission de la CEEAC et la Fédération de Russie devienne un instrument au service des Etats de la région Afrique centrale et de l’intégration régionale en particulier. Il s’est ensuite livré à un plaidoyer consistant à rappeler à son hôte que la Zone CEEAC est dotée d’énormes potentialités qui font d’elle un excellent espace pour les investissements russes. La CEEAC est engagée dans la mise en œuvre de son chantier d’intégration économique et sociale à travers six axes prioritaires que sont l’Intégration Politique, Paix et Sécurité ; l’Intégration Économique et Financière ; l’Intégration Physique régionale ; l’Intégration Environnementale, Agriculture et Développement Rural ; l’Intégration Sociale et Développement Humain ; et la Poursuite de la réforme, a-t-il martelé. Le Président de la Commission de la CEEAC a insisté sur le rôle que pourrait jouer la Fédération de la Russie auprès des Etats de l’Afrique centrale pour soutenir les stratégies de défense et de développement de ceux-ci, pour l’investissement inestimable dans le développement du capital humain de l’Afrique centrale, raison pour laquelle depuis l’aboutissement de sa réforme institutionnelle, la CEEAC ambitionne d’accélérer le processus d’intégration à travers des partenariats forts et adaptés à ses nouveaux enjeux de développement. Les deux interlocuteurs ont passé en revue les relations de coopération entre la Fédération de Russie et la CEEAC. Ils se sont réjouis de l’existence d’un Mémorandum d’Entente (Mou) signé en juillet 2023, en marge du 2ème Sommet Russie-Afrique, et qui constitue le cadre global de l’action des deux entités institutionnelles. Pour mémoire, le Mou a retenu de nombreux axes de coopération notamment la coopération politique, la coopération sécuritaire, la coopération économique, l’agriculture et la sécurité alimentaire, la pêche et l’aquaculture, le secteur énergétique, la gestion des ressources en Eau, le secteur des infrastructures en l’occurrence le transport et les TIC, l’éducation et l’enseignement secondaire, la science et l’innovation, la santé et la gestion des pandémies, la jeunesse et la culture. Soucieux de la mise en œuvre desdits axes de coopération les deux diplomates ont instruit leurs collaborateurs présents à l’audience de revisiter le plan d’action. Il s’agit de monsieur le Conseiller politique du Président de la Commission de la CEEAC, Monsieur Abraham Roch OKOKO ESSEAU et la Directrice de la Coopération et de la Mobilisation des Ressources Mme Rachel MBAKO MPOCKO MPONDO pour le compte de la Commission de la CEEAC et Monsieur Maxime, chargé du Protocole et de la Coopération à l’ambassade de la Fédération de Russie Le Président de la Commission de la CEEAC a salué la longue expérience diplomatique de Monsieur Dmitrii KOREPANOV en Afrique, une opportunité selon lui, d’approfondir la coopération entre la Fédération de Russie et la CEEAC. Monsieur Dmitrii KOREPANOV a occupé diverses fonctions diplomatiques en Afrique. Depuis 1982 il a été nommé à divers postes au sein des représentations de l’URSS /Fédération de Russie en Algérie (1984-1988), au Sénégal (1996-1999), au Mali (2001-2006), en République Démocratique du Congo de 2008 à 2012, en République du Zimbabwe de 2015 à 2019 et comme Directeur adjoint du Département d’Afrique du Ministère des Affaires Étrangères de la Fédération de Russie ; de 2020 à 2024. Le 16 janvier 2024, il a été nommé Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la Fédération de Russie près la République Gabonaise. L’ambassadeur de Russie qui travaille en Afrique depuis une quarantaine d’années espère mettre à profit cette longévité professionnelle au service du renforcement de la coopération entre la Russie et l’Afrique centrale. Il a enfin souhaité que la paix règne en Afrique centrale. L’ambassadeur Dmitrii KOREPANOV est diplômé de l’Institut d’État des Relations Internationales de Moscou (MGIMO, 1982). Il est marié et père d’un fils et d’une fille. Outre la langue russe, Il parle français et anglais. CP

Les Congolais n’attendent ni salut ni renouveau de Mokoko (J3M) et Okombi Salissa (AOS)

Les Congolais n’attendent ni salut ni renouveau de Mokoko (J3M) et Okombi Salissa (AOS)

LIBRES PROPOS. À l’occasion de la dernière campagne présidentielle, une grande partie de l’opinion publique congolaise a été frappée par la nature des discours portés par certains candidats. Plutôt que de présenter des programmes politiques structurés, capables de répondre aux urgences économiques, sociales et institutionnelles du pays, le débat s’est déplacé vers des figures individuelles, notamment Jean-Marie Michel Mokoko et André Okombi Salissa. Ce glissement du débat politique vers des personnalités incarcérées révèle une crise plus profonde : celle d’un imaginaire politique en panne, incapable de se projeter dans un avenir collectif fondé sur des idées, des projets et des réformes concrètes. La focalisation sur ces figures donne l’impression erronée que la question des prisonniers politiques constituerait la priorité centrale des Congolais, alors même que les préoccupations majeures restent l’emploi, la gouvernance, les services publics et la justice sociale. D’un point de vue historique, cette campagne présidentielle apparaît comme l’une des plus nulles qu’ait connues le pays. L’opposition, fragmentée et peu structurée, a donné à voir une absence de préparation manifeste. Les discours, souvent improvisés, ont trahi un déficit de vision stratégique et programmatique. Aucun candidat n’a véritablement réussi à incarner une alternative crédible au pouvoir en place, dominé par le Parti congolais du travail. Sur le plan sociologique, cette situation traduit l’essoufflement d’une classe politique largement issue du même moule historique. En effet, ni Mokoko ni Okombi Salissa ne peuvent être perçus comme des figures de rupture. Tous deux s’inscrivent, à des degrés divers, dans les logiques du système qu’ils prétendent aujourd’hui contester. Concernant André Okombi Salissa, son parcours politique reste étroitement lié à celui de Denis Sassou Nguesso, son mentor dont il fut un proche collaborateur. Cette proximité interroge sur sa capacité à incarner une véritable alternative. Par ailleurs, son implication présumée dans les événements liés à la Guerre du 5 juin 1997 contre Pascal Lissouba, continue de nourrir des interrogations quant à sa légitimité à se poser en défenseur de la démocratie. Car AOS a le sang des Congolais dans les mains et dans sa conscience. Il avait pillé pendant la guerre du 5 juin et c’est grâce à DSN qu’il s’est enrichi ostensiblement comme ministre. AOS un personnage troublant et ambiguë qui n’a jamais démissionné du PCT. Quant à Jean-Marie Michel Mokoko, son image reste ambivalente. S’il a joué un rôle notable pour la tenue de la Conférence nationale souveraine, son parcours ultérieur, marqué par des accusations et des controverses, notamment liées à ses relations avec certains réseaux internationaux, affaiblit sa crédibilité comme figure de renouveau. Son positionnement politique semble avoir reposé sur des soutiens incertains, notamment au sein de la diaspora et de cercles étrangers, qui ne se sont jamais concrétisés. J3M avait reçu l’argent d’ELF pour renverser la transition sous Milongo. Il paye aujourd’hui sa dette vis à vis de la France et de son mentor DSN. Ainsi, ni Mokoko ni Okombi Salissa ne semblent en mesure d’incarner une opposition renouvelée, à la hauteur des attentes d’une population en quête de transformation profonde. Leur trajectoire illustre plutôt la continuité d’un système politique fermé, où les élites circulent sans véritable rupture. Dès lors, l’enjeu pour le Congo réside dans la construction d’une opposition authentique, crédible et inclusive. Une opposition capable de dépasser les logiques personnelles et les rivalités d’ego pour fédérer les forces vives de la nation : la diaspora, les mouvements citoyens émergents et les acteurs engagés sur le terrain. Cette recomposition est indispensable pour redonner espoir et restaurer la confiance dans l’action politique. En définitive, le Congo ne pourra amorcer son renouveau qu’en rompant avec une opposition de façade, souvent perçue comme théâtrale, pour faire émerger une véritable dynamique politique, enracinée dans les réalités sociales et tournée vers l’avenir. Car, comme le rappelle l’Évangile selon Matthieu (9:17), « on ne met pas du vin nouveau dans de Vieilles outres ». Cette métaphore illustre parfaitement l’impératif de renouvellement : de nouveaux défis exigent de nouveaux acteurs, porteurs de pratiques et de visions différentes. Fait à Lyon, le 19 mars 2026 Evrard NANGHO

Congo 2026 : Pour Pierre Mabiala, la victoire de Sassou-N’Guesso est le fruit d’une « conscience collective aboutie »

Congo 2026 : Pour Pierre Mabiala, la victoire de Sassou-N’Guesso est le fruit d’une « conscience collective aboutie »

PRESIDENTIELLE. Maillon essentiel du dispositif de campagne, Pierre Mabiala, 3ème directeur national de campagne adjoint chargé des questions juridiques, livre une lecture éthique et doctrinale de la réélection de Denis Sassou-N’Guesso. Le président Denis Sassou-N’Guesso, à l’issue du scrutin des 12 et 15 mars 2026, a été reconduit dans ses fonctions avec 94,82 % des suffrages. Le scrutin, marqué par une mobilisation de plus de 84 % de l’électorat, n’a pas manqué de retenir l’attention des observateurs au Congo et au-delà des frontières. Pierre Mabiala, 3ème directeur national de campagne adjoint, chargé des questions juridiques, a déclaré que : « cette victoire est un renouvellement mérité du contrat de confiance entre Denis Sassou-N’Guesso et le peuple souverain de la République du Congo. La réélection de Denis Sassou-N’Guesso est, non seulement l’expression d’un choix politique affirmé et assumé, mais également la manifestation d’une conscience collective aboutie du peuple congolais. En effet, le peuple congolais dans sa souveraineté a réaffirmé son attachement à Denis Sassou-N’Guesso et à la continuité de son action publique multiforme qu’il incarne, notamment dans l’instauration et la pérennisation de la paix dans le monde, en Afrique et au Congo en particulier ainsi que dans le développement économique et social de la République du Congo. » Pour le 3ème directeur national de campagne adjoint du président Denis Sassou-N’Guesso : « Cette victoire électorale de Denis Sassou-N’Guesso ne saurait être réduite à une simple reconduction politique, elle engage, en profondeur, une responsabilité renouvelée. La victoire électorale du candidat de la Majorité Présidentielle invite à repenser les rapports entre gouvernants et gouvernés, car la gouvernance étatique ne consiste pas, uniquement, à administrer, elle consiste aussi à incarner une éthique en vue du bien-être commun des populations, où chaque décision participe à l’édification d’un ordre social harmonieux. Puisse la réélection de Denis Sassou-N’Guesso, à l’issue du scrutin présidentiel des 12 et 15 mars 2026, ouvrir la voie d’un approfondissement des idéaux républicains et d’une gouvernance éclairée, fidèle aux aspirations les plus profondes du peuple congolais. C’est donc à juste titre que le Président Denis Sassou-N’Guesso appelle les congolais à l’accélération de la marche vers le développement », a renchéri Pierre Mabiala. La fidélité du Niari Pierre Mabiala a insisté sur le fait que le Niari reste fidèle à Denis Sassou N’Guesso. « Le Niari a encore besoin de vous à la magistrature suprême de notre pays pour pérenniser et garantir la stabilité de nos institutions, la paix, la cohésion sociale, l’unité nationale, le développement économique et social. C’est ce que le Niari a continué d’appeler, depuis 2015, la nécessité Républicaine de continuité », a soutenu Pierre Mabiala. Il a assuré que les suffrages du Niari seront toujours en faveur de Denis Sassou-N’Guesso, affirmant que « la relation fusionnelle entre Denis Sassou-N’Guesso et le Niari ne sera jamais brisée par un vote qui serait défavorable ». Un héritage historique Denis Sassou-N’Guesso bénéficie d’un héritage historique et sacré au Niari, marqué par une alliance de raison et de cœur entre Simon Pierre Kikhounga-Ngot et Jacques Opangault, deux figures politiques majeures du passé. Cette alliance renforce l’attachement du Niari en la personne de Denis Sassou-N’Guesso, solidifiant ainsi son soutien inébranlable. Wilfrid Lawilla

Démocratie sans parti politique : l’écrivain Serge Armand Zanzala initie une campagne de sensibilisation (Congo)

Démocratie sans parti politique : l’écrivain Serge Armand Zanzala initie une campagne de sensibilisation (Congo)

ÇA VAUT LE DETOUR. Dans une lettre ouverte aux Congolais du pays et de la diaspora, Serge Armand ZANZALA, écrivain, chercheur, directeur de La Société littéraire et initiateur du projet Kongo Ya Sika, annonce le lancement d’une campagne d’information et de sensibilisation autour du concept de « Démocratie sans parti politique ». Ci-dessous, l’intégralité de ladite lettre. « Lettre ouverte aux Congolais du pays et de la diaspora Objet: Ouverture de l’Université Populaire sur la Démocratie Sans Parti Politique Chers compatriotes, À la suite des élections présidentielles du 15 mars dernier, un constat s’impose avec gravité : les partis politiques congolais ont, une fois de plus, montré leurs limites. Incapacité à préparer efficacement ces échéances, à garantir leur transparence, à proposer un candidat véritablement porteur des aspirations du peuple, et surtout, absence criante d’un Projet de Société, qu’il soit commun ou même individuel. Face à cette situation préoccupante, il devient impératif de repenser en profondeur notre manière de faire la politique et d’organiser notre démocratie. C’est dans cet esprit que nous, Serge Armand ZANZALA, Écrivain, chercheur, citoyen engagé, Directeur de La Société Littéraire et Initiateur du projet Kongo Ya Sika, annonçons ce vendredi 20 mars 2026, le lancement d’une campagne d’information et de sensibilisation autour du concept de Démocratie Sans Parti Politique. Notre démarche s’inscrit dans une tradition de réflexion critique sur les partis politiques. À l’image de Simone Veil , magistrate et femme d’État française, qui, en 1943, en pleine Seconde Guerre mondiale alors qu’elle était réfugiée à Londres, proposait la suppression pure et simple des partis politiques en France, nous pensons qu’il est temps d’oser explorer d’autres voies. Nous nous inspirons également d’expériences contemporaines, notamment celle du Mali, où des réflexions et pratiques autour d’une démocratie sans partis visent à redonner au peuple toute sa souveraineté. Ainsi, nous prenons l’engagement solennel d’œuvrer pour l’instauration d’une Démocratie Sans Parti Politique en République du Congo, une démocratie fondée sur la participation directe des citoyens, la responsabilité individuelle et collective, et la primauté de l’intérêt général. Nous tenons à préciser que nous ne créons ni une association ni un mouvement politique. Nous mettons en place une Université populaire, dont la mission principale est la formation des Congolais à la Démocratie Sans Parti Politique, à travers des journées de formation qui seront organisées sur l’ensemble du territoire national. Dans cette perspective, nos travaux constitueront un socle de formation et de réflexion pour tous ceux qui souhaitent adhérer à cette vision : Kongo ya sika : et si nous créions notre démocratie ? – Vision sociétale pour la création d’un État de droit et le développement du Congo-Brazzaville, Essai, 408 pages, Le Lys Bleu, 2025 ; ainsi que cinq volumes consacrés à cette thématique, publiés aux Thebookedition. Ces ouvrages seront désormais rendus accessibles et distribués gratuitement lors des journées de formation, afin de permettre au plus grand nombre de se former, de comprendre et de participer activement à cette nouvelle dynamique. Chers compatriotes, L’avenir de notre nation ne peut plus être abandonné à des structures qui ont montré leurs limites. Il nous appartient, ensemble, de construire une alternative crédible, audacieuse et profondément démocratique. L’heure est venue de redonner la parole au peuple, dans toute sa souveraineté. Pour le Congo, par les Congolais, et avec les Congolais. Serge Armand ZANZALA Écrivain, chercheur, citoyen engagé, Directeur de La Société Littéraire Initiateur du projet Kongo Ya Sika »

Congo : le plus dur commence après la  » non élection  » ( lecture en 5minutes)

Congo : le plus dur commence après la  » non élection  » ( lecture en 5minutes)

ON VA PLUS LOIN. Alors que Denis Sassou Nguesso se prépare désormais à rempiler et à composer son gouvernement, une montagne de difficultés se dresse sur sa route qui le pousse à se retirer dans son village pour se reposer et réfléchir. La première, c’est le choix du premier ministre avec des noms qui circulent déjà. M. Sassou a passé le cap d’une campagne sans adversaires et d’une élection boudée et sans adhésion populaire où l’internet a été interrompu dans un pays plongé dans le noir six jours avant. Il va devoir désormais affronter une économie morose, un système éducatif et sanitaire à l’agonie, une justice corrompue. Mais le peuple, lui, réclame une équipe gouvernementale « plus libre, technocratique et consciencieuse face aux enjeux de l’heure  » et moins liée aux logiques des partis politiques et des clans. Équation difficile avec ses coéquipiers dans la campagne présidentielle :Claude Alphonse N’Silou et Cie, par exemple, s’obstinent de ne pas quitter le gouvernement. Ces derniers ont piégé M. Sassou par l’accord entre les partis signé juste avant l’annonce de sa candidature. De l’autre côté, les parents de M. Sassou se canardent. Julienne Sassou qui a géré les finances, Rodrigues Nguesso, la logistique, Claudia Sassou, la communication, Françoise Joly l’international et les observateurs, etc. Tous veulent se prononcer sur la désignation du premier ministre et de l’équipe gouvernementale. Faiblesses et atouts des candidats “ à vie” à la primature Anatole Collinet Makosso (ACM), pédagogue, est le moindre mal du quinquennat passé. Deuxième personnalité de la campagne nationale de M. Sassou, il a des chances de continuer jusqu’aux législatives si la logique de la campagne de 2021 est respectée. Ses atouts : jouer aux équilibres entre les successibles et les différents courants, arroser le terreau spirituel depuis la covid19, en entretenant ministres de culte, gourous, charlatans et féticheurs. Son contact direct avec la première dame lui facilite des manœuvres pour tacler les challengers. Cette dernière l’a soutenu dans divers projets dont, celui de la réalisation de la zone touristique et mystique de Bas Kouilou. Certes, il est sur le front juridique de la famille présidentielle, mais, des fiches l’accusent de composer avec les mafieux, d’utiliser 80% des fonds de souveraineté mis à sa disposition à des fins personnelles et de ne pas procéder aux arbitrages. Jacqueline Lydia Mikolo, Kongo ( Bémbé-lari), grande prêtresse de la loge. Très discrète, effacée, mais très intelligente avec un carnet d’adresses bien étoffé à l’international. Sa route vers la primature et dans le gouvernement est parsemée d’embûches posées par plusieurs femmes et par ACM lui aussi qui aurait flashé mère Anto qu’elle aurait cadeauté M. Sassou d’une femme ministre Ouest-Africaine. Elle est restée longtemps aux carreaux avant d’être remise dans les tuyaux pour départager Pierre Mabiala et Rigobert Maboundou qui se regardent en chiens de faïence. Mabiala  » en part en part comme une brut », se convainc du soutien de l’un des enfants Sassou désavoué au Pct, mais sans compter que M. Sassou n’a jamais oublié sa traîtrise. Il n’exclut pas qu’une fois à la tête de l’exécutif, le sieur Mabiala récidive et face du n’importe quoi. Le second, Grand Maître Provençal, est empêtré dans des scandales comme celui de détournement des fonds des tracteurs et autres. C’est un handicape dans les négociations car, un voleur n’est pas le bienvenu dans des milieux de la finance internationale. C’est une honte pour la République. Claude Alphonse N’Silou a été non seulement grillé autrefois par la fiche de Julienne Sassou qui l’accuse de se taper des dizaines de maisons du programme immobilier qu’il a géré, mais s’est aussi rendu impopulaire au Pool où il n’a construit, ni école, ni hôpital, ni quoique ce soit, malgré ses 23 ans de gouvernement. Dans les couloirs de la présidence, il lui est reproché son ingratitude et son hypocrisie. Devenu milliardaire et promoteur immobilier grâce à l’argent et aux marchés que M. Sassou lui a donné depuis l’hôpital militaire à l’époque de Mayembo, il aurait eu l’audace d’indexer M. Sassou d’attenter à sa vie par empoisonnement. M. Sassou n’a jamais oublié cette accusation. Il s’appuie sur l’accord du pouvoir cité plus haut et sur l’alliance du cercle Oba Pierre et Cie mais surtout sur la sympathie d’Antoinette Sassou qu’il a logé dans son hôtel particulier de Saint Cloud acquis après des années et magouilles au gouvernement. Émile Ouosso, détenteur des mystères des forêts et propulsé par le Club occulte de Dakar, veut prendre sa revanche avec l’aide de Jean Dominique Okemba et Cie sur le poste de Pro Grand Maître en accédant à la primature. Il est en conflit direct avec le peuple à qui il n’a pu donner l’électricité, et en conflit indirect et larvé avec les voleurs Bouya et Ondongo qui se font des ristournes de 9 milliards de fcfa mensuel des recettes de E2C. Yves Castanou, père de la révolution numérique congolaise et coqueluche de la jeunesse, tête brûlée qui s’affronte plus d’une fois avec des tiers en coupant l’herbe sous leurs pieds; le cas de: Blandine Malila, Mbéré, Agnès Mioko, Claudia Sassou, Thierry Moungalla, Léon Juste Ibombo, Denis Junior Omar, Louis Marc Sakala, Anicet Kimbangui et Cie. Selon les sources sécuritaire, cette semaine, il vient d’allumer un autre front contre Zephirin Mboulou et Cie qui ne le pardonnent pas. Mais, il s’en sort toujours. Même en France où ils ont été pointés du doigt, son frère jumeau Yvan Castanou et lui, par rapport aux divers signalements et poursuites mais surtout sur la construction du plus grand centre chrétien d’Europe occidentale et le mieux structuré (Mega Place), rien n’a pu y faire pour les déstabiliser. Ces jumeaux ont des entrées dans les hauts lieux africains et européens. Dans certains milieux, ils sont nommés laveurs de cerveaux, et dans d’autres, qualifiés de chasseurs de fonds pour obtenir des deniers aux fins de réalisation des projets : Congo -Télécom, la Mega Place qu’ils ont bâtie à 76 millions d’euros (49.852.732.000 milliards de fcfa ) essentiellement constitués par des dons et des crédits contractés auprès

Ouabari Mariotti : les Congolais attendent du prochain président un changement profond pour réparer la République

Ouabari Mariotti : les Congolais attendent du prochain président un changement profond pour réparer la République

TRIBUNE. Le véritable enjeu de l’élection présidentielle, prévue les 12 et 15 mars 2026 en République du Congo, n’est pas seulement de désigner un vainqueur, mais d’engager le changement profond dont la République a besoin, analyse l’ancien ministre de la Justice Ouabari Mariotti dans la tribune ci-dessous. « République du Congo Présidentielles congolaises des 12 et 15 mars 2026. De l’élu des sept candidats en lice, quel qu’en soit son camp, les Congolais voudraient un changement profond pour réparer la République. La campagne électorale pour le scrutin présidentiel des 12 et 15 mars 2026, en République du Congo, lancée le 28 février 2026, tire à sa fin. Des sept candidats dans la course, MM. Vivien Romain Manangou, Mabio Mavoungou Zinga, Denis Sassou Nguesso, Anguios Nganguia Engambe, Dave Mafoula, Melaine Destin Gavet Elengo et Joseph Kignoumbi Kia Mboungou, celui de la majorité présidentielle, M. Denis Sassou Nguesso mène une campagne à l’américaine. Celle-ci est marquée par l’épaisseur et la splendeur de ses manifestations à chaque étape du candidat Denis Sassou Nguesso, sur le territoire national pour délivrer son message. Un style de campagne très médiatisé, axé sur la communication. Il va sans dire qu’il est coûteux. Le candidat Denis Sassou Nguesso ayant misé sur les grands meetings pour toucher le maximun de Congolais. Dans les villes que sillonne le candidat Denis Sassou Nguesso, son équipe de campagne a mis en avant sa personnalité, ses réalisations, au cours des mandats précédents du Président sortant qu’il est, ainsi que les valeurs nationales partagées que le candidat défendrait pour créer un lien émotionnel entre les électeurs et lui. Les réseaux sociaux sont utilisés pour diffuser des messages qui ont fini par devenir viraux. Il découle de cette stratégie de campagne de M. Denis Sassou Nguesso, à la fois candidat à un nouveau mandat et candidat à sa propre succession, que celui-ci y a lourdement investi. N’en reste pas moins vrai que vit dans des conditions précaires, avec leur cohorte d’indices de dénuement, voire de pauvreté, la majorité des Congolais qui voient se dérouler, sous leurs yeux cette campagne fastueuse. D’où le côté interrogateur de cette campagne. Cela, dans la mesure où l’on se demande si M. Denis Sassou Nguesso, probable prochain locataire du Palais Présidentiel du Plateau, à Brazzaville, saura se donner les moyens moraux et politiques pour se défaire des mécanismes, procédés, méthodes ou autres pratiques précédentes sur lesquelles il s’est appuyé pour diriger jusqu’ici le pays. Et c’est là un gros défi pour le Président Denis Sassou Nguesso. C’est dire qu’en cas de victoire de M. Denis Sassou Nguesso, l’exigence qui s’impose à lui de se remettre en cause aux fins de sortir des blocages de mauvaise gouvernance qui l’ont enfermé pour diverses causes et autres intérêts particuliers qui se bousculent, sans cesse, autour de lui. En clair, si le Président Denis Sassou Nguesso l’emporte, il aura une responsabilité énorme pour répondre aux attentes des Congolais. Devant vraiment se pencher sur les problèmes de gouvernance et de développement pour insuffisances du passé. La question n’est pas juste de gagner les élections, mais de les légitimer et de rétablir la confiance entre le Président réélu et son peuple. Et la solution résiderait dans un plan à deux versants. D’une part, la totale et sans réserve compréhension des difficultés que vivent les populations, aussi bien des villes que de l’arrière pays. De l’autre, la mise à jour d’un vrai plan pour améliorer les choses, en replaçant l’Etat dans ses droits et sa légitimité. Tel en finir avec toutes ces incohérences administratives et financières qui rendent opaque la gouvernance du pays. Que reviennent, sans exception, les bulletins de paie pour les travailleurs de toutes les institutions de la République aux fins de les fiscaliser. Terminer avec l’archaique paiement des salaires en espèces d’autant qu’il comporte des risques de fraude. Que les fonds publics n’aient qu’une trésorerie, le Trésor Public, et non les banques privées. Réinstituer la plaque minéralogique jaune pour les véhicules d’Etat, non militaires, et rouge pour la force publique. Tant de véhicules, propriété de l’Etat circulent en mode banalisée. Et encore, et encore, bien d’autres réformes urgentes. Telles celles de l’ex SNE et SNDE, la CRF aux fins de fluidifier la paiement des pensions, ECAIR. Tant d’autres, aussi bien sans incidence financière que financière si la nécessité s’en fait sentir. Parallèlement à ces reformes qui ne sont que des mesures visant le rétablissement en bon état de l’existant, il conviendrait de renforcer les institutions et les mécanismes de contrôle pour garantir une vraie transparence et une alternance pacifique au pouvoir le moment venu. Cela, tout en veillant à l’affirmation de l’importance de la responsabilité du gouvernement envers les citoyens. Egalement renforcer les médias indépendants et la société civile pour qu’ils puissent continuer à faire entendre la voix des Congolais et pousser pour des changements positifs. Tout ceci dit, au soir du 15 mars 2026, tout devra être mis en place pour le que candidat élu soit dans l’obligation morale et politique de donner du crédit et légitimer sa victoire. Dans le cas du candidat Denis Sassou Nguesso, il sera de son intérêt de se réinventer pour répondre au mieux aux défis actuels du pays. Nul dirigeant qui aime son pays ne peut l’aider à progresser s’il ose négliger le moindre de ses compatriotes. Ce n’est point d’aimer son pays qu’il convient de se glorifier. C’est de créer les conditions optimales pour que ses compatriotes vivent convenablement. Paris 11 mars 2026 Ouabari Mariotti Ancien Ministre de la Justice République du Congo »

Présidentielle au Congo : Destin Gavet Elengo dénonce une campagne écourtée

Présidentielle au Congo : Destin Gavet Elengo dénonce une campagne écourtée

HAUT ET FORT. Melaine Destin Gavet Elengo, président du Mouvement Républicain (MR) et candidat à cette élection interpelle l’opinion publique sur les contraintes imposées par le calendrier électoral et appelle les citoyens à la vigilance, à la responsabilité et à une participation éclairée au vote. « Mes chers compatriotes, Congolaise, Congolais, Chers frères et sœurs de la République du Congo, C’est avec courage et une profonde inquiétude que je m’adresse à vous aujourd’hui au sujet de la réalité de notre processus électoral en cours. La loi électorale, notamment « l’Article 25 nouveau de la loi n°50-2020 du 21 septembre 2020 », prévoit que la campagne électorale doit durer quinze (15) jours francs avant la date du scrutin et qu’elle se termine l’avant-veille à minuit. Ce principe devrait garantir à tous les candidats le temps nécessaire pour présenter leurs projets de société au peuple congolais. Malheureusement, l’application de cet article dans le contexte du vote par anticipation des forces publiques crée aujourd’hui une situation particulièrement préoccupante. En effet, alors que la campagne avait été ouverte le 28 Février 2026, elle a été suspendue le 10 Mars 2026 à minuit, conformément à l’arrêté du ministère de l’Intérieur à venir, lié au vote anticipé. Elle ne reprendra que le Vendredi 13 Mars 2026, pour se clôturer le même jour à minuit. Ainsi, deux journées entières, les 11 et 12 Mars 2026, se retrouvent sans aucune activité électorale autorisée. En pratique, cela signifie que l’élection présidentielle de cette année se déroule avec une campagne réelle d’environ 12 jours seulement, au lieu des 15 jours prévus par l’esprit de la loi. C’est vrai que nous avions accepté de mener cette campagne en 13 jours comme défini initialement, mais là, nous avons une situation difficile à comprendre et à accepter pour toute démocratie moderne. Comment peut-on sérieusement demander à des candidats de présenter leur projet pour l’avenir du pays, d’aller à la rencontre des populations et de parcourir l’ensemble du territoire national en seulement douze (12) jours ? Comment peut-on espérer toucher toutes les sensibilités, toutes les régions et toutes les réalités d’un pays aussi vaste que le nôtre, 342 000 km², dans un laps de temps aussi réduit ? Ailleurs en Afrique centrale, des pays dont la superficie est pourtant plus petite que la nôtre accordent plusieurs mois de campagne électorale pour l’élection du Président de la République. En Ouganda, par exemple, la campagne présidentielle peut durer plus de trois mois. Notre pays mérite mieux. Notre démocratie en construction mérite mieux. Congolaise, Congolais, Je tiens à préciser que ce message n’est pas un appel à la division, mais un appel : – au bon choix le jour du vote, celui de la raison et du changement, – à la réflexion et à l’amélioration de notre système électoral, – et enfin, à la prise de conscience global, afin d’éviter de donner une chance supplémentaire à ce régime qui ne respecte rien de gouverner au-delà de Mars 2026. Les règles électorales doivent permettre une compétition équitable, transparente et réellement démocratique. Le peuple congolais a droit à une information complète, à un débat d’idées réel, et à un temps suffisant pour écouter les propositions des différents candidats. Malgré ces difficultés, je reste déterminé, avec les militants et sympathisants du Mouvement Républicain (MR), ainsi que nos partenaires politiques, à poursuivre notre engagement au service de la République du Congo et de son avenir, pour une victoire au soir du 15 Mars 2026. Je vous invite toutes et tous à rester calmes, vigilants et mobilisés, dans le respect des lois de la République et des valeurs démocratiques. La République du Congo appartient à tous les Congolais. Et l’avenir de notre pays doit se construire dans la justice, la transparence et l’égalité des chances pour tous. Les nouvelles dates de nos meetings vous serons communiquées très rapidement. N’ayez pas peur. Que Dieu bénisse la République du Congo. Melaine Destin GAVET ELENGO, Président du Mouvement Républicain (MR), Candidat à l’élection présidentielle des 12 et 15 Mars 2026″.

PARUTION. « Élections en Afrique : Entre légitimation et refondation institutionnelle » de Serge Armand Zanzala

PARUTION. « Élections en Afrique : Entre légitimation et refondation institutionnelle » de Serge Armand Zanzala

En vente dans toutes les boutiques en ligne d’Amazon LIVRES. L’écrivain et chercheur Serge Armand Zanzala vient de publier un nouvel ouvrage intitulé Élections en Afrique : Entre légitimation et refondation institutionnelle, paru le 8 mars en édition Kindle. Dans cet essai, l’auteur – également directeur de La Société Littéraire et initiateur du projet Kongo Ya Sika – propose une analyse des enjeux liés aux processus électoraux sur le continent africain. Cette réflexion s’inscrit également dans le prolongement du débat intellectuel lancé par Franklin Nyamsi, qui, à travers sa question provocatrice « Les élections en Afrique : gâchis ou maquillage démocratique ? », invite à une remise en question profonde des fondements mêmes de la démocratie africaine. Cette interrogation, formulée à la lumière des élections présidentielles récentes au Cameroun, en Côte d’Ivoire et en Guinée, met en exergue les tensions et contradictions qui traversent le processus électoral sur le continent. Dans ces pays, les scrutins ont été marqués par des contestations, des accusations de fraudes, des incidents lors des campagnes et des controverses sur la transparence et la crédibilité des résultats. Chaque cas illustre à sa manière la fragilité des institutions et le décalage parfois dramatique entre les promesses de la démocratie et la réalité vécue par les citoyens. Au Cameroun, par exemple, les débats autour de l’équité des conditions de candidature et de l’indépendance du processus électoral ont suscité un questionnement profond sur la légitimité des résultats. En Côte d’Ivoire, la répétition de tensions électorales et les accusations de manipulation des listes électorales ont relancé le débat sur la capacité des institutions à garantir une participation véritablement libre et équitable. En Guinée, le contexte postélectoral a mis en lumière l’impact des pressions politiques et sécuritaires sur la tenue de scrutins crédibles, révélant des défis structurels qui dépassent les enjeux partisans. En dialoguant avec ces réalités et ces interrogations, l’auteur ne se limite pas à une simple dénonciation des dysfonctionnements. Au contraire, il cherche à comprendre les mécanismes, héritages et pratiques qui façonnent ces processus électoraux et à identifier les leviers capables de les réformer en profondeur. L’enjeu est double : il s’agit d’abord de reconnaître les insuffisances et limites des systèmes actuels — hyperprésidentialisme, contrôle des institutions par l’exécutif, influence des dynamiques économiques et sociales sur le vote — puis de proposer des pistes de refondation institutionnelle qui puissent restaurer la crédibilité et la légitimité des élections. Cette approche dépasse la polémique facile et la critique superficielle ; elle vise à construire une vision analytique et constructive, capable d’éclairer les réformes à entreprendre. L’objectif de cette démarche est également de replacer les citoyens au centre du processus démocratique. Trop souvent marginalisés ou confrontés à des institutions incapables d’assurer transparence et responsabilité, les citoyens africains se trouvent dans une position d’observateurs passifs, alors même que leur engagement est essentiel pour la consolidation de la démocratie. En explorant des modèles de gouvernance alternatifs et en réfléchissant à des mécanismes institutionnels durables, l’auteur propose de dépasser les limites de la simple légitimation formelle du pouvoir pour instaurer des processus électoraux réellement au service du peuple.