Maroc. La croissance de l’économie nationale devrait s’établir à 5% en 2026

Prévisions économiques du HCP Après une croissance estimée à 4,7% en 2025, l’économie marocaine devrait s’accélérer pour s’établir à 5% en 2026, selon ce qui ressort du Budget économique prévisionnel (BEP) 2026 publié par le Haut-commissariat au plan (HCP). D’après l’institution publique, cette accélération continue serait «portée par la reprise du secteur agricole et par la consolidation des performances des activités non agricoles, stimulée par le dynamisme de la demande intérieure dans un contexte de stabilité des prix». Il est important de noter que les projections économiques, contenues dans le BEP, reposent sur un ensemble d’hypothèses macroéconomiques portant notamment sur « une campagne agricole 2025/2026 supérieure à la moyenne, soutenue par les conditions climatiques favorables ; la prise en compte des nouvelles dispositions de la loi de Finances 2026; un redressement de la demande adressée au Maroc, en lien avec l’amélioration graduelle de la croissance économique chez les principaux partenaires commerciaux ainsi que le maintien de la tendance baissière des cours à l’international, en particulier pour certaines matières premières, contribuant à l’atténuation des pressions inflationnistes ». Dans le détail, le démarrage de la campagne agricole 2025/2026 a été marqué par un déficit pluviométrique notable, les précipitations abondantes et bien réparties enregistrées à partir de fin novembre laissant entrevoir une campagne agricole plus prometteuse. Ce qui devrait contribuer à reconstituer les réserves des barrages et à alimenter les nappes phréatiques. Le HCP prévoit, par ailleurs, le redressement de l’activité d’élevage en 2026, « soutenue par les retombées positives de la décision Royale de s’abstenir du sacrifice de l’Aïd Al-Adha en 2025, l’amélioration du couvert végétal et la disponibilité des pâturages, ainsi que par le programme national de reconstitution du cheptel». Dans ces conditions, l’organisme chargé de la production, de l’analyse et de la publication des statistiques officielles au Maroc estime que la valeur ajoutée agricole devrait évoluer de 10,4% en 2026, après 4,5% en 2025, sous l’hypothèse d’une production céréalière supérieure à la moyenne. Après une évolution de 3,7% estimée en 2025, le secteur primaire devrait progresser de 10% en 2026 contribuant ainsi de 1,1 point à la croissance économique nationale en 2026 contre 0,4 point en 2025, selon les prévisions de l’institution, qui s’attend à un léger redressement de l’activité de la pêche au cours de cette année (après sa baisse prévue en 2025, suite au repli du volume des débarquements de la pêche côtière et artisanale). Les activités non agricoles devraient évoluer de 4,3% en 2026, soutenues principalement par la consolidation des activités industrielles, la poursuite de la bonne performance du secteur du BTP, ainsi que par la vigueur des services marchands. Mais également par la bonne tenue de la demande intérieure et par l’effet d’entraînement des grands projets d’investissement. Après une croissance de 4,8% estimée en 2025, les activités secondaires devraient évoluer de près de 4,2% en 2026, contribuant ainsi à la croissance économique nationale aux alentours de 1,1 point en 2025 et 2026. Quant au secteur tertiaire, il « devrait confirmer sa résilience avec une croissance de 4,3% en 2026 après 4,5% en 2025, contribuant positivement à la croissance du PIB à hauteur de 2,3 points en 2026 après 2,4 points en 2025 », selon le HCP. Alain Bouithy
Maroc. La croissance économique attendue à 4,2% au premier trimestre 2026

Après une progression modérée au trimestre précédent Après 4% au quatrième trimestre 2025, la croissance économique nationale devrait enregistrer une légère accélération au début de 2026. Elle devrait s’établir à 4,2% au premier trimestre en rythme annuel, selon les prévisions du Haut-commissariat au plan (HCP). Cette progression serait, essentiellement, portée par les activités agricoles et tertiaires dont la contribution à la croissance économique globale devrait s’élever à +2,9 points, a fait savoir l’institution publique dans une synthèse du point de conjoncture du troisième trimestre 2025 et perspectives pour le quatrième trimestre 2025 et le premier trimestre 2026. Le secteur de la construction poursuivrait son évolution au rythme de 3,4%, après la décélération observée à fin 2025, imputable aux interruptions ponctuelles liées aux intempéries de décembre. Plus exposée aux fluctuations de la demande extérieure, l’industrie manufacturière afficherait, à l’inverse, une croissance modérée (+3,1%), reflétant la persistance des pressions sur les marchés d’exportation, souligne le document rendu public récemment. La même source précise que « le scénario de croissance au début de 2026 repose sur un équilibre entre des risques externes plus accentués et des leviers internes de résilience ». D’après l’institution, le ralentissement industriel et le durcissement des contraintes réglementaires européennes pourraient peser plus lourdement sur les exportations et renforcer le déficit commercial, entraînant une croissance moins soutenue que prévu. En contrepartie, le Haut-commissariat soutient que «des facteurs conjoncturels favorables liés à la poursuite d’un régime climatique humide en hiver et le maintien de l’investissement en infrastructures apporteraient des gains plus importants sur la demande intérieure et sur la croissance. S’agissant toujours des perspectives de croissance de ce début d’année, l’organisme s’attend à ce que l’économie nationale évolue dans un environnement marqué par une combinaison de chocs externes et structurels. De l’avis des experts de l’institution, la modération persistante de la demande européenne, accentuée par l’augmentation des droits tarifaires américains et l’intensification de la concurrence chinoise, continuerait de peser sur les exportations nationales. Par ailleurs, « les entreprises exportatrices devraient faire face à un double choc réglementaire sur le marché européen, résultant de la transition vers le régime d’ajustement carbone aux frontières européennes et la mise en œuvre d’une nouvelle législation française limitant le recours à l’offshoring dans les activités de consommation et de prospection », selon le HCP. L’institution s’attend également à la poursuite du ralentissement de la demande extérieure, amorcé au troisième trimestre 2025 et accentué en fin d’année. Ce qui, explique-t-elle, ramènerait l’accroissement du volume des exportations nationales de biens et services à +3,9%, en variation annuelle, au lieu d’une croissance moyenne de +10,4% par trimestre au cours du dernier quinquennat. Enfin, face à ces contraintes, le scénario le plus plausible est celui d’une résilience de la croissance économique nationale reposant, principalement, sur les facteurs internes, « avec une demande intérieure en progression continue, grâce au regain des activités agricoles et à la poursuite des faibles tensions sur les prix ». Alain Bouithy
Recul des prix mondiaux des produits alimentaires en décembre 2025

Malgré la hausse des cours des céréales et du sucre Selon l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), l’indice des prix mondiaux des produits alimentaires a reculé en décembre 2025 par rapport au mois précédent. Les chiffres publiés par l’agence onusienne montrent que « la baisse des cours des produits laitiers, de la viande et des huiles végétales a plus que compensé les hausses des cours des céréales et du sucre ». La FAO précise que « l’indice FAO des prix des produits alimentaires s’est établi en moyenne à 124,3 points en décembre, soit un repli de 0,6% par rapport à novembre et de 2,3% par rapport à sa valeur enregistrée il y a un an ». A noter que, sur l’année 2025, l’indice a affiché une valeur moyenne de 127,2 points, soit 4,3% de plus que la moyenne de 2024, la hausse des prix mondiaux des huiles végétales et des produits laitiers ayant compensé les baisses des cours des céréales et du sucre. Dans le détail, et d’après les informations communiquées par l’institution, l’indice FAO des prix des céréales a bondi de 1,7% en décembre par rapport au mois de novembre. Cette évolution, explique-t-elle, est portée par « le regain d’inquiétudes liées aux flux d’exportation de la mer Noire, de la forte demande à l’importation de maïs, de l’importante production intérieure d’éthanol au Brésil et aux États-Unis d’Amérique et de l’augmentation des prix dans tous les segments du marché du riz ». Ainsi, la valeur moyenne de l’indice des prix des céréales était inférieure de 4,9% à celle de 2024, ce qui marque sa troisième année consécutive de repli et constitue sa moyenne annuelle la plus basse depuis 2020. En recul de 35,2% par rapport à 2024, la valeur moyenne de l’indice FAO des prix de tous les types de riz a décliné suite à l’abondance des disponibilités exportables, à la forte concurrence entre les exportateurs et à la diminution des achats de certains pays importateurs d’Asie. Comparé au mois de novembre, l’indice FAO des prix des huiles végétales a accusé de son côté une baisse de 0,2% au douzième mois de 2025 et chutant ainsi à son niveau le plus bas depuis six mois. De l’avis des experts de la FAO, « cette baisse est due au recul des prix des huiles de soja, de colza et de tournesol, qui ont plus que compensé la hausse des cours de l’huile de palme ». Et d’ajouter qu’en 2025, l’indice s’est établi en moyenne à 17,1% de plus qu’en 2024, ce qui le situe à son niveau le plus élevé depuis trois ans, dans un contexte de resserrement de l’offre mondiale. Toujours selon l’agence, l’indice FAO des prix de la viande s’est contracté pour sa part de 1,3% par rapport à son niveau révisé de novembre. L’institution constate cependant qu’il est resté supérieur de 3,4% à sa valeur de décembre 2024, du fait de la baisse des prix observée dans toutes les catégories de viande, en particulier pour la viande bovine et la volaille. Sous l’effet d’une forte demande mondiale à l’importation et des incertitudes croissantes du marché liées aux épidémies de maladies animales et aux tensions géopolitiques, l’organisme international indique que cet indice a enregistré une moyenne supérieure de 5,1% à son niveau de 2024. Précisons que « les prix mondiaux de la viande bovine et ovine ont augmenté » au cours de cette période, « tandis que ceux de la viande porcine et de la viande de volaille ont baissé », comme cela est indiqué dans le communiqué de la FAO. En raison de l’effondrement des prix du beurre dû à l’augmentation saisonnière de la disponibilité de la crème en Europe, l’indice FAO des prix des produits laitiers a de son côté perdu 4,4% par rapport à novembre dernier. D’après l’institution, au cours de l’année dernière, « l’indice s’est établi en moyenne à 13,2% de plus qu’en 2024, porté par une forte demande mondiale à l’importation et par l’offre limitée de disponibilités exportables plus tôt dans l’année ». Enfin, la hausse de 2,4% de l’indice FAO des prix du sucre par rapport au mois de novembre est justifiée essentiellement par la forte chute de la production de sucre dans les principales régions cultivatrices du sud du Brésil, mais reste à un niveau inférieur de 24,0% à celui de décembre 2024. En conclusion, les données recueillies montrent que « l’indice a enregistré un niveau moyen inférieur de 17,0% à celui de l’année précédente, ce qui constitue la valeur annuelle la plus faible depuis 2020, étant donné les importantes disponibilités à l’exportation », d’après l’agence. Alain Bouithy
Maroc. Recul de l’activité industrielle en novembre malgré des perspectives plus favorables

Baisse de la production dans l’ensemble des branches, à l’exception de l’«agroalimentaire» L’activité industrielle a enregistré un recul au cours du mois de novembre 2025, a annoncé Bank Al-Maghrib (BAM), relevant une baisse du Taux d’Utilisation des Capacités (TUC) à 79%, contre 80% le mois précédent. Selon les résultats de son enquête de conjoncture au titre du mois de novembre, la production aurait baissé dans l’ensemble des branches à l’exception de l’« agroalimentaire » où elle aurait progressé ; tandis que les ventes se seraient accrues dans l’«agroalimentaire» et la «chimie et parachimie» et repliées dans la «mécanique et métallurgie» et le «textile et cuir». L’enquête fait, par ailleurs, ressortir une hausse des commandes recouvrant une progression dans la «chimie et parachimie» et la «mécanique et métallurgie» et un repli dans l’«agroalimentaire» et le «textile et cuir». D’après la Banque centrale, les carnets de commandes se seraient situés globalement à un niveau normal, avec des niveaux qui seraient restés inférieurs à la normale dans toutes les branches hormis la «mécanique et métallurgie» où ils se seraient établis à un niveau supérieur à la normale. Pour les trois prochains mois, les industriels anticipent une hausse de la production, portée par la «chimie et parachimie», ainsi qu’une progression des ventes dans toutes les branches, hormis le «textile et cuir» où ils prévoient une stagnation. Dans le détail, la production de la branche «agro-alimentaire» aurait progressé et le TUC se serait situé à 72%, tandis que les ventes auraient augmenté, reflétant une stagnation sur le marché local et une hausse des expéditions à l’étranger. L’institution publique fait, en revanche, état du recul des commandes avec un carnet qui se serait situé à un niveau inférieur à la normale. Si les chefs d’entreprise s’attendent à une stagnation de la production et une hausse des ventes pour les trois prochains mois, un tiers des entreprises déclare néanmoins des incertitudes sur l’évolution future de la production et des ventes. En ce qui concerne la production de la branche «textile et cuir», l’enquête fait état d’un repli dans l’ensemble des sous-branches à l’exception de l’«industrie textile» ou elle aurait augmenté. Dans ces conditions, BAM estime que le TUC se serait établi à 81%. Les ventes auraient, de leur côté, enregistré une baisse, recouvrant un recul dans l’«industrie de l’habillement et des fourrures» et une hausse dans l’«industrie textile» et dans l’«industrie du cuir et de la chaussure», souligne BAM précisant que, par destination, elles se seraient repliées aussi bien sur le marché local qu’étranger. De l‘avis des industriels, les commandes auraient reculé, conséquence d’une baisse observée dans l’«industrie de l’habillement et des fourrures», une stagnation dans l’«industrie textile» et une hausse dans l’«industrie du cuir et de la chaussure», rapporte l’institution ajoutant que les carnets de commandes se seraient situés à un niveau inférieur à la normale dans toutes les sous-branches. Ainsi, pour les trois mois à venir, les industriels anticipent une stagnation de la production et des ventes. Néanmoins, plus d’une entreprise sur cinq déclarent des incertitudes sur leur évolution future. L’enquête de conjoncture de BAM fait également ressortir un recul de la production dans la branche «chimie et parachimie», alors que le TUC se serait établi à 80%. «En revanche, les ventes auraient progressé, avec une stagnation sur le marché local et une hausse sur le marché étranger», et les commandes auraient augmenté avec un carnet qui se serait situé à un niveau inférieur à la normale. A souligner que pour les trois prochains mois, les entreprises sondées s’attendent à une augmentation de la production et des ventes. S’agissant de la production dans la branche «mécanique et métallurgie», elle se serait repliée et le TUC se serait établi à 87%; tandis que les ventes auraient baissé, avec un recul des expéditions à l’étranger et une hausse des ventes locales. L’enquête fait en revanche état d’une hausse des commandes, avec un carnet qui se serait situé à un niveau supérieur à la normale. «Pour les trois prochains mois, les industriels anticipent une stagnation de la production et une hausse des ventes. Toutefois, plus d’une entreprise sur quatre indiquent des incertitudes quant à l’évolution future de la production. Alain Bouithy
Indices du commerce extérieur au troisième trimestre 2025 : Repli à l’importation, légère progression à l’exportation (Maroc)

Les indices des valeurs unitaires ont enregistré une baisse à l’importation et une progression à l’exportation au cours du troisième trimestre de 2025 par rapport au trimestre correspondant de l’année précédente, a annoncé le Haut-commissariat au plan (HCP). Selon l’institution publique, «l’indice des valeurs unitaires à l’importation a enregistré une baisse de 5,8% au cours du troisième trimestre 2025 par rapport au même trimestre de 2024 ». Dans sa note d’information relative aux indices du commerce extérieur du troisième trimestre 2025, le HCP indique que l’indice des valeurs unitaires à l’exportation a, de son côté, connu une hausse de 0,4% au cours de la même période comparativement au même trimestre de l’année précédente. D’après les explications de l’organisme chargé de la production, de l’analyse et de la publication des statistiques officielles au Maroc, le recul de l’indice des valeurs unitaires à l’importation résulte principalement de la baisse des valeurs unitaires des «produits finis d’équipement industriel» et des «demi-produits» (8,7%), de l’«énergie et lubrifiants» (11,6%), des «produits finis de consommation» (3,1%), de l’«alimentation, boissons et tabacs» (3,8%) et des «produits bruts d’origine animale et végétale» (2,3%). Toujours selon l’institution, la progression de l’indice des valeurs unitaires à l’exportation s’explique essentiellement par la hausse des valeurs unitaires des «demi-produits» (10,7%) et des «produits bruts d’origine minérale» (4,1%). Quant aux indices des valeurs moyennes des «produits finis d’équipement industriel», des «produits finis de consommation», de l’«alimentation, boissons et tabacs», de l’«énergie et lubrifiants» et des «produits bruts d’origine animale et végétale», la même source fait état de baisses respectives de 4,2%, 1,6%, 3%, 22,3% et 17,3%. D’après les experts du Haut-commissariat, ces évolutions ont atténué la hausse de l’indice global des exportations. Alain Bouithy
Maroc. Décélération de la croissance économique nationale au troisième trimestre 2025

Malgré le redressement du secteur agricole à 4,4 %, après une baisse de 5,1% La croissance économique marocaine s’est décélérée au cours du troisième trimestre 2025. Selon le Haut-commissariat au plan, elle s’est établie à 4% contre 5% à la même période en 2024. Ce ralentissement s’explique principalement par le repli des activités non agricoles, dont la croissance a accusé une baisse durant la même période, tandis que le secteur primaire a enregistré une augmentation contre une baisse au cours de la même période en 2024. Dans le détail, la valeur ajoutée du secteur secondaire en volume, corrigée des variations saisonnières (cvs), a enregistré un ralentissement de son rythme de croissance passant de 6,9% au même trimestre de l’année 2024 à 3,8%. L’institution publique justifie cette évolution par la décélération des taux de croissance des valeurs ajoutées des activités du bâtiment et travaux publics (5,6% au lieu de 6,8%), des activités de l’industrie d’extraction (5,2% au lieu de 14%) et des industries de transformation (2,6% au lieu de 6,6%). Ce, en dépit de l’accélération enregistrée par les activités de l’électricité et de l’eau, dont la croissance est passée de 4,6% à 5,9%. En ce qui concerne la valeur ajoutée du secteur tertiaire, l’arrêté des comptes nationaux du troisième trimestre 2025 met en évidence « une décélération de son taux de croissance, passant de 5% au même trimestre de l’année 2024 à 4,2% au cours de ce trimestre». Le HCP précise que cette évolution a été marquée par le ralentissement des activités de l’hébergement et la restauration (7,4% au lieu de 12,3%), des services financiers et assurances (6,8% au lieu de 7,9%), des services de l’éducation, de la santé et des activités d’action sociale (5,7% au lieu de 6,8%), du transport et entreposage (3,5% au lieu de 7,5%), du commerce et réparation de véhicules (3,2% au lieu de 4,7%), de la recherche et développement et des services rendus aux entreprises (2,8% au lieu de 4,3%) ainsi que de l’information et la communication (1,5% au lieu de 2,2%). Dans sa récente note d’information synthétisant la situation économique nationale au troisième trimestre 2025, l’organisme public fait également état de l’amélioration des activités des services rendus par l’administration publique générale et la sécurité sociale (4,8% au lieu de 4,3%) et des services immobiliers (0,9% au lieu d’une baisse de 1,7%). En conséquence, « la valeur ajoutée du secteur non agricole a connu un ralentissement de son taux de croissance passant de 5,7% au troisième trimestre de l’année 2024 à 3,8% durant ce trimestre », a-t-il déduit. Toujours selon le Haut-commissariat, la valeur ajoutée du secteur primaire a progressé de 2,6% au troisième trimestre 2025, contre une baisse de 4,2% au cours de la même période en 2024, suite à la «hausse de l’activité agricole, à 4,4% au lieu d’une baisse de 5,1% l’année précédente, et de la baisse de l’activité de la pêche, à −24,4% au lieu d’une hausse de 13,4%». A noter la hausse de la demande intérieure qui a bondi de 7,6% au troisième trimestre 2025 au lieu de 5,9% la même période de l’année 2024, contribuant ainsi pour 8,3 points à la croissance économique nationale au lieu de 6,5 points. Par ailleurs, au niveau des échanges extérieurs, il ressort que les importations de biens et services en volume ont bondi de 15,3%, contre 11,1% au cours de la même période en 2024, ce qui a entraîné une contribution négative à la croissance de 7,7 points, contre −5,8 points l’année précédente, selon les explications du HCP. Alain Bouithy
Maroc. Magistral concert lyrique à Casablanca pour clore l’année 2025 en beauté

Roberta Salvati, Simone Fenotti, Gabriele Valsecchi et Ester Snider sur la scène du Théâtre Italia Trois grands chanteurs lyriques de la Scala di Milano, Roberta Salvati (soprano), Simone Fenotti (ténor) et Gabriele Valsecchi (basse) se sont produits récemment au Théâtre Italia (Consulat général de Casablanca). Accompagné par la pianiste Ester Snider, le trio d’opéra s’est magnifiquement illustré lors de cette soirée organisée par le Consulat général d’Italie et Dante Alighieri de Casablanca, qui a rassemblé un public nombreux, habitué des lieux, ainsi que des invités venus des quatre coins de la ville, voire au-delà pour certains. Le concert, qui a connu une brève mais captivante participation de la chorale du collège italien Enrico Mattei de Casablanca, a été l’occasion pour la présidente de l’association culturelle italienne, Marina Sganga Menjour, de « souhaiter une bonne année, placée sous le signe de la prospérité, de la santé et du bonheur » au public qui comptait de nombreux curieux et amateurs de musique lyrique. Ce soir-là, les trois chanteurs d’opéra ont offert une prestation digne des festivités de Noël et de fin d’année et, naturellement, de leur renommée, dans une salle archicomble au point que les responsables ont dû en stopper l’accès plus tôt que d’ordinaire pour contenir l’afflux d’un public qui ne cessait d’arriver. Il faut dire que le programme présenté lors de cette soirée proposait un gala lyrique de grande qualité avec des airs, duos et trios tirés des célèbres opéras des grands compositeurs italiens tels que Giuseppe Verdi, Gioachino Rossini, Giacomo Puccini et Gaetano Donizetti. Avec le talent qu’on leur connaît, des voix magnifiques et une expérience scénique reconnue, le public a eu droit à une prestation captivante qui l’a ébloui de la première à la dernière note. Le succès de ce concert n’a rien d’étonnant dès lors que le théâtre accueillait des artistes pas comme les autres dont le talent, la prestance et le génie suscitent respect et considération. Comme l’a souligné Marina Sganga Menjour dans sa déclaration avant le concert, Roberta Salvati et Simone Fenotti interprètent régulièrement des rôles principaux dans les importants opéras représentés à la Scala de Milano ; tandis que Gabriele Valsecchi fait partie de la chorale du Teatro alla Scala depuis 2023 où il se produit également en tant que soliste. Lauréate de nombreux premiers prix lors de concours nationaux et internationaux, la pianiste Ester Snider a été, de son côté, accompagnatrice au sein d’importantes institutions, dont l’Accademia du Teatro alla Scala de Milan, a rappelé la présidente de l’association culturelle italienne. Il n’est donc pas surprenant qu’ils aient créé une belle ambiance dans la salle et aient été rappelés à trois reprises à la fin de la soirée par un public qui aurait visiblement souhaité prolonger cette soirée musicale. Grande surprise de cette soirée, les élèves du collège de l’école italienne de Casablanca ont présenté, pendant l’entr’acte, leurs meilleurs vœux de bonne fête en interprétant le célèbre titre « Oh, happy day » tiré du film « Sister act2 » avec Whoopi Goldberg, Kathy Najimy et Barnard Hughes. Vêtues de rouge et du noir, ces chanteurs en herbe ont offert une belle performance sous la direction de leur professeur Fiorella Nneka Ekuweme, accompagnés au piano par Nicola Tontoli, venu d’Italie pour l’occasion. Une prestation qui a reçu un bel accueil et de chaleureuses ovations. Commentant le concert lyrique de cette soirée-là, Carlo Pesta, le président et directeur artistique du Ballet de Milan, a confié : «L’accueil du public a comme toujours été magnifique», s’est-il réjoui avant de remercier le Consulat général d’Italie et Dante Alighieri de Casablanca et de rappeler que ce n’est pas la première fois qu’ils se produisent ici. « L’année passée, nous avions organisé un gala un peu plus classique, lyrique si l’on peut dire. Cette année, j’ai essayé de rénover le répertoire en proposant des morceaux d’opéra qui ne sont pas normalement utilisés pour les galas. Et cela a rencontré un grand succès au vu de l’accueil réservé aux chanteurs », a poursuivi cette figure emblématique de la scène chorégraphique italienne. C’est la preuve qu’« on peut tirer quelque chose de nouveau dans les opéras pour l’inscrire dans un programme de gala. A la fin, on a vu l’ambiance : les artistes ont été beaucoup applaudis. C’est quelque chose qui les a marqués. La salle était très pleine, ce qui les incite à revenir une prochaine fois », a conclu Carlo Pesta. Alain Bouithy
Maroc. Le système bancaire maintient ses indicateurs au vert

Bien que confronté à une montée des créances Le secteur bancaire national continue d’afficher de solides performances financières, a noté le Comité de coordination et de surveillance des risques systémiques (CCSRS) soulignant une rentabilité soutenue et une bonne adéquation de ses fonds propres. Cette dynamique confirme « le renforcement de ses fondamentaux financiers », a fait savoir le CCSRS qui a tenu mardi 23 décembre sa vingt-deuxième réunion au siège de Bank Al-Maghrib à Rabat. Etabli sur base sociale, le résultat net du secteur à fin juin 2025 a poursuivi une progression soutenue de 25% en lien avec les performances des activités de marché et d’intermédiation, a-t-il fait remarquer. « Cette performance a permis de consolider davantage la solvabilité du secteur qui affiche, en moyenne, un ratio de fonds propres de catégorie 1 et global de 13,8% et 16,4%, respectivement (pour des minima réglementaires de 9% et 12%) », a indiqué la même source précisant que, sur base consolidée, ces ratios ressortent à 12,3% et à 14,3% au terme du premier semestre 2025. Toujours selon le Comité, « les tests de résistance macroéconomiques menés par Bank Al-Maghrib confirment la résilience du secteur face aux chocs, dans le respect des exigences prudentielles. Le ratio de liquidité à court terme demeure supérieur au seuil réglementaire ». De l’avis dudit comité, sur le plan monétaire, le besoin de liquidité bancaire devrait continuer à s’accentuer, passant de 132,1 milliards de dirhams en 2025, à 146,8 milliards en 2026 et à 158 milliards en 2027, en lien notamment avec la progression prévue de la circulation fiduciaire. « En dépit de ces conditions, le crédit bancaire au secteur non financier, devrait s’accélérer à 4,1% en 2025 et à 5% en moyenne sur l’horizon de projection », a cependant estimé le CCSRS ajoutant que le taux des créances en souffrance reste relativement élevé s’établissant à 8,4% en 2024 et à 8,7% à fin septembre 2025, pour un taux de provisionnement légèrement amélioré à 69%. Rappelons que lors de la tenue de sa vingt-deuxième réunion, après avoir dressé le bilan définitif de la précédente feuille de route de stabilité financière, le Comité a examiné et validé la nouvelle feuille de route, qui vise à consolider les acquis et à renforcer le dispositif national de stabilité financière. Dans un communiqué, le CCSRS a précisé que « celle-ci s’articule autour de cinq axes structurants : le renforcement du cadre institutionnel et légal, l’approfondissement du dispositif analytique, le développement des instruments macroprudentiels, le renforcement du cadre de résolution et de gestion de crise, ainsi que l’amélioration des actions de communication en matière de stabilité financière ». Le Comité a ensuite procédé à l’examen de la cartographie des risques systémiques et passé en revue les résultats des travaux de son sous-comité mensuel permettant une analyse holistique de la situation du système financier et des tendances macroéconomiques observées et attendues, a-t-on indiqué de même source. Alain Bouithy