
TRIBUNE. Pour résumer les dernières études sur les conséquences d’une guerre nucléaire dans laquelle tout le monde aura lâché son arsenal au même moment, sur les 7,7 milliards d’habitants de la terre environ 3 milliards vont mourir. En partie à cause des effets directs de la bombe, une autre à cause des irradiations qui vont suivre, et enfin à cause de la famine due à un hiver nucléaire qui prendra quelques années à se dissiper.
Une baisse de température de plusieurs degrés sur toute la planète qui causera beaucoup de tort à la nature sous les tropiques. La terre ne sera pas « cassée », les bombes même si elles sont jetées au même endroit ne perceront pas la croute terrestre. La puissance de nos bombes réunies (largement réduite lors des efforts de non prolifération nucléaire des années 1980) ne suffira pas non plus à faire dévier la planète de son orbite.
Comme toute l’Otan tirera en direction de la Russie tandis que ce pays devra se diviser en plusieurs points ennemis, c’est le pays des soviets qui en recevra le plus et ce sont les russes qui seront rayés de l’existence. Si les russes décident de ne cibler que les Etats Unis, les deux pâtiront.
Quoique la répartition de la population américaine sur une plus large partie de son territoire que la population russe concentrée sur un dixième ouest du territoire, fera qu’il ne survivra que les lapons, les tchétchènes et autres peuples très périphériques.
Je crois que Poutine a reçu le même rapport.
Par Hervé Mahicka
Hervé Mahicka
Essayiste, énarque, spécialisé dans l’économie du développement et la gouvernance.



