CAN 2025 : Un tirage relevé, des groupes explosifs !

La Confédération africaine de football (CAF) a levé le voile ce lundi sur le tirage au sort tant attendu de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2025, prévue au Maroc du 21 décembre 2025 au 18 janvier 2026. Voici les six groupes de cette 35ᵉ édition, qui promettent des confrontations de haut niveau ! Le Maroc face à un défi corsé Pays-hôte de cette édition, le Maroc n’a pas été épargné par le tirage. Les Lions de l’Atlas évolueront dans le groupe A en compagnie du Mali, quart de finaliste de la dernière édition, de la Zambie, équipe redoutable, et des Comores, l’une des surprises des dernières années. Les Cœlacanthes auront même l’honneur d’affronter le Maroc en match d’ouverture, le 21 décembre au Stade Moulay Abdellah de Rabat, qui figure parmi les 9 enceintes retenues pour accueillir cette CAN. Le groupe F : duel Côte d’Ivoire-Cameroun Le champion en titre, la Côte d’Ivoire, se retrouve dans un groupe explosif (groupe F) avec son éternel rival, le Cameroun. Invaincus sous Marc Brys, les Lions Indomptables sont prêts à livrer bataille. Le Gabon de Pierre-Emerick Aubameyang, revanchard après son absence à la dernière CAN, et le Mozambique complètent ce groupe où chaque point sera crucial. Groupe B : l’Égypte dans une poule infernale Le groupe B est déjà qualifié de « groupe de la mort ». Avec l’Égypte, septuple championne d’Afrique, l’Afrique du Sud, troisième de la dernière édition, l’Angola, invaincu en qualifications, et le Zimbabwe, les matchs promettent d’être acharnés. Sénégal et RDC : une revanche en vue Dans le groupe D, le Sénégal, éliminé en huitièmes de finale lors de la dernière édition, retrouvera la RD Congo, qu’il affronte déjà dans les qualifications pour la Coupe du Monde 2026. Derrière ces deux poids lourds, le Bénin, de retour après six ans d’absence, et le Botswana, Petit Poucet de cette CAN, tenteront de créer la surprise. L’Algérie face à ses démons Le groupe E offre une belle opportunité aux Fennecs de l’Algérie de conjurer le sort après deux éliminations prématurées. Ils croiseront le fer avec la Guinée équatoriale, bourreau de leur série d’invincibilité en 2022, et le Burkina Faso, responsable de leur élimination lors de la dernière édition. Le Soudan, outsider du groupe, tentera de déjouer les pronostics. Les groupes complets de la CAN 2025 Groupe A : Maroc, Mali, Zambie, Comores Groupe B : Égypte, Afrique du Sud, Angola, Zimbabwe Groupe C : Nigeria, Tunisie, Ouganda, Tanzanie Groupe D : Sénégal, RD Congo, Bénin, Botswana Groupe E : Algérie, Burkina Faso, Guinée équatoriale, Soudan Groupe F : Côte d’Ivoire, Cameroun, Gabon, Mozambique. Des affiches prometteuses et des rivalités historiques en perspective. Vivement décembre pour vibrer au rythme de cette CAN 2025 ! Ya Willy
Le Cameroun en route vers un accès à l’électricité abordable, fiable et universel

REPORTAGE. Dès le petit matin, Sandrine Nguele, infirmière en chef au centre médical du village de Batchenga, s’occupe de ses patients. Depuis octobre dernier, ce centre médical très fréquenté, bénéficie d’un accès au réseau électrique. Le village, situé à une heure et demie de route de la capitale camerounaise, Yaoundé, s’approvisionne en énergie propre et renouvelable grâce à la centrale hydroélectrique de Nachtigal. « Quand l’hôpital était privé d’électricité, il n’y avait pas beaucoup de monde : on pouvait passer trois jours sans patients », explique Sandrine Nguele. « Depuis que nous sommes raccordés à l’électricité, nous avons constaté une augmentation de la fréquentation et des revenus. Les patients n’ont plus besoin de se rendre à l’hôpital de district situé à 20 km d’ici pour faire leurs tests et autres examens. » Quand l’hôpital était privé d’électricité, il n’y avait pas beaucoup de monde : on pouvait passer trois jours sans patients. Depuis que nous sommes raccordés à l’électricité, nous avons constaté une augmentation de la fréquentation et des revenus. Les patients n’ont plus besoin de se rendre à l’hôpital de district situé à 20 km d’ici pour faire leurs tests et autres examens. Sandrine Nguele, infirmière en chef au centre médical du village de Batchenga Au Cameroun, l’accès à l’énergie reste un défi majeur pour le développement. Malgré d’importantes subventions gouvernementales et un vaste potentiel hydroélectrique, seulement 71 % de la population a accès à l’électricité, et le coût est parmi les plus élevés de la région. Dans les zones rurales, 75 % de la population reste sans électricité, même si beaucoup vivent à proximité du réseau. Cette dure réalité touche aussi bien les petites entreprises que les citoyens. Une énergie abordable, fiable et durable est essentielle pour alimenter les hôpitaux, maintenir les chaînes du froid et permettre aux entreprises de prospérer. Pour de nombreux entrepreneurs, le coût élevé de l’électricité est un obstacle important à l’exploitation et à la compétitivité. L’achèvement de la centrale hydroélectrique de Nachtigal et l’injection de 360 MW à partir de six des sept turbines à partir de la mi-janvier 2025, change véritablement la donne pour le Cameroun. Cet ajout de près de 30 % d’énergie renouvelable au mix de production constitue la première phase d’une feuille de route pour le développement durable de l’hydroélectricité sur le fleuve Sanaga. L’énergie supplémentaire fournira à l’ensemble de la population et des entreprises une énergie plus abordable, fiable et plus propre. Ce résultat a été rendu possible par la mobilisation d’un milliard de dollars de capitaux privés mobilisés par des garanties de la Banque mondiale et de l’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA), ainsi qu’à une participation au capital de la Société financière internationale (IFC), l’institution du Groupe de la Banque mondiale dédiée au secteur privé. D’autres institutions financières, dont la Banque africaine de développement, ont également uni leurs forces. Donner accès à l’électricité à la population Le gouvernement du Cameroun s’est fixé un objectif ambitieux visant à élargir l’accès à l’électricité, à accroître l’utilisation des énergies renouvelables, à stimuler la production d’électricité et à renforcer la capacité de transmission pour répondre à une demande croissante, qui devrait quadrupler d’ici 2035. L’achèvement de la centrale hydroélectrique de Nachtigal, un projet transformateur pour l’avenir énergétique du pays, est au cœur de cette vision. Parmi les étapes récentes, citons l’achèvement de la sous-station de Nyom II et la première phase des lignes de transmission associées nécessaires pour acheminer l’énergie de Nachtigal. Ces développements ont considérablement amélioré l’absorption d’énergie pour les ménages et les industries reliés au réseau interconnecté du Sud. Le centre médical de Batchenga n’est qu’un exemple de la portée croissante des efforts d’électrification. Plus de 140 000 foyers dans les zones rurales de la région du Centre ont ainsi eu accès à une électricité fiable au cours de l’année écoulée. Ces connexions sont réalisées grâce à l’extension du réseau, aux mini-réseaux et aux solutions hors réseau via le Projet d’électrification rurale et d’accès à l’électricité dans les régions sous desservies du Cameroun, et aux installations solaires photovoltaïques (PV) qui remplacent la production thermique à base de diesel. L’énergie renouvelable pour réduire les émissions de carbone et les coûts Le Cameroun adopte les énergies renouvelables pour réduire les coûts et les émissions de carbone. Le réseau se substitue de plus en plus à la production hors réseau à base de diesel et à l’éclairage au kérosène, qui émettent du carbone noir, l’un des principaux responsables du changement climatique. Le pays s’efforce de verdir son mix de production d’électricité en faisant progresser le développement de l’énergie solaire photovoltaïque, avec un objectif de capacité installée de 250 MW. Des extensions sont en cours dans les centrales solaires existantes de Maroua et Guider. Des solutions innovantes, telles que des conteneurs d’énergie solaire photovoltaïque modulaires et préassemblés avec stockage par batterie, soutiendront davantage la demande croissante d’électricité grâce à une énergie rentable, fiable et renouvelable. Du centre médical animé de Batchenga à l’ambitieux projet hydroélectrique de Nachtigal, le Cameroun rejoint le mouvement Mission 300, qui vise à connecter 300 millions d’Africains à l’électricité d’ici 2030. Chaque étape, qu’il s’agisse de connecter les communautés rurales au réseau ou de réduire les émissions de carbone grâce aux énergies renouvelables, rapproche le pays d’un avenir plus radieux et durable. BM
Le Camerounais Docta Kévin, lauréat du prix RFI Talents du Rire 2024

Le prix RFI Talents du Rire 2024 a été attribué à l’humoriste camerounais Docta Kévin, de son vrai nom Meyi Nganssik Emile Kevin, a annoncé ce mercredi la station de radio publique française RFI. Passionné d’humour depuis l’enfance, Docta Kévin s’est imposé face à d’autres talents comme Daly Cardinal, Doyen Anasse, Petit Gougou et le duo Ministère du rire. Il succède à la Congolaise Stéphanie Bluetooth, lauréate de l’édition 2023. Le nouveau lauréat, qui s’affirme comme un ambassadeur de la comédie camerounaise, a marqué les esprits avec ses sketchs, notamment La chaussure du défilé. En 2012, il présente son premier one-man-show, Ma Life, et décide dès 2013 de se consacrer entièrement à la comédie. Fondateur du Gospel Comedy Club en 2021, un collectif d’une trentaine d’humoristes, il propose un humour à la fois ludique et éducatif, abordant des thèmes variés comme l’amour, la religion et la vie quotidienne, dans le but de divertir tout en éveillant les consciences. Docta Kévin recevra officiellement son prix lors de la dixième édition du festival « Abidjan capitale du rire », le 23 février 2025. Patricia Engali
Afro-Fusion : Zougaa en concert à la Villa des Arts de Rabat

MUSIQUE. La chanteuse, auteure-compositrice et musicienne Zougaa se produira à la Villa des Arts de Rabat, au Maroc, pour un concert exceptionnel le vendredi 24 janvier à 20h. Zougaa est une artiste passionnée qui incarne l’essence de l’Afro-Fusion, mêlant habilement les rythmes traditionnels africains, notamment camerounais, à des influences musicales contemporaines. Sa musique transcende les frontières, célébrant à la fois la diversité culturelle et l’universalité des émotions. Avec des performances remarquées dans des festivals prestigieux tels que Visa For Music 2023, Afrika Festival Tübingen et Jazz à la Villette, elle séduit le public par son charisme et son énergie communicative. Son dernier album, Autour du feu, explore des thèmes universels comme la résilience, la solidarité et l’amour, tout en délivrant un message puissant d’espoir et d’unité. Sur scène, Zougaa est une véritable force de la nature, alliant puissance vocale, maîtrise de la danse et interaction captivante avec son public. Chaque concert est une immersion totale dans l’univers vibrant de l’Afro-Fusion, une invitation à ressentir, vibrer et célébrer la richesse des cultures. Avec CP
Rigobert Song nommé sélectionneur de la Centrafrique : une nouvelle page s’écrit

FOOTBALL. Après avoir été limogé de son poste de sélectionneur du Cameroun en février 2024, à la suite de l’élimination des Lions Indomptables en huitièmes de finale de la CAN, Rigobert Song rebondit de manière inattendue en prenant les rênes de l’équipe nationale centrafricaine. Une annonce inattendue qui fait sensation Alors que rien ne laissait présager un tel rebondissement, la légende camerounaise a créé la surprise lundi en apparaissant dans une photo largement partagée sur les réseaux sociaux. Sur ce cliché, Song échangeait des maillots avec le président centrafricain, Faustin Archange Touadera, et le ministre des Sports, Héritier Doneng. Ce moment a suffi à alimenter les rumeurs, rapidement confirmées dans la soirée par un communiqué officiel du ministère des Sports centrafricain. Ce dernier a publié un arrêté officialisant la nomination de Song comme sélectionneur principal des Fauves du Bas-Oubangui. Il sera épaulé par une équipe technique composée d’Éloge Enza-Yamissi, Sébastien Ngato et Éric Cabalero. Éloge Enza-Yamissi, ancien international centrafricain, assurait l’intérim depuis le départ du Suisse Raoul Savoy, démis de ses fonctions en octobre dernier. Une mission ambitieuse pour un défi inédit Rigobert Song, qui connaît ici sa première expérience de coach hors du Cameroun, devra relever plusieurs défis. La Centrafrique, actuellement quatrième de son groupe de qualification pour la Coupe du monde 2026, accuse un retard de cinq points sur le duo de tête composé du Ghana et des Comores. De plus, une question reste en suspens : Song dirigera-t-il également la sélection A’ qualifiée pour la première fois de son histoire au CHAN ? Cette équipe, dirigée jusque-là par Sébastien Ngato, s’est distinguée en éliminant… le Cameroun lors des qualifications. Une nomination orchestrée en coulisses Selon le journaliste Bruno François Bidjang, cette nomination porte l’empreinte de Joel Kouemo, ministre conseiller auprès du président centrafricain et homme d’affaires camerounais. Ce dernier aurait œuvré pendant plusieurs mois pour concrétiser l’arrivée de Song à ce poste. Un avenir à construire Bien que la Centrafrique ne soit pas qualifiée pour la CAN 2025, cette nomination marque une volonté de structurer le football national et d’insuffler une nouvelle dynamique. Song sera confronté à une double échéance avec le CHAN, prévu du 1er au 28 février prochains au Kenya (co-organisé avec l’Ouganda et la Tanzanie), et les qualifications pour le Mondial 2026. Le tirage au sort du CHAN, attendu mercredi, donnera un premier aperçu de l’ampleur du défi qui l’attend. Rigobert Song, figure emblématique du football africain, entame donc un nouveau chapitre dans sa carrière d’entraîneur. Saura-t-il relever ce défi et écrire une nouvelle page glorieuse, cette fois avec les Fauves du Bas-Oubangui ? L’avenir nous le dira. Ya Willy.
Samuel Eto’o : un verdict décisif attendu de la CAF

Le président de la Fédération Camerounaise de Football (FECAFOOT), Samuel Eto’o, attend avec impatience le verdict du jury d’appel de la Confédération Africaine de Football (CAF). Réuni mercredi, ce jury a examiné l’appel interjeté par l’ancien international camerounais contre la décision du Jury disciplinaire, qui l’avait sanctionné en juin 2024 pour des « violations graves des principes d’éthique ». Une sanction initiale contestée En juin 2024, Samuel Eto’o avait été condamné par la CAF à une amende de 200 000 dollars (environ 185 000 euros) pour avoir signé un partenariat controversé avec une entreprise de paris sportifs. Bien que cette sanction ait été jugée significative par certains, elle a été vivement critiquée par ses opposants, qui la considéraient insuffisante pour un dirigeant de son envergure. Ces derniers ont immédiatement déposé un appel, réclamant une punition plus exemplaire afin de réaffirmer les valeurs fondamentales du football africain. Malgré ces critiques, Eto’o avait obtenu une victoire partielle : l’appel des opposants visant à aggraver sa sanction a été rejeté. Selon des informations en provenance du Caire, le camp mené par Abdouramane Hamadou espérait des mesures plus sévères, notamment une suspension de toutes ses activités dans le football. Un appel sous haute tension Dans une lettre adressée au jury d’appel, des acteurs influents du football camerounais ont insisté sur l’importance de préserver l’intégrité de la gouvernance sportive. « Personne, quelle que soit sa notoriété ou ses mérites passés, ne peut se placer au-dessus des règles », ont-ils martelé, appelant la CAF à se positionner comme un modèle d’équité et de transparence. Face à ces enjeux, Samuel Eto’o espère que son appel permettra de réduire, voire d’annuler, la sanction qui pèse sur lui. La décision à venir pourrait avoir des conséquences majeures pour l’avenir du football camerounais et africain, mais aussi pour l’image de l’ancien joueur, qui aspire à moderniser la FECAFOOT et à renforcer son rôle au sein de la CAF. Une décision déterminante pour l’avenir Le jury d’appel peut encore choisir entre plusieurs options : confirmer l’amende initiale, l’aggraver en incluant une suspension de toute activité liée au football, ou encore la réduire, voire l’annuler. Ce verdict sera décisif pour l’avenir d’Eto’o, qui pourrait voir son influence considérablement amoindrie en cas de décision défavorable. En revanche, une issue favorable renforcerait sa position et redonnerait de l’élan à ses ambitions de réforme et de professionnalisation du football camerounais. À long terme, cette décision pourrait également redéfinir la manière dont la CAF gère les questions d’éthique et de responsabilité au sein des fédérations africaines. L’issue de cet appel est attendue avec une grande attention, tant au Cameroun que sur le continent, et pourrait marquer un tournant majeur pour la gouvernance du football africain. Ya Willy.
CEMAC. De l’urgence de prendre des mesures fortes pour stabiliser l’économie

TRIBUNE ECO. La Communauté Économique et Monétaire d’Afrique Centrale (CEMAC), au rang des Chefs d’Etat et leurs représentants, avec la présence d’une Délégation du FMI, s’est retrouvée, en un Sommet Extraordinaire, le 16 décembre 2024, à Yaoundé, au Cameroun. Un Sommet qui intervient » alors que cette région d’Afrique présente des signaux d’alerte préoccupants dus à des dérapages et à des défaillances dans la mise en œuvre des réformes recommandées » est-il annoncé par la CEMAC. Celle ci s’inquiétant de l’accroissement de la dette de ses Etats membres. Autour du Président camerounais Paul Biya, les Chefs d’Etat de la CEMAC ont convenu qu’il était temps d’adopter des réformes urgentes et une gestion plus stricte des finances publiques pour faire face à la situation. Dans une émission de la Chaine de Télévision d’Afrique Média, en multiplex, sous la supervision du Journaliste Jean Hugues, le lendemain du Sommet de la CEMAC, quatre spécialistes des questions économiques ont été conviés pour débattre des problématiques qui ont emmené les Chefs d’Etat de ladite Institution à se réunir, en session extraordinaire. L’ancien Ministre congolais du Commerce, M. Clément Mierassa, était de cette émission, depuis Brazzaville. Le Dr Achille Eke, banquier de renom, une figure camerounaise connue, était également de la partie, à partir des USA. François, Binet Journaliste gabonais, depuis Libreville. Avec son brio habituel, devenu légendaire, le Ministre Clément Mierassa est revenu sur les insuffisances de la gouvernance congolaise qu’il considère comme des faiblesses majeures du fonctionnement de l’Etat congolais. Chiffres, faits et cas vécus, sur lesquels on pourrait se pencher, à l’appui, pour étayer ses arguments, le Ministre Clément Mierassa a émis une série d’utiles propositions qui pourraient conduire le Congo Brazzaville à travailler à la sortie de l’impasse financière et économique où ce pays s’est plongé. Le Dr Achille Eke et François Binet, Journaliste gabonais, ont été de leur côté, époustouflants. Et dans l’analyse de la situation économique et financière dans laquelle se meuvent les pays de la CEMAC, et dans les choix, pas toujours réalistes et raisonnables des dirigeants, et dans les approches en remèdes comme solution au contexte. A entendre ce beau monde, on est rendu à l’évidence de ce que des cadres remarquables, l’Afrique en recèle, au détour de chaque Nation. Vous en apprendrez sur la qualité des intervenants. Aussi à propos des possibilités et des moyens de placer les Etats de la CEMAC sur la voie de la relance économique et financière. Ouabari Mariotti Paris 20 décembre 2024
La face cachée de la condamnation de Charles Onana…

TRIBUNE. J’ai suivi de très près le procès de Charles Onana et sincèrement je ne m’attendais pas que la justice française dise le droit en toute objectivité. Au regard de la force des lobbies pro-rwandais en œuvre dans l’Hexagone et en analysant toutes les accointances politiques entre le Rwanda et la France depuis la présidence de Nicolas Sarkozy jusqu’à ses deux successeurs, ce verdict actuel contre Charles Onana était prévisible. Que veulent-ils obtenir en condamnant injustement Onana? Non point le rétablissement de la vérité historique. J’ai personnellement lu la plupart des ouvrages de Charles Onana et je n’ai vu nulle part où il nie l’existence du génocide rwandais. Ce qu’il essaie de recadrer, c’est le fait de ne pas limiter le génocide rwandais à la seule minorité Tutsi tant il est vrai que des tueries en masse avait également pris pour cible les populations hutue. La thèse de Charles Onana consiste à rétablir la vérité des faits d’après laquelle le génocide rwandais a fauché la vie et aux tutsis et aux Hutus. Ce que l’opinion oublie c’est que la guerre de Paul Kagame contre son propre peuple et contre le peuple congolais ne se fait pas seulement au bout des canons et des kalachnikov. Non ! C’est aussi une guerre de narratifs. C’est une GUERRE DE L’INFORMATION où la vérité de l’histoire est complètement faussée et travestie pour soigner l’image du nouvel homme fort et asseoir son pouvoir. Le vainqueur d’avril 1994 sur le Rwanda et de 1996 sur la RDC veut imposer son narratif officiel en faisant passer pour victime cette caste là même qui avait planifié l’assassinat de Juvenal Habyarimana qui, lui, a servi de déclic au triste génocide du peuple rwandais. En imposant son narratif officiel tel que repris par les médias internationaux, Paul Kagame vise à tirer profit de ses propres crimes, faisant du bourreau une victime et instrumentalisant cette victimisation pour s’arroger le droit de massacrer, en toute impunité et dans l’omertà généralisée, rwandais et congolais sur leur territoire national et en dehors de leurs frontières. Ce narratif de génocide tutsi, il en a fait l’objet de sa propagande politique depuis 1994 et il a fabriqué en Afrique comme ailleurs en Amérique et en Europe des journalistes, des associations et membres de la société civile prêts à tous les montages et combines pour faire progresser cette propagande. La condamnation de Charles Onana trouve son explication dans un tel contexte où la justice est instrumentalisée à des fins politiques et où la propagande idéologique a eu raison de l’objectivité des faits. Prise dans ces conditions, la condamnation de Onana par le Tribunal de Grande Instance de Paris vise à IMPOSER LE SILENCE à ce brillant politologue et journaliste d’investigation mais aussi à décourager quiconque d’autre nourrirait des velléités de dénoncer les crimes du système Kagame et les tissus de mensonges pour les couvrir. Ce qu’oublient les détracteurs de Charles Onana, c’est que ce dernier est un morceau dur à cuire. Il ne se plie devant personne quand il s’agit de défende la vérité des faits dont il prend connaissance dans les archives mêmes des états complices avec le Rwanda. Sur ce, il a déjà fait recours et donc la bataille pour la vérité n’est pas encore finie. Si les dirigeants congolais étaient sérieux, ils tireraient beaucoup de leçons du procès d’Onana où la géopolitique prend malheureusement le dessus sur le droit international et qu’ils arrêteraient d’aller pleurnicher devant les tribunes du monde. En lieu et place, ils feraient leur, le combat d’Onana et prendraient en charge les frais d’avocats et l’amende de 1600€ qui lui a été imposée au tribunal de Paris. Si l’état congolais ne le fait pas( le contraire m’aurait étonné), que s’y emploient ces millions de congolaises et des congolais qui mettraient en place une cagnotte pour soutenir ce grand panafricaniste franco-camerounais qui défend la cause du Congo bien plus que les congolais eux-mêmes. J’ai dit! Germain Nzinga