
OPINION. Le lancement officiel du centenaire de Pointe-Noire, une ville fondée le 11 mai 1922 en grande pompe témoigne du caractère festif des autorités congolaises. Pour marquer le centenaire, les autorités municipales veulent construire une stèle devant la Gare Centrale, un vestige colonial. L’endroit est mal choisi selon l’avis des ponténegrins.
En effet cette ville géostratégique qui est le poumon économique du Congo (capitale économique due à l’extraction du pétrole et port maritime en eau profonde) est restée à l’index à cause d’une manque de vision des différents administrateurs maires, des préfets bref du Gouvernement Congolais. Ponton la belle jadis est devenue Ponton la poubelle (il suffit de tourner ses regards au grand Marché et dans toute la ville pour s’en rendre compte).
L’amateurisme des autorités municipales qui sont animées par un esprit mercantile allant jusqu’à demander 250 F CFA au population pauvre de Pointe-noire pour construire d’un monument commémoratif qui est loin de la préoccupation des ponténegrins relève du cynisme. En 100 ans, cette ville géostratégique ressemble encore à une bourgade, les problèmes d’urbanisme ce sont accentués sous le regard expectatif des autorités locales.
Quand il pleut à Pointe-noire, c’est la catastrophe, la ville est submergée d’eau (ce qui n’était pas le cas dans les années 70 et 80), l’état des routes très lamentable, bref Ponton la Belle est meconnaissable aujourd’hui.
IL S’AVÈRE QUE LES COMPAGNIES PÉTROLIÈRES VERSENT DES SUBVENTIONS À LA VILLE DE POINTE-NOIRE (C’EST CE QU’ON NOUS A FAIT SAVOIR AU SIÈGE DE TOTAL À LA DÉFENSE, À CÔTÉ DE PARIS) CHAQUE AN. Cet argent est détourné par les notables Vilis en complicité avec la première Dame, du maire de ville et du Préfet du Département. IL PARAÎT QU’UNE TRADITION VILI VOUDRAIT QUE LA VILLE RESTE TOUJOURS SALE À CAUSE DES BIKOKO ( ces fétiches traditionnels vilis n’aiment pas la propreté).
Pointe-Noire a besoin d’un lifting, d’un nouveau Plan Local d’urbanisme (PLU) qui va accompagner le développement de cette ville. L’actuel Député-Maire Jean François Kando n’a aucune vision de la ville qu’il administre, pour le centenaire de Pointe-noire, ce qui l’intéresse c’est la construction de son fameux monument.
Pointe-Noire a besoin des routes, il faudrait construire une route périphérique qui va ceinturer la ville pour permettre de désengorger la ville , construire des mediathèques, des écoles modernes, une Université, de l’éclairage public, de l’eau potable, des HLM, bref améliorer les conditions de vie des populations. On doit lancer la vision POINTE-NOIRE 2032, en 10 ans avec l’argent du pétrole, on peut le faire.
In fine il faudrait organiser des assemblées populaires pour recueillir les opinions des ponténegrins pour qu’ils définissent la vision POINTE-NOIRE 2032. C’EST CELA LA VRAIE DÉMOCRATIE PARTICIPATIVE. LES AVIS DES PONTÉNEGRINS SERVIRONT DE FEUILLES DE ROUTE POUR L’ÉQUIPE MUNICIPALE ET LA PRÉFECTURE.
Pointe-Noire a besoin d’un vrai changement et non du divertissement, le temps est arrivé de montrer aux colons que nous pouvons faire mieux avec les moyens que nous disposons aujourd’hui.
« La démocratie dont je suis partisan, c’est celle qui donne à tous les mêmes chances de réussite, et ensuite à chacun selon sa capacité ». Henry FORD.
« L’intelligence est la capacité de résoudre des problèmes nouveaux ». Édouard Claparède.
EVRARD NANGHO
MODEC.