Scandale au Cameroun : un président de club accusé de pratiques homosexuelles avec ses joueurs

Josué Chatué Nitcheu, président du Botafogo FC de Douala, a été provisoirement suspendu par la Fédération camerounaise de football (Fécafoot). Cette suspension fait suite à des accusations de pratiques homosexuelles forcées avec ses joueurs. Il s’agit d’un nouvel épisode troublant pour le football camerounais, rappelant une affaire antérieure d’abus sexuels impliquant un entraîneur à Bafoussam, dans l’ouest du pays. Les accusations contre Josué Chatué Nitcheu ont émergé après la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo pornographique où il serait impliqué. La Ligue régionale de la Fécafoot a rapidement réagi en suspendant provisoirement Chatué Nitcheu pour « comportement inapproprié symbolisé par une vidéo à caractère pornographique », comme annoncé le 22 mai sous la direction de Samuel Eto’o. La Fécafoot a précisé que cette suspension durera le temps nécessaire pour permettre à la Commission d’Éthique de statuer sur cette affaire, qui a vivement été condamnée par les acteurs du football de la région du Littoral. Il est à noter que Josué Chatué Nitcheu avait déjà été incarcéré en 2023 au Cameroun suite à une accusation d’agression contre la célèbre entrepreneuse Rebecca Enonchong. Ya Willy.
Cameroun : Samuel Eto’o se démarque lors du défilé national !

Alors que le ministère des Sports maintient son bras de fer avec Samuel Eto’o, le président de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) a profité de la fête nationale ce lundi pour marquer un point symbolique. Le 20 mai marquait la 52ᵉ édition de la fête de la réunification du Cameroun, célébrant l’union de la partie française et anglaise du pays en 1972. Les festivités se sont concentrées sur le Boulevard du 20 mai, une des principales avenues de Yaoundé, la capitale. Le défilé militaire y battait son plein, et bien que le président de la République, Paul Biya, ait fait une rare apparition, c’est Samuel Eto’o qui a attiré tous les regards. De retour de Bangkok, où il assistait au 74ᵉ congrès de la FIFA, l’ancien numéro 9 des Lions Indomptables, du Barça et de l’Inter, s’est retrouvé en première loge, à la droite de Paul Biya. Cette position n’a rien d’inédit pour le double vainqueur de la CAN et quadruple Ballon d’Or africain, mais dans le contexte actuel, elle prend une signification particulière. Accusé de trucage de matchs et en conflit ouvert avec le ministre des Sports, Narcisse Mouelle Kombi, Eto’o s’affirme comme une figure soutenue par le président. Les réactions ne se sont pas fait attendre. Des ministres entassés pendant que Samuel Eto’o siège à la tribune d’honneur aux côtés de la famille présidentielle ont alimenté les commentaires. Cette image symbolise, pour beaucoup, un désaveu du ministère des Sports et une reconnaissance tacite de la légitimité de l’ancien footballeur dans ses choix pour le staff de l’équipe nationale.Dans le camp d’Eto’o, cette situation est perçue comme une victoire, malgré les démentis du ministère. La reconnaissance de son staff par le président nonagénaire, relayée par Jeune Afrique, semble confirmer un soutien total de Biya. L’officialisation de ce soutien pourrait sceller cette victoire. Pour le ministre Narcisse Mouelle Kombi et le secrétaire général du Palais d’Etoudi, Ferdinand Ngoh Ngoh, cette scène représente un camouflet. L’accusation d’usurpation de la fonction présidentielle par Ngoh Ngoh, en imposant le staff initial sous les « hautes instructions » de Biya, ajoute une couche de complexité à ce conflit. La réception organisée par Paul et Chantal Biya au Palais présidentiel pourrait offrir une opportunité de réconciliation. Cependant, cette confrontation laisse entrevoir un durcissement des relations entre les protagonistes. L’avenir nous dira si cet épisode marquera la fin des hostilités ou si le conflit est destiné à perdurer. Ya Willy.
Le Cameroun : Le nouveau sélectionneur Marc Brys émet un avertissement à Samuel Eto’o

Le nouveau sélectionneur de l’équipe nationale du Cameroun, Marc Brys, a adressé un message clair à Samuel Eto’o, le président de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot). Alors que son avenir à la tête des Lions Indomptables reste incertain, Marc Brys n’a pas mâché ses mots envers Samuel Eto’o. Confronté à l’opposition farouche de ce dernier, qui conteste sa nomination par le ministère des sports sans consultation préalable, le technicien belge a émis une mise en garde envers l’ancien buteur de renom. Dans ses déclarations rapportées par Le Monde, Marc Brys, réputé pour son autorité et son aversion envers toute interférence dans sa gestion d’équipe, a implicitement averti l’icône nationale contre toute tentative d’ingérence dans les affaires de l’équipe nationale. Il a souligné que le vestiaire est le domaine réservé de l’entraîneur, de son staff technique et des joueurs, excluant toute intervention du ministère des sports ou de la Fécafoot. Les tensions sont palpables, d’autant plus que Marc Brys risque de voir son équipe technique profondément remaniée suite à la présumée victoire d’Eto’o dans son bras de fer avec le ministère des sports. Une réunion, à laquelle ont participé Samuel Eto’o, le président de la Fécafoot, et le ministère des sports, a eu lieu récemment, laissant présager de longs débats. Malgré ces turbulences, Marc Brys affirme que son contrat est en bonne et due forme, et qu’il reste concentré sur son travail, se préparant pour les éliminatoires de la Coupe du Monde 2026. Il assure également disposer des conditions professionnelles nécessaires pour exercer sa fonction, même si la situation actuelle reste tendue. Ya Willy.
Cameroun : Omari dénonce un complot contre Eto’o, affirmant que sa mort était préméditée !

Contant Omari, ancien président de la Fédération congolaise de football (Fecofa) et proche de Samuel Eto’o, s’est exprimé sur la situation du président de la Fecafoot, actuellement au cœur d’une controverse exacerbée par l’affaire « Marc Brys », le nouveau sélectionneur nommé par le gouvernement, que le président de la Fecafoot ne reconnaît pas et pour lequel il recherche un remplaçant. Pour Omari, l’ancien buteur serait victime d’un complot orchestré par son prédécesseur Seidou Mbombo Njoya, actuellement membre du comité exécutif de la Confédération africaine de football (CAF). « Dès le jour où Samuel Eto’o a affiché son indépendance d’esprit à la tête de la Fecafoot, sa mort était programmée. Ainsi, ce que nous observons aujourd’hui n’est que le déroulement de ce processus. En 2025, lors des élections au comité exécutif de la CAF, une partie des membres sera renouvelée, y compris un ancien allié de Samuel devenu son ennemi. Il sait qu’il aura du mal à obtenir le soutien de Samuel en tant que président de la Fecafoot pour être reconduit. Par conséquent, ils ont entrepris des démarches pour inciter Motsepe à modifier ce statu quo », a accusé le Congolais lors d’une interview avec Richard Naha. « Si les anciens joueurs perdent le contrôle de la Fecafoot… » Omari a ensuite développé sa théorie : « Si la CAF échoue à modifier ses règlements avant les élections, il faut éliminer Samuel le plus tôt possible afin de pouvoir installer quelqu’un du même bord qui puisse garantir leur survie. C’est pourquoi vous voyez qu’ils commencent à diviser les anciens joueurs. Si les anciens joueurs camerounais perdent le contrôle de la fédération, ils perdront également leur influence. Les forces malveillantes tentent de diviser les anciens joueurs. » Selon le dirigeant, les deux premières années du mandat d’Eto’o ont été clairement positives et l’ex-buteur ne serait qu’une victime des intérêts qu’il a dérangés. « Avant l’arrivée de Samuel Eto’o, la Fecafoot traversait une crise majeure qui durait depuis plus de cinq ans. Samuel Eto’o est arrivé avec sa renommée internationale et a lancé des réformes. Il a bousculé les intérêts de certains et, malgré les obstacles, il a fini par s’imposer. Mais dès qu’il a affiché son indépendance d’esprit à la tête de la Fecafoot, sa mort était programmée », a poursuivi l’homme de 66 ans, prenant clairement position en faveur de l’ancienne star du Barça. Ya Willy.
Cameroun : Fecafoot / ministère des sports : toujours au point mort ?

Le ministère des Sports au Cameroun exerce une pression notable sur Samuel Eto’o concernant le choix du nouveau sélectionneur, Marc Brys. Cette démarche s’est notamment manifestée par un rappel à l’ordre envers la Fédération camerounaise de Football (Fécafoot), présidée par Eto’o lui-même. Réagissant à l’exclusion de Marc Brys de la liste des sélectionneurs sur le site de la FIFA, une mesure préventive justifiée par l’incertitude autour de ce dernier, le ministère des Sports a pris position. Malgré le soutien total du ministre des Sports envers Brys pour ses débuts imminents à la tête de l’équipe nationale, la Fécafoot n’a pas formellement ratifié cette nomination, arguant du fait qu’elle n’a pas été consultée. Cependant, une certaine détente semble se profiler dans cette situation. Cyrille Tollo, conseiller technique du ministre des Sports, a récemment évoqué un apaisement, notant le fait que la Fécafoot n’a pas encore désigné de staff alternatif, malgré l’ultimatum de 72 heures qui lui avait été accordé. Cette attitude est interprétée comme un signe positif de la part d’Eto’o. Néanmoins, la signature officielle du contrat de Brys par Eto’o n’a pas encore eu lieu. Tollo, tout en tentant de rassurer, a souligné que la Fécafoot ne prendrait pas le risque de compromettre l’équipe nationale en rejetant la première liste de joueurs établie par Brys. Cette déclaration semble être un avertissement voilé à l’égard de l’ancien attaquant, soulignant l’importance de préserver les intérêts nationaux malgré les divergences internes. Il reste à voir si Samuel Eto’o capitulera face à cette pression gouvernementale. Ya Willy.
Les entrepreneurs camerounais voient des opportunités dans la Foire de Canton en Chine
REPORTAGE. James Atanga dirige une société commerciale à Douala, le centre commercial du Cameroun. Agé de 55 ans, il est directeur de Tang Enterprise Co. Ltd, qui vend des ustensiles ménagers, des meubles, des appareils électroniques, des vêtements, des chaussures, des jouets, des fourrures et des pièces détachées. « Presque tout (dans mon magasin) est importé de Chine, » a-t-il déclaré. En 2010, M. Atanga a noué des relations avec la Chine et a commencé à se rendre dans les villes chinoises de Guangzhou et de Shenzhen pour acheter des marchandises. « La Chine est l’endroit vers lequel je me tourne lorsque je veux acheter et créer des partenaires, » a déclaré ce père de quatre enfants. Tout comme M. Atanga, Seraphin Koliou Leubou est impatient de saisir les opportunités qui se présentent en Chine. Agé de 46 ans, il est directeur d’Electro-Plomb Sarl, une entreprise camerounaise spécialisée dans la distribution et la construction de produits énergétiques. « Créer des partenariats avec les Chinois est absolument important, » a déclaré M. Leubou. Les deux hommes participent à la 135e édition de la Foire d’importation et d’exportation de Chine, également connue sous le nom de Foire de Canton, qui se tient actuellement à Guangzhou, capitale de la province du Guangdong (sud de la Chine). M. Leubou, qui a participé plusieurs fois à la foire, a déclaré qu’il était à la recherche de « nouveaux partenariats afin de poursuivre notre vision ». « J’ai déjà participé plusieurs fois à ce salon. En tant qu’expérience, j’ai assisté à des présentations d’industries à la pointe de la technologie, ce qui m’a orienté vers la vision de notre entreprise. J’ai noué des contacts et des partenariats se mettent progressivement en place pour notre activité, » a déclaré M. Leubou à Xinhua au moment de son départ pour la Chine. Ces dernières années, les investissements et la coopération de la Chine avec l’Afrique se sont développés de manière régulière et saine, en particulier dans des domaines tels que le transport, l’énergie, l’électricité et le logement, ce qui a contribué à promouvoir le développement économique local et à améliorer les moyens de subsistance des populations, a déclaré M. Atanga. « Les résultats fructueux obtenus jusqu’à présent ont ouvert un large espace pour la poursuite de la coopération à l’avenir, » a-t-il déclaré. « C’est pourquoi je pense que les Africains, et les Camerounais en particulier, qui entretiennent des relations harmonieuses avec la Chine, sont fiers d’être présents à la Foire de Canton. » « Avec des milliers d’exposants venus de plus de 200 pays, il s’agit d’une énorme foire commerciale. L’empressement des exposants et des acheteurs est exactement ce dont j’ai besoin pour acheter davantage et créer plus de partenariats afin de développer mes activités dans mon pays, » a déclaré M. Atanga. M. Leubou, pour sa part, a déclaré que la coopération axée sur l’investissement était en train de devenir un moteur principal de la coopération commerciale, et que dans le cadre de l’initiative « la Ceinture et la Route », de plus en plus d’entreprises chinoises investissaient en Afrique. « C’est pourquoi je participe au salon pour découvrir davantage d’opportunités, interviewer les exposants tout en établissant de nouveaux contacts en vue de négociations commerciales, » a-t-il déclaré. « Les opérateurs économiques qui reviennent de cette foire ont toujours des innovations et des améliorations à apporter à leurs activités, ce qui apporte une valeur ajoutée à l’économie. » M. Atanga a déclaré que la Chine, premier partenaire commercial de l’Afrique, a été un partenaire transformationnel et que son engagement avec l’Afrique a été multiforme et à plusieurs niveaux. « C’est pourquoi la Foire de Canton est diversifiée et offre des opportunités à tout le monde », a-t-il indiqué. « Et c’est pourquoi, moi, un petit revendeur d’équipement, je suis aussi ici pour bénéficier de cette diversité. » Selon M. Atanga, il est important que la Chine et le Cameroun nouent des relations dans des domaines autres que ceux encouragés par les acteurs gouvernementaux. « La Chine pourrait mettre en place des partenariats public-privé afin d’assurer l’interface avec le secteur privé. Tout le monde y gagnerait, » a-t-il indiqué. Dieudonne Tata Wirba, un économiste camerounais, a déclaré que les hommes d’affaires qui se rendent en Chine pour assister à la foire devraient saisir l’occasion de renforcer la coopération et de créer davantage d’emplois pour les jeunes du pays. « Mais il ne suffit pas de signer des accords, » a-t-il déclaré. « Le Cameroun doit s’inspirer des meilleures pratiques de la Chine. Nous devons travailler avec la Chine afin d’ajouter de la valeur à nos systèmes. » La Foire de Canton, qui a ouvert ses portes le 15 avril, se poursuivra jusqu’au 5 mai. Xinhua
Les projets de la Banque africaine de développement renforcent l’employabilité des jeunes camerounais

Dans le cadre de son Programme d’appui à l’employabilité des jeunes au Cameroun, la Banque africaine de développement a mis en lumière les réussites de son initiative lors d’une rencontre le 9 avril 2024, à Yaoundé. Présidée par Marie-Laure Akin-Olugbade, vice-présidente du Groupe de la Banque chargée du Développement régional, de l’Intégration et de la Prestation de services, la rencontre a rassemblé des femmes entrepreneures camerounaises et des jeunes diplômés ayant bénéficié de stages professionnels dans des projets financés par la Banque. La rencontre s’est tenue juste avant l’inauguration officielle du bureau régional du Groupe de la Banque africaine de développement pour l’Afrique centrale, signe de l’engagement continu de la Banque envers le développement régional. Outre les jeunes qui ont été recrutés comme stagiaires pour une immersion professionnelle dans des projets financés par le Groupe de la Banque, la réunion a regroupé des jeunes entrepreneurs et entrepreneuses dans les domaines agricoles, de la pêche, de l’élevage, de la pisciculture et de jeunes femmes qui ont bénéficié de soutien de la Banque pour développer leurs propres entreprises. Des responsables de cellules de gestion des projets étaient également présents. Les stagiaires sont accueillis au sein des projets comme assistants au décaissement ou à la passation des marchés, ingénieurs assistants pour les projets routiers, archivistes, etc., a détaillé Serge N’Guessan, directeur général du Groupe de la Banque pour l’Afrique centrale et chef du bureau pays de la Banque au Cameroun. Il a annoncé que 284 jeunes avaient déjà profité de stages de douze mois, permettant une insertion professionnelle significative dans divers projets financés par la Banque ou d’autres bailleurs, certains encore dans le secteur privé ou public. Au moins sept d’entre eux ont été recrutés par le ministère des Travaux publics. Le programme qui accueille actuellement sa cinquième vague de stagiaires a donc été un coup d’accélérateur « énorme » pour l’insertion professionnelle de la plupart des bénéficiaires. Dieudonné Toukea, un des bénéficiaires du programme, a partagé son expérience, soulignant les opportunités offertes par cette première expérience professionnelle qui lui a permis de poursuivre ses ambitions dans le domaine de la consultance. « Cette première expérience nous a vraiment ouvert des opportunités, à mes camarades et moi-même. Cela m’a permis de développer d’autres activités après mon stage et à chercher des qualifications supplémentaires, ce qui me permet aujourd’hui d’évoluer dans la consultance. Merci pour l’opportunité qui nous a été offerte », a témoigné Dieudonné Toukea. Les participants ont plaidé pour l’ouverture d’un fonds de financement destiné aux entrepreneurs et pour plus d’opportunités de recrutement au sein des projets de la Banque. Ils ont enfin souhaité l’accélération du processus de création d’une plateforme web pour mettre en réseau les anciens stagiaires. Marie-Laure Akin-Olugbade a réaffirmé l’importance de l’auto-emploi, en particulier pour les jeunes et les femmes, soulignant le soutien du Groupe de la Banque à travers des initiatives telles que l’AFAWA (Initiative pour favoriser l’accès des femmes au financement en Afrique). Elle a mis en avant la collaboration avec les banques commerciales pour faciliter l’accès au crédit pour les femmes entrepreneures, mettant en évidence leur fiabilité et leur capacité de remboursement supérieure. « Nous travaillons avec les banques commerciales et leur accordons des garanties pour leur permettre de prêter aux femmes entrepreneures. Nous organisons des formations pour les gestionnaires de crédits dans les banques pour les sensibiliser à être plus regardant sur les projets de financement soumis par les femmes, car, contrairement aux idées reçues, il y a peu de risque à prêter aux femmes, les femmes sont les meilleures en matière de remboursement de crédit », a-t-elle souligné. « C’est un projet unique au Cameroun ici et je vous invite à saisir cette opportunité, à maintenir les formations continues et le renforcement des compétences pour être encore plus compétitifs sur le marché du travail », a lancé la vice-présidente du Groupe de la Banque à l’endroit des jeunes. Elle a souligné que l’Afrique avait à trouver des emplois pour 12 millions de demandeurs qui arrivent chaque année sur le marché du travail. La rencontre a également été l’occasion pour Jeanine Nkodo, coordinatrice du Projet de développement des chaînes de valeur agricoles, de mettre en avant les efforts spécifiques pour soutenir les femmes entrepreneures dans ce secteur. La vice-présidente a conclu en soulignant l’adoption récente de la nouvelle Stratégie décennale de la Banque, qui place les jeunes et les femmes au cœur de ses priorités. Elle a aussi réaffirmé le rôle de la Banque comme partenaire clé du Cameroun, particulièrement dans le financement des infrastructures et le soutien aux régions en crise. La Banque veut aussi appuyer les grandes entreprises, notamment du secteur privé, pour favoriser une meilleure ouverture aux jeunes et aux femmes. « La Banque est ouverte à des financements pour accompagner des projets de ces stagiaires afin de faciliter leur insertion socioprofessionnelle par la création de leurs propres entreprises », a souligné la vice-présidente.
Cameroun : la Banque africaine de développement inaugure son bureau régional en Afrique centrale et renforce sa présence sur le terrain pour une meilleure efficacité de ses opérations

Le Premier ministre camerounais, Joseph Dion Ngute, et la vice-présidente du Groupe de la Banque africaine de développement Marie-Laure Akin-Olugbade ont inauguré, le 12 avril 2024 à Yaoundé, le nouveau bureau régional du Groupe de la Banque pour l’Afrique centrale, avec l’objectif de renforcer ses opérations sur le terrain. « C’est avec un immense plaisir que je suis à Yaoundé, aujourd’hui, pour procéder, au nom du président du Groupe de la Banque africaine de développement, Akinwumi Adesina, avec le gouvernement de la République du Cameroun, à l’inauguration officielle des nouveaux locaux du bureau régional de la Banque pour l’Afrique centrale », a déclaré la vice-présidente chargée du Développement régional, de l’Intégration régionale et de la Prestation de services. Se félicitant du choix de son pays pour abriter le siège régional du Groupe de la Banque, M. Ngute a déclaré : « Cette inauguration exprime la solidité des relations entre l’Afrique centrale et la Banque africaine de développement ». Le bureau régional « permettra à la Banque de se rapprocher des réalités de notre sous-région et d’apporter plus que par le passé un accompagnement particularisé en adéquation avec les attentes de nos populations », a-t-il poursuivi. La cérémonie s’est déroulée en présence de membres du gouvernement camerounais, du corps diplomatique et d’organisations internationales et sous-régionales ainsi que de représentants du secteur privé et de la société civile.