BCID-AES : Les dirigeants de l’AES inaugurent la Banque confédérale d’investissement et de développement

BCID-AES : Les dirigeants de l’AES inaugurent la Banque confédérale d’investissement et de développement

DÉVELOPPEMENT. La Banque Confédérale d’Investissement et de Développement (BCID-AES) a été officiellement inaugurée ce mardi 23 décembre 2025 à Bamako au Mali lors d’une cérémonie présidée par les dirigeants Assimi GOÏTA du Mali, Abdourahamane TIANI du Niger et Ibrahim TRAORÉ du Burkina Faso. S’inscrivant dans le cadre de la mise en œuvre des orientations stratégiques de la Confédération des États du Sahel (AES), la nouvelle institution financière stratégique de la Confédération « vise à soutenir les investissements structurants, à renforcer la souveraineté économique et à promouvoir un développement durable au sein de l’espace AES », indique la Présidence du Mali dans un communiqué. Son inauguration s’est déroulée en présence des hautes autorités politiques et administratives des États membres, et a été marquée par la coupure du ruban symbolique suivie d’une visite des installations, comme le souligne le communiqué. Adrien Thyg

REVUE DE PRESSE: L’Afrique dans la presse internationale (du 10 au 14 décembre 2025)

Revue de presse

14 Décembre. Le Figaro : Le journaliste français Christophe Gleizes, condamné à sept ans de prison en Algérie, a déposé un pourvoi en Cassation pour obtenir un nouveau procès, ont annoncé ses avocats dimanche soir. DW : Dans l’est de la RDC, malgré l’accord de paix signé le 4 décembre à Washington entre la République démocratique du Congo et le Rwanda sous l’égide des États-Unis, les combats n’ont pas cessé sur le terrain. Jeune Afrique : La campagne pour le quadruple scrutin – présidentiel, législatif, municipal et régional – du 28 décembre en Centrafrique a débuté samedi 13 décembre, avec des meetings à Bangui de plusieurs candidats, dont le président sortant Faustin-Archange Touadéra. RFI : En République démocratique du Congo, les miliciens wazalendos se sont dotés samedi 13 décembre d’un « directoire exécutif national ». Réunis à Kinshasa, les représentants des groupes armés venus de plusieurs provinces, notamment de l’Est, ont décidé d’encadrer et de coordonner à l’échelle nationale les activités de leur coalition. Le Figaro : Kemi Seba, visé depuis vendredi par un mandat d’arrêt international pour son soutien à la tentative de putsch au Bénin, a assuré dans une vidéo dimanche très critique du président Patrice Talon, qu’il ira «au bout de son combat». Sputnik : Une cérémonie marquant la culmination des commémorations du trentenaire de la police municipale a eu lieu dans la capitale burkinabè, rapporte le bureau du Premier ministre. À cette occasion, 30 agents ont été décorés pour leur « engagement et leur dévouement ». 13 Décembre. Xinhua : Sur l’axe stratégique reliant Bukavu à Uvira, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), les traces des récents combats restent largement visibles, après une série d’offensives menées par les rebelles du Mouvement du 23 mars (M23), qui ont affirmé avoir pris mercredi le contrôle de la ville d’Uvira, ville stratégique de la province du Sud-Kivu. Le Monde Afrique : C’est un rouleau compresseur judiciaire qui s’abat sur l’opposition tunisienne. A l’issue d’un procès expéditif, Abir Moussi, 50 ans, l’une des principales figures de l’opposition au président Kaïs Saïed, a été condamnée à douze ans de prison ferme, vendredi 12 décembre. Sputnik : Afreximbank financera l’électrification solaire de 200 localités au Cameroun. Début décembre, Paul Biya a signé un décret en ce sens. Au total, la banque enchaînera trois financements pour un montant de 96 milliards de FCFA. Xinhua : La loi de finances de Tunisie pour l’année 2026 a été promulguée par le président de la République avant d’être publiée vendredi au Journal officiel de la République, ce qui signifie son entrée en vigueur officielle. 12 Décembre. DW : Le chef des opérations de maintien de la paix de l’ONU, Jean-Pierre Lacroix, a mis en garde contre la menace d’un « embrasement » dans la région des Grands Lacs, à la suite de la nouvelle offensive du groupe armé M23 dans l’est de la République démocratique du Congo. Liberation.fr : L’accusation a réclamé ce vendredi 12 décembre à Paris la réclusion criminelle à perpétuité contre l’ex-chef rebelle congolais Roger Lumbala pour complicité des crimes contre l’humanité commis par ses soldats, dont il fut «l’une des têtes pensantes» il y a près d’un quart de siècle en RDC. RT : Le chef d’État malien et président de la Confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES), Assimi Goïta, a reçu, le 11 décembre, une délégation ministérielle de haut niveau afin de finaliser la mise en place de la Banque confédérale d’investissement de l’AES (BCID-AES). Le Monde Afrique : Alors que l’ONU avait instauré un embargo sur les ventes d’armes au Rwanda le 17 mai 1994, la Banque de France est accusée d’avoir validé plusieurs virements qui auraient facilité l’armement des forces génocidaires au Rwanda. 11 Décembre. BBC Afrique : Les forces rebelles sont entrées dans la dernière ville tenue par le gouvernement dans l’est de la République démocratique du Congo, une région riche en minerais. Le Point Afrique : Mercredi 10 décembre, la ville stratégique d’Uvira est tombée aux mains des rebelles du M23, soutenus par Kigali, réduisant à néant l’accord de paix signé une semaine plus tôt à Washington. Le Soir : La prise par le M23 de la dernière ville stratégique du Sud-Kivu fait basculer le conflit aux portes du Burundi, contraint de fermer sa frontière et de revoir son rôle dans le conflit. 10 Décembre. RT : Vestige colonial et inadapté au climat africain, le port de perruque judiciaire (et de la tenue de magistrat) fait polémique au Nigeria, où certains avocats appellent à abolir cette tradition d’une époque révolue, appelant à une justice reflétant l’identité nationale plutôt que l’héritage colonial. Libération.fr : Soutenus par le Rwanda, les combattants du groupe armé congolais semblent décider à jouer désormais leur propre calendrier, après s’être emparés de la ville stratégique à la frontière avec le Burundi. Dont le contrôle s’avère pourtant délicat. Adrien Thyg

Adrien Poussou : Beaucoup de dirigeants africains se concentrent sur leurs intérêts personnels ou ceux de leur clan

Adrien Poussou : Beaucoup de dirigeants africains se concentrent sur leurs intérêts personnels ou ceux de leur clan

ACTUALITE. « Construire un État crédible et des institutions fortes prend du temps et exige de la volonté politique », rappelle Adrien Poussou, en réponse au journal Le Point qui l’interroge sur les raisons pour lesquelles l’Afrique ne parvient-elle pas à instaurer ses propres mécanismes de reddition des comptes. Pour l’ancien ministre centrafricain de la Communication, si les pays africains tardent à avancer c’est parce que « beaucoup de dirigeants se concentrent sur leurs intérêts personnels ou ceux de leur clan », plutôt que de s’occuper de ces questions. Il n’empêche que « certaines juridictions locales font déjà leur travail, souvent loin des projecteurs, et obtiennent plus de légitimité que les grandes proclamations venues de l’extérieur », affirme l’essayste centrafricain reconnaissant toutefois que le vrai défi est de généraliser cette rigueur à l’échelle du continent. Quoi qu’il en soit, « la rigueur budgétaire s’impose désormais dans plusieurs pays du Botswana aux Seychelles, jusqu’au Malawi – où les dirigeants savent qu’ils ne peuvent plus vivre à crédit et dissimuler les comptes », fait remarquer Adrien Poussou. Ce n’est pas tout. « Même dans les États où les dirigeants multiplient les mandats, ils comprennent qu’ils ne peuvent plus dépenser au-delà de leurs ressources », poursuit-il estimant que c’est un premier pas concret. S’agissant des enquêtes françaises censées mettre en lumière de graves affaires de corruption, l’ancien ministre constate qu’« elles produisent surtout des effets d’annonce. À part le vice-président de Guinée équatoriale, rien n’a vraiment été sanctionné ». Qu’à cela ne tienne, les populations africaines « ne comprennent pas pourquoi Paris se pose soudain en gardienne de la vertu alors que ces fortunes ont longtemps circulé dans ses banques et quartiers aisés ». De l’avis du dirigeant, « les Africains veulent que leurs juridictions locales prennent en charge ces affaires, avec légitimité et discrétion, et certaines le font déjà ». Adrien Thyg.

Martin Fayulu : La souveraineté de la RDC n’est pas négociable et l’intégration régionale n’est possible qu’entre États égaux et respectueux des frontières

Martin Fayulu : La souveraineté de la RDC n’est pas négociable et l’intégration régionale n’est possible qu’entre États égaux et respectueux des frontières

ACTUALITE. « Aucun accord de prétendue intégration économique régionale ne peut être envisagé tant que la souveraineté et l’intégrité territoriale de la RDC sont bafouées », a déclaré l’opposant congolais Martin Fayulu. « Comment peut-on parler de coopération, lorsque les forces rwandaises et ougandaises occupent nos terres, exploitent nos ressources et provoquent les déplacements, la mort et la souffrance de nos concitoyens ? » a-t-il dénoncé dans une vidéo mise en ligne récemment. Dans un ton ferme, le président de la plateforme politique Lamuka a affirmé que l’accord cadre signé le samedi 15 novembre 2025 à Doha ne saurait constituer la base d’un accord de paix durable. De l’avis de l’opposant, « la discussion de Doha devait se limiter à la mise en œuvre intégrale et sans complaisance de la résolution 2773 des Nations Unies et la définition des modalités du cessez-le-feu et non à la signature d’un accord d’abdication qui mettrait en péril l’avenir de nos enfants ». Quoi qu’il en soit, « notre nation n’est pas à vendre, notre souveraineté n’est pas négociable et l’intégration régionale ne peut se faire qu’entre États égaux, libres et respectueux des frontières », a-t-il rappelé expliquant en conséquence qu’aucune pression ne doit primer sur la sécurité du Congo, aucune manœuvre ne doit détourner la marche du pays vers la cohésion nationale. Dans cette perspective, Martin Fayulu en appelle au président Félix Tshisekedi et à tous les Congolais à œuvrer pour la cohésion nationale, « une cohésion véritable qui ne peut naître que d’un dialogue national inclusif ». A ce propos, et au nom du « peuple, meurtri mais toujours debout », l’opposant invite le chef de l’Etat « à convoquer sans délai le dialogue national ». Sinon, l’a-t-il prévenu l’histoire le tiendra responsable de la balkanisation du Congo avec M. Kagame et Kabila. Adrien Thyg

Coup d’Etat : le président bissau-guinéen, Umaro Sissoco Embalo, annonce et confirme son renversement

Coup d’Etat : le président bissau-guinéen, Umaro Sissoco Embalo, annonce et confirme son renversement

GUINEE-BISSAU. Le président Umaro Sissoco Embalo a été renversé mercredi 26 novembre par des hommes en uniformes, à la veille des résultats des élections présidentielle et législatives organisées trois jours plus tôt. La nouvelle a été annoncée par le président sortant lui-même auprès du magazine Jeune Afrique indiquant qu’il était en train d’être arrêté. « Il nous avait affirmé que, vers 12 heures, des hommes en uniforme avaient fait irruption au palais alors qu’il se trouvait dans son bureau », rapporte le média.  Selon le magazine panafricain, ce dernier a assuré qu’« aucune violence n’avait été commise à son encontre lors de ce « coup d’État ». Un peu plus tard, Umaro Sissoco Embalo a par la suite confirmé son renversement lors d’un bref échange auprès de notre consœur France 24 lui confiant qu’il est « actuellement à l’état-major ». Selon les Jeune Afrique et France des militaires ont annoncé avoir pris le « contrôle total du pays », la suspension du processus électoral lancé trois jours plutôt et fermé les frontières terrestres et aériennes. Adrien Thyg

Abdoulaye DIOP : des progrès considérables ont été réalisés au sein de la Confédération AES

Abdoulaye DIOP : des progrès considérables ont été réalisés au sein de la Confédération AES

ACTUALITE. « Moins d’un an et demi après la création de la Confédération AES, à Niamey, le 06 juillet 2024, il nous est donné de constater des progrès considérables réalisés par notre jeune Confédération », a affirmé le Ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, lors de la réunion des Ministres des Affaires étrangères de la Confédération des Etats du Sahel (AES), le 26 novembre 2026 à Ouagadougou. Ci-dessous l’intégralité du discours prononcé à cette occasion. « Je voudrais, tout d’abord, vous transmettre les salutations cordiales et fraternelles de la délégation du Mali et, en son nom et au mien, j’adresse nos sincères remerciements au Gouvernement du Burkina Faso pour l’accueil si chaleureux et l’hospitalité généreuse, dans la pure tradition de l’AES, depuis notre arrivée en terre africaine de Ouagadougou. Le Mali s’honore de participer à cette importante réunion des Ministres des Affaires étrangères de la Confédération des Etats du Sahel (AES), d’autant plus qu’elle est préparatoire à la Deuxième session du Collège des Chefs d’Etat de la Confédération AES. En effet, conformément au Communiqué en date du 04 juillet 2025 du Président de la Confédération des Etats du Sahel (AES), la deuxième session du Collège des Chefs d’Etat de la Confédération des Etats du Sahel se tiendra à Bamako, en décembre 2025. Je suis heureux de confirmer, ici, les dates du 22 et 23 décembre 2025 pour la tenue de cette importante rencontre au plus haut niveau de nos Etats. Je profite de cette occasion pour saluer le travail remarquable accompli par les Hauts Fonctionnaires de nos trois pays et des Piliers Défense et Sécurité ; Diplomatie et Développement, qui, deux jours durant, ont œuvré à consolider les différents documents de travail. Grâce à ces efforts, réalisés dans l’esprit de fraternité, de convivialité, de solidarité et d’amitié qui a toujours marqué nos relations, des documents de haute qualité sont soumis à notre examen. • Excellences ; • Mesdames et Messieurs, Notre réunion se tient à un moment charnière de la vie de notre Confédération. Moins d’un an et demi après la création de la Confédération AES, à Niamey, le 06 juillet 2024, par Leurs Excellences Le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président du Faso, Chef de l’Etat, Le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Président de la Transition, Chef de l’Etat de la République du Mali ; et Le Général d’Armée Abdourahamane TIANI, Président de la République du Niger, Chef de l’Etat, il nous est donné de constater des progrès considérables réalisés par notre jeune Confédération. Dans le domaine de la défense et de la sécurité, des avancées considérables ont été réalisées sur le terrain par nos Forces Armées et de Sécurité, y compris par la Force Unifiée AES, dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. Malgré les ingérences extérieures, pire, malgré les soutiens de sponsors étatiques étrangers aux groupes armés terroristes opérant au Sahel, nos Forces ont démontré leur capacité à s’adapter aux menaces et à réagir avec efficacité et précision aux attaques lâches et perfides. Comme vous le savez, les ennemis de la paix, soutenus par des puissances étrangères et, hélas, par certains pays de la région, ont étendu leurs actions négatives à une nouvelle dimension, économique, en s’attaquant au tissu économique, aux moyens de production et aux circuits d’approvisionnement, avec l’objectif avoué de déstabiliser les Institutions de nos Etats pour pouvoir étendre leur hégémonie et leur domination sur nos pays et nos populations. Outre cette dimension économique, le nouveau mode opératoire des groupes armés terroristes est accompagné, je dirais même encouragé, par une campagne médiatique sans précédent et contre nature, que je qualifierai de terrorisme médiatique qui voit des organes de presse, essentiellement occidentaux, faire ouvertement l’apologie du terrorisme et se transformer, sans aucune hésitation, en relais et prolongements du terrorisme. Cette presse, proche de pouvoirs en place dans les pays concernés, ne dissimule plus sa hâte à rapporter les méfaits des groupes armés terroristes et, dans le même temps, passer sous un silence assourdissant les victoires de nos Forces de Défense et de Sécurité ainsi que les souffrances de nos populations. Face à cette situation, tant immorale qu’indécente, je rends un hommage appuyé à toutes les victimes, civiles comme militaires du terrorisme au Sahel et je salue, avec force et sincérité, la bravoure, la détermination, le patriotisme et le sens du sacrifice de nos Forces de Défense et de Sécurité. J’adresse la même appréciation aux populations de la Confédération AES, pour leur résilience, leur patience, leur dignité et leur soutien sans faille aux Autorités de la Confédération, en dépit des défis à nous imposés. Je ne saurais poursuivre, Mesdames et Messieurs, sans adresser la profonde gratitude des Plus Hautes Autorités, du Gouvernement et du Peuple du Mali aux Autorités et aux Peuples du Burkina Faso et de la République du Niger. Messieurs les Ministres, chers frères, dans la crise récente que le Mali traverse, le soutien et la solidarité fraternelle et multiforme du Burkina et du Niger ont été déterminants dans notre capacité à surmonter, avec succès, ce nouveau défi. Ainsi, les dizaines de citernes de carburant gracieusement offertes par les Plus Hautes Autorités de la République du Niger illustrent l’esprit de solidarité agissante de la Confédération AES, grâce à laquelle les défis d’un Etat sont des opportunités de complémentarité et de soutien des autres Etats, notamment le rôle joué par les Forces de défense et de sécurité des trois pays et leur bravoure dans la sécurisation des convois de carburant. • Excellences ; • Mesdames et Messieurs, Dans le domaine diplomatique, je salue la cohésion de notre démarche de coordination à tous les niveaux de responsabilité, tant à la Centrale à Ouagadougou, Bamako et Niamey, que dans nos Missions diplomatiques et postes consulaires qui, sur le terrain, ont immédiatement traduit, à travers le monde, nos directives en tenant régulièrement des concertations et en portant, d’une même voix, les messages de la Confédération AES. Je tiens également à saluer, une nouvelle fois, le leadership exemplaire, déterminé et visionnaire de nos trois Chefs d’Etat, marqué par un

Me Alice Nkom : Personne ne peut empêcher Issa Tchiroma d’accomplir la mission que le peuple camerounais lui a confiée

Me Alice Nkom : Personne ne peut empêcher Issa Tchiroma d’accomplir la mission que le peuple camerounais lui a confiée

Issa Tchiroma Bakary a gagné la présidentielle du 12 octobre 2025, selon la porte-parole de l’opposant camerounais, Maître Alice Nkom. «Il a gagné les élections par le peuple. Donc je le reconnais forcément comme quelqu’un de légitimement président de la République », a-t-elle déclaré dans un entretien accordé à la Deutsche Welle (DW). Ainsi, personne ne peut empêcher Issa Tchiroma Bakary « d’exécuter la mission que le peuple camerounais lui a fait l’honneur de lui confier », a affirmé l’avocate. « Monsieur Issa Tchiroma, c’est quelqu’un d’une extrême humilité, pratiquant, très religieux. Ce n’est pas quelqu’un qui va se gonfler la tête à dire je suis président ou à frauder pour dire je suis président. C’est un homme d’honneur, d’une dignité exemplaire », selon Me Alice Nkom. C’est dire qu’« il ne peut se dire président que parce que justement, le peuple l’a désigné comme tel », a-t-elle poursuivi ajoutant : « Et parce que le peuple l’a désigné comme tel, il prend cela extrêmement au sérieux et personne ne peut l’empêcher d’exécuter la mission que le peuple camerounais lui a fait l’honneur de lui confier ». Sur ses marges de manœuvre en tant que porte-parole de l’opposant camerounais et sa légitimité, Maître Alice Nkom répond : « Lorsque vous avez le peuple avec vous, vous avez forcément la légitimité ». En conséquence, « peu importe ce que le voleur en a fait, il restera le voleur. Vous garderez toujours la légitimité parce que le peuple sera toujours avec vous » Adrien Thyg.

Togo. Sogoyou Keguewe, ex-ambassadeur : « Se procurer des équipements militaires en Russie n’est en rien répréhensible »

Togo. Sogoyou Keguewe, ex-ambassadeur : « Se procurer des équipements militaires en Russie n’est en rien répréhensible »

COOPERATION. « La diversification des partenaires stratégiques constitue une démarche nécessaire », estime l’ancien ambassadeur du Togo en Allemagne, Sogoyou Keguewe. Réagissant au nouvel accord de coopération militaire russo-togolais perçu par bien d’observateurs comme un tournant stratégique majeur, il affirme que « se procurer des équipements militaires en Russie n’est en rien répréhensible ». Cité dans un article de notre confrère Folly-gah Delato, intitulé « Togo-Russie : le partenariat militaire qui inquiète Paris », publié au journal Le Point, le diplomate togolais rappelle que son pays « fait face à des menaces concrètes qui exigent à la fois des armements modernes et la formation correspondante ». Aussi, « lorsqu’un État est confronté à des attaques terroristes, il doit pouvoir disposer des moyens adéquats pour se défendre efficacement. Si ces moyens se trouvent en Russie, le Togo est pleinement en droit de conclure de tels accords », explique-t-il. Quoi qu’il en soit, Sogoyou Keguewe rappelle que « le Togo reste un État souverain ». A préciser que le Togo fait face à une menace terroriste croissante dans sa partie septentrionale.