France. Démantèlement d’un réseau de faussaires lié à l’ambassade du Congo

France. Démantèlement d’un réseau de faussaires lié à l’ambassade du Congo

FAITS DIVERS. Les personnes produisaient et vendaient des faux documents à destination de clandestins, et pour organiser des arnaques aux crédits à la consommation. Une enquête commencée en septembre 2020, mais pas encore close. Selon Le Parisien , un réseau de production de faux documents administratifs a été démantelé ces derniers mois, qui œuvrait avec la complicité d’employés de l’ambassade de la République du Congo. Treize personnes auraient été mises en examen, et un des faussaires interpellés en mars dernier aurait été remis en liberté, alors que le travail des enquêteurs se poursuit. C’est tout une «officine» qui a été mise au jour, par la sous-direction de lutte contre l’immigration irrégulière du ministère de l’Intérieur. Elle produisait d’abord des faux documents, vendus à des résidents en situation irrégulière… Lire la suite sur LeFigaro.fr

Togo : Conseil des ministres du jeudi 9 septembre 2021

Togo : Conseil des ministres du jeudi 9 septembre 2021

Le Chef de l’Etat, Faure Essozimna Gnassingbé a présidé, ce jeudi 09 septembre 2021, le Conseil des ministres. Au menu des travaux, l’examen de cinq avant-projets de loi relatifs à l’institutionnalisation de l’Assurance maladie universelle, aux marchés publics, au code électoral, à la décentralisation, aux libertés locales ainsi que les conditions d’exercice de la liberté de réunion et de manifestation pacifiques publiques au Togo. Le Conseil a écouté trois communications portant respectivement sur la gestion de la redevance de régulation des marchés publics, les préparatifs de la rentrée scolaire 2021-2022 et la situation de la pandémie à la Covid-19 dans notre pays. Un compte rendu sur la tenue d’une session spéciale du Conseil national de dialogue social (CNDS) convoqué à l’initiative du gouvernement, a été également fait au cours du Conseil. COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES DU 09 septembre 2021 Le conseil des ministres s’est réuni ce jeudi 09 septembre 2021 sous la présidence de Son Excellence Monsieur Faure Essozimna Gnassingbé, Président de la République. Le conseil a examiné cinq (05) avant-projets de loi et écouté trois (03) communications. Au titre des avant-projets de loi, Le conseil a poursuivi l’examen et adopté l’avant-projet de loi instituant l’Assurance maladie universelle au Togo. Cet avant-projet de loi qui s’inscrit dans l’axe 1 de la feuille de route gouvernementale qui vise à renforcer l’inclusion et l’harmonie sociales est une innovation majeure en matière de protection sociale dans notre pays. Il permettra de garantir l’accès de toutes les couches de la population à des soins de santé de qualité, à travers un mécanisme de mutualisation des risques et de la solidarité dans le financement.   L’AMU permet à travers un système global, cohérent et intégré de réduire la charge des dépenses de soins de santé notamment pour les populations les plus vulnérables et favorise l’inclusion sociale qui est une priorité de la feuille de route gouvernementale. Le conseil a examiné en première lecture l’avant-projet de loi relatif aux marchés publics. L’étude du texte qui vise à réformer le cadre des marchés publics au Togo en vue de le rendre encore plus optimal, sera poursuivie lors d’une prochaine session du conseil des ministres. Faisant suite au compte rendu des travaux de la concertation nationale des acteurs politiques présenté le 24 juillet 2021, le conseil a adopté trois avant-projets de loi relatifs aux modifications : a) de la loi portant code électoral b) de la loi relative à la décentralisation et aux libertés locales, c) de la loi fixant les conditions d’exercice de la liberté de réunion et de manifestation pacifiques publiques. Ces modifications qui traduisent les évolutions majeures du cadre électoral et territorial viennent confirmer l’esprit de dialogue et d’ouverture qui a présidé aux travaux de la CNAP. Elles ouvrent également la voie à l’organisation des élections régionales dans notre pays. Au titre des communications, Le conseil a écouté une première communication relative à la gestion de la redevance de régulation des marchés publics au Togo ; présentée par le ministre de l’économie et des finances. La présente communication a pour objet de rendre compte, au conseil, des mesures prises pour une meilleure gestion de la redevance de régulation des marchés publics, afin d’améliorer l’efficacité du système de passation des marchés publics au Togo. Les nouvelles mesures proposées permettront de renforcer le fonctionnement de la chaîne de passation des marchés publics et d’accroître les moyens mis à la disposition des acteurs pour mener à bien leurs missions. Le conseil a écouté une deuxième communication sur les préparatifs de la rentrée scolaire 2021-2022 ; présentée par le ministre des enseignements primaire, secondaire, technique et de l’artisanat. Cette communication vise à faire le point sur l’ensemble des mesures prises pour préparer la rentrée scolaire 2021 – 2022. Tirant les leçons de la rentrée 2020 – 2021 et dans un contexte toujours marqué par la pandémie au coronavirus, la plupart des dispositions prises seront reconduites et renforcées (double flux ; mise à disposition de lave mains ; constructions de salles de classes ; octroi de la prime de gratification aux enseignants fonctionnaires…) afin de s’assurer d’un bon déroulement de la rentrée scolaire. Elle devrait se dérouler en deux phases : une rentrée pédagogique le 20 septembre et une rentrée académique, le 27 septembre. Le conseil a ensuite écouté une communication portant sur la situation de la pandémie à la Covid-19 au Togo ; présentée par le ministre de la santé, de l’hygiène publique et de l’accès universel aux soins. La situation épidémiologique est alarmante et ne cesse de se dégrader ceci en raison de la présence majoritaire du variant delta dans notre pays. De plus, si le Grand Lomé reste l’épicentre de la pandémie, celle-ci n’épargne aucun district, avec des foyers présents dans des régions sanitaires de notre pays. Ainsi, on dénombre 15 morts supplémentaires au cours de la première semaine de septembre. La plupart des victimes sont des personnes non vaccinées. Face à cette situation, le Gouvernement invite chacun à se ressaisir et à faire preuve de responsabilité en respectant strictement les mesures édictées et en adhérant massivement à la campagne de vaccination en cours. Il rappelle que les personnes qui ne respecteront pas les mesures sont passibles de sanctions prévues par les textes en vigueur. A cet égard, le Gouvernement demande aux forces de sécurité de faire preuve de pédagogie ; de rigueur dans l’application stricte des mesures existantes. Chaque togolais doit prendre conscience de la gravité de la situation et des sacrifices qu’elle exige. Pour sa part, le gouvernement a instruit pour que des échanges se poursuivent avec les différentes catégories socio professionnelles afin de trouver les solutions idoines pour chaque secteur d’activité. Des mesures spécifiques feront l’objet d’annonces. Au titre des divers, Le ministre de la fonction publique, du travail et du dialogue social a rendu compte au conseil, de la tenue d’une session spéciale du Conseil National du Dialogue Social (CNDS) convoqué à l’initiative du gouvernement. Cette session, qui s’est tenue le 07 septembre, dans une ambiance apaisée, a permis aux différents acteurs sociaux d’échanger sur la situation socio-économique et de partager les annonces du

Congo. Le premier ministre, Anatole Collinet Makosso, présente les grandes options du cadre budgétaire à moyen terme (CBMT) 2022-2024

Congo. Le premier ministre, Anatole Collinet Makosso, présente les grandes options du cadre budgétaire à moyen terme (CBMT) 2022-2024

Dans le cadre du Débat d’orientation budgétaire, le Premier Ministre, Chef du gouvernement, Anatole Collinet Makosso , a présenté, lundi 6 et mardi 7 septembre 2021, au Palais des congrès de Brazzaville, respectivement devant l’Assemblée nationale et le Sénat, les grandes options de la politique budgétaire de son Gouvernement, pour les trois prochaines années 2022- 2024.  Ces échanges entre le Gouvernement et les deux chambres du Parlement (que président Isidore Mvouba et Pierre Ngolo) constituent une étape cruciale dans le processus de préparation du budget de l’Etat exercice 2022, première année de la période sus-indiquée.  D’entrée de jeu, le Premier ministre a indiqué les principaux facteurs de risques qui ont créé des déséquilibres budgétaires et financiers au Congo-Brazzaville, à savoir : la crise économique, la crise financière et la crise sanitaire due à la pandémie du Covid-19. Ces facteurs ont fortement impacté la mise en œuvre du Programme triennal conclu avec le Fonds Monétaire International (FMI), au titre de la Facilité Elargie de Crédit (FEC) 2019-2022. Par voie de conséquence, ils ont compromis tous les décaissements attendus dudit Fonds au titre de ce programme, y compris les décaissements liés à la riposte contre la pandémie du Covid-19.  Anatole Collinet Makosso a déploré le manque d’assistance de la part des Partenaires techniques et financiers (PTF), qui n’a pas permis à son gouvernement de bénéficier des marges de manœuvre suffisantes pour stabiliser et relancer l’Economie.  Malgré cela, il a noté et salué la résilience et l’abnégation dont font preuve les Congolais dans la gestion de ces crises. Le premier Ministre Collinet Makosso a ensuite présenté les axes prioritaires de l’action de son gouvernement pour les trois prochaines années. Face aux vulnérabilités de l’Economie et des finances publiques, Anatole Collinet Makosso a engagé son gouvernement dans la poursuite d’une politique budgétaire prudente, en vue de rétablir, d’abord, les équilibres macroéconomiques. Ensuite, d’assurer les bases d’une relance solide de l’Economie.  Dans cette perspective, le Cadre budgétaire à moyen terme (CBMT) 2022-2024, tiendra compte des engagements pris par le Président de la République, Denis Sassou-N’Guesso, fraîchement élu lors de la dernière élection présidentielle de mars 2021. Cette politique budgétaire sera axée sur la poursuite de la modernisation des administrations des Impôts et des Douanes; le renforcement de la politique fiscale ; la rationalisation des dépenses fiscales ; ainsi que  le rétablissement de la viabilité et de la soutenabilité de la dette publique. Selon le Premier ministre, le Cadre budgétaire à moyen terme 2022-2024 a été élaboré sur les hypothèses issues des analyses des facteurs susceptibles d’influencer, à terme, la croissance. Il a indiqué que les projections de l’activité économique sur les trois prochaines années révèlent une sortie de récession économique et affiche le signal que le Congo- Brazzaville entre dans une phase de croissance économique durable pour les années à venir. Le Chef du gouvernement a particulièrement noté, dans ce cadrage, une progression moyenne du taux de croissance de 3,6% du Produit Intérieur Brut (PIB).  Cette évolution, a-t-il expliqué, serait en lien avec la bonne tenue des activités du secteur non pétrolier, fruits de la politique de diversification de l’Economie congolaise.  Toujours selon le premier Ministre, les hypothèses du secteur pétrolier affichent une évolution moyenne de la production de 113,1 millions de barils.   Les tendances du Cadre budgétaire à moyen terme 2022-2024, selon le Premier ministre « Sur la base de ces hypothèses, l’analyse du Cadre budgétaire à moyen terme 2022-2024 donne les tendances suivantes : une augmentation des recettes budgétaires à un rythme annuel moyen de 5,8%. Par nature économique, les recettes fiscales augmenteraient de 6,7% ; les dons, les legs et les fonds de concours se hisseraient à 6,5% ; tandis que les cotisations sociales croitraient à 0 ,5%. Quant aux autres recettes, elles connaitraient une baisse de 4.5% en moyenne ;    une augmentation contenue des dépenses budgétaires, avec une tendance en rythme annuel de 5,1%. Parmi les charges du budget général, on notera une baisse des charges financières de la dette en rythme annuel moyen de 20,5 ; une hausse des dépenses de personnels de 0,5% ; une hausse des dépenses des biens et services de 6,5% ; et une hausse des dépenses d’investissement de 41,4% ; une augmentation, particulièrement, des dépenses sociales,  avec un taux de 20, 3% en moyenne. Ces dépenses de fonctionnement porteront, en priorité, sur la Santé ; sur la Protection sociale ; sur l’Education de base ; sur la Promotion de la femme ; sur l’Electricité, l’eau et l’assainissement urbain ; sur l’Agriculture, la pêche et l’élevage ; et sur les autres infrastructures. Les autres dépenses de fonctionnement de l’Etat progresseraient de 1,6% en moyenne annuelle,  Au final, nous retiendrons, globalement, que les dépenses budgétaires de l’Etat sur les trois exercices à venir (2022-2024) prévoient une augmentation des dépenses liées aux secteurs sociaux et aux investissements, ainsi qu’une stabilisation des dépenses des autres secteurs. Pour atteindre ces objectifs, le Gouvernement poursuivra l’assainissement des finances publiques, en s’appuyant sur deux piliers. Premièrement, une meilleure mobilisation et une meilleure sécurisation des ressources internes. Deuxièmement, l’amélioration de la qualité de la dépense publique ». Le Premier ministre a rassuré les parlementaires qu’un suivi rigoureux des soldes budgétaires sera effectué, notamment le solde primaire de base hors pétrole qui, aujourd’hui, est déficitaire, et représenterait 11,6% en moyenne du produit intérieur brut (PIB). Pour Anatole Collinet Makosso, il s’agira, pour son gouvernement, de veiller sur sa capacité à améliorer les performances du secteur hors pétrole, telles que préconisées dans le nouveau Plan national de développement (PND) de 5 ans, en cours d’élaboration (2022-2026). Il a ajouté que le solde budgétaire global excédentaire, y compris les dons, représenterait en moyenne 2,9% du Produit intérieur brut, tandis que la dette publique représenterait en moyenne un taux de 51,7% du PIB et se situerait en dessous de la norme communautaire CEMAC (fixée à 70% du PIB). Pour atteindre ce niveau, le Chef du gouvernement a annoncé que son pays a relancé les négociations avec les partenaires bilatéraux et les créanciers commerciaux, afin de bénéficier de nouvelles conditions favorables et de poursuivre l’objectif de rendre la dette congolaise soutenable et viable. En définitive, il a indiqué que la couverture du déficit global

FEMME ET LITTÉRATURE CONGOLAISE. La disparue du lampadaire (1) un polar de Marie-Françoise Ibovi

FEMME ET LITTÉRATURE CONGOLAISE. La disparue du lampadaire (1) un polar de Marie-Françoise Ibovi

LIVRE. Voici l’histoire d’enlèvement d’une jeune fille étudiante sous un lampadaire ; sa mère, affectée par cette disparition, sollicite le secours d’une détective privée. Celle-ci arrive à sauver la victime de la mort après moult péripéties. La disparue du lampadaire se lit comme une œuvre qui respecte les règles élémentaires et classiques d’un polar (disparition – enquête faite par un détective ou la police – découverte de la victime). Pour ne pas tomber dans la tautologie dans ce récit de Marie Françoise Ibovi riche en révélations sociales et sociétales de son pays, nous avons privilégié, dans notre analyse, ce côté combien révélateur de l’écriture de notre auteure qui présente deux niveaux de narration. La femme au cœur du roman Si dans la majorité des polars, le rôle du détective revient à l’homme, dans La disparue du lampadaire, c’est la femme qui prend sa revanche sur le masculin. L’auteure, en plus de l’héroïne, la victime ainsi que son parent inquiété par sa disparition sont des femmes. Mais, en dehors de la détective, la majorité de ces femmes semble incarner le mal imposé à Shékina la disparue que l’on peut considérer comme une victime de la société congolaise. Shékina victime d’une société malade Abandonnée par son père dès sa naissance, victime de la perversion de son patron des éditions « Kotanga Eléki » où elle a passé son stage,  la jeune Shékina tombe dans la facilité de l’argent. Et cela va la pousser à se donner à son vieil amant comme nous le fera comprendre une employée de ce dernier : « Alors que j’allais pour passer la serpillère, je les ai surpris en train de « faire la chose » dans les toilettes » (p.63). Avec l’implication éventuelle de son patron que lui loue une maison dans la ville, sa disparition s’apparente à une fugue. Mais le travail de la détective Kimya, à qui Mâ Béa, la maman de la disparue avait confié la mission de retrouver sa fille, va nous révéler des surprises. Aussi, la pauvre fille sera naïvement victime d’une société gangrenée par la perversion, le gain facile de l’argent sale dont le couple Barango sera l’un des vecteurs. Le destin énigmatique de Shékina apparait comme une déréglementation sociale et sociétale causée par le père qui ne l’a jamais reconnue et la cupidité du couple Barango, deux raisons fondamentales de la méconduite de Shékina. Madame Barango ou la femme au service de l’argent sale Une catégorie de femmes que l’on trouve actuellement dans la société congolaise et qui n’a pas échappé au regard de Marie Françoise Ibovi. Ainsi, pour sauvegarder ses intérêts, Madame Barango n’hésite pas à négliger l’infidélité de son homme qui est devenu l’amant de la jeune Shékina. C’est sans état d’âme qu’elle entraine leur fils « Z » dans cette sale magouille avec la disparition de Shékina. Soupçonnée par la police dans le trafic de la fausse monnaie car comptable dans l’entreprise de son mari, madame Barango sera prise la main dans le sac comme le spécifie Rigo Robert, un ami de la détective dans l’exercice de son métier : « En m’approchant discrètement avec mon appareil photo, j’ai vu qu’ils étaient [la vieille Barango et deux inconnus] en train de se disputer. Ça parlait d’argent d’origine criminelle en lien avec le trafic d’organes » (p.97). La femme, dans ce roman, se remarque par son omniprésence dans les relations on ne peut plus intimes avec l’homme, l’argent étant un stimulant dans ces relations. Miezi, une des meilleures amies de Shékina, ne peut s’empêcher de s’intéresser à l’homme de cette dernière : « J’avais bien essayé de lui voler son gars (…). Mais celui-ci n’avait jamais été sensible à mes charmes. Depuis, j’ai laissé tomber » (p.61). Même une autre « amie de confiance », Ana Conda pense se donner à son homme ; mais pour des raisons personnelles, elle décide curieusement d abandonner son funeste projet. Ici, se révèle en filigrane l’argent qui servira de s’occuper d’Ana Conda et de payer sa logeuse Mâ Léonie. Comme on peut le remarquer, femme et argent font bon ménage dans ce roman, nous rappelant ainsi les conséquences malheureuses de l’argent facile.  La part du roman-journal dans La disparue du lampadaire S’il y a une spécificité  dans le polar de Marie Françoise Ibovi, c’est la présence du cahier-journal que rédige Shékina pendant qu’elle est détenue dans un lieu secret qui sera découvert au dernier moment par l’équipe de la détective à sa recherche. Ce récit-journal de Shékina s’apparente à un scénario d’un polar où sont mis en relief l’horreur et le tragique qui caractérisent ce genre de film. Avec la technique du roman-journal qui définit les mésaventures de Shékina, récit dont elle est sa propre révélatrice, La disparue du lampadaire présente deux niveaux de narration. Le récit est d’abord rapporté à la troisième personne (il) qui focalise son regard sur Kimya la détective dans l’exercice de son métier ainsi que sur la fille qu’elle doit rechercher : « Kimya raccrocha. Elle venait d’avoir un entretien avec une mère désespérée. Sa fille Shékina avait disparu (…) depuis le 10 février… » (p.15). Le personnage de Shékina nous revient comme « héroïne principale » dans la dernière partie du macro-récit par la technique du roman-journal. De l’intérieur, elle nous raconte (à la première personne) sa propre histoire fondée sur les mésaventures qu’elle a connues : « C’est la dernière fois que j’écris. Avec un ricanement malsain, « Z » m’a annoncé qu’il va me tuer » (p.116). Dans ce polar qui sort de l’ordinaire dans sa composition, Marie-Françoise Ibovi donne un nouveau souffle au roman congolais en privilégiant la dimension littérale du texte par rapport au classicisme du référentiel fictionnel auquel nous sommes habitués dans le roman traditionnel Dans cette dimension référentielle, l’auteure nous rappelle que les événements rapportés dan son polar se passent dans son pays  : « Le lendemain, elle [Kymia]  se rendit au Tribunal de Brazzaville » (p.97). Avec ce roman, cette dernière confirme sa maîtrise de la prose au niveau de la littérature dans son pays après moult publications à son compte. Et nous sommes de commun accord avec son préfacier Pierre Ntsémou qui affirme que « pour un

Le Maroc lance une « War Room Green Economy » pour promouvoir un écosystème performant de l’économie verte

Le Maroc lance une « War Room Green Economy » pour promouvoir un écosystème performant de l’économie verte

Le Ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Économie Verte et Numérique, Moulay Hafid Elalamy, en partenariat avec l’AMEE, inaugure le 7 septembre une « War Room Green Economy » multipartite, pour la promotion des projets verts. M. Moulay Hafid Elalamy, Ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Économie Verte et Numérique, accompagné de M. Saïd Mouline, Directeur Général de l’AMEE, lance à Rabat une « War Room » dédiée à la promotion de l’économie verte. Ce dispositif a pour objectif la mise en place d’un cadre attractif pour l’émergence d’un écosystème favorable à l’économie verte, permettant de générer de l’emploi pérenne, de soutenir l’industrie marocaine à substituer les importations et augmenter les exportations tout en décarbonnant ses process, d’améliorer la balance commerciale, et de relancer l’économie post-covid à travers une banque de projets. La banque des projets d’investissement vise à encourager l’entrepreneuriat industriel vert, affirmer la place industrielle du Maroc, et positionner notre pays sur de nouveaux marchés liès à l’économie verte. Une première liste a permis d’identifier 35 fiches répartis sur l’ensemble du territoire national. Cette première vague de fiches sera complétée par des fiches élaborées par les différents partenaires de la Cellule. Les locaux de l’AMEE vont accueillir cette nouvelle War Room dédiée à l’économie verte, qui réunira les différentes parties prenantes autour d’une seule table pour garantir un cadre de cohérence globale et de réflexion collective, et fluidifier la circulation de l’information et l’échange de données inter-entités, en vue de réaliser des objectifs chiffrés. Elle permettra aussi une recherche plus rapide, efficace et flexible des ressources administratives à la recherche de solutions aux problématiques de l’économie verte et du développement durable. La War Room, dont l’installation et la gestion se feront en parfaite coordination avec les différents partenaires, sera composée de 7 axes organisés autour d’un Project Management Office (PMO) au sein du siège de l’AMEE à Rabat. Les 7 axes représentent 7 chantiers qui regroupent l’ensemble des actions à entreprendre sur l’ensemble de la chaîne de valeur sur les plans règlementaires, d’approvisionnement, du foncier, et de normalisation. Les chantiers incluent également l’appui financier aux projets de valorisation, le renforcement des capacités et la communication. La War Room, à travers ses différentes composantes et intervenants, servira ainsi à accélérer le processus de prise de décision, définir les priorités et adresser les prérequis, isoler et actionner les Quicks Wins, renforcer la coordination et le suivi des actions entre les différents ministères et partenaires, et garantir la levée des barrières auprès des porteurs de projets.

Les exportations mondiales de biens intermédiaires poursuivent leur redressement

Les exportations mondiales de biens intermédiaires poursuivent leur redressement

Les exportations mondiales de biens intermédiaires continuent de se remettre de la pandémie de Covid-19, a annoncé l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Elles poursuivent ainsi leur redressement à l’échelle mondiale, a relevé l’organisation internationale dont les règles régissent le commerce entre les pays dans un nouveau rapport trimestriel rendu public en début du mois de septembre. Comme cela est indiqué dans son rapport, les statistiques commerciales sur les biens intermédiaires reflètent les échanges internationaux de pièces, composants, accessoires utilisés pour fabriquer des produits finis. D’après ces données, qui servent d’indicateur de l’activité dans les chaînes d’approvisionnement, « les exportations mondiales de biens intermédiaires tels que les pièces et composants ont augmenté de 20% en glissement annuel au premier trimestre de 2021 », a relevé l’OMC. Dans son rapport, qui vise à contribuer au suivi de la santé des chaînes d’approvisionnement mondiales, l’organisation internationale a estimé que « ces exportations maintiennent ainsi leur tendance à la hausse après la forte baisse enregistrée au deuxième trimestre de 2020, lorsque la crise de la Covid-19 commençait seulement à se propager dans le monde». Selon les auteurs dudit rapport, l’Asie a enregistré la plus forte croissance des exportations de biens intermédiaires au titre du premier trimestre de l’année (28%). Cette progression s’explique par « l’augmentation de 41% des exportations chinoises de biens intermédiaires industriels, principalement des pièces d’équipement de technologie de l’information et de la communication et des cellules photovoltaïques », peut-on lire. Selon les explications de l’organisation internationale, la forte augmentation des exportations australiennes de biens intermédiaires (61 %) provenaient pour sa part principalement de concentrés de minerai de fer utilisés par l’industrie sidérurgique qui représentait près de 60% des exportations des biens intermédiaires du pays. Quant à l’Italie, elle a enregistré une augmentation des exportations des biens intermédiaires de 18%, principalement justifiée par ses expéditions de pièces automobiles et métaux précieux (or, métaux du groupe du platine) vers l’Allemagne et la Suisse, a souligné le rapport. L’accroissement des exportations des biens intermédiaires de 27% observé au niveau de l’Afrique est attribué principalement à l’augmentation de 38% des exportations vers la Chine (principalement minerais de fer, cuivre, diamant) et une hausse de 84% vers l’Inde (principalement de l’or), selon le rapport ajoutant que les exportations nord-américaines ont bondi le moins à 11%. Par catégorie, il ressort du même rapport que « les chaînes d’approvisionnement les plus résilientes au premier trimestre étaient celles des minerais, des pierres précieuses et des terres rares, les exportations ayant augmenté de 43% au premier trimestre, et des aliments et boissons (en hausse de 22%) ». La demande et la production de véhicules automobiles ayant été affectées par la pandémie de Covid-19, « les exportations de pièces et d’accessoires de transport ont enregistré la reprise la plus faible à 6% après de fortes baisses en 2020 », a en revanche relevé l’organisation internationale dans son rapport. Alain Bouithy

Niger: Conseil des Ministres du jeudi 02 septembre 2021

Niger: Conseil des Ministres du jeudi 02 septembre 2021

Le Conseil des Ministres s’est réuni ce jour, jeudi 02 septembre 2021, dans la salle habituelle des délibérations, sous la présidence de Son Excellence, Monsieur MOHAMED BAZOUM, Président de la République, Président du Conseil des Ministres. Après examen des points inscrits à son ordre du jour, le Conseil a pris les décisions suivantes : I.        AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION. Le Conseil des Ministres a adopté les projets de textes ci-après : 1.1 Projet d’ordonnance autorisant la ratification de l’Accord de financement composé du Don N° D782-NE d’un montant équivalent à trente-quatre millions huit cent mille Droits de Tirage Spéciaux (34 800 000 DTS), soit l’équivalent d’environ vingt-trois milliards cinq cent vingt millions six cent vingt-quatre mille (23 520 624 000) Francs CFA et du crédit N°6845-NE d’un montant de quarante et un millions trois cent mille Euros (41 300 000 €), signé le 1er juin 2021 à Niamey, entre le Gouvernement de la République du Niger et l’Association Internationale de Développement (AID), pour le financement Additionnel du Projet filets sociaux adaptatifs 2. 1.2 Projet d’ordonnance autorisant la ratification de l’Accord de financement MDTF-SASPP DON N° TF0B5059 d’un montant n’excédant pas trente millions de dollars américains (30 000 000 $ US), signé le 1er juin 2021 à Niamey, entre le Gouvernement de la République du Niger et l’Association Internationale de Développement (AID), pour le financement additionnel du Projet filets sociaux adaptatifs 2. L’objectif global de ces deux (02) accords de financement, objets de ces deux (02) projets d’ordonnances est d’améliorer la capacité du système nigérien des filets sociaux adaptatifs à répondre aux chocs et de permettre aux personnes pauvres et vulnérables d’accéder aux filets sociaux et aux mesures d’accompagnement. 1.3 Projet d’ordonnance autorisant la ratification de la Convention de Crédit N° CNE 1202 01 F d’un montant total maximum en principal de quarante millions d’Euros (40.000.000 €), signée le 1er juin 2021 à Niamey, entre la République du Niger et l’Agence Française de Développement (AFD), pour le financement du Projet de construction d’une nouvelle usine d’eau potable (usine de Karey Gorou) ainsi que l’extension et le renforcement des réseaux d’eau potable dans la ville de Niamey. L’objectif global de l’accord, objet du présent projet d’ordonnance est d’améliorer les conditions de vie des populations de la ville de Niamey et de soutenir le développement économique de la ville et du pays en général. Les objectifs spécifiques du Projet sont les suivants : – augmenter la capacité de production et de distribution d’eau potable de façon à répondre à l’accroissement de la demande à l’horizon 2030 ; – sécuriser l’approvisionnement en eau de la ville en diversifiant les sources de production d’eau ; – améliorer la desserte en eau des populations des quartiers périphériques ; – contribuer au maintien de la gestion durable et performante du service d’eau et consolider l’équilibre financier du sous-secteur de l’hydraulique urbaine. Les trois (03) projets d’ordonnances sont pris conformément aux dispositions de l’article 106 de la Constitution et à celles de la loi n° 2021-018 du 07 juillet 2021, habilitant le Gouvernement à prendre des ordonnances et ce, après avis de la Cour Constitutionnelle. II. AU TITRE DU MINISTERE DES MINES. Le Conseil des Ministres a adopté les projets de textes ci-après : 2.1. Projet de décret portant approbation et publication au Journal Officiel de la Convention Minière entre la République du Niger et la société CHINA AFRICA BUILDING MATERIAL NIG (CBM NIG SA), pour le permis de recherche « TEBARAM 4 » pour charbon et substances connexes, dans la Département de Tahoua (Région de Tahoua). La société CHINA AFRICA BUILDING MATERIAL NIG (CBM NIG SA) est une société minière de droit nigérien, avec un capital social de cent millions (100 000 000) de francs CFA. Elle s’engage dans les trois (3) ans suivant la signature de la Convention Minière, à créer vingt (20) emplois permanents et à investir un montant minimum de deux millions onze mille (2 011 000) dollars US, soit environ un milliard cent six millions cinquante mille (1 106 050 000) francs CFA, pour la réalisation de ses activités dont : – cinq millions cinq cent mille (5 500 000) FCFA par an, comme contribution au développement local des communes dans lesquelles elle conduira ses activités; – cinq millions cinq cent mille (5 500 000) FCFA par an, comme contribution au renforcement des capacités des agents de l’Administration des mines et de la géologie. 2.2. Projet de décret portant approbation et publication au Journal Officiel de la Convention Minière entre la République du Niger et la société MAROU SERVICES SARL, pour le permis de recherche « EMI LULU 58 » pour or et métaux connexes, dans le Département de Bilma (Région d’Agadez ). La société MAROU SERVICES SARL est une société minière de droit nigérien, avec un capital social de cinq millions (5 000 000) de francs CFA. Elle s’engage dans les trois (3) ans suivant la signature de la Convention minière, à créer vingt (20) emplois permanents et à investir un montant minimum d’un milliard quatre-vingt millions (1 080 000 000) pour la réalisation de ses activités dont : – cinq millions cinq cent mille (5 500 000) FCFA par an comme contribution au développement local des communes dans lesquelles elle conduira ses activités ; – cinq millions cinq cent mille (5 500 000) FCFA par an, comme contribution au renforcement des capacités des agents de l’Administration des mines et de la géologie. III. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ACTION HUMANITAIRE ET DE LA GESTION DES CATASTROPHES. Le Conseil des Ministres a adopté le projet de décret portant adoption du Plan de Contingence Inondations 2021. Le plan de contingence est un outil de gestion destiné à anticiper dans la préparation et la réponse à une ou plusieurs catastrophes. Il prend en compte, les crises potentielles qui nécessitent la mise en place de stratégies, de dispositifs et des procédures pour fournir l’aide humanitaire nécessaire aux personnes affectées. La mise en œuvre du plan de contingence

RD Congo: Scrame Killer annonce un nouveau single, Mana minga

RD Congo: Scrame Killer annonce un nouveau single, Mana minga

MUSIQUE. L’artiste congolais Scrame Keller nous annonce la sortie de son nouveau single intitulé « Mana minga ». Le nouveau titre sera prochainement disponible sur les principales plateformes de musique dont Itunes, Deezer, Spotify, Amazon music et Boomplay a-t-il précisé dans un bref message. Nous y reviendrons plus en détail prochainement. Martin Kam