Burundi : Le Président Ndayishimiye scelle la fin de la campagne de 100 jours pour valoriser le secteur minier

Le Président de la République, Son Excellence Evariste Ndayishimiye, a ce vendredi 14 novembre 2025 marqué la fin de la campagne de 100 jours consacrée à l’inventaire et à la valorisation des richesses du sous-sol burundais. Il a procédé, à cette occasion, au lancement d’un convoi de 15 camions transportant près de 400 tonnes de minerais vers le marché international. Parmi ces ressources figurent le béryllium, le titane, l’améthyste illustrant la diversité et le potentiel stratégique du secteur minier burundais. Lors d’un point de presse tenu au Palais de Kiriri, le Président Ndayishimiye a précisé que 29 sites miniers encadrés par le PAEEJ ont été identifiés et que 13 sont déjà opérationnels. Ces sites produisent 27 types de minerais et sont exploités principalement par des jeunes, bénéficiant d’un encadrement technique et professionnel. Le reste des sites, soit 267, relève du secteur privé, dont 119 sont consacrés à l’exploitation de l’or. Le Chef de l’Etat burundais a en outre souligné que, malgré ce dynamisme, l’exploitation minière reste majoritairement artisanale et que l’absence de données géologiques complètes constitue un défi important pour le développement du secteur. Il a donc encouragé les entrepreneurs à investir davantage, à moderniser les méthodes d’exploitation et à valoriser pleinement le potentiel du sous-sol burundais. Son Excellence Evariste Ndayishimiye, Chef de l’Etat burundais a également lancé un appel au patriotisme et à la transparence, mettant en garde contre toute perturbation de l’activité minière. Il a demandé au ministère en charge des mines de veiller à une exploitation responsable et rigoureuse, afin de garantir que ce secteur devienne un véritable moteur de développement économique pour le Burundi. Avec cette campagne de 100 jours, le Père de la Nation dresse un bilan très positif pour le secteur minier burundais : l’inventaire des sites, la mobilisation de la jeunesse et le lancement des premiers convois d’exportation illustrent une dynamique prometteuse et porteuse d’avenir.
RDC/Grands Lacs : Le Chef de l’État Félix Tshisekedi prend la présidence de la CIRGL

Kinshasa, la capitale de la République Démocratique du Congo (RDC) a accueilli, ce samedi au Palais du peuple, le 9ème Sommet ordinaire des Chefs d’État et des gouvernements de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL). Ce grand événement, qui intervient cinq ans après le dernier sommet tenu par visioconférence en novembre 2020, à pour thème : “Consolider la paix et la sécurité pour le développement durable dans la région des Grands Lacs”. La cérémonie d’ouverture a été marquée par plusieurs allocutions notamment celle de Monsieur Huang Xia, Représentant personnel du Secrétaire général des Nations Unies Antonio Guterres. « Les hostilités dans l’Est de la RDC doivent cesser immédiatement et l’accès humanitaire doit être garanti pour apporter l’aide nécessaire aux populations touchées », a déclaré l’émissaire du SG des Nations Unies, d’un ton clair. « C’est avec humilité et détermination que j’accepte, au nom de la République Démocratique du Congo, la Présidence tournante de la CIRGL pour les deux prochaines années ».C’est par cette phrase toute simple mais empreinte d’une grande symbolique que le Président de la République a pris officiellement la tête de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL). De manière succincte, le Président entrant de la CIRGL a présenté les priorités de son mandat dit des résultats, à savoir : « la réforme institutionnelle de la CIRGL ; le rétablissement et la consolidation de la paix, de la sécurité et de la stabilité régionale; le renforcement de la coopération judiciaire; le renforcement de la lutte contre l’exploitation et le commerce illicites des ressources naturelles au travers d’un Programme effectif de traçabilité des minerais; l’intégration économique régionale ». Poursuivant la présentation du fonctionnement de la CIRGL sous sa présidence, le Président Félix Tshisekedi a annoncé : « notre Présidence sera intransigeante sur les principes souveraineté, intégrité territoriale, non-agression, refus de tout appui aux groupes armés et résolument ouverte au dialogue en vue des solutions politiques durables, inclusives des femmes, des jeunes, des autorités locales et des communautés ». Avant d’ouvrir de manière solennelle les travaux de ce 9ème sommet des Chefs d’État et de gouvernement de la CIRGL, le Président Tshisekedi a dévoilé sa recette pour le développement de la région des Grands Lacs.« Il n’y aura pas de paix sans justice, pas de stabilité sans sécurité partagée, pas de développement sans intégration réelle », a-t-il conclu. Au terme de cette cérémonie solennelle, les Chefs d’État et de gouvernement des pays membres de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs se sont retirés pour une séance de travail à huis clos dans la salle de banquets du Palais du peuple. Pour rappel, cinq (5) Chefs d’État ont assisté à cette cérémonie d’ouverture notamment le Président Joâo Lourenço de l’Angola, Faustin Archange Touadera de la RCA, Denis Sassou Nguesso du Congo, Évariste Ndayishimiye du Burundi et Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo de la RDC.
Le Burundi clôture le processus électoral de 2025 avec des élections collinaires et de quartier

Environ six millions de Burundais ont accompli leur devoir civique de voter leurs conseillers collinaires et de quartier, lors d’une élection qui clôture le processus électoral de 2025 au Burundi. Le Burundi compte 3.044 collines et quartiers, chacun ayant droit à cinq conseillers, ce qui porte le total à 15.220 candidats à élire, a indiqué Prosper Ntahorwamiye, président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) du Burundi. Le vote s’est déroulé de 06H00 à 15H00 (heure locale) au niveau national. « Les élections des conseils de colline et de quartier se sont déroulées dans les bureaux de vote à travers le pays, dans la sérénité et sans irrégularités majeures », a précisé M. Ntahorwamiye. Il a en outre indiqué qu’après le vote, le dépouillement allait se poursuivre et le chef de colline ou de quartier sera celui ou celle qui aura récolté plus de voix dans les urnes. Différentes hautes autorités du pays dont le président, Evariste Ndayishimiye, le vice-président, Prosper Bazombanza, le Premier ministre, Nestor Ntahontuye et autres, étaient dans leurs collines natales pour se rendre aux urnes. Après avoir voté sur la colline natale Musama dans la province de Gitega, Evariste Ndayishimiye a déclaré que ces administratifs élus doivent comprendre qu’ils seront au service des citoyens. « Nous avons besoin de bons dirigeants, au service de la population. Ils doivent comprendre qu’être un dirigeant, c’est comme être bénévole », a-t-il souligné. Ce scrutin est le dernier du processus électoral de 2025, après les élections législatives et communales du 5 juin 2025, suivies par les élections sénatoriales du 23 juillet 2025. L’élection présidentielle, quant à elle, est prévue en 2027. Xinhua
Le Burundi élimine le trachome en tant que problème de santé publique

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a confirmé que le Burundi avait éliminé le trachome en tant que problème de santé publique. C’est le huitième pays de la Région africaine de l’OMS à franchir cette étape importante. Le trachome est également la première maladie tropicale négligée (MTN) à être éliminée dans le pays. « L’élimination d’une maladie comme le trachome est un grand succès pour la santé publique, qui a nécessité des efforts et un dévouement au long cours », a déclaré le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l’OMS. « Je félicite le Gouvernement et le peuple burundais pour leur travail acharné et leur engagement. C’est formidable de voir le Burundi rejoindre le groupe de plus en plus important de pays qui ont éliminé au moins une MTN », a-t-il ajouté. Le trachome, qui est dû à la bactérie Chlamydia trachomatis, se transmet d’une personne à l’autre, par contact avec des surfaces contaminées et par les mouches qui ont été en contact avec des sécrétions oculaires ou nasales. Les infections à répétition peuvent entraîner des cicatrices, un trichiasis (croissance des cils vers l’intérieur de l’œil) et, finalement, une cécité. À l’échelle mondiale, la maladie reste endémique dans de nombreuses communautés vulnérables où l’accès à l’eau potable et aux moyens d’assainissement est limité. « La validation officielle de l’élimination du trachome en tant que problème de santé publique au Burundi marque une étape majeure dans notre engagement en faveur de l’équité en santé. Il s’agit d’une victoire collective rendue possible par près de 20 ans de mobilisation nationale et de solidarité internationale. Je tiens à saluer tous les partenaires, les acteurs communautaires et institutions du Burundi et au-delà qui ont permis cette avancée historique », a dit la Dre Lydwine Baradahana, Ministre burundaise de la santé publique et de la lutte contre le sida. Les progrès au Burundi Avant 2007, comme aucun cas notifié et comme il n’y avait pas d’études épidémiologiques, on ne connaissait pas l’étendue de l’endémicité du trachome au Burundi. Cette année-là, le pays a lancé une initiative de lutte contre les MTN, qui prévoyait la cartographie intégrée des géohelminthiases, de la schistosomiase, de la filariose lymphatique et du trachome. À l’issue de cette cartographie, le Ministère de la Santé publique et de la lutte contre le sida a mené des investigations complémentaires. Les enquêtes de référence menées en 2009-2010 ont confirmé que le trachome était endémique dans certaines régions du pays. Cela a conduit à mener des interventions basées sur la stratégie CHANCE recommandée par l’OMS pour 2,5 millions de personnes qui en avaient besoin, dans 12 districts sanitaires. Le programme d’élimination du trachome au Burundi a été soutenu techniquement et financièrement par CBM Christoffel Blindenmission, l’END Fund, Geneva Global et l’OMS. L’Initiative internationale contre le trachome, qui dépend de la Task Force for Global Health, a donné de l’azithromycine (Zithromax, Pfizer, New York, États-Unis d’Amérique). L’OMS continue de soutenir les autorités sanitaires du pays en les aidant à assurer la surveillance des communautés où le trachome était auparavant endémique afin de prévenir toute résurgence de la maladie. « Cet exploit reflète la détermination du Gouvernement à protéger les populations les plus vulnérables. Sous le patronage du Ministère de la santé publique et de la lutte contre le sida, et grâce au dévouement des agents de santé communautaires, au soutien de partenaires clés et à l’appui technique de l’OMS, ce succès a été rendu possible », a déclaré le Dr Xavier Crespin, Représentant de l’OMS au Burundi. « Cette victoire nous inspire à poursuivre avec le même engagement l’élimination de toutes les autres maladies tropicales négligées », a-t-il ajouté. Prévalence de la maladie Le trachome reste un problème de santé publique dans 32 pays et environ 103 millions de personnes vivent dans des zones où des interventions contre la maladie sont nécessaires. Le trachome sévit principalement dans les régions les plus pauvres et les plus rurales d’Afrique, d’Amérique centrale, d’Amérique du Sud, d’Asie, du Pacifique occidental et du Moyen-Orient. La Région africaine est touchée de manière disproportionnée : en avril 2024, 93 millions de personnes vivaient dans des zones à risque, représentant 90 % de la charge mondiale du trachome. Ces dernières années, des progrès significatifs ont été accomplis, si bien que le nombre de personnes nécessitant un traitement antibiotique contre le trachome a diminué de 96 millions dans la Région africaine, passant de 189 millions en 2014 à 93 millions en avril 2024, soit une baisse de 51 %. À l’heure actuelle, 20 pays de la Région africaine de l’OMS nécessitent une intervention pour éliminer le trachome : l’Algérie, l’Angola, le Burkina Faso, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, l’Érythrée, l’Éthiopie, la Guinée, le Kenya, le Mozambique, le Niger, le Nigéria, l’Ouganda, la République centrafricaine, la République démocratique du Congo, la République-Unie de Tanzanie, le Soudan du Sud, le Tchad, la Zambie et le Zimbabwe. Les sept pays de la Région où l’OMS a déjà validé l’élimination du trachome en tant que problème de santé publique sont le Bénin, la Gambie, le Ghana, le Malawi, le Mali, la Mauritanie et le Togo. Quatre autres pays de la Région africaine de l’OMS (le Botswana, la Guinée-Bissau, la Namibie et le Sénégal) affirment avoir atteint les objectifs de prévalence correspondant à l’élimination de la maladie. Progrès à l’échelle mondiale Avec l’annonce d’aujourd’hui, 57 pays ont désormais éliminé au moins une MTN. Parmi ces pays, 24 (dont le Burundi) ont réussi à éliminer le trachome en tant que problème de santé publique. Mis à part le Burundi, l’Arabie saoudite, le Bénin, le Cambodge, la Chine, la Gambie, le Ghana, l’Inde, l’Iraq, le Malawi, le Mali, le Maroc, la Mauritanie, le Mexique, le Myanmar, le Népal, Oman, le Pakistan, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, la République islamique d’Iran, le Togo, Vanuatu et le Viet Nam ont réussi à franchir cette étape. Note aux rédactions L’élimination du trachome en tant que problème de santé publique est définie comme suit : i) prévalence des cas de trichiasis trachomateux inconnus du système de santé inférieure à 0,2 % chez les personnes de plus de 15 ans (soit environ 1 cas pour 1000 habitants) ; et ii) prévalence de l’inflammation trachomateuse-folliculaire inférieure à 5 % chez les enfants âgés de 1 à 9 ans, maintenue
Burundi : Le Président Ndayishimiye dresse un bilan positif de sa présidence de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement du COMESA

Le Chef de l’Etat burundais, Son Excellence Evariste NDAYISHIMIYE, a présenté un bilan positif de sa présidence de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement du COMESA lors de son allocution à la 7ème réunion mi-annuelle de coordination entre l’Union Africaine, les Communautés Économiques Régionales et les Mécanismes Régionaux tenue à Malabo le dimanche 13 juillet 2025. Le Président Ndayishimiye a fait savoir que le plan stratégique du COMESA lancé en 2021-2025 et qui est sur le point de s’achever, a été une boussole vers sa vision d’ “Être une communauté économique régionale pleinement intégrée, compétitive à l’échelle internationale et caractérisée par un haut niveau de vie pour toutes ses populations.” Cette vision témoigne les chiffres qui parlent: Avec une population de plus de 640 millions d’habitants, le COMESA a généré, en 2024, un produit intérieur brut (PIB) d’un billion de dollars, soit près d’un tiers du PIB de l’Afrique. En matière de commerce mondial, avec des exportations à hauteur de 219 milliards USD et des importations de 279 milliards USD pour la même période, le COMESA représente près d’un tiers des exportations totales et 39% des importations de l’Afrique, s’élevant respectivement à 682 milliards et 719 milliards USD en 2024. Avec ces chiffres, le Président Ndayishimiye a affirmé sans hésiter que le COMESA contribue à un tiers des activités économiques de tout le continent. “Grâce à l’utilisation croissante d’outils numériques, les progrès réalisés dans l’intégration des marchés sont autant considérables, avec des échanges intra-COMESA passant de 2 milliards de dollars au cours de l’année 2000 à 14 milliards de dollars actuellement, et qui sont en continuelle croissance.” A dit le Président Burundais avec espérance que grâce à l’utilisation croissante d’outils numériques, le commerce intrarégional sera davantage facilité. Le Président Ndayishimiye a toutefois soulevé les défis de taille qui subsistent dans ce cheminement vers la pleine intégration de la région. C’est d’abord, aborder, au niveau des chefs d’État, la question de la lenteur de l’intégration et de la mise en œuvre des engagements continentaux et régionaux convenus. Selon le Chef de l’Etat Burundais, Président de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement du COMESA, plusieurs des décisions ne sont pas mises en œuvre et les engagements restent en Jachère dans les tiroirs des bureaux. Selon le Président Ndayishimiye, Cette réunion de coordination semestrielle devrait aborder cette question en priorité. Le Président de la République n’a pas manqué de proposer des solutions pour un lendemain meilleur pour le COMESA telle que la résolution du paradoxe entre la forte volonté d’intégration et la forte dépendance vis-à-vis des bailleurs de fonds extérieurs. Ce faisant, mettre un accent particulier sur la mobilisation des ressources propres au continent. A-t-il ajouté, saluant le vif intérêt des institutions financières pour le soutien à l’Agenda africain. Rappelons qu’en prélude à la 7ᵉ Réunion de coordination entre l’Union africaine (UA), les Communautés économiques régionales (CER) et les Mécanismes régionaux, la 47ᵉ session ministérielle du Conseil exécutif de l’UA s’est ouverte jeudi 10 juillet 2025 à Malabo, en présence de nombreux ministres des Affaires étrangères du continent qui a vu l’élection d’un Commissaire de l’union Africaine à l’Éducation, Science, Technologie et Innovation, le Professeur Burundais Pascal Banyankimbona, une première dans l’histoire du Burundi depuis son Indépendance.
Le Burundi s’ancre dans une nouvelle dynamique régionale pour moderniser son agriculture

Le gouvernement burundais et la Banque africaine de développement ont lancé le 20 mai 2025, à Bujumbura la composante Burundi du Projet intégré de développement Burundi-Rwanda (BRIDEP). Le projet vise à améliorer la production agricole, les liaisons de transport transfrontalières et à faciliter les échanges commerciaux entre les deux pays voisins d’Afrique de l’Est. L’atelier technique de lancement a réuni les principaux acteurs institutionnels, techniques et financiers de la composante nationale du projet. Il avait notamment pour but d’harmoniser le niveau d’information et de présenter les grandes orientations de la composante burundaise. « Le lancement de ce projet est une étape cruciale pour la suite de sa mise en œuvre, qui constitue un jalon historique dans l’engagement du Burundi vers un développement durable, inclusif et intégré », a déclaré Diomède Ndayirukiye, secrétaire permanent au ministère burundais de l’Environnement, de l’Agriculture et de l’Elevage. « En valorisant notre potentiel irrigable, en dynamisant l’agro-industrialisation et l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes, en renforçant la résilience face aux changements climatiques, et en favorisant l’intégration régionale à travers des infrastructures modernes, nous ouvrons la voie à une transformation profonde de notre agriculture », a-t-il ajouté. Le Projet intégré de développement Burundi-Rwanda, dans sa composante burundaise, se positionne comme un levier stratégique de transformation rurale et de réduction durable de la pauvreté. Déployé dans neuf provinces à fort potentiel agro-économique – de Kirundo à Cibitoke en passant par Gitega, Muyinga et Kayanza – il intervient au cœur des territoires où se joue l’avenir de la souveraineté alimentaire et de l’inclusion économique. Des semences améliorées seront ainsi fournies pour exploiter 24 000 hectares de terre et des techniques agricoles adaptées au climat seront dispensées aux producteurs. Aussi 40 centres d’élevage privés vont relancer des souches performantes de porcs et volailles. Par ailleurs, 6 000 hectares de marais et 18 000 hectares de bassins versants seront réhabilités. Cette transformation du territoire sera appuyée par une révolution numérique : la géolocalisation de 120 000 ménages leur donnera accès à une plateforme digitale centralisant intrants, financements et débouchés. Enfin, les infrastructures stratégiques du projet comprennent la construction du tout premier poste frontalier à guichet unique à Akanyaru Haut – un outil de fluidité commerciale mais aussi d’intégration concrète – et la création de deux agropoles pilotes à Cibitoke et Karuzi. Ces pôles, fruits d’un partenariat public-privé, symboliseront ainsi l’entrée de l’agriculture burundaise dans un âge industriel. La composante burundaise du BRIDEP capitalisera sur le fort potentiel agricole de la plaine de la Ruzizi en investissant dans des chaînes de valeur stratégiques, notamment celle du maïs. « L’agriculture est le cœur battant de l’économie burundaise, et lorsqu’elle est structurée, soutenue et modernisée, elle devient un puissant levier de transformation », a indiqué Pascal Yembiline, responsable pays de la Banque africaine de développement au Burundi. Pour lui, le choix des sites telles que la plaine de la Ruzizi par le projet ne relève pas du hasard. Cette zone fertile est aussi un symbole de potentiel inexploré. « À travers le Projet, la Banque est fière d’accompagner la vision ambitieuse du gouvernement du Burundi, en ciblant la plaine pour générer des emplois, renforcer les capacités des acteurs locaux et améliorer durablement les conditions de vie de milliers de ménages ruraux. C’est là toute la force de notre engagement : bâtir, ensemble, une agriculture résiliente, inclusive et tournée vers l’avenir », a soutenu M. Yembiline. Pour Pascal Sanginga, responsable régional du secteur Agriculture et Agro-industrie au bureau Afrique de l’Est du Groupe de la Banque, le projet incarne une nouvelle génération de projets à fort impact que la Banque entend promouvoir. « La Banque africaine de développement a pleinement adopté l’intégration régionale comme axe stratégique d’innovation. Avec le BRIDEP, il s’agit de mettre en synergie les ambitions des pays membres autour de solutions concertées. Ce projet est une opportunité majeure pour le Burundi et un modèle structurant dont la Banque est fière d’assurer le soutien, tant technique que financier », a-t-il affirmé. Avec une enveloppe de 152 millions de dollars américains, la composante burundaise du projet s’impose comme un levier structurant du développement agricole national et régional. Fort du leadership du Groupe de la Banque africaine de développement, qui concentre plus de la moitié des financements, et d’un cofinancement solide du Fonds international de développement agricole (FIDA), le projet s’appuiera également sur un engagement affirmé du gouvernement burundais et une participation active des populations bénéficiaires. Sa mise en œuvre durera six ans (2024-2029).
Rwanda. Le 06 avril 1994 : Ton Souvenir, Notre Force!

SOUVENIRS. 31 ans sans toi. Et pourtant, tout résonne encore comme si c’était hier. Ce 6 avril 1994 à 20h30, ton avion est abattu au-dessus de notre résidence familiale de Kigali. Ce jour-là, deux chefs d’État en exercice — mon père, Juvénal Habyarimana, et son homologue burundais Cyprien Ntaryamira — sont lâchement assassinés, avec leurs proches collaborateurs et l’équipage. Tous étaient des pères de famille, et depuis ce jour, leurs proches vivent un deuil confisqué. Cet acte terroriste a plongé non seulement le Rwanda, mais toute la région des Grands Lacs africains dans une obscurité dont nous ne sommes jamais réellement sortis. Ce soir-là, j’ai perdu mon père. J’avais à peine 18 ans, et j’ai vu de mes propres yeux l’inimaginable. Notre petite sœur n’avait que 14 ans. Aujourd’hui, devenu père à mon tour, je réalise avec encore plus de force ce que cet instant a dû représenter pour lui : cette pensée fulgurante pour ses enfants, pour son peuple, pour ce Rwanda qu’il aimait et qu’il rêvait de rassembler — au point d’y sacrifier sa propre vie. Il était un homme d’État, un père de la nation, dont l’engagement pour la paix et la stabilité était sincère, courageux, profond. Et pourtant, 31 ans plus tard, les peuples des Grands Lacs attendent toujours cette paix. Pire : ceux qui ont commandité cet attentat — Kagame et le FPR — continuent, en toute impunité, à semer la mort, la terreur et la désolation en République Démocratique du Congo et dans toute la région. Deux chefs d’État ont été assassinés. Et à ce jour, aucune enquête sérieuse n’a jamais été menée. Pourquoi ? Parce que les responsables sont protégés. Parce que la vérité dérange. Pourtant, elle est connue. Les Rwandais savent. Les Congolais savent. Les Burundais savent. Les chancelleries occidentales savent. Les faits sont clairs : Paul Kagame est le commanditaire de ce crime fondateur de son régime, ce crime qui a ouvert les portes de l’apocalypse au Rwanda. Nous ne débattrons plus avec les cyniques qui osent encore suggérer que ces missiles — pourtant identifiés comme issus de l’arsenal ougandais — auraient été tirés par une épouse dormant chaque soir aux côtés de son mari. Ce récit absurde ne trompe plus personne. De même, nous ne demanderons plus à personne la permission de pleurer nos morts. Ce 6 avril nous appartient à nous tous, familles de victimes. Il appartient à tous les Rwandais. Pas seulement à ceux qui s’arrogent le monopole de la souffrance pour mieux dissimuler leurs propres crimes. Ce mois d’avril doit cesser d’être un outil de propagande et redevenir un moment de mémoire partagée. Ce système d’apartheid mémoriel doit prendre fin pour laisser place à une nouvelle ère — une ère de vérité, de justice et de deuil sincère. J’ai une pensée particulière pour les millions de victimes oubliées de cette longue tragédie — notamment nos frères et sœurs congolais, si souvent abandonnés malgré leur hospitalité. Leur souffrance aujourd’hui est le prolongement direct de ce crime impuni du 6 avril 1994. Mais ce message n’est pas que douleur. Il est aussi porteur d’espoir. Car je reste convaincu que l’héritage de mon père — sa vision d’un Rwanda paisible, réconcilié et souverain — renaîtra. Le début de cette quatrième décennie doit marquer la fin du silence imposé, et l’émergence d’une génération qui ne négociera plus ni sa mémoire, ni sa dignité. Rwanda Burundi RDC Par Jean-Luc Habyarimana
Le Burundi qualifie de « fabrication » les informations faisant état de « lourdes pertes » face aux rebelles du M23 en RDC

Le Burundi a démenti jeudi les informations faisant état de pertes probablement importantes dans les rangs de ses soldats lors de récents combats contre les rebelles du M23 dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC). « La Force de défense nationale du Burundi condamne avec la dernière énergie les auteurs et propagateurs de messages de haine et de dénigrement à l’encontre de nos vaillants soldats réputés pour leur discipline. Nous condamnons également les chiffres fallacieux de pertes de soldats burundais publiés sur les médias sociaux », a dit Gaspard Baratuza, porte-parole du ministère de la Défense, lors d’une conférence de presse. Il a déclaré que ces lourdes pertes humaines et matérielles « fabriquées » visaient à démoraliser les soldats burundais, ajoutant que les photos et les vidéos diffusées sur les réseaux sociaux l’avaient été pour des raisons de propagande. Les militaires burundais déployés en RDC s’acquittent de leur mandat avec un « professionnalisme sans faille », a assuré Gaspard Baratuza. Ce dernier réagissait à des informations diffusées sur les réseaux sociaux et par certains médias internationaux qui citaient le groupe rebelle M23, selon lesquelles près de 200 soldats burundais avaient trouvé la mort lors de récents combats dans la province du Nord-Kivu, en RDC, entre les rebelles du M23 et les militaires congolais, soutenus par l’armée burundaise et des milices locales. M. Baratuza a confirmé que des soldats burundais étaient déployés dans l’est de la RDC depuis 2023 dans le cadre d’accords bilatéraux et régionaux. « Dans les zones où les soldats burundais sont présents, les citoyens congolais mènent leurs activités librement », a-t-il dit. Xinhua