La CEEAC prend part à la 61ème réunion de l’UNSAC à Bujumbura

La Communauté Économique des États de l’Afrique Centrale (CEEAC) participe aux travaux de la 61ème Réunion du Comité consultatif permanent des Nations Unies chargé des questions de sécurité en Afrique centrale (UNSAC), organisée du 25 au 29 mai 2026 à Bujumbura, autour du thème : « Renforcement des mécanismes régionaux de prévention, de médiation et de règlement pacifique des conflits pour une paix durable et un développement résilient en Afrique centrale ». La délégation de la CEEAC est conduite par le Commissaire aux Affaires Politiques, Paix et Sécurité, le Général de Corps d’Armée Marcel MAPANGOU MOUSSADJI. Les travaux des experts, qui se déroulent du 26 au 28 mai, préparent le segment ministériel prévu le 29 mai 2026 qui verra la participation de l’Ambassadeur Dr. Ezéchiel NIBIGIRA, Président de la Commission de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale. Au cours de cette session, la CEEAC a présenté la situation géopolitique et sécuritaire de l’Afrique centrale. Cette présentation a été assurée par Monsieur Kourma ABAKAR KOURMA, Chef de Service Évaluation et Analyses au Mécanisme d’Alerte Rapide de l’Afrique centrale (MARAC). Par ailleurs, le Dr Thierry ZANG, chef de service médiation et Secrétaire permanent du Comité des Sages de la CEEAC, a également fait un point d’information à l’attention des délégués des États membres du Comité et des organismes ayant le statut d’observateurs auprès de l’UNSAC. Ce point a permis à la CEEAC de s’appesantir sur les différents niveaux constitutifs de l’architecture de médiation de la CEEAC, mais également porté à la connaissance du Comité, le processus d’élaboration en cours du Cadre régional de médiation et de diplomatie préventive dans l’espace CEEAC. Les travaux ont également été marqués par l’élection du nouveau bureau du Comité présidé par le Burundi. La Commission de la CEEAC présentera par ailleurs son architecture de médiation et de diplomatie préventive au cours des travaux.
Coopération Maroc–Burundi : une délégation burundaise en immersion à la Trésorerie Générale du Royaume

Du 30 mars au 02 avril 2026, la Trésorerie Générale du Royaume (TGR) a reçu la visite d’une délégation de haut niveau de la République du Burundi, conduite par le Directeur général responsable du programme Gestion budgétaire au Ministère des Finances, du Budget et de l’Economie numérique. Il était accompagné de quatre directeurs centraux entre autres. Inscrite dans le cadre du renforcement de la coopération institutionnelle en matière de gestion des finances publiques, notamment avec les pays africains, cette visite s’est déroulée au siège de la Trésorerie Générale du Royaume. Elle « avait pour objectif de partager l’expérience marocaine et d’appuyer les autorités burundaises dans leur projet de mise en œuvre du Compte Unique du Trésor », indique la TGR dans un communiqué . « Le programme de la visite était articulé autour de rencontres avec les responsables et experts de la Trésorerie Générale du Royaume », poursuit la même source précisant que les échanges ont ainsi exploré les différentes facettes du Compte Unique du Trésor : son positionnement, sa structure, ses règles de fonctionnement et son évolution historique. Le communiqué indique en outre que les échanges ont également porté sur le dispositif de suivi des flux de trésorerie de l’État, la réforme de la comptabilité de l’État, l’organisation comptable et la tenue de la comptabilité de l’État, ainsi que le système d’information du Plan Comptable de l’État. « Cette visite traduit la volonté de l’institution de promouvoir le partage d’expertise et la diffusion des meilleures pratiques comme moyen de modernisation de la gestion des finances publiques et de renforcement des capacités institutionnelles ». Martin Kam
Convergence Citoyenne : Makambou Jean Phaite désigné Représentant régional de la CPAAD pour l’Afrique centrale

La Convergence Citoyenne annonce la nomination de son secrétaire national chargé de l’organisation, Makambou Jean Phaite, en qualité de Représentant régional de la Coalition pour la Prévention et l’Action contre l’Abus de Drogues (CPAAD) pour l’Afrique centrale. Dans un communiqué parvenu à notre Rédaction, la formation d’opposition de la République du Congo a exprimé « sa profonde fierté » face à « cette reconnaissance internationale (qui) vient consacrer le travail rigoureux mené par notre mouvement et confirme la pertinence de notre engagement pour une transformation politique profonde et durable ». Cette désignation constitue également une reconnaissance internationale de l’engagement de la Convergence Citoyenne en faveur d’un renouveau de la gouvernance et d’une transformation politique durable. A cet égard, le mouvement souligne que la transition politique en son sein « n’est pas un slogan, mais une dynamique concrète, portée par une nouvelle génération d’acteurs engagés, résolus à rompre avec les pratiques du passé et à instaurer une gouvernance fondée sur la justice, la transparence et la responsabilité ». Il ne fait aucun doute qu’« à travers cette nomination, c’est toute une vision qui se renforce : celle d’un renouveau politique ancré dans l’action, la crédibilité et la proximité avec le peuple », affirmnt les membres du mouvement qui saluent l’engagement et la détermination de leur camarade, et lui souhaitent plein succès dans l’exercice de ses nouvelles responsabilités. Patricia Engali
Le Groupe de la Banque mondiale élargit l’accès à l’eau potable et à l’assainissement pour améliorer la santé des communautés au Burundi

Une nouvelle usine de traitement d’eau potable à Bujumbura ajoutera bientôt 60 000 m³ d’eau propre par jour à l’approvisionnement de la ville, améliorant ainsi l’accès fiable pour les familles et les entreprises. Le projet d’accès à l’eau potable et à l’assainissement (PAEPA) approuvé, étendra l’accès à l’eau potable à 615 000 personnes dans tout le pays, dont environ 490 000 habitants de Bujumbura qui bénéficieront d’un approvisionnement en eau sûr et fiable directement à leur domicile. Le projet fournira également des services d’assainissement de base à 55 000 personnes vivant en zones rurales, contribuant à réduire les maladies hydriques et à améliorer la santé des communautés. « L’accès à l’eau potable et à l’assainissement est fondamental pour le développement de tout pays. Reconnaissant ce besoin essentiel, le Projet d’Accès à l’Eau Potable et à l’Assainissement (PAEPA) au Burundi est mis en œuvre selon une Approche Programmatique Multi-Phase (MPA), qui permet le partage des connaissances régionales », a déclaré Babacar Faye, Directeur Pays du Groupe de la Banque mondiale pour le Burundi. Le Burundi continue de faire face à des défis importants en matière d’accès à l’eau et à l’assainissement, particulièrement dans les zones rurales mal desservies, tandis que le changement climatique exerce une pression accrue sur des infrastructures existantes et fragiles. Les réformes en cours du gouvernement visent à transformer le secteur, à ouvrir la voie à une participation accrue du secteur privé et à mobiliser des investissements substantiels à l’avenir. Pour soutenir ces objectifs, le Groupe de la Banque mondiale a approuvé le PAEPA, financé par un don de 80 millions de dollars de l’Association internationale de développement (IDA)*. Cette opération marque la première intervention de la Banque dans le secteur de l’eau et de l’assainissement au Burundi depuis plus de 15 ans, témoignant d’un engagement renouvelé à améliorer les services essentiels à l’échelle nationale. Faisant preuve d’une forte appropriation et d’un leadership affirmé, le Gouvernement du Burundi apporte un financement de contrepartie de 10 millions de dollars pour investir dans des services d’eau, d’assainissement et d’hygiène (EAH) résilients. Au-delà des infrastructures, le projet contribuera à améliorer la performance de la Régie de Production et de distribution d’Eau et d’électricité du Burundi (REGIDESO), à réduire les pertes d’eau et à appuyer les opérateurs privés qui fournissent des services dans les communautés rurales. Il renforcera également la sécurité hydrique à long terme grâce à un plan de gestion d’un aquifère transfrontalier. Cette nouvelle opération soutient les priorités de développement du Burundi et s’aligne sur la mission de la Banque mondiale visant à développer des infrastructures résilientes au climat tout en renforçant la gouvernance, le capital humain et la création d’emplois dans le secteur de l’eau, hygiène et assainissement. BM
Le Burundi accuse le Rwanda d’intensifier ses attaques malgré la récente signature des accords de paix avec la RDC

Le Burundi accuse le Rwanda d’intensifier les attaques contre les militaires burundais présents en République démocratique du Congo (RDC) pour une mission de paix, malgré la récente signature des accords de paix entre le Rwanda et la RDC, a déclaré lundi Edouard Bizimana, ministre burundais des Affaires étrangères. Il a fait ces remarques lors d’une réunion à l’intention des chefs des missions diplomatiques et consulaires ainsi que des représentants des organisations régionales et internationales accrédités au Burundi. « Le Burundi ne tolérera aucun acte qui remettrait en cause la sécurité du Burundi », a indiqué M. Bizimana au cours des échanges avec les diplomates et représentants des organisations internationales, invités à la réunion pour faire le point sur l’évolution de la situation sécuritaire dans l’est de la RDC. Malgré la signature des accords de paix, les attaques se sont intensifiées dans l’est de la RDC à proximité du Burundi, où deux bombes ont même dépassé vendredi les frontières burundaises et fait deux blessés, une femme et un enfant à Cibitoke (nord-ouest du Burundi), a signalé M. Bizimana. Le ministre a accusé le Rwanda d’être dernière cette attaque, la qualifiant de « provocation ». Toutefois, il a laissé entendre que le Burundi restait engagé à soutenir toute initiative visant la promotion de la paix dans la région. « Le Burundi est une partie de la solution et non une partie du problème », a-t-il affirmé. Ces récentes attaques dans l’est de la RDC près du Burundi ont provoqué des déplacements de personnes fuyant ces hostilités. Entre les 6 et 7 décembre, le Burundi a enregistré 2.325 réfugiés et 1.438 ménages de Burundais composés de 3.397 personnes qui vivaient en RDC, selon le ministre. Xinhua
Au Bénin, les pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre s’engagent à accélérer la transformation numérique dans la région

Grantir l’accès au haut débit, développer les capacités en intelligence artificielle, créer des emplois numériques et bâtir un marché intégré d’ici 2030 À l’issue d’un sommet régional qui s’est tenu les 17 et 18 novembre 2025 au Bénin, les ministres en charge du numérique des pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre ont adopté la Déclaration de Cotonou, marquant le fort engagement de leurs pays pour accélérer la transformation numérique dans la région. Dans ce cadre, ils se sont fixés des objectifs ambitieux à l’horizon 2030, notamment pour parvenir à un accès abordable et fiable au haut débit pour 90 % de la population, déployer des infrastructures numériques publiques interopérables comme l’identité numérique et les systèmes de paiement, doubler le commerce électronique intra-africain, et adopter des cadres harmonisés pour la cybersécurité, la gouvernance des données et de l’Intelligence Artificielle (IA) afin de créer un environnement de confiance. La Déclaration de Cotonou prévoit également la formation massive pour faire en sorte que 20 millions de personnes puissent disposer de compétences numériques de base, et que 2 millions de jeunes et de femmes bénéficient d’emplois ou d’entrepreneuriat numériques. Par ailleurs, les ministres se sont engagés à stimuler les écosystèmes d’innovation numérique en partenariat avec le secteur privé. Ils ont également décidé de promouvoir des solutions africaines pour l’IA à travers le développement des infrastructures régionales de calcul, de cloud et des données et la mise en œuvre de programmes d’applications de l’IA dans des secteurs prioritaires pour la transformation économique inclusive. Pour réaliser ces objectifs, la Déclaration appelle à une mobilisation des investissements publics et privés à travers pactes numériques nationaux, qui articuleront objectifs de réformes, besoins en financement et partenariats stratégiques avec le secteur privé autour des objectifs fixés dans la Déclaration pour accélérer la croissance inclusive et la création d’emplois. Des mesures concrètes ont été envisagées pour favoriser l’échange de bonnes pratiques et la coordination visant à créer des marchés numériques régionaux, et inciter le secteur privé à investir dans l’infrastructure numérique en s’appuyant sur des initiatives régionales telles que la Mission 300 (M300), une initiative panafricaine visant à connecter 300 millions d’Africains à l’électricité d’ici 2030 afin de soutenir la transformation numérique et économique du continent. Le numérique s’impose aujourd’hui comme l’un des leviers les plus puissants de transformation économique et sociale. Véritable moteur de croissance, il stimule la productivité, favorise la création d’emplois et renforce l’inclusion. Les engagements pris à Cotonou traduisent une volonté commune de transformer la promesse du numérique en progrès concrets, et de positionner l’Afrique de l’Ouest et du Centre comme un acteur majeur de l’économie numérique mondiale. Co-organisé par le gouvernement de la République du Bénin et le Groupe de la Banque mondiale, le sommet régional sur la transformation numérique en Afrique de l’Ouest et du Centre a réuni plus de 200 participants composés de personnalités de haut niveau, y compris des ministres, responsables des communautés économiques régionales, dirigeants du secteur privé, jeunes créateurs de solution numériques, organisations de la société civile et experts internationaux. Il répond aux objectifs de l’Union africaine à l’horizon 2030, qui est de garantir un accès universel et abordable au haut débit, bâtir un marché numérique unique africain, et saisir pleinement les opportunités offertes par les technologies en croissance comme l’intelligence artificielle pour réaliser la transformation numérique du continent. Avec BM
RDC. Le sommet de Kinshasa se termine sur une note d’espoir sur le retour de la paix

Au terme de 3 heures de discussions à huis clos, les Chefs d’État et de gouvernement de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), ont signé, ce samedi à Kinshasa, une déclaration lue par le ministre congolais de l’intégration régionale. Parmi les principales résolutions, le Sommet a appelé les pays membres « à la résolution des différends bilatéraux par le dialogue et les mécanismes régionaux existants, en réaffirmant les principes de souveraineté et d’intégrité territoriale, et de non ingérence dans les affaires intérieures d’autres États ». Dans son discours de clôture, le Président Félix Tshisekedi a exprimé sa gratitude à ses pairs pour leur participation active aux échanges et aux délibérations qui ont jalonné les travaux. « Les recommandations et résolutions adoptées revêtent une importance capitale, car elles dessinent les contours de l’avenir de notre institution », a dit le Président en exercice de la CIRGL. Le Président Félix Tshisekedi a formulé la demande d’organiser le prochain Sommet dans une année en lieu et place de deux ans comme à l’accoutumée. « Bien que notre Sommet ordinaire se tienne tous les deux ans, je suis persuadé que vous partagez avec moi, Excellences, l’idée qu’il serait judicieux de nous retrouver, aux alentours du 15 décembre 2026, pour un Sommet extraordinaire. Nous célébrerons alors le vingtième anniversaire de la signature du « Pacte sur la sécurité, la stabilité et le développement dans la Région des Grands Lacs », socle de notre communauté », a-t-il indiqué.
Le Burundi élu membre de la Troïka de la CIRGL lors du 9ᵉ Sommet à Kinshasa

Le 15 novembre 2025, le Chef de l’État, S.E. Évariste Ndayishimiye, a participé à Kinshasa au 9ᵉ Sommet des Chefs d’État et de Gouvernement de la CIRGL et à l’issue des travaux, le Burundi a été élu Vice-président de l’organisation, intégrant ainsi la Troïka, étape décisive qui le prépare à assurer prochainement la présidence de la CIRGL. Le Sommet s’est ouvert par la passation de la présidence entre S.E. João Manuel Gonçalves Lourenço, président d’Angola et président sortant de l’organisation et le Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo président de la RDC) et président entrant suivie d’une session à huis clos où les grandes décisions ont été adoptées, dont l’élection du Burundi. Les Chefs d’État ont unanimement souligné l’urgence du retour de la paix en RDC, en République Centrafricaine, au Soudan et dans d’autres pays de la région, rappelant que la paix et le développement sont indissociables. Ils ont insisté sur la coopération régionale, la lutte contre les groupes armés, l’intégration économique et la solidarité entre États membres. Le Sommet a également nommé le Dr Mubita Luwabelwa de la Zambie au poste de Secrétaire exécutif de la CIRGL, en remplacement de S.E. Ambassadeur João Samuel de l’Angola. Les travaux se sont clôturés par la publication du communiqué final du Sommet.